lundi 11 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2200053 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 10ème chambre |
| Avocat requérant | BOYLE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 4 janvier 2022 et 29 avril 2022, Mme I E, représentée par Me Boyle, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite née le 6 novembre 2021 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours dirigé contre la décision de l'autorité consulaire française en Guinée et en Sierra Leone refusant de délivrer B enfants L G et C F des visas de long séjour au titre de la réunification familiale ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de délivrer les visas sollicités, sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter de la notification de la décision à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de la décision consulaire ;
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation des documents d'état civil et des éléments de possession d'état fournis pour établir l'identité et la filiation des demandeurs de visa ;
- la décision de la commission de recours est entachée d'une erreur d'appréciation concernant le caractère partiel de la réunification familiale en tant qu'elle ne concerne pas M. D.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 avril 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Mme E a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 mars 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Guilloteau, rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique du 13 juin 2022.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E, ressortissante guinéenne née le 26 novembre 1980, s'est vue reconnaître en France la qualité de réfugiée par une décision du directeur général de l'office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 8 août 2019. Des demandes de visa de long séjour au titre de la réunification familiale ont été déposées pour Nana F et L G F, nés les 8 juillet 2007 et 13 juin 2010, que Mme E présente comme ses enfants. Ces demandes ont été rejetées par une décision de l'autorité consulaire française en Guinée et en Sierra Leone du 16 août 2021. Le recours formé contre cette décision de refus devant la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a été rejeté par une décision implicite née le 6 novembre 2021. La décision de la commission de recours s'étant substituée à la décision consulaire en application des dispositions de l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante doit être regardée comme demandant l'annulation de cette décision, et les moyens de la requête doivent être regardés comme étant dirigés à son encontre.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. B termes des dispositions de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale : / () 3° Par les enfants non mariés du couple, n'ayant pas dépassé leur dix-neuvième anniversaire. / Si le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire est un mineur non marié, il peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint par ses ascendants directs au premier degré, accompagnés le cas échéant par leurs enfants mineurs non mariés dont ils ont la charge effective. / L'âge des enfants est apprécié à la date à laquelle la demande de réunification familiale a été introduite ". B termes des dispositions du premier alinéa de l'article L. 561-4 de ce code : " Les articles L. 434-1, L. 434-3 à L. 434-5 et le premier alinéa de l'article L. 434-9 sont applicables ". B termes des dispositions de l'article L. 561-5 de ce code : " Les membres de la famille d'un réfugié ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire sollicitent, pour entrer en France, un visa d'entrée pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois auprès des autorités diplomatiques et consulaires, qui statuent sur cette demande dans les meilleurs délais. Ils produisent pour cela les actes de l'état civil justifiant de leur identité et des liens familiaux avec le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire. / En l'absence d'acte de l'état civil ou en cas de doute sur leur authenticité, les éléments de possession d'état définis à l'article 311-1 du code civil et les documents établis ou authentifiés par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, sur le fondement de l'article L. 121-9 du présent code, peuvent permettre de justifier de la situation de famille et de l'identité des demandeurs. Les éléments de possession d'état font foi jusqu'à preuve du contraire. Les documents établis par l'office font foi jusqu'à inscription de faux ".
3. B termes des dispositions de l'article L. 434-1 du même code : " Le regroupement familial est sollicité pour l'ensemble des personnes désignées B articles L. 434-2 à L. 434-4. Un regroupement partiel peut toutefois être autorisé pour des motifs tenant à l'intérêt des enfants ". B termes de l'article L. 434-2 de ce code : " L'étranger qui séjourne régulièrement en France depuis au moins dix-huit mois, sous couvert d'un des titres d'une durée de validité d'au moins un an prévus par le présent code ou par des conventions internationales, peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre du regroupement familial : / 1° Par son conjoint, si ce dernier est âgé d'au moins dix-huit ans ; / 2° Et par les enfants du couple mineurs de dix-huit ans ".
4. Il résulte de ces dispositions que lorsque la venue d'une personne en France a été sollicitée au titre de la réunification des membres de la famille d'un réfugié statutaire, l'autorité diplomatique ou consulaire n'est en droit de rejeter la demande de visa dont elle est saisie à cette fin que pour un motif d'ordre public. Figure au nombre de ces motifs l'absence de caractère probant des actes d'état civil produits pour justifier de l'identité et, le cas échéant, du lien familial de l'intéressé avec la personne réfugiée.
5. L'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que la vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. Il résulte des dispositions de cet article que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis.
6. Par ailleurs, il n'appartient pas B autorités administratives françaises de mettre en doute le bien-fondé d'une décision rendue par une autorité juridictionnelle étrangère, hormis le cas où le jugement produit aurait un caractère frauduleux.
7. Il ressort du mémoire en défense que la décision attaquée est fondée sur le caractère partiel de la réunification familiale, aucune demande de visa n'ayant été déposée pour M. D, concubin de Mme E, et aucun recours n'ayant été formé concernant le refus de visa opposé à l'enfant M'Mah F, ainsi que sur le défaut de valeur probante des documents produits pour établir l'identité et le lien de filiation des demandeurs de visa avec Mme E.
8. Pour établir l'identité des demandeurs de visa et leur lien de filiation avec la requérante, cette dernière produit, concernant Nana F, un jugement supplétif d'acte de naissance n°8136 rendu le 3 septembre 2019 par le tribunal de première instance de Kaloum ainsi que sa transcription dans le registre d'état civil sous le n°5664. Pour l'enfant L G F, est produit un jugement supplétif d'acte de naissance n°8135 rendu le 3 septembre 2019 par le même tribunal, ainsi que sa transcription sous le n°5665. Ces documents font état du lien de filiation des demandeurs de visa avec Mme I E et M. A F.
En ce qui concerne l'enfant Nana F :
9. Le ministre fait valoir que les 11e, 12e et 13e chiffre du numéro personnel figurant sur le passeport de Nana F ne correspondent pas à ceux de son acte de naissance, impliquant nécessairement, au vu de la règlementation guinéenne, que le passeport a été établi sur la base d'un autre acte de naissance. Toutefois, cette seule circonstance ne permet pas d'établir que le jugement produit revêtirait nécessairement un caractère frauduleux et que les informations y figurant ne correspondraient pas à la réalité, eu égard notamment à la pratique existant en Guinée en matière de jugements supplétifs. Si le ministre relève également que le passeport mentionne que l'intéressée est née le 8 juillet 2006 alors que le jugement indique qu'elle est née le 8 juillet 2007, la requérante soutient qu'il s'agit d'une erreur matérielle qu'il n'a pas été possible de faire rectifier auprès des autorités compétentes, et l'ensemble des autres documents relatifs à la demanderesse de visa présents au dossier mentionnent le 8 juillet 2007 comme étant sa date de naissance, le passeport n'étant au demeurant pas un acte d'état civil.
En ce qui concerne l'enfant L G F :
10. Il n'appartient pas B autorités administratives et juridictionnelles françaises d'apprécier la manière dont le juge guinéen met en œuvre les pouvoirs qu'il détient et il ne leur revient donc notamment pas de remettre en cause l'analyse qu'il a émise sur l'intérêt à agir des parties devant lui. Le ministre de l'intérieur ne saurait ainsi utilement faire valoir que M. D, auteur de la saisine du tribunal ayant rendu le jugement supplétif critiqué, n'aurait aucun lien de parenté avec le demandeur de visa. Par ailleurs, si le ministre de l'intérieur fait valoir que le jugement supplétif mentionne qu'il doit être transcrit dans le registre de l'année de naissance de l'enfant, en méconnaissance de l'article 180 du code civil guinéen qui dispose que les registres sont clos à la fin de chaque année, cette irrégularité ne suffit pas à démontrer son caractère frauduleux. Si le ministre de l'intérieur fait également valoir que les dispositions des articles 175 et 196 du code civil guinéen ont été méconnues, il ne résulte pas de ces dispositions que celles-ci seraient applicables à l'établissement des actes de naissance établis en transcription de jugements supplétifs. Enfin, le ministre ne démontre pas que les dispositions de l'article 182 du code civil guinéen, qui imposent la légalisation des copies d'actes délivrées conformes B registres, seraient applicables B jugements supplétifs.
11. En outre, il ressort des pièces du dossier que Mme E a constamment fait état de l'existence des demandeurs de visa dans le cadre de sa demande d'asile en date du 18 octobre 2018, de même que la jeune H F, sœur des demandeurs de visa placée sous la protection de l'OFPRA. La requérante produit également des photographies la représentant en compagnie de ses enfants et notamment des demandeurs de visa prises en Guinée à différentes périodes avant son départ, ainsi qu'en Sierra Leone à l'occasion d'un voyage effectué en 2021. Sont également produits deux certificats de scolarité d'Aboubacar G et Nana F, délivrés en 2015, mentionnant leur lien de filiation avec Mme E, ainsi que des preuves de transferts d'argent à M. J, désigné comme tuteur légal des enfants dans leurs formulaires de demande de visa, depuis le mois de septembre 2019.
12. Compte-tenu de tout ce qui précède, l'identité des demandeurs de visa et leur lien de filiation doivent être tenus pour établis. Par suite, la requérante est fondée à soutenir que ce motif de la décision attaquée est entaché d'erreur d'appréciation.
S'agissant du caractère partiel de la réunification familiale :
13. Dès lors que M. D, présenté comme étant l'actuel concubin de Mme E, ne relève pas du champ du regroupement familial dans la mesure où il n'est ni le père des demandeurs de visa, ni titulaire à leur égard de l'autorité parentale, et qu'il n'est, par ailleurs, pas le conjoint, au sens des dispositions de l'article L. 434-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de Mme E, l'administration ne saurait utilement opposer B demandeurs de visa le caractère partiel de la réunification familiale.
14. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que Mme E est fondée à demander l'annulation de la décision attaquée.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
15. Eu égard à ses motifs, le présent jugement implique nécessairement qu'il soit enjoint au ministre de l'intérieur de faire délivrer à Nana F et L G F les visas de long séjour sollicités, dans un délai de deux mois à compter de sa notification.
16. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer contre l'Etat, à défaut pour lui de justifier de l'exécution du présent jugement dans le délai mentionné au point précédent, une astreinte de 100 euros par jour jusqu'à la date à laquelle ce jugement aura reçu exécution.
Sur les frais liés au litige :
17. Mme E a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Boyle de la somme de 1 200 euros, sous réserve que celui-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.
D E C I D E :
Article 1er : La décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 6 novembre 2021 est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de faire délivrer à Nana F et L G F les visas de long séjour sollicités, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Une astreinte de 100 euros par jour est prononcée à l'encontre de l'Etat, s'il n'est pas justifié de l'exécution du présent jugement dans le délai mentionné à l'article 2 ci-dessus.
Article 4 : L'Etat versera à Me Boyle une somme de 1 200 euros en application des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que celui-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme I E, au ministre de l'intérieur et à Me Boyle.
Délibéré après l'audience du 13 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Rimeu, présidente,
M. Desimon, conseiller,
M. Guilloteau, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2022.
Le rapporteur,
T. GUILLOTEAU
La présidente,
S. RIMEU
La greffière,
S. JEGO
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026