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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2200373

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2200373

mercredi 8 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2200373
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème Chambre
Avocat requérantLE FLOCH

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 janvier 2022 et une pièce complémentaire enregistrée le 18 janvier 2022, Mme F A D, représentée par Me Le Floch, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 25 août 2021 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office lorsque ce délai sera expiré et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 100 euros par jours de retard et à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

3°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son avocate en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :

- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en ce qu'elle démontre assister sa mère, qui réside régulièrement en France en raison d'une pathologie chronique somatique invalidante, dans tous les actes de la vie quotidienne et les soins médicaux alors, en outre, qu'elle fait preuve d'une bonne intégration en France par l'apprentissage de la langue et la découverte de sa culture ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ce que les risques encourus dans son pays d'origine et les conditions de son séjour en France justifient les conditions exceptionnelles pouvant lui ouvrir droit à un titre de séjour ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est illégale en raison de l'illégalité dont est entachée la décision l'obligeant à quitter le territoire

- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales eu égard aux conditions de son séjour en France, notamment l'aide apportée à sa mère ;

S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :

- elle est illégale en raison de l'illégalité dont est entachée la décision l'obligeant à quitter le territoire ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ce qu'il existe des motifs sérieux et avérés de croire qu'elle se trouverait exposée à des risques pour sa personne notamment d'excision et est entachée d'un défaut d'examen sérieux et individuel de sa situation ;

S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire :

- elle est illégale en raison de l'illégalité dont est entachée la décision l'obligeant à quitter le territoire ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle méconnaît les dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en raison de la présence régulière de sa mère en France et l'aide indispensable qu'elle lui apporte au quotidien.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 janvier 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.

Mme A D a été admise à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 février 2022.

Un mémoire présenté par Mme A D le 20 janvier 2023 n'a pas été communiqué.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction antérieure à l'entrée en vigueur des dispositions de l'ordonnance n° 2020-1733 du 16 décembre 2020 et du décret n° 2020-1734 du 16 décembre 2020 ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et son décret d'application n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Echasserieau, rapporteur,

- les observations de Me Le Floch représentant Mme A D.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A D, ressortissante soudanaise, née le 15 septembre 1994, est entrée régulièrement en France le 8 avril 2017 en compagnie de sa mère, munie d'un visa de court séjour. Elle a déposé une demande d'asile qui a été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile le 24 janvier 2019. Par un arrêté du 28 août 2019 l'intéressée a fait l'objet d'un refus de séjour et d'une obligation de quitter le territoire qu'elle n'a pas mise à exécution. Le 14 janvier 2021 elle a sollicité la délivrance d'un titre de séjour au titre de sa vie privée et familiale en raison de la présence de sa mère sur le territoire. Par un arrêté du 25 août 2021, le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté sa demande, prononcé à l'encontre de Mme A D une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et désigné le pays à destination duquel elle pourrait être reconduite d'office et a assorti sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire d'une durée d'un an. Par la présente requête, Mme A D demande l'annulation de l'ensemble des décisions contenues dans cet arrêté.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. L'aide juridictionnelle totale a été accordée à Mme A D le 9 février 2022. Par suite, les conclusions tendant à son admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des décisions attaquées :

3. L'arrêté attaqué a été signé par M. B, adjoint de la directrice des migrations et de l'intégration à la préfecture de la Loire-Atlantique. Par un arrêté du 17 mars 2021, régulièrement publié le 18 mars 2021, le préfet de la Loire-Atlantique a donné délégation à Mme C, directrice des migrations et de l'intégration et, en cas d'absence ou d'empêchement de celle-ci, à M. B, son adjoint, à l'effet de signer un tel arrêté, en toutes les décisions qu'il comporte. Il ne ressort pas du dossier que Mme C n'aurait pas été absente ou empêchée. Il suit de là que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué ne peut qu'être écarté comme manquant en fait.

En ce qui concerne la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :

4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. /L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". Et aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

5. Il ressort des pièces du dossier que la demande d'asile présentée par Mme A D a été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile le 24 janvier 2019 et que l'intéressée a fait l'objet, le 28 août 2019, d'un refus de séjour et d'une obligation de quitter le territoire qu'elle n'a pas mise à exécution. La requérante soutient qu'elle vit avec sa mère, dont elle s'occupe au quotidien, détentrice d'un titre de séjour pour raisons de santé délivré le 13 mars 2020, à laquelle la Maison départementale de l'autonomie de Loire-Atlantique a reconnu le 5 février 2021 un taux d'incapacité supérieur ou égal à 80% et a ouvert droit à l'allocation adulte handicapé à compter du 1er juillet 2020 sans limitation de durée. En réponse à sa demande de prestation de compensation du handicap du 30 juin 2020, la mère de la requérante s'est vue proposer un plan personnalisé incluant une aide humaine à domicile pour les actes essentiels de l'existence au titre de la période allant du 1er juin 2020 au 31 mai 2030 à raison de 45 heures 37 mensuelles et a désigné la requérante comme " aidant familial dédommagé " à hauteur de 3,99 euros de l'heure. Mme A D soutient qu'elle a développé de ce fait des liens particulièrement intenses avec sa mère qu'elle aide dans tous les gestes du quotidien en raison d'une perte d'autonomie importante. Elle soutient de plus qu'elle fait preuve d'intégration en s'inscrivant à des cours de français et dans une dynamique associative. Elle indique par ailleurs qu'elle a fui son pays à la suite du décès de son père en raison des risques d'excision qu'elle encoure. Toutefois, les liens personnels et familiaux en France de l'intéressée, célibataire, âgée de vingt-huit ans et sans charge de famille n'établissant pas qu'elle ne dispose plus d'attaches dans son pays d'origine, alors qu'elle ne conteste pas que trois de ses frères résident au Soudan et que sa demande d'asile a été définitivement rejetée, ne peuvent toutefois être regardés comme présentant les caractéristiques définies à l'article L. 423-23 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. De plus l'intéressée n'établit pas s'occuper de sa mère sur une période d'une durée significative, laquelle ne souffre que d'un diabète sévère et d'une obésité invalidante et bénéficie d'un dispositif de prise en charge à domicile y compris si la requérante venait à ne plus être présente. Il suit de là que le préfet de la Loire-Atlantique n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni porté au droit de Mme A D au respect de sa vie privée et familiale, protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels le refus de séjour litigieux a été pris.

6. En second lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".

7. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 4, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait, dans les circonstances de l'espèce, commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'admission au séjour de Mme A D ne répond pas à des considérations humanitaires ni ne se justifie au regard de motifs exceptionnels.

Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

8. En premier lieu, Mme A D n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision portant refus de séjour, elle n'est pas fondée à s'en prévaloir, par la voie de l'exception, à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire.

9. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux qui viennent d'être énoncés au point 4.

Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :

10. En premier lieu, Mme A D n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français, elle n'est pas fondée à s'en prévaloir, par la voie de l'exception, à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination.

11. En second lieu, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ". Et aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ". Si Mme A D, dont, par ailleurs, la demande d'asile a été rejetée, soutient qu'elle subirait en cas de retour au Soudan des traitements inhumains et dégradants, notamment des risques d'excision, elle n'établit pas cette allégation en se limitant à produire un rapport de l'Unicef daté de 2014. Les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations et dispositions précitées ne peuvent donc qu'être écartés.

Sur la légalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an :

12. En premier lieu, Mme A D n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français, elle n'est pas fondée à s'en prévaloir, par la voie de l'exception, à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.

13. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. ".

14. Il résulte des dispositions précitées que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ volontaire, il lui appartient d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.

15. D'une part, l'interdiction de retour en litige vise notamment les articles L. 612-6 à L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle mentionne qu'en l'absence de circonstances humanitaires, Mme A D ne justifie pas de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, qu'elle est célibataire, sans enfants, dépourvue d'attaches familiales anciennes intenses et stables sur le territoire alors que ses frères résident dans son pays d'origine. Ainsi, dès lors que les termes de l'ensemble de la décision contestée établissent que la situation de la requérante a été appréciée au regard de sa durée de présence en France et de ses conditions de son séjour, le préfet de la Loire-Atlantique a suffisamment motivé la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.

16. D'autre part, compte-tenu de la situation personnelle de la requérante tel que décrite au point 5 et au regard des éléments relevés par le préfet dans la décision contestée, le préfet de la Loire-Atlantique n'a pas inexactement apprécié la situation de Mme A D au regard des critères prévus par les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour lui interdire le retour sur le territoire français pour une durée d'un an.

16. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A D doit être rejetée, en toutes ses conclusions.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle de Mme A D.

Article 2 : La requête de Mme A D est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme F A D, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Le Floch.

Délibéré après l'audience du 25 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Béria-Guillaumie, présidente,

M. Echasserieau, premier conseiller,

Mme Baufumé, première conseillère.

Rendu publique par mise à disposition au greffe le 8 février 2023.

Le rapporteur,

B. ECHASSERIEAU

La présidente,

M. E

La greffière,

Y. BOUBEKEUR

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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