LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2200261

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2200261

lundi 18 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2200261
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC+
Formation10ème chambre
Avocat requérantPRONOST

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 janvier 2022, un mémoire enregistré le 2 mai 2022, et des pièces complémentaires enregistrées le même jour, M. C A, représenté par Me Pronost, doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 20 octobre 2021 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours dirigé contre les décisions de l'autorité consulaire française à Conakry (République de Guinée) refusant la délivrance d'un visa d'entrée et de long séjour à Mme B A, Mariama A et Boubacar A, en qualité de membres de famille de réfugié ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur, à titre principal, de faire délivrer les visas sollicités dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de faire procéder au réexamen de la situation, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la régularité de la composition de la commission lors de l'examen du recours demeure à prouver ;

- la décision attaquée est entachée d'erreur d'appréciation, les identités et les liens familiaux allégués étant établis par les actes juridictionnels et documents d'état civil produits et corroborés par des éléments de possession d'état ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que celles du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 avril 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Par décision du 12 janvier 2022, le bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nantes a admis Mme A au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle, à hauteur de 25%.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, et son décret d'application ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Desimon, rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique du 27 juin 2022.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant guinéen né le 10 décembre 1989, s'est vu reconnaître en France la qualité de réfugié en 2018. La délivrance d'un visa d'entrée et de long séjour en vue de le rejoindre a été sollicitée en faveur de Mme B A, présentée comme son épouse (mariage religieux), et de Mariama A et Boubacar A, présentés comme leurs enfants. Un refus leur a été opposé par les autorités consulaires françaises de Conakry. La commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, saisie du recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a rejeté le recours dirigé contre ce refus par décision du 20 octobre 2021. Le requérant demande au tribunal d'annuler cette décision.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale : () 2° Par son concubin, âgé d'au moins dix-huit ans, avec lequel il avait, avant la date d'introduction de sa demande d'asile, une vie commune suffisamment stable et continue ; / 3° Par les enfants non mariés du couple, n'ayant pas dépassé leur dix-neuvième anniversaire. () L'âge des enfants est apprécié à la date à laquelle la demande de réunification familiale a été introduite. ".

3. Aux termes de l'article L. 561-4 du même code : " Les articles L. 434-1, L. 434-3 à L. 434-5 et le premier alinéa de l'article L. 434-9 sont applicables. / La réunification familiale n'est pas soumise à des conditions de durée préalable de séjour régulier, de ressources ou de logement. ". Aux termes de l'article L. 561-5 du même code : " Les membres de la famille d'un réfugié ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire sollicitent, pour entrer en France, un visa d'entrée pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois auprès des autorités diplomatiques et consulaires, qui statuent sur cette demande dans les meilleurs délais. Ils produisent pour cela les actes de l'état civil justifiant de leur identité et des liens familiaux avec le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire. / En l'absence d'acte de l'état civil ou en cas de doute sur leur authenticité, les éléments de possession d'état définis à l'article 311-1 du code civil et les documents établis ou authentifiés par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, sur le fondement de l'article L. 121-9 du présent code, peuvent permettre de justifier de la situation de famille et de l'identité des demandeurs. Les éléments de possession d'état font foi jusqu'à preuve du contraire. Les documents établis par l'office font foi jusqu'à inscription de faux. ".

4. La circonstance qu'une demande de visa de long séjour ait pour objet le rapprochement familial de la concubine et l'enfant d'une personne à laquelle la qualité de réfugié a été reconnue ne fait pas obstacle à ce que l'autorité administrative refuse la délivrance du visa sollicité en se fondant, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, sur un motif d'ordre public.

5. Il incombe aux autorités administratives françaises de tenir compte des jugements rendus par un tribunal étranger relativement à l'état et à la capacité des personnes sauf à ce qu'ils aient fait l'objet d'une déclaration d'inopposabilité, laquelle ne peut être prononcée que par le juge judiciaire, ou, à établir l'existence d'une fraude ou d'une situation contraire à la conception française de l'ordre public international.

6. Aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile: " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. ". Il résulte des dispositions de l'article 47 du code civil que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis.

En ce qui concerne l'identité et la filiation du demandeur et de la demanderesse de visa présentés comme les enfants de M. A :

7. Pour justifier de l'identité de la demanderesse de visa et de son lien de filiation avec M. A, ont été produites à l'appui de la requête, la photocopie d'un jugement supplétif tenant lieu d'acte de naissance rendu par le tribunal de première instance de Conakry 2 le 4 août 2020, la photocopie de l'acte pris en transcription de ce jugement, et la photocopie de la page principale d'un passeport guinéen.

8. Pour justifier de l'identité du demandeur de visa et de son lien de filiation avec M. A, ont été produites à l'appui de la requête, la photocopie du volet n°1 d'un document intitulé " extrait d'acte de naissance ", et la photocopie de la page principale d'un passeport guinéen.

9. L'administration a relevé dans sa décision les éléments suivants : " () l'acte de naissance de l'enfant Mariama a été établi tardivement le 17/08/2020, 4 ans après la naissance, et postérieurement à l'obtention du statut de réfugié de M. C A. () s'agissant de l'enfant Boubacar, né hors mariage, il n'a pas été produit d'acte de reconnaissance paternelle, la déclaration de naissance ayant été faite par la seule mère () ". Le ministre de l'intérieur, dans les écritures qu'il présente en défense, semble s'interroger sur la temporalité de la naissance de la demanderesse et du demandeur de visa au vu du parcours d'exil de M. A, et ajoute qu'un acte de reconnaissance aurait également dû être établi pour la demanderesse.

10. Toutefois, s'agissant de la demanderesse de visa, l'administration ignore la production d'un acte juridictionnel. A supposer que les critiques émises dans la décision doivent être redirigées contre cet acte, support de l'établissement de l'acte de naissance, les circonstances relatives à la temporalité du jugement ne sont pas, compte tenu des caractéristiques inhérentes aux actes juridictionnels que sont les jugements supplétifs d'acte de naissance, dont la vocation est en principe d'établir l'identité juridique d'une personne qui ne disposerait pas d'éléments, d'ordre administratif ou juridique, suffisamment probants pour en justifier, et en l'absence de toute démonstration sur ce qui serait à même de faire obstacle à une telle temporalité en République de Guinée, de nature à faire regarder cet acte comme frauduleux ou contraire à la conception française de l'ordre public international. S'agissant de la proximité temporelle du jugement à la reconnaissance de la qualité de réfugié à M. A, il ne saurait être reproché à tout administré et toute administrée de rechercher à réunir les preuves nécessaires à l'exercice d'un droit, fût-ce par des démarches opportunes, sauf à ce qu'il soit fait la démonstration que de telles démarches seraient impossibles dans le contexte local. A cet égard, l'administration n'apporte pas d'élément sérieux permettant de penser que la demanderesse de visa aurait été effectivement en possession de documents de nature à justifier de son identité antérieurement au rendu de ce jugement, et comportant des mentions qui auraient été contradictoires avec celles portées sur les documents présentement examinés.

11. Par ailleurs, il n'appartient pas aux autorités administratives et juridictionnelles françaises d'apprécier la manière dont le juge guinéen ou la juge guinéenne met en œuvre les pouvoirs qu'il ou elle détient. Dès lors, alors qu'au demeurant il n'est apporté que des allégations peu étayées, l'administration ne saurait faire valoir que le jugement méconnaîtrait des dispositions du code civil guinéen quant à la reconnaissance de paternité.

12. Dans ces conditions, l'acte de transcription apparait probant au regard de l'article 47 du code civil. Le passeport de l'intéressée n'est pas davantage critiqué en lui-même, et celui-ci corrobore ce qui a été dit aux points précédents. Cette appréciation est confortée par l'argument de la partie requérante selon lequel le numéro personnel apposé sur le passeport comprend des chiffres qui se retrouvent sur l'acte de transcription, conformément au système en vigueur en République de Guinée.

13. Il en va de même s'agissant du demandeur de visa, au vu de la même correspondance entre le passeport et l'acte de naissance. En outre, le lien réel entre M. A et son fils allégué n'est pas vraiment contesté par l'administration et il est inexact d'affirmer qu'il serait né " hors mariage " au vu du lien matrimonial coutumier allégué. Dès lors que les dispositions invoquées par les deux parties prévoient que la filiation naturelle peut être établie par divers moyens, M. A ne peut être regardé que comme faisant la démonstration que la mère de l'enfant a valablement pu déclarer sa naissance sans acte de reconnaissance.

14. En outre, le requérant a expliqué avec précision la temporalité de son parcours d'exil et la temporalité de la naissance des deux enfants demandeur et demanderesse de visa, en étayant ce récit de pièces au nombre desquelles figurent des photographies, l'ensemble de ces éléments n'étant pas contredit par l'administration.

15. Enfin, M. A démontre avoir eu des déclarations constantes aux autorités administratives et juridictionnelles françaises quant à l'existence de ses enfants. Il produit également au titre des éléments de possession d'état des photographies et des captures d'écran sur une application de messagerie instantanée.

16. Dans ces conditions, l'identité du demandeur et de la demanderesse de visa, ainsi que leur lien de filiation avec M. A, doivent être tenus pour établis.

En ce qui concerne la demanderesse de visa présentée comme Mme A :

17. Pour justifier de l'identité de la demanderesse de visa, ont été produites dans la présente instance, la photocopie d'un copie certifiée conforme du 24 août 2018 volet n°1 d'un document intitulé " extrait d'acte de naissance " du 25 décembre 1996, et la photocopie de la page principale d'un passeport guinéen.

18. L'administration a relevé dans sa décision les éléments suivants : " () L'acte de naissance, dont au demeurant une simple photocopie a été produite, de Mme B A n'est pas conforme à la loi locale (art. 187 et 188 du Code civil), lui ôtant ainsi tout caractère authentique () ".

19. Les dispositions de droit local invoquées par l'administration sont issues d'un texte de 2018, de sorte qu'elle ne peuvent permettre d'établir l'irrégularité d'un acte dressé en 1996. Par ailleurs, le passeport de l'intéressée ne fait l'objet d'aucune contestation et permet également de rapporter la preuve de l'identité de la demanderesse de visa.

20. Dans ces conditions, l'identité la demanderesse de visa doit être tenue pour établie. Le lien de concubinage n'est pas contesté par l'administration et est au demeurant établi au vu de tout ce qui a été dit et de l'ensemble des pièces du dossier.

21. Il résulte de ce qui a été dit aux points 16 et 20 du présent jugement que le requérant est fondé à soutenir que la décision en litige est entachée d'erreur d'appréciation.

22. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que le requérant est fondé à demander l'annulation de la décision attaquée.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

23. Eu égard à ses motifs, le présent jugement implique nécessairement qu'il soit enjoint au ministre de l'intérieur de faire délivrer à Mme B A, Mariama A et Boubacar A les visas sollicités. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'enjoindre au ministre de l'intérieur de leur faire délivrer ces visas dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement.

24. Dans les circonstances de l'espèce il y a lieu de prononcer contre l'Etat, à défaut pour lui de justifier de l'exécution du présent jugement dans un délai de deux mois à compter de sa notification, une astreinte de 100 euros par jour jusqu'à la date à laquelle ce jugement aura reçu exécution.

Sur les frais de l'instance :

25. M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle. Par suite, Me Pronost peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Pronost renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'État le versement à Me Pronost de la somme de 1 200 euros.

D É C I D E :

Article 1er : La décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 20 octobre 2021 est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de faire délivrer un visa de long séjour à Mme B A, Mariama A et Boubacar A dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : Une astreinte de 100 euros par jour est prononcée à l'encontre de l'Etat, s'il n'est pas justifié de l'exécution du présent jugement dans le délai mentionné à l'article 2 ci-dessus.

Article 4 : L'Etat versera la somme de 1 200 euros à Me Pronost en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, au ministre de l'intérieur, et à Me Mélanie Pronost.

Délibéré après l'audience du 27 juin 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Rimeu, présidente,

M. Desimon, conseiller,

M. Guilloteau, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juillet 2022.

Le rapporteur,

F. DESIMON

La présidente,

S. RIMEU

La greffière,

S. JEGO

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions