mercredi 23 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2200529 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | AH-FAH |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 14 janvier et 7 novembre 2022,
M. A C et Mme E D épouse C, représentés par Me Ah-Fah, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 21 décembre 2021 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de réexaminer la situation de M. C, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la décision portant refus de titre est entachée d'une erreur de droit au regard de l'article R. 621-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît les dispositions de l'article L. 611-3 (9°) du même code.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 novembre 2022, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A C et Mme E D épouse C, ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention d'application de l'accord de Schengen du 19 juin 1990 ;
- l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du royaume du Maroc en matière de séjour et d'emploi du 9 octobre 1987 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Loirat, présidente-rapporteur,
- et les observations de Me Ah-Fah, représentant M. C et Mme D épouse C, présents à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, ressortissant marocain né le 6 juin 1990 à Tataoute (Maroc), déclare être entré en France le 20 juillet 2019, muni d'un visa de court séjour à entrées multiples délivré par les autorités consulaires espagnoles et valable du 18 juillet au 18 août 2019. L'intéressé a épousé, le 9 janvier 2021, à Saint-Nazaire, Mme E D, ressortissante française. Il a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " en qualité de conjoint d'une ressortissante française et en qualité de parent d'enfant français, après avoir reconnu l'enfant de son épouse. Par un arrêté du 21 décembre 2021, le préfet a refusé de délivrer à M. C le titre de séjour qu'il sollicitait et a assorti sa décision d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'expiration de ce délai. M. C et
Mme D épouse C demandent au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur la légalité du refus de séjour en qualité de conjoint de français
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger marié avec un ressortissant français, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an lorsque les conditions suivantes sont réunies : / 1° La communauté de vie n'a pas cessé depuis le mariage ; / 2° Le conjoint a conservé la nationalité française ; / 3° Lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, il a été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français ". Aux termes de l'article L. 412-1 du même code : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1 ". Enfin, aux termes de l'article L. 423-2 de ce code : " L'étranger, entré régulièrement et marié en France avec un ressortissant français avec lequel il justifie d'une vie commune et effective de six mois en France, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable ".
3. Aux termes de l'article R. 621-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des dispositions de l'article R. 621-4, l'étranger souscrit la déclaration d'entrée sur le territoire français mentionnée à l'article L. 621-3 auprès des services de la police nationale ou, en l'absence de tels services, des services des douanes ou des unités de la gendarmerie nationale. A cette occasion, il lui est remis un récépissé qui peut être délivré par apposition d'une mention sur le document de voyage. () ". Aux termes de l'article R. 621-3 du même code : " La production du récépissé mentionné au premier alinéa de l'article R. 621-2 permet à l'étranger soumis à l'obligation de déclaration de justifier, à toute réquisition d'une autorité compétente, qu'il a satisfait à cette obligation. ". Aux termes de l'article R. 621-4 de ce code : " N'est pas astreint à la déclaration d'entrée sur le territoire français l'étranger qui se trouve dans l'une des situations suivantes : / 1° N'est pas soumis à l'obligation du visa pour entrer en France en vue d'un séjour d'une durée inférieure ou égale à trois mois ; / 2° Est titulaire d'un titre de séjour en cours de validité, d'une durée supérieure ou égale à un an, délivré par un Etat partie à la convention signée à Schengen le 19 juin 1990 ; toutefois un arrêté du ministre chargé de l'immigration peut désigner les étrangers titulaires d'un tel titre qui demeurent astreints à la déclaration d'entrée. ".
4. Il résulte de la combinaison de ces dispositions que la délivrance de plein droit d'une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " à un étranger marié avec un ressortissant français n'est dispensée de la production d'un visa de long séjour qu'à la triple condition que le mariage ait été célébré en France, que l'étranger justifie d'une vie commune et effective de six mois en France et qu'il soit entré régulièrement sur le territoire français. Par ailleurs, la souscription de la déclaration prévue par l'article L. 621-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est une condition de la régularité de l'entrée en France de l'étranger soumis à l'obligation de visa et en provenance directe d'un État partie à cette convention qui l'a admis à entrer ou à séjourner sur son territoire. Seuls sont dispensés de cette formalité, en vertu de l'article R. 621-4 du même code, les étrangers qui ne sont pas astreints à l'obligation de visa pour un séjour inférieur à trois mois et ceux qui sont titulaires d'un titre de séjour en cours de validité, d'une durée supérieure ou égale à un an, délivré par un État partie à la convention d'application de l'accord de Schengen.
5. Pour refuser de délivrer à M. C le titre de séjour sollicité, le préfet, au constat de ce que l'intéressé " ne présente pas de passeport portant un cachet apposé par les autorités françaises ", s'est fondé sur le motif tiré de l'entrée irrégulière du demandeur sur le territoire français.
6. Contrairement à ce que soutient le requérant, il lui appartenait en qualité de ressortissant d'un Etat soumis à obligation de visa et ayant pénétré dans l'espace de Schengen par l'Espagne, le 20 juillet 2019 comme l'établit le passeport qu'il présente, d'effectuer une déclaration d'entrée sur le sol français, soit à son entrée sur le territoire français, soit dans un délai maximum de trois jours ouvrables à partir de son entrée en France. Au demeurant, si le requérant soutient être arrivé en France en juillet 2019, il n'en apporte pas la moindre justification. Il ne justifie pas davantage qu'il y serait entré en provenance directe d'un Etat membre de l'espace de Schengen. A supposer que tel ait été le cas, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé s'est abstenu de souscrire la déclaration d'entrée exigée par les articles L. 621-3 et R. 621-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que cette déclaration conditionne la régularité de l'entrée en France d'un ressortissant d'un Etat tiers soumis à l'obligation de visa en provenance directe d'un autre Etat membre de l'espace de Schengen. Il en résulte que c'est par une exacte application des dispositions précitées que le préfet de la Loire-Atlantique a retenu que le requérant était tenu de souscrire à la déclaration d'entrée obligatoire prévue à l'article 22 de la convention de Schengen précité et qu'en l'absence d'une telle déclaration, le requérant était entré irrégulièrement sur le territoire français. En conséquence, en refusant de délivrer à M. C un titre de séjour en qualité de conjoint de ressortissant français, le préfet de la Loire-Atlantique n'a pas entaché sa décision d'une erreur de droit au regard des dispositions de l'article R. 621-4 précité. Dans ces conditions, et alors même qu'il est marié à une ressortissante française, l'intéressé ne remplit pas l'ensemble des conditions cumulatives prévues par les dispositions rappelées au
point 2. Par suite, le préfet de la Loire-Atlantique a pu légalement, sans entacher sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation, lui refuser la délivrance du titre de séjour prévu par l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable aux ressortissants marocains dès lors que l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ne traite pas du séjour des conjoints de français.
Sur la légalité du refus de séjour en qualité de parent d'enfant français :
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ". En vertu de l'article 371-2 du code civil, chacun des parents contribue à l'entretien et à l'éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l'autre parent, ainsi que des besoins de l'enfant.
8. Pour refuser de faire droit à la demande de titre de séjour présentée par M. C en qualité de parent d'enfant français, le préfet de la Loire-Atlantique s'est fondé, d'une part, sur le motif tiré de ce qu'il ne démontre pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant de son épouse, le jeune B C, dans les conditions prévues à l'article 371-2 du code civil, et d'autre part, sur le motif que la reconnaissance de l'enfant, né le 2 mai 2018 de père inconnu, intervenue deux ans après la naissance de ce dernier, le 23 juillet 2020, a été effectuée à des fins migratoires. Pour contester la décision attaquée, le requérant verse aux débats notamment des photographies le montrant avec l'enfant, des factures de cantine et la crèche libellées aux noms de M. et Mme C, un relevé de compte bancaire attestant d'un virement de 300 euros au bénéfice de l'enfant ainsi qu'une attestation du 21 septembre 2021 de la directrice de l'école attestant que le requérant dépose l'enfant tous les matins à l'école. Toutefois, ces pièces présentant un caractère récent, datant pour la plupart de l'année 2021, ne permettent pas d'établir que M. C contribuait effectivement à l'entretien et à l'éducation du jeune B depuis au moins deux ans à la date de la décision attaquée. Dans ces conditions, en estimant que le requérant ne remplissait pas les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français, le préfet de la Loire-Atlantique n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait () des autorités administratives (), l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit apporter une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
10. M. C soutient être entré en France le 20 juillet 2019, sans toutefois en apporter la preuve. S'il se prévaut de son mariage avec une ressortissante française, le 9 janvier 2021, cette union est toutefois très récente à la date de la décision attaquée. Si le requérant se prévaut également de la présence d'un frère sur le territoire national, il n'établit pas entretenir des liens particulièrement suivis avec celui-ci. M. C ne peut être ainsi regardé comme justifiant de liens particulièrement anciens et stables sur le territoire national. Et il ne justifie pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, où il a vécu jusqu'à l'âge de vingt-neuf ans et où réside sa mère, En outre, en se bornant à produire trois bulletins de salaires de décembre 2019, décembre 2020 et janvier 2021, d'un montant net de 828,57 euros pour le 1er et de 869,63 euros pour les deux autres, en qualité d'employé dans un magasin d'alimentation, il ne peut être regardé comme justifiant de son intégration professionnelle. Dans ces conditions, la décision attaquée ne porte pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit donc être écarté. Enfin, alors qu'ainsi qu'il a été dit au point 8, il ne démontre contribuer à l'entretien et à l'éducation de l'enfant de son épouse depuis au moins deux ans, le requérant n'est pas davantage fondé à soutenir que cette décision aurait été prise en méconnaissance de l'intérêt supérieur du jeune B, garanti par l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Sur la légalité de l'obligation de quitter le territoire :
11. Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié "
12. M. C fait valoir qu'il souffre d'une cardiopathie d'origine génétique dont son père serait décédé à l'âge de 36 ans ainsi que des cousins, que son frère serait en cours de traitement pour cette même affection au CHU de Rennes et est muni d'un défibrillateur, et soutient que les soins qui lui sont nécessaires ne sont pas disponibles au Maroc. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le préfet de la Loire-Atlantique a, par un arrêté du 28 octobre 2022, rejeté la demande de titre de séjour formée par le requérant sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au motif qu'un traitement approprié à sa pathologie cardiaque est accessible au Maroc et qu'il peut voyager sans risque vers ce pays. Le requérant, qui ne produit pas d'éléments propres à infirmer l'existence au Maroc d'un traitement approprié à sa pathologie, n'est dès lors pas fondé à soutenir que son état de santé ferait obstacle à son éloignement.
13. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. C et Mme D épouse C doit être rejetée, en toutes ses conclusions.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. C et Mme D épouse C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à Mme E D épouse C, à Me Ah-Fah et au préfet de la Loire-Atlantique.
Délibéré après l'audience du 9 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Loirat, présidente,
M. Gauthier, premier conseiller,
M. Marowski, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 novembre 2022.
La présidente-rapporteure,
C. LOIRATL'assesseur le plus ancien
dans l'ordre du tableau,
E. GAUTHIERLa greffière,
P. LABOUREL
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
vb
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026