LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2200054

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2200054

mercredi 9 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2200054
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantCABINET COUDRAY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 3 janvier 2022 et le 14 novembre 2023, la société civile de construction vente (SCCV) Villa Saint-Jo, représentée par Me Seychal, doit être regardée comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la lettre de relance du 2 novembre 2021 n° 35541303832 ainsi que le titre de perception n° 86 émis le 16 juin 2021 FAC EAU 4009521100139 visé par cette lettre de relance ;

2°) de débouter Nantes Métropole de toute demande au titre de la participation pour le financement de l'assainissement collectif ;

3°) à titre subsidiaire, de juger que la participation pour le financement de l'assainissement collectif doit être calculée sur la base du tarif applicable en 2016 ;

4°) à titre plus subsidiaire, de juger que sa participation pour le financement de l'assainissement collectif ne peut excéder la somme de 12 669 euros ;

5°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme de 853,80 euros ;

6°) en tout état de cause, de mettre à la charge de Nantes Métropole la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La SCCV Villa Saint-Jo soutient que :

- sa requête est recevable et qu'il appartient à Nantes Métropole de communiquer le titre exécutoire qu'elle invoque au soutien de sa demande de paiement ;

- le titre exécutoire n'existe pas ;

- la facture n° 4009521100139 ne constitue ni un titre exécutoire ni une décision administrative ni un titre de recettes individuel ou extrait du titre de recettes collectif et est donc nulle et non avenue ;

- la créance supposée de Nantes Métropole est prescrite depuis le 31 décembre 2020 ;

- elle n'a jamais été destinataire d'un titre exécutoire correspondant à l'année 2016 ;

- le montant demandé est erroné dès lors que Nantes Métropole a appliqué le tarif 2021 pour un immeuble raccordé au plus tard en 2016.

Par un mémoire en défense, enregistré le 26 juin 2023, Nantes Métropole, représentée par Me Guillon-Coudray, demande au tribunal :

1°) à titre principal, de rejeter la requête ;

2°) à titre subsidiaire, de décharger partiellement la SCCV Villa Saint-Jo de 853,80 euros ;

3°) en tout état de cause, de mettre à la charge de Nantes Métropole la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Nantes Métropole fait valoir que :

- la requête est irrecevable dès lors qu'elle est tardive ;

- le titre exécutoire collectif a régulièrement été émis le 16 juin 2021 et a donné lieu à la facture n° 4009521100139 ;

- la créance n'est pas prescrite ;

- l'application du tarif applicable au 1er janvier 2021 est régulier ;

- aucun des autres moyens soulevés par la SCCV Villa Saint-Jo n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 18 septembre 2024 :

- le rapport de M. Jégard,

- et les conclusions de M. Simon, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Un permis de construire a été accordé à la société Amadeus Promotion le 20 mars 2013 pour un immeuble collectif de douze logements et une maison d'habitation individuelle à Nantes. Ce permis a été transféré le 25 mars 2015 à la société civile de construction vente (SCCV) Villa Saint-Jo. La déclaration d'achèvement et de conformité des travaux a été transmise à Nantes Métropole le 14 novembre 2016, qui a délivré l'attestation correspondante le 17 novembre suivant. Le 2 novembre 2021, la SCCV Villa Saint-Jo a reçu une lettre de relance du service comptable de Nantes Métropole demandant le paiement de 13 522,80 euros, relance correspondant à un titre de perception émis le 16 juin 2021. Par sa requête, la SCCV Villa Saint-Jo demande l'annulation de la lettre de relance et du titre de perception.

Sur la fin de non-recevoir opposée par le Nantes Métropole :

2. D'une part, aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " 1° En l'absence de contestation, le titre de recettes individuel ou collectif émis par la collectivité territoriale ou l'établissement public local permet l'exécution forcée d'office contre le débiteur. / () / L'action dont dispose le débiteur d'une créance assise et liquidée par une collectivité territoriale ou un établissement public local pour contester directement devant la juridiction compétente le bien-fondé de ladite créance se prescrit dans le délai de deux mois à compter de la réception du titre exécutoire ou, à défaut, du premier acte procédant de ce titre ou de la notification d'un acte de poursuite. / () / 4° Quelle que soit sa forme, une ampliation du titre de recettes individuel ou de l'extrait du titre de recettes collectif est adressée au redevable. L'envoi sous pli simple ou par voie électronique au redevable de cette ampliation à l'adresse qu'il a lui-même fait connaître à la collectivité territoriale, à l'établissement public local ou au comptable public vaut notification de ladite ampliation. / () / Seul le bordereau de titres de recettes est signé pour être produit en cas de contestation. / () ".

3. D'autre part, aux termes de l'article R. 421-5 du code de justice administrative : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".

4. Il résulte de l'instruction qu'un titre collectif de recettes, n° 86, a été émis par Nantes Métropole le 16 juin 2021. En application des dispositions du 1° de l'article L.'1617-5 du code général des collectivités territoriales, rappelées au point 2, une ampliation de ce titre a été émise sous la forme d'une facture, n° 4009521100139, pour un montant de 13 522,80 euros, qui comportait les voies et délais de recours. Alors que la SCCV Villa Saint-Jo soutient n'avoir jamais été destinataire de cette facture mais uniquement de la lettre de relance du 2 novembre 2021, il résulte de l'instruction qu'elle l'a contestée par un courriel du 28 juin 2021, auquel elle a précisément joint ladite facture. Ce courriel révèle ainsi qu'elle avait connaissance, au plus tard au 28 juin 2021, de la facture ainsi que des voies et délais de recours qu'elle mentionne. Par ailleurs, cette contestation par courriel doit être regardée comme un recours administratif ayant prorogé le délai de recours contentieux, lequel a expiré, en l'absence de réponse expresse de l'administration, le 29 octobre 2021. Par suite, la requête introduite par la SCCV Villa Saint-Jo, enregistrée le 2'novembre 2021, est tardive et la fin de non-recevoir opposée en défense doit être accueillie. Il s'en infère que la requête ne peut qu'être rejetée, en toutes ses conclusions.

Sur les conclusions de Nantes Métropole relatives aux frais de justice :

5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la SCCV Villa Saint-Jo la somme que Nantes Métropole demande en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la SCCV Villa Saint-Jo est rejetée.

Article 2 : Le surplus des conclusions présentées par Nantes Métropole est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à SCCV Villa Saint-Jo et à Nantes Métropole.

Délibéré après l'audience du 18 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Rimeu, présidente,

M. Jégard, premier conseiller,

Mme El Mouats-Saint-Dizier, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 octobre 2024.

Le rapporteur,

X. JÉGARDLa présidente,

S. RIMEU

La greffière,

A. GOUDOU

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions