LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2200491

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2200491

mercredi 2 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2200491
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantROULLEAU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 14 janvier 2022, M. B A, représenté par

Me Roulleau, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 10 décembre 2021 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office ;

2°) d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

La décision de refus de séjour :

- méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; le refus de renouvellement de son titre étranger malade est lié au retard de son médecin neurologue à transmettre les documents nécessaires à l'OFII ; le neurologue a établi ces documents le 5 janvier 2022 et il préconise le renouvellement de son traitement pour 6 mois, les conditions ayant prévalu à la délivrance du titre valable du 1er septembre 2020 au 31 août 2021 sont donc toujours valables ;

- méconnaît l'article 2.2.3 de la convention franco-congolaise ; il a produit un CDI de travail intérimaire conclu le 6 octobre 2021 avec la société Randstat ; le préfet ne peut lui opposer l'absence d'autorisation de travail par la plate-forme main-d'œuvre étrangère dès lors qu'il a été autorisé à travailler pendant son séjour étranger malade, y compris sous les récépissés d'instruction de sa demande de renouvellement de ce titre ;

- méconnaît l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; il justifie d'une inscription en formation BTS tourisme ; si une partie des cours a lieu par correspondance, il s'agit d'une formation en alternance exigeant la pratique de stages en entreprises.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 juillet 2022, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du

14 mars 2022.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Loirat, présidente-rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, ressortissant de la République du Congo, né le 6 décembre 1986, est entré en France le 8 novembre 2017 muni d'un visa C de court séjour n'autorisant qu'un séjour de 27 jours. Il a formé une demande d'admission au statut de réfugié, le 2 février 2018, qui a été rejetée le 24 mai 2018 par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), puis le 11 mars 2019 par la Cour nationale du droit d'asile. Il a saisi le préfet de Maine-et-Loire, le

12 octobre 2018, d'une demande de titre de séjour fondée sur les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui a donné lieu à un arrêté du 18 octobre 2019 portant rejet de sa demande et lui faisant obligation de quitter le territoire. La légalité de cet arrêté a été admise par un jugement du 29 septembre 2020 du tribunal. M. A ayant sollicité le 24 juin 2020 une mesure de protection contre l'éloignement, il a obtenu une carte de séjour temporaire en raison de son état de santé, valable du 1er septembre 2020 au

31 août 2021. Ses demandes de renouvellement de ce titre et de changement de statut, ont été rejetées par un arrêté du 10 décembre 2021 par lequel le préfet de Maine-et-Loire lui a fait en outre obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office. M. A demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur la légalité du refus de renouvellement du titre de séjour en qualité d'étranger malade :

2. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable.

La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat.

Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. () ". L'article R. 425-12 du même code prévoit que : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article. Le médecin de l'office peut solliciter, le cas échéant, le médecin qui suit habituellement le demandeur ou le médecin praticien hospitalier. Il en informe le demandeur. Il peut également convoquer le demandeur pour l'examiner et faire procéder aux examens estimés nécessaires. Le demandeur présente au service médical de l'office les documents justifiant de son identité. A défaut de réponse dans le délai de quinze jours, ou si le demandeur ne se présente pas à la convocation qui lui a été fixée, ou s'il n'a pas présenté les documents justifiant de son identité le médecin de l'office établit son rapport au vu des éléments dont il dispose et y indique que le demandeur n'a pas répondu à sa convocation ou n'a pas justifié de son identité. Il transmet son rapport médical au collège de médecins. / Sous couvert du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le service médical de l'office informe le préfet qu'il a transmis au collège de médecins le rapport médical. En cas de défaut de présentation de l'étranger lorsqu'il a été convoqué par le médecin de l'office ou de production des examens complémentaires demandés dans les conditions prévues au premier alinéa, il en informe également le préfet. Dans ce cas le récépissé de demande de première délivrance d'un titre de séjour prévu à l'article R. 431-12 n'est pas délivré. Lorsque l'étranger dépose une demande de renouvellement de titre de séjour, le récépissé est délivré dès la réception, par le service médical de l'office, du certificat médical mentionné au premier alinéa.

Le collège peut demander au médecin qui suit habituellement le demandeur, au médecin praticien hospitalier ou au médecin qui a rédigé le rapport de lui communiquer, dans un délai de quinze jours, tout complément d'information. Le demandeur en est simultanément informé. Le collège de médecins peut entendre et, le cas échéant, examiner le demandeur et faire procéder aux examens estimés nécessaires. Le demandeur présente au service médical de l'office les documents justifiant de son identité. Il peut être assisté d'un interprète et d'un médecin. Lorsque l'étranger est mineur,

il est accompagné de son représentant légal. Le demandeur dispose d'un délai d'un mois à compter de l'enregistrement de sa demande en préfecture pour transmettre à l'office et de l'intégration le certificat médical mentionné au premier alinéa. Lorsque la demande est fondée sur l'article

L. 431-2, le certificat médical est transmis dans le délai mentionné à ce même article. ".

3. Il résulte toutefois des dispositions combinées susmentionnées que, dans le cas où le médecin de l'Office chargé d'établir un rapport médical, sur la base duquel le collège de médecins de l'Office doit rendre un avis destiné au préfet auquel a été adressée une demande de titre de séjour en qualité d'étranger malade ou de parents d'étranger malade, n'est pas à même de se prononcer sur l'état de santé du demandeur, faute d'avoir reçu, de la part du médecin qui suit habituellement l'étranger ou du médecin praticien hospitalier, le certificat médical que celui-ci doit établir, il appartient au médecin de l'Office d'en informer l'autorité préfectorale. Il incombe alors à cette dernière de porter cet élément, qui fait obstacle à la poursuite de l'instruction de la demande de séjour, à la connaissance de l'étranger afin de le mettre à même soit d'obtenir de son médecin ou du praticien hospitalier initialement saisi qu'il accomplisse les diligences nécessaires soit, le cas échéant, de choisir un autre médecin ou praticien.

4. Il ressort des pièces du dossier que M. A a formé sa demande de renouvellement de son titre de séjour en raison de santé le 18 août 2021 et qu'il a signé à cette occasion un document rappelant les obligations procédurales pour l'instruction de sa demande, notamment l'obligation de transmettre à l'OFII dans le délai d'un mois son certificat médical renseigné par son médecin traitant ou un médecin praticien hospitalier. Un courrier de rappel lui a été adressé le 21 octobre suivant, auquel le requérant s'est borné à répondre, par courriel, que le neurologue en charge de son suivi n'avait " manifestement pas fait le nécessaire ". En dépit de ce rappel, M. A n'avait toujours pas, le 10 décembre 2021, date de la décision attaquée, transmis son dossier médical à l'OFII. Dans ces conditions, et quand bien même ce dossier aurait été transmis à l'OFII le

5 janvier 2022, permettant finalement au collège des médecins d'émettre un avis le 5 avril 2022 au demeurant défavorable au demandeur (estimant que si l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il peut bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine), le préfet a pu, sans méconnaître les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rejeter pour ce motif la demande de renouvellement du titre de séjour en qualité d'étranger malade.

Sur la légalité du refus de changement de statut :

5. En premier lieu aux termes de l'article 2.2.3 de l'accord franco-congolais du

25 octobre 2007 : " La carte de séjour temporaire portant la mention salarié ou travailleur

temporaire est délivrée sans que soit prise en compte la situation de l'emploi au

ressortissant congolais titulaire d'un contrat de travail visé par l'autorité française

compétente dans les métiers énumérés ci-après : -Informaticien chef de projet ;-Informaticien d'exploitation ; - Informaticien expert ; - Cadre technique d'entretien et des travaux publics ;

- Chef de chantier du bâtiment et des travaux publics ; - Chargé d'études techniques du bâtiment et des travaux publics ; - Ingénieur d'affaires ; - Ingénieur d'études-recherche et développement pour l'industrie ; Ingénieur Méthodes et ordonnancement ; - Cadre de l'audit et du contrôle comptable et financier ; - Cadre de la comptabilité ; - Attaché commercial en services auprès des entreprises ; - Agent d'encadrement de maintenance ; - Cadre technico-commercial ; - Cadre technique de la production. ".

6. Il ressort des pièces du dossier que le CDI de travail intérimaire dont s'est prévalu M. A correspond à des emplois d'ouvrier de production non qualifié dans l'industrie alimentaire, dans le secteur du tri, de l'emballage ou de l'expédition, ou à des emplois non qualifiés divers de type industriel, qui ne relèvent aucunement des catégories d'emplois limitativement énumérées par les stipulations de l'accord franco-congolais invoquées par le requérant. M. A, qui ne justifie pas, au surplus, que son employeur aurait sollicité et obtenu à son profit une autorisation d'emploi, n'est donc pas fondé à soutenir qu'en refusant de lui délivrer un titre de séjour " salarié " le préfet de Maine-et-Loire aurait méconnu les stipulations du point 5.

7. En second lieu aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an.

En cas de nécessité liée au déroulement des études ou lorsque l'étranger a suivi sans interruption une scolarité en France depuis l'âge de seize ans et y poursuit des études supérieures, l'autorité administrative peut accorder cette carte de séjour sous réserve d'une entrée régulière en France et sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. /

Cette carte donne droit à l'exercice, à titre accessoire, d'une activité professionnelle salariée dans la limite de 60 % de la durée de travail annuelle. ".

8. Il ressort des pièces du dossier que M. A est inscrit en Brevet de technicien supérieur " tourisme " pour la période du 11 août 2021 au 30 juin 2023 dans le cadre d'une formation à l'école de commerce Enaco, dont les enseignements sont dispensés intégralement à distance. Toutefois, le suivi de cet enseignement à distance ne nécessite pas le séjour de l'intéressé sur le territoire français, alors même qu'il doit effectuer un stage dans le cadre de son cursus, d'une durée de 3 mois et demi, représentant 420 heures sur les 1 710 heures de formation au total. Le requérant ne peut être ainsi regardé comme justifiant à la date de l'arrêté, de la réalité et du sérieux de ses études. Par suite, le préfet de Maine-et-Loire n'a pas, en refusant de délivrer le titre de séjour " études " sollicité, entaché d'une erreur d'appréciation sa décision. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

9. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée en toutes ses conclusions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Roulleau et au préfet de Maine-et-Loire.

Délibéré après l'audience du 19 octobre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Loirat, présidente,

M. Gauthier, premier conseiller,

M. Simon, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 novembre 2022.

La présidente-rapporteure,

C. LOIRATL'assesseur le plus ancien

dans l'ordre du tableau,

E. GAUTHIER

La greffière,

P. LABOUREL

La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions