mardi 8 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2200396 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | THOUMINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 12 janvier et 22 août 2022, M. B E, représenté par Me Thoumine, demande au tribunal :
1°) à titre principal, d'annuler l'arrêté du 24 septembre 2021 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque ce délai sera expiré ou, à titre subsidiaire, de l'abroger ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer le titre de séjour sollicité ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle n'a pas été signée par une autorité compétente ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée d'un examen suffisant de sa situation personnelle et est entachée d'une erreur de fait en ce que l'arrêté indique qu'il est sans enfant ;
- elle méconnaît les articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle n'a pas été signée par une autorité compétente ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée d'un examen suffisant de sa situation personnelle et est entachée d'une erreur de fait en ce que l'arrêté indique qu'il est sans enfant ;
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 611-3, 5° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
S'agissant de la demande d'abrogation :
- il y a lieu, à tout le moins, d'abroger l'arrêté attaqué, dès lors que l'administration indique qu'il " pourra par la suite faire une demande de visa auprès de l'autorité compétente de son pays natal et faire une demande de titre de séjour en tant que parent d'enfant français, en France ".
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 août 2022, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. E ne sont pas fondés.
M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 février 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention relative aux droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. D,
- et les observations de Me Thoumine, avocate de M. E.
Considérant ce qui suit :
1. M. B E, ressortissant tunisien, né le 2 août 1988, est entré sur le territoire français le 25 avril 2019 sous couvert d'un visa court séjour, délivré par les autorités allemandes, valable du 23 avril 2019 au 7 mai 2019. Il s'y est marié, le 11 juillet 2020, avec une ressortissante française. Il a sollicité, le 11 juillet 2020, du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'un titre de séjour en sa qualité de conjoint de française. Par l'arrêté du 24 septembre 2021, dont M. E demande l'annulation, le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté cette demande et assorti ce rejet d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque ce délai sera expiré.
Sur les moyens communs aux décisions attaquées :
2. En premier lieu, l'arrêté du 24 septembre 2021 a été signé par M. F C, adjoint à la directrice des migrations et de l'intégration de la préfecture de la Loire-Atlantique. Par un arrêté du 1er septembre 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet lui a donné délégation à l'effet de signer notamment les décisions portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de ce signataire doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué comporte l'indication des raisons de droit comme de fait pour lesquelles son auteur a décidé de refuser de délivrer un titre de séjour au requérant. Dès lors, cette décision est motivée comme, en conséquence des dispositions du dernier alinéa de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'obligation de quitter le territoire français. En outre, l'arrêté vise notamment les dispositions des articles L. 612-12 et L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constate qu'il est fait obligation au requérant de quitter le territoire français, qu'il est de nationalité tunisienne et qu'il ne produit aucun élément qui justifierait d'un risque en cas de retour dans son pays d'origine. La décision fixant le pays de renvoi est, dès lors, régulièrement motivée.
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger marié avec un ressortissant français, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an lorsque les conditions suivantes sont réunies : /1° La communauté de vie n'a pas cessé depuis le mariage ; 2° Le conjoint a conservé la nationalité française ; () ". Aux termes de l'article L. 423-2 du même code, de plus : " L'étranger, entré régulièrement et marié en France avec un ressortissant français avec lequel il justifie d'une vie commune et effective de six mois en France, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. ".
5. Pour refuser de faire droit à la demande du requérant présentée sur le fondement des dispositions précitées, l'administration s'est fondée sur la circonstance que ce dernier ne justifiait pas, à la date de la décision attaquée, d'une vie commune et effective avec son épouse de six mois, dès lors qu'il avait produit pour en justifier des documents falsifiés et qu'il avait avec son épouse tenu des déclarations incohérentes sur leur lieu de résidence depuis leur mariage.
6. En se bornant à produire une attestation, peu circonstanciée, selon laquelle le couple du requérant habitait, depuis son mariage, chez le rédacteur de l'attestation, le requérant ne conteste pas sérieusement le bien-fondé du motif de l'administration, qui a relevé, ainsi qu'il a été dit, la fraude entachant sa demande et le caractère, de surcroît, non probant des justificatifs fournis, compte tenu de l'incohérence des différentes déclarations du couple. Dans ces conditions, dès lors que le requérant ne peut être regardé comme ayant justifié d'une ancienneté de la vie commune et effective de six mois à la date du refus de titre de séjour en litige, le préfet a fait une exacte application des dispositions précitées.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
8. Il ressort des pièces du dossier que le requérant ne résidait en France que depuis deux années, à la date de la décision attaquée, après avoir détourné l'objet du visa de court séjour dont il avait bénéficié en 2019, alors qu'il avait vécu la plus grande part de sa vie en Tunisie, où il a nécessairement conservé des attaches personnelles, dès lors notamment qu'y résident ses parents et ses frères et ses sœurs. S'il était marié avec une ressortissante française et avait eu avec elle un enfant, ce mariage et, plus encore la communauté de vie avec son épouse, et la naissance de leur enfant étaient très récents. Il n'était pas non plus inséré professionnellement dans la société française et n'avait pas de ressources lui permettant notamment de contribuer à l'entretien de son enfant, alors même que son épouse perçoit le revenu de solidarité active. Ainsi, la décision portant refus de titre de séjour ne porte pas au droit de M. E au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts qu'elle poursuit et notamment celui de faire obstacle à la fraude et ne méconnaît, dès lors, pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
9. En troisième lieu, aux termes du paragraphe 1er de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, de plus : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".
10. Si le requérant fait valoir qu'il vit avec son fils, né le 24 août 2021 et s'est rendu à deux entretiens ou consultations le concernant, ces seuls éléments ne suffisent pas à démontrer, compte tenu notamment de l'absence de contribution établie de l'intéressé à l'entretien de l'enfant, que le refus de titre de séjour, sollicité au demeurant en qualité de conjoint de français et non de parent d'un enfant français, méconnaîtrait les stipulations du paragraphe 1er de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
11. En dernier lieu, il ressort des pièces du dossier et notamment de la motivation de l'arrêté attaqué, que le préfet a procédé à un examen particulier de la situation du requérant avant de prendre le refus de titre de séjour en litige. En particulier, la seule circonstance que le préfet ait indiqué, par erreur, dans son arrêté que le requérant n'avait pas d'enfant déclaré, alors que l'intéressé avait informé l'administration par un courrier, reçu en préfecture le 16 septembre 2021, de la naissance de son fils, ne suffit pas à démonter qu'il aurait omis de procéder à cet examen particulier. En outre, compte tenu du motif du refus de titre de séjour, qui tient à l'absence de preuve d'une durée de vie commune et effective du couple de six mois, l'erreur commise par l'administration n'a eu d'incidence ni sur le sens de la décision de refus de titre de séjour, ni sur sa légalité. L'erreur de fait ainsi soulevée doit donc être écartée.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. L'administration s'est fondée pour édicter l'obligation de quitter le territoire français en litige sur la circonstance, erronée, ainsi qu'il a été dit au point précédent, selon laquelle le requérant n'avait pas d'enfant déclaré. Ce dernier est, par suite, fondé à soutenir que cette décision est entachée d'une erreur de fait. Il ne résulte pas de l'instruction que le préfet de la Loire-Atlantique aurait pris la même décision d'éloignement s'il n'avait pas commis cette erreur de fait.
13. Il résulte de ce qui précède que M. E est fondé à demander l'annulation des décisions lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination en cas de reconduite d'office.
Sur les conclusions à fin d'abrogation :
14. A l'appui de ces conclusions, le requérant se borne à invoquer le principe selon lequel le juge de l'excès de pouvoir, saisi de conclusions à cette fin, prononce l'abrogation d'un acte réglementaire devenu illégal à la suite d'un changement de circonstances, constaté au vu des échanges entre les parties et à relever que le préfet indique dans ses écritures que l'intéressé " pourra par la suite faire une demande de visa auprès de l'autorité compétente de son pays natal et faire une demande de titre de séjour en tant que parent d'enfant français, en France ". Ses conclusions à fin d'abrogation ne peuvent, dans ces conditions, en tout état de cause qu'être rejetées, dès lors que, d'une part, les décisions attaquées ne sont pas des actes réglementaires et que, d'autre part, le fait qu'il lui soit loisible de chercher à régulariser sa situation, comme l'administration le souligne, ne suffit pas à démontrer que le refus de délivrer un titre de séjour serait devenu illégal à la date du présent jugement.
15. Il résulte de tout ce qui précède que la décision obligeant M. E à quitter le territoire français, ainsi que, par voir de conséquence, celle fixant le pays de destination doivent être annulées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
16. L'exécution du présent jugement implique nécessairement mais seulement, eu égard au motif d'annulation retenu, que le préfet de la Loire-Atlantique réexamine la situation de M. E, conformément à l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il y a lieu, par suite, de lui enjoindre d'y procéder dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de munir l'intéressé, dans l'attente, d'une autorisation provisoire de séjour.
Sur les frais liés au litige :
17. M. E a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Thoumine, avocate de M. E, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'État le versement à Me Thoumine de la somme de 1 200 euros.
D E C I D E :
Article 1er : Les décisions du 24 septembre 2021 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a fait obligation à M. E de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque ce délai sera expiré sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de réexaminer la situation de M. E dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de le munir, dans l'attente, d'une autorisation provisoire de séjour.
Article 3 : L'État versera à Me Thoumine une somme de 1 200 (mille deux cents) euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Thoumine renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B E, à Me Thoumine et au préfet de la Loire-Atlantique.
Délibéré après l'audience du 18 octobre 2022 à laquelle siégeaient :
M. A de Baleine, président,
Mme Thomas, première conseillère,
M. Catroux, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 novembre 2022.
Le rapporteur,
X. D
Le président,
A. A DE BALEINE
La greffière,
L. LÉCUYER
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026