lundi 26 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2200262 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 10ème chambre |
| Avocat requérant | PRONOST |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 janvier 2022, des pièces complémentaires enregistrées le 25 janvier 2022, un mémoire enregistré le 2 mai 2022, des pièces complémentaires enregistrées le 3 mai 2022 et le 24 mai 2022, et des observations complémentaires enregistrées le 4 juillet 2022, Mme N'nakady B, représentée par Me Pronost, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 3 février 2021 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours dirigé contre la décision de l'autorité consulaire française à Conakry (République de Guinée) refusant la délivrance d'un visa d'entrée et de long séjour à E A et Madjoula A, en qualité de membres de famille d'une personne admise au bénéfice de la protection subsidiaire ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur, à titre principal, de faire délivrer les visas sollicités dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de faire procéder au réexamen de la situation, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- il n'a pas été répondu à la demande de communication de motifs ;
- la décision attaquée est entachée d'erreur d'appréciation, les identités et le lien de filiation allégués étant établis par les actes juridictionnels et documents d'état civil produits et corroborés par des éléments de possession d'état ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que celles du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 avril 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Par décision du 12 janvier 2022, le bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nantes a admis Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, et son décret d'application ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 5 septembre 2022 :
- le rapport de Mme C, rapporteuse,
- et les observations de Me Pronost, représentant Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante guinéenne née le 12 décembre 1995, s'est vue admettre en France au bénéfice de la protection subsidiaire en 2019. La délivrance d'un visa d'entrée et de long séjour en vue de la rejoindre a été sollicitée en faveur de E A et Madjoula A, présentés comme ses enfants. Un refus leur a été opposé par les autorités consulaires françaises de Conakry. La commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, saisie du recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a, en dernier lieu, rejeté le recours dirigé contre ce refus par décision du 3 février 2021. La requérante doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale : () / 3° Par les enfants non mariés du couple, n'ayant pas dépassé leur dix-neuvième anniversaire. () L'âge des enfants est apprécié à la date à laquelle la demande de réunification familiale a été introduite. ".
3. Aux termes de l'article L. 561-4 du même code : " Les articles L. 434-1, L. 434-3 à L. 434-5 et le premier alinéa de l'article L. 434-9 sont applicables. / La réunification familiale n'est pas soumise à des conditions de durée préalable de séjour régulier, de ressources ou de logement. ". Aux termes de l'article L. 561-5 du même code : " Les membres de la famille d'un réfugié ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire sollicitent, pour entrer en France, un visa d'entrée pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois auprès des autorités diplomatiques et consulaires, qui statuent sur cette demande dans les meilleurs délais. Ils produisent pour cela les actes de l'état civil justifiant de leur identité et des liens familiaux avec le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire. / En l'absence d'acte de l'état civil ou en cas de doute sur leur authenticité, les éléments de possession d'état définis à l'article 311-1 du code civil et les documents établis ou authentifiés par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, sur le fondement de l'article L. 121-9 du présent code, peuvent permettre de justifier de la situation de famille et de l'identité des demandeurs. Les éléments de possession d'état font foi jusqu'à preuve du contraire. Les documents établis par l'office font foi jusqu'à inscription de faux. ".
4. La circonstance qu'une demande de visa de long séjour ait pour objet le rapprochement familial de l'enfant d'une personne admise au bénéfice de la protection subsidiaire ne fait pas obstacle à ce que l'autorité administrative refuse la délivrance du visa sollicité en se fondant, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, sur un motif d'ordre public.
5. Il incombe aux autorités administratives françaises de tenir compte des jugements rendus par un tribunal étranger relativement à l'état et à la capacité des personnes sauf à ce qu'ils aient fait l'objet d'une déclaration d'inopposabilité, laquelle ne peut être prononcée que par le juge judiciaire, ou, à établir l'existence d'une fraude ou d'une situation contraire à la conception française de l'ordre public international.
6. Aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile: " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. ". Il résulte des dispositions de l'article 47 du code civil que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil légalisé établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. A la condition que l'acte d'état civil étranger soumis à l'obligation de légalisation et produit à titre de preuve devant l'autorité administrative ou devant le juge présente des garanties suffisantes d'authenticité, l'absence ou l'irrégularité de sa légalisation ne fait pas obstacle à ce que puissent être prises en considération les énonciations qu'il contient.
7. Pour justifier de l'identité du demandeur et de la demandeuse de visa et de leur lien de filiation avec Mme B, ont été produites, pour chacun, la photocopie d'un jugement supplétif tenant lieu d'acte de naissance rendu par la justice de paix de Gaoual le 25 octobre 2019, une photocopie de l'acte pris en transcription de ce jugement, et la photocopie de la page principale d'un passeport guinéen.
8. L'administration a relevé dans sa décision les éléments suivants : " () Les actes de naissance des enfants E et D A, transcrits suivant jugements supplétifs tardifs, à la requête d'un tiers non mandaté, rendus 6 et 4 ans après les naissances des intéressés et après l'obtention de la protection subsidiaire par Mme N'Nakady B, ne sont pas conformes au code de l'enfant guinéen (art. 278), ni au code civil guinéen (art. 170,174,177,178,179,183 et 196). / - Au surplus, il a été produit un certificat de naissance tenant lieu d'acte de naissance de la réunifiante, établi le 29.05.2020 postérieurement à l'obtention de son statut et aux actes de naissance de ses enfants allégués. / - La production de tels documents relève d'une intention frauduleuse et ne permet pas d'établir l'identité des demandeurs et donc leur lien familial allégué avec Mme N'Nakady B. () ". Le ministre de l'intérieur fait valoir en défense qu'il existe un risque d'homonymie et qu'il n'est pas prouvé que le père des enfants serait décédé.
9. Les circonstances relatives à la temporalité des jugements ne sont pas, compte tenu des caractéristiques inhérentes aux actes juridictionnels que sont les jugements supplétifs d'acte de naissance, dont la vocation est en principe d'établir l'identité juridique d'une personne qui ne disposerait pas d'éléments, d'ordre administratif ou juridique, suffisamment probants pour en justifier, et en l'absence de toute démonstration sur ce qui serait à même de faire obstacle à une telle temporalité en République de Guinée, de nature à faire regarder ces actes comme frauduleux ou contraires à la conception française de l'ordre public international. S'agissant de la proximité temporelle des jugements à l'admission de Mme B au bénéfice de la protection subsidiaire, il ne saurait être reproché à tout administré et toute administrée de rechercher à réunir les preuves nécessaires à l'exercice d'un droit, fût-ce par des démarches opportunes, sauf à ce qu'il soit fait la démonstration que de telles démarches seraient impossibles dans le contexte local. A cet égard, l'administration n'apporte pas d'élément sérieux permettant de penser que le demandeur et la demandeuse de visa auraient été effectivement en possession de documents de nature à justifier de leur identité antérieurement au rendu de ces jugements, et comportant des mentions qui auraient été contradictoires avec celles portées sur les documents présentement examinés.
10. L'existence d'homonymes, inhérente à toute société dans laquelle une personne peut recevoir les noms et prénoms d'une personne s'étant déjà vue attribuer ces noms et prénoms, ne peut suffire à établir la fraude dont serait entachée un jugement étranger et l'absence de toute autre mention que celles des nom et prénom des parents allégués dans les jugements supplétifs n'est pas de nature à faire obstacle à ce qu'ils puissent être utiles à l'établissement des identités et du lien de filiation allégués.
11. Par ailleurs, il n'appartient pas aux autorités administratives et juridictionnelles françaises d'apprécier la manière dont le juge guinéen ou la juge guinéenne met en œuvre les pouvoirs qu'il ou elle détient. Dès lors, alors qu'au demeurant il n'est apporté aucun commencement de preuve à l'appui de cette allégation, l'administration ne saurait faire valoir que les jugements méconnaissent des dispositions du code civil guinéen. Il en va de même de l'appréciation que la juridiction guinéenne a fait de l'intérêt à agir de la partie requérante devant elle, qu'il n'appartient pas aux autorités administratives et juridictionnelles françaises de remettre en cause.
12. Dans ces conditions, les actes de transcription apparaissent probants au regard de l'article 47 du code civil. Les passeports ne sont pas davantage critiqués en eux-mêmes, et ceux-ci corroborent, donc, ce qui a été dit aux points précédents. Cette appréciation est confortée par l'argument de la partie requérante selon lequel le numéro personnel apposé sur les passeports comprend des chiffres qui se retrouvent sur les actes de transcription, conformément au système en vigueur en République de Guinée.
13. En outre, sauf procédure d'inscription en faux, l'administration ne peut pas remettre en cause l'identité de Mme B, établie par l'OFPRA. Par suite, la circonstance qu'ait été produit un certificat de naissance tenant lieu d'acte de naissance de Mme B, établi postérieurement à l'obtention de son statut et aux actes de naissance de ses enfants allégués, acte qui au demeurant confirme l'état civil établi par l'OFPRA, n'est pas de nature à remette en cause le lien de filiation allégué. Il en va de même, alors qu'au demeurant les pièces du dossier prouvent le contraire, de la circonstance que le père des enfants ne serait pas réellement décédé.
14. Enfin, la partie requérante démontre que Mme B a eu des déclarations constantes aux autorités administratives et juridictionnelles françaises quant à l'existence de ses enfants depuis son entrée sur le territoire français en vue d'y rechercher l'asile. Le jugement de la Cour nationale du droit d'asile rendu le 10 avril 2019, acte juridictionnel revêtu de l'autorité absolue de chose jugée, mentionne dans ses motifs ces enfants. La requérante produit également au titre des éléments de possession d'état des photographies, des attestations, dont l'une émane d'une psychologue clinicienne ayant pu l'examiner, et des mandats d'envoi d'argent. Conformément au régime de preuve prévu par les dispositions citées au point 3, ces éléments font foi jusqu'à preuve du contraire, qui n'est en l'espèce par rapportée par le ministre.
15. Il résulte de ce qui a été dit aux points précédents que l'identité du demandeur et de la demandeuse de visa, ainsi que leur lien de filiation avec Mme B, doivent être tenus pour établis. Par conséquent, la requérante est fondée à soutenir que la décision en litige est entachée d'erreur d'appréciation.
16. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que la requérante est fondée à demander l'annulation de la décision attaquée.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
17. Eu égard à ses motifs, le présent jugement implique nécessairement qu'il soit enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de faire délivrer à E A et Madjoula A les visas sollicités. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de leur faire délivrer ces visas dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement.
18. Dans les circonstances de l'espèce il y a lieu de prononcer contre l'Etat, à défaut pour lui de justifier de l'exécution du présent jugement dans un délai de deux mois à compter de sa notification, une astreinte de 100 euros par jour jusqu'à la date à laquelle ce jugement aura reçu exécution.
Sur les frais de l'instance :
19. Mme B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, Me Pronost peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Pronost renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'État le versement à Me Pronost de la somme de 1 200 euros.
D É C I D E :
Article 1er : La décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 3 février 2021 est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de faire délivrer un visa de long séjour à E A et Madjoula A dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Une astreinte de 100 euros par jour est prononcée à l'encontre de l'Etat, s'il n'est pas justifié de l'exécution du présent jugement dans le délai mentionné à l'article 2 ci-dessus.
Article 4 : L'Etat versera la somme de 1 200 euros à Me Pronost en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme N'nakady B, au ministre de l'intérieur et des outre-mer, et à Me Mélanie Pronost.
Délibéré après l'audience du 5 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Rimeu, présidente,
M. Guilloteau, conseiller,
Mme Louazel, conseillère
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2022.
La présidente-rapporteuse,
S. C
L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
T. GUILLOTEAU
La greffière,
S. JEGO
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026