mardi 18 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2200392 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | BERAHYA LAZARUS |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête, enregistrée le 11 janvier 2022 sous le n° 2200392, M. F C, représenté par Me Berahya-Lazarus, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n°2021-3627 du 9 décembre 2021 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours ;
2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire de réexaminer sa situation et de faire droit à sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique ainsi que l'ensemble des frais qu'il a exposés.
II. Par une requête, enregistrée le 11 janvier 2022 sous le n° 2200993, Mme G B épouse C, représentée par Me Berahya-Lazarus, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n°2021-3626 du 9 décembre 2021 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours ;
2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire de réexaminer sa situation et de faire droit à sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique ainsi que l'ensemble des frais qu'elle a exposés.
Ils soutiennent chacun en ce qui le concerne que :
S'agissant des décisions portant refus de titre de séjour :
- il n'est pas établi qu'elles ont été signées par une autorité compétente ;
- elle sont entachées d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation de leurs conséquences sur leur situation personnelle ;
- elle méconnaissent l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant des décisions portant obligation de quitter le territoire français :
- il n'est pas établi qu'elles ont été signées par une autorité compétente ;
- elle sont entachées d'illégalité par voie de conséquence de l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour ;
- elle méconnaissent l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par des mémoires en défense enregistré le 25 mai 2022, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet des requêtes.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par les requérants n'est fondé.
M. C et Mme B ont été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 mars 2022.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. A de Baleine, président, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Il y a lieu de joindre les requêtes susvisées, présentées par Mme B épouse C et M. C, son époux, pour y statuer par un seul jugement.
2. M. C, ressortissant centrafricain né le 1er janvier 1953 à Dengou et Mme B épouse C, ressortissante centrafricaine née le 21 février 1960 à Elbasan, sont entrés régulièrement en France au mois d'août 2018, sous couvert de visas de court séjour. M. C a sollicité du préfet de Maine-et-Loire la délivrance d'un titre de séjour au titre de son état de santé le 5 juin 2019. Sa demande a été rejetée par un arrêté du 11 décembre 2019 portant en outre refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français. M. C s'est néanmoins maintenu sur le territoire français. Le 11 mai 2021, M. C et son épouse ont sollicité leur admission exceptionnelle au séjour ainsi que des titres de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Leurs demandes ont été rejetées par deux arrêtés du préfet de Maine-et-Loire n° 2021-3626 et n° 2021-3627 du 9 décembre 2021 portant en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel ils pourront être reconduits d'office lorsque ce délai sera expiré. M. C et Mme B épouse C demandent au tribunal d'annuler ces arrêtés.
3. Les arrêtés contestés ont été signés par Mme Magali Daverton, secrétaire générale de la préfecture de Maine-et-Loire. Par un arrêté du 7 septembre 2021 régulièrement publié le 9 septembre 2021 au recueil des actes administratifs de la préfecture de Maine-et-Loire, le préfet de Maine-et-Loire lui a donné délégation à l'effet de signer tous arrêtés, décisions, circulaires, rapports, correspondances et documents relevant des attributions de l'Etat dans le département de Maine-et-Loire à l'exception de certains actes limitativement énumérés, au nombre desquels ne figurent pas les décisions de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire français ou de fixation du pays de destination. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des arrêtés attaqués manque en fait et doit être écarté.
Sur la légalité des décisions portant refus de titre de séjour :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". Aux termes de l'article L. 435-1 du même code : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. ".
5. M. C et Mme B épouse C font valoir, chacun en ce qui le concerne, que le préfet de Maine-et-Loire a commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant de faire droit à leur demande de titre de séjour présentée sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 précités du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. D'une part, M. C soutient à l'appui de son moyen qu'il connaissait déjà la France et sa culture, notamment sa langue, avant son arrivée sur le territoire français en 2018, qu'il entretient des liens particulièrement étroits avec les membres de sa famille ressortissants français, notamment sa fille E C B épouse D et ses enfants et qu'il présente de très nombreux problèmes de santé dont la prise en charge n'est pas possible dans son pays d'origine. D'autre part, Mme B épouse C fait également valoir à l'appui de son moyen qu'elle connaissait déjà la France et sa culture, notamment sa langue, avant son arrivée sur le territoire français, qu'elle entretient des liens particulièrement étroits avec les membres de sa famille ressortissants français, notamment sa fille et ses enfants et qu'elle est également atteinte de problèmes de santé particulièrement graves. Elle ajoute qu'elle justifie d'une intégration socio-professionnelle en ce qu'elle s'est investie dans des activités de bénévolat dans plusieurs associations.
6. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que les requérants résident en France depuis moins de trois ans et demi à la date des décisions attaquées. Leur séjour est ainsi récent, alors qu'ils sont nés en 1953 ou 1960. Au surplus, M. C a fait l'objet d'une précédente obligation de quitter le territoire français en vertu d'un arrêté du 11 décembre 2019 et s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire français depuis cette époque. Dans ces conditions, une telle durée de présence en France ne saurait, par elle-même, démontrer une intégration particulière en France quand bien même, ainsi qu'ils l'allèguent sans toutefois le démontrer, les requérants connaissaient la langue française avant d'entrer sur le territoire français en raison des emplois qu'ils occupaient respectivement dans leur pays d'origine. Par ailleurs, si les requérants font valoir qu'ils entretiennent des liens étroits avec leur fille, qu'ils sont d'ailleurs entrés en France pour la visiter à l'issue de son divorce et qu'ils participent depuis largement à la prise en charge et à la scolarité de leurs petits-enfants, tous ressortissants français, ils n'apportent aucun élément susceptible d'établir la réalité de leurs allégations et, au demeurant, la circonstance que ces membres de leur famille soient établis en France ne leur y ouvre, en elle-même, aucun droit au séjour. En outre, M. C ne justifie d'aucune insertion particulière dans la société française et il n'en va pas différemment de son épouse, quand bien même sont produites des attestations justifiant des activités de bénévolat qu'elle a réalisées auprès de plusieurs associations. Enfin, si M. C se prévaut de son état de santé et du fait que les traitements dont il a besoin ne sont pas disponibles dans son pays d'origine, il ne produit aucun élément susceptible de venir au soutien de ses allégations. En tout état de cause, un tel moyen n'est pas susceptible de venir utilement au soutien d'un recours dirigé contre un refus de titre de séjour opposé à une demande fondée sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. De même, si Mme B épouse C, qui se prévaut également de son état de santé, produit un certificat médical à l'appui de son moyen, ce document, qui se borne à préciser que son état de santé nécessite un suivi médical et un traitement à vie sans apporter plus de précisions, ne saurait venir utilement à l'appui d'un recours dirigé contre un refus de titre de séjour opposé à une demande fondée sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 précités du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il résulte de tout ce qui précède que les moyens tirés de ce que le préfet aurait commis une erreur de fait et une erreur d'appréciation ou une erreur manifeste d'appréciation en refusant de leur délivrer des titres de séjour doivent être écartés.
7. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
8. En l'espèce, M. C et Mme B épouse C font valoir, chacun en ce qui le concerne, que le préfet de Maine-et-Loire a méconnu l'article 8 précité de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en refusant de leur délivrer un titre de séjour au motif qu'en cas de retour dans leur pays d'origine, les requérants seront privés de tous leurs liens familiaux puisqu'il se verront refuser toute demande de visa en raison d'un risque de détournement de visa du fait de leur maintien irrégulier sur le territoire français à l'issue de l'expiration de leur visa de court séjour puis de l'édiction d'une première obligation de quitter le territoire français à l'encontre de M. C.
9. Les décisions portant refus de titre de séjour n'impliquant pas par elles-mêmes obligation de quitter le territoire français, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que ces décisions porteraient atteinte à leur vie privée et familiale en ce qu'ils seraient forcés de quitter le territoire. Au surplus, quand bien même ces décisions impliqueraient une telle obligation, il ressort des pièces du dossier que le fils des requérants, Steven-Espoir Adoukedja C, étant entré sur le territoire français au motif d'études, il n'a pas vocation à se maintenir en France après l'obtention de son diplôme et pourra donc rejoindre ses parents en Centrafrique le cas échéant. De même, M. C et Mme B épouse C ne démontrent pas ni même n'allèguent être dépourvus d'attaches sociales, culturelles et familiales dans leur pays d'origine où ils ont vécu la majeure partie de leur vie, où ils ont donc nécessairement conservé de telles attaches et qu'ils peuvent d'ailleurs rejoindre ensemble ainsi qu'avec leur fils afin d'y poursuivre leur vie privée et familiale. Ils ne justifient d'aucune impossibilité de poursuivre leur existence dans le pays dont ils ont la nationalité et où ils ont vécu de manière habituelle pendant plus de 60 ans quant au requérant et près de 60 ans quant à la requérante. Eu égard à ce qui a été dit au point 6, compte tenu de la durée comme des conditions du séjour des requérants en France, le préfet de Maine-et-Loire, en leur refusant la délivrance de titres de séjour, n'a pas méconnu l'article 8 précité de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur la légalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, eu égard à ce qui a été dit aux points 3 à 9, l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour n'étant pas établie, les moyens tirés de l'illégalité de ces décisions, que les requérants invoquent à l'encontre des décisions portant obligation de quitter le territoire français, ne peuvent qu'être écartés.
11. En second lieu, eu égard à ce qui a été dit au point 9, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les décisions portant obligation de quitter le territoire français méconnaissent l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les requêtes de M. C et Mme B épouse C doivent être rejetées, en toutes leurs conclusions.
D É C I D E :
Article 1er : Les requêtes de M. C et de Mme B épouse C sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. F C, à Mme G B épouse C, au préfet de Maine-et-Loire et à Me Gérard Berahya-Lazarus.
Délibéré après l'audience du 4 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. A de Baleine, président,
Mme Thomas, première conseillère,
Mme Milin, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 octobre 2022.
Le président-rapporteur,
A. A DE BALEINE
L'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
S. THOMAS
La greffière,
J. DIONIS
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
2, 2200393
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026