lundi 18 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2200645 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 10ème chambre |
| Avocat requérant | REGENT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 18 janvier 2022, 22 février 2022 et 5 mai 2022, et des pièces enregistrées le 5 avril 2022, M. A J C et Mme H B, agissant en leur nom et en qualité de représentants légaux des enfants EKM C D et L C D, représentés par Me Régent, doivent être regardés comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 1er septembre 2021 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours dirigé contre les décisions de l'autorité consulaire française à Nouakchott (Mauritanie) du 16 juin 2021 refusant de délivrer à Mme B et aux enfants EKM C D et L C D des visas de long séjour au titre de la réunification familiale ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur, à titre principal, de délivrer les visas sollicités dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen des demandes de visa, dans le même délai ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à leur avocate en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Ils soutiennent que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 561-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation concernant l'identité des demanderesses de visa et leur lien familial avec M. C ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 avril 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 janvier 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. F,
- et les observations de Me Régent, représentant les requérants.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant congolais (République du Congo) né le 10 octobre 1974, s'est vu reconnaître en France la qualité de réfugié par une décision du directeur général de l'office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 27 janvier 2020. Des demandes de visa de long séjour au titre de la réunification familiale ont été déposées pour Mme B, ressortissante congolaise (République démocratique du Congo), Mika Anny M C D et Grace Daniella C D, présentées respectivement comme la conjointe de M. C et leurs deux filles, nées les 25 décembre 1993, 13 septembre 2010 et 18 mars 2016. Ces demandes ont été rejetées par des décisions de l'autorité consulaire française à Nouakchott du 16 juin 2021. Le recours formé contre ces refus consulaires devant la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a été rejeté par une décision du 1er septembre 2021, dont les requérants demandent au tribunal l'annulation.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes des dispositions de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale : / 1° Par son conjoint ou le partenaire avec lequel il est lié par une union civile, âgé d'au moins dix-huit ans, si le mariage ou l'union civile est antérieur à la date d'introduction de sa demande d'asile ; / 2° Par son concubin, âgé d'au moins dix-huit ans, avec lequel il avait, avant la date d'introduction de sa demande d'asile, une vie commune suffisamment stable et continue ; / 3° Par les enfants non mariés du couple, n'ayant pas dépassé leur dix-neuvième anniversaire. / (). L'âge des enfants est apprécié à la date à laquelle la demande de réunification familiale a été introduite ". Aux termes des dispositions de l'article L. 561-5 de ce code : " Les membres de la famille d'un réfugié ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire sollicitent, pour entrer en France, un visa d'entrée pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois auprès des autorités diplomatiques et consulaires, qui statuent sur cette demande dans les meilleurs délais. Ils produisent pour cela les actes de l'état civil justifiant de leur identité et des liens familiaux avec le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire. / En l'absence d'acte de l'état civil ou en cas de doute sur leur authenticité, les éléments de possession d'état définis à l'article 311-1 du code civil et les documents établis ou authentifiés par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, sur le fondement de l'article L. 121-9 du présent code, peuvent permettre de justifier de la situation de famille et de l'identité des demandeurs. Les éléments de possession d'état font foi jusqu'à preuve du contraire. Les documents établis par l'office font foi jusqu'à inscription de faux ".
3. Il résulte de ces dispositions que lorsque la venue d'une personne en France a été sollicitée au titre de la réunification des membres de la famille d'un réfugié statutaire, l'autorité diplomatique ou consulaire n'est en droit de rejeter la demande de visa dont elle est saisie à cette fin que pour un motif d'ordre public. Figure au nombre de ces motifs, l'absence de caractère probant des actes d'état civil produits pour justifier de l'identité et, le cas échéant, du lien familial de l'intéressé avec la personne réfugiée.
4. L'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que la vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. Il résulte des dispositions de cet article que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis.
5. Par ailleurs, il n'appartient pas aux autorités administratives françaises de mettre en doute le bien-fondé d'une décision rendue par une autorité juridictionnelle étrangère, hormis le cas où le jugement produit aurait un caractère frauduleux.
6. La décision attaquée est fondée sur les motifs tirés de l'absence de production, concernant Mme B, de tout acte de naissance, titre d'identité ou de voyage congolais, de la non-conformité de l'acte de naissance de l'enfant Mika Anny M aux articles 45 et 46 du code de la famille, et de la divergence concernant la date de naissance de l'enfant Grace Daniella entre les déclarations de M. C à l'OFPRA, son acte de naissance et l'acte de mariage, lequel n'est pas conforme à l'article 59 du code de la famille congolais.
En ce qui concerne l'identité et la filiation des enfants EKM C D et L C D :
7. Pour établir l'identité et la filiation de l'enfant Mika Anny M C D, les requérants produisent la copie de son acte de naissance, établi par le service consulaire de l'ambassade du Congo au Sénégal le 27 décembre 2006 sous le n°056/2010/ACS. Ce document fait état de la naissance de l'enfant le 13 septembre 2010 à Nouakchott et de son lien de filiation avec M. A J C et Mme G B. Le ministre de l'intérieur fait valoir que cet acte de naissance n'est pas conforme aux dispositions des articles 45 et 46 du code de la famille congolais, qui prévoient qu'une naissance doit être déclarée dans le délai d'un mois ou, en l'absence de déclaration dans ce délai, dans un délai de trois mois, sur réquisition du procureur de la République, mention de la déclaration tardive étant portée en tête de l'acte. Il est constant que l'acte de naissance de la demanderesse de visa a été établi au-delà du délai d'un mois à compter de l'évènement, qu'il ne comporte aucune mention relative au caractère tardif de la déclaration et ne se réfère à aucune réquisition. Les requérants se prévalent, toutefois, des conditions particulières d'élaboration de cet acte, l'enfant étant née alors que le couple était en détention en Mauritanie. Il ressort, par ailleurs, des pièces du dossier que M. C a constamment déclaré l'existence de l'enfant dans le cadre de sa demande d'asile déposée en 2019, et que l'intéressée s'est vue reconnaître, à l'instar de M. C et Mme B, le statut de réfugiée par le haut-commissariat des nations unies pour les réfugiés en Mauritanie (HCR). Dans ces conditions, la seule anomalie relevée par l'administration ne suffit pas à ôter toute valeur probante à l'acte de naissance. Il en va de même de la divergence, minime, relative à l'orthographe du prénom de M. C (A/A). L'identité de la demanderesse de visa et son lien de filiation avec M. C doivent donc être tenus pour établis.
8. Pour établir l'identité de l'enfant Grace Daniella C D et son lien de filiation avec M. C, les requérants produisent son acte de naissance n°93, établi le 15 avril 2016 par l'officier d'état civil de l'ambassade du Congo au Maroc. La seule circonstance, relevée par l'administration, que cet acte mentionnerait une date de naissance erronée concernant M. C (18 octobre 1974 au lieu de 10 octobre 1974) ne suffit pas à lui ôter toute valeur probante, eu égard au caractère mineur de cette divergence, M. C ayant, en outre, fait état de l'existence de l'enfant dans le cadre de sa demande d'asile et cette enfant s'étant également vue reconnaître le statut de réfugiée en Mauritanie par le HCR. Par suite, l'identité de l'enfant et son lien de filiation avec M. C doivent être tenus pour établis.
En ce qui concerne l'identité de Mme B et son lien familial avec M. C :
9. Pour établir l'identité de Mme B, les requérants produisent une carte d'identité délivrée par le HCR en Mauritanie, ainsi qu'un jugement supplétif d'acte de naissance rendu le 1er décembre 2010 par le tribunal de paix de Matadi. Ce dernier document, qui fait état de la naissance de Mme G B à Kinshasa le 25 décembre 1993 et mentionne sa filiation, est de nature à établir l'identité de l'intéressée, en l'absence de démonstration de son caractère frauduleux.
10. Les requérants produisent, par ailleurs, le premier volet de leur acte de mariage n°431, faisant état de leur mariage le 5 mars 2015, établi par l'officier d'état civil de l'ambassade du Congo au Sénégal. Contrairement à ce que fait valoir le ministre de l'intérieur en défense, cet acte ne mentionne pas que les intéressés étaient domiciliés à Nouakchott, les mentions du domicile se rapportant aux témoins du mariage. En tout état de cause, le ministre ne démontre pas que les dispositions de l'article 150 du code de la famille congolais relatives à l'officier d'état civil territorialement compétent seraient applicables aux mariages contractés par des ressortissants congolais intervenus à l'étranger, l'article 155 prévoyant qu'un tel mariage est valable lorsqu'il a été célébré dans les formes usitées dans le pays considéré et sous réserve que les dispositions de fond du droit congolais n'aient pas été méconnues par le ressortissant congolais. L'absence de mention dans cet acte de la profession de Mme B et les divergences mineures relatives à la date de naissance et à l'orthographe du prénom de M. C déjà mentionnées ne suffisent pas à ôter toute valeur probante à cet acte. En tout état de cause, à supposer que Mme B ne puisse être regardée comme étant la conjointe de M. C au sens du 1° de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'OFPRA ayant relevé le caractère religieux du mariage, il ressort des pièces du dossier que le couple a deux enfants, nés en 2010 et 2016, et justifie être resté en contact régulier depuis l'arrivée en France de M. C. Dans ces conditions, Mme B doit être regardée comme justifiant d'une vie commune suffisamment stable et continue avec M. C antérieurement au dépôt de la demande d'asile de celui-ci, au mois de décembre 2019. Dès lors, l'intéressée est éligible à la procédure de réunification familiale sur le fondement des dispositions du 2° de l'article L. 561-2 précité en sa qualité de concubine de M. C, cette qualité lui ayant, d'ailleurs, été reconnue par l'OFPRA.
11. Il résulte de tout ce qui précède que les requérants sont fondés à soutenir que la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation concernant l'identité des demanderesses de visa et leur lien familial avec M. C et, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, à en demander l'annulation.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
12. Eu égard à ses motifs, le présent jugement implique nécessairement qu'il soit enjoint au ministre de l'intérieur de faire délivrer à Mme B, Mika Anny M C D et Grace Daniella C D les visas de long séjour sollicités, dans un délai de deux mois à compter de sa notification.
13. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer contre l'Etat, à défaut pour lui de justifier de l'exécution du présent jugement dans le délai mentionné au point précédent, une astreinte de 100 euros par jour jusqu'à la date à laquelle ce jugement aura reçu exécution.
Sur les frais liés au litige :
14. M. C a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Régent d'une somme de 1 200 euros, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.
D E C I D E :
Article 1er : La décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 1er septembre 2021 est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de faire délivrer à Mme B, Mika Anny M C D et Grace Daniella C D les visas de long séjour sollicités, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Une astreinte de 100 euros par jour est prononcée à l'encontre de l'Etat, s'il n'est pas justifié de l'exécution du présent jugement dans le délai mentionné à l'article 2 ci-dessus.
Article 4 : L'Etat versera à Me Régent une somme de 1 200 euros en application des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A J C, Mme H B, au ministre de l'intérieur et à Me Régent.
Délibéré après l'audience du 27 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Rimeu, présidente,
M. Desimon, conseiller,
M. Guilloteau, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juillet 2022.
Le rapporteur,
T. F
La présidente,
S. RIMEU
La greffière,
S. JEGO
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026