mercredi 1 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2200820 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | NERAUDAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires respectivement enregistrées les 20 janvier et 21 et 28 juin 2022, M. B A, représenté par Me Néraudau, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 juin 2021 par lequel le préfet de la Vendée a refusé de renouveler son certificat de résidence, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination vers lequel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré et l'a obligé à se présenter à la préfecture ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Vendée, à titre principal, de lui délivrer un certificat de résidence dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande dans les mêmes conditions de délai avec délivrance d'un récépissé le temps de cet examen.
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros qui devra être versée à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 39 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
Sur le moyen commun aux décisions attaquées :
- il n'est pas justifié de la compétence de la signataire des décisions ;
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation, ce qui révèle un défaut d'examen de sa situation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen et d'une méconnaissance des articles 6 5° de l'accord franco algérien et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; il est arrivé en France en 2015, l'année de ses 14 ans et y a été scolarisé ; il réside en France avec sa mère, qui est titulaire d'un certificat de résidence ; son frère, ses trois tantes maternelles et ses cousines résident en France ; sa vie privée est fixée en France, il n'a plus aucun contact avec son père qui réside en Algérie ; il ne présente aucune menace à l'ordre public ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen au regard de l'article 7 b) de l'accord franco algérien et du titre III du protocole de ce même accord ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation quant à la qualification de menace à l'ordre public ; les infractions qui lui sont reprochées ne sauraient constituer une menace grave, réelle et actuelle à l'ordre public, elles ont eu lieu à l'adolescence et il s'est coupé de cet environnement toxique ; elles doivent être étudiées à la lumière de l'intensité de sa vie privée en France ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ; sa vie privée se situe en France et il y bénéficie d'une promesse d'embauche à durée indéterminée.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour prive de base légale la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur la décision fixant le pays de destination :
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français prive de base légale la décision fixant le pays de destination ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur la décision fixant une obligation de se présenter au bureau des étrangers :
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français prive de base légale la décision fixant une obligation de se présenter au bureau des étrangers ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire enregistré le 25 mars 2022, le préfet de la Vendée conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
Par une décision du 21décembre 2021, M. B A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord du 27 décembre 1968 entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Baufumé, rapporteure ;
- et les observations de Me Thullier, substituant Me Néraudau et représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant algérien né le 12 mars 2001, est entré sur le territoire français à l'âge de 14 ans puis a obtenu le bénéfice d'un certificat de résidence en qualité d'étudiant valable du 2 septembre 2019 au 2 septembre 2020. Il a ensuite sollicité, à titre principal, la délivrance d'un certificat de résidence pour raisons familiales et, à titre subsidiaire, le renouvellement de son certificat de résidence en qualité d'étudiant. Par la présente requête, il demande l'annulation de l'arrêté du 30 juin 2021 par lequel le préfet de la Vendée a refusé de renouveler son certificat de résidence, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination vers lequel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré et l'a obligé à se présenter à la préfecture.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun aux décisions attaquées :
2. L'arrêté attaqué a été signé par Mme Anne Tagand, secrétaire générale de la préfecture de la Vendée. Par arrêté du 15 janvier 2021, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Vendée lui a donné délégation à l'effet de signer notamment les décisions portant refus d'admission au séjour, obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, la décision portant refus de délivrer un titre de séjour vise l'accord franco-algérien modifié, susvisé et les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont elle fait application et fait notamment référence aux articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle comporte également des éléments concernant la biographie et la situation personnelle de M. A et notamment le fait qu'il est célibataire, que son père et sa sœur résident en Algérie et que, s'il a produit une promesse d'embauche dans le secteur de la restauration, il s'était engagé dans un parcours de professionnalisation dans le secteur du bâtiment. Elle est, par suite, suffisamment motivée tant en droit qu'en fait.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : ()/ 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs de refus () ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
5. Si, à la date de la décision attaquée, M. A, âgé de 20 ans, séjournait en France depuis 6 ans, il n'est pas contesté qu'il a fait l'objet d'une ordonnance pénale le 19 juillet 2019 pour conduite d'un véhicule sans permis et sans assurance et usage illicite de stupéfiants, faits commis le 4 juillet 2019, puis d'une autre ordonnance pénale, le 4 novembre 2019 pour, une nouvelle fois, et deux mois après, conduite d'un véhicule sans permis le 3 septembre 2019. Il est par ailleurs constant qu'il a fait l'objet d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, le 16 septembre 2020, pour réitération à plus de trois reprises dans un délai de 30 jours de violation des interdictions ou obligations édictées dans une circonscription territoriale où l'état d'urgence sanitaire est déclaré, faits commis entre le 24 mars 2020 et le 11 avril 2020. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que M. A s'est inscrit au certificat d'aptitudes professionnelles (CAP) " employé de vente produits alimentaires " en septembre 2017 avant de s'inscrire en CAP " Maçon " une première fois au titre de l'année 2018 puis à nouveau en 2020, année au cours de laquelle il soutient également avoir tenté de s'inscrire en CAP " Auto ", sans établir au demeurant avoir suivi et réussi ces études. Il n'est enfin pas contesté que si la mère et un des frères de M. A résident en France et sont titulaires d'une carte de résident, le père et la sœur du requérant résident en Algérie, pays où il a vécu pendant plus de 14 ans. Enfin, si M. A produit un certificat médical attestant de la dégradation de l'état de santé de sa mère, cette pièce révèle des faits postérieurs à la date de la décision attaquée. Dès lors, compte tenu de l'ensemble des éléments caractérisant sa situation en France, et notamment des condamnations pénales et du parcours scolaire susmentionnés, et en dépit de la promesse d'embauche produite, au demeurant ne correspondant pas au parcours de formation entamé par M. A, ce dernier ne justifie pas de liens personnels intenses, anciens et stables tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs de refus. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir qu'en refusant de lui délivrer un titre de séjour, le préfet aurait méconnu le point 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
6. En troisième lieu, et au regard de ce qui a été dit au point 3 ci-dessus, et notamment du fait que la décision attaquée mentionne l'inadéquation entre le parcours professionnalisant de M. A dans le secteur du bâtiment et sa promesse d'embauche en contrat à durée indéterminée dans le secteur de la restauration ainsi que les condamnations dont il a fait l'objet, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision attaquée, aux termes de laquelle le préfet n'a pas à faire apparaître la situation exhaustive du requérant, serait entachée d'un défaut d'examen de la situation personnelle du requérant, notamment sur le fondement du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien susvisé ni davantage de l'article 7 b) de ce même accord ou du titre III du protocole de cet accord.
7. En quatrième lieu, eu égard au caractère réitéré et récent ainsi qu'à la gravité des infractions susvisées et à la menace qu'elles constituent pour les personnes et les biens, le requérant représente un risque avéré pour l'ordre public. Il s'ensuit que M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet a entaché la décision attaquée d'une erreur d'appréciation en estimant que son comportement était constitutif d'une menace à l'ordre public.
8. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".
9. Portant sur la délivrance des catégories de cartes de séjour temporaire prévues par les dispositions auxquelles il renvoie, l'article L. 435-1 est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France soit au titre d'une activité salariée, soit au titre de la vie familiale. Dès lors que ces conditions sont régies de manière exclusive par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, un ressortissant algérien ne peut utilement invoquer les dispositions de cet article à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national.
10. Toutefois, si l'accord franco-algérien ne prévoit pas, pour sa part, de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, il y a lieu d'observer que ses stipulations n'interdisent pas au préfet de délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit. Il appartient au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.
11. Il résulte de ce qui a été dit au point 5 du présent jugement que le préfet de la Vendée n'a pas, en refusant de régulariser la situation de M. A, entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. A tendant à l'annulation de la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
13. En premier lieu, la motivation de l'obligation de quitter le territoire français contenue dans l'arrêté préfectoral du 30 juin 2021 se confond avec celle du refus de titre de séjour dont elle découle nécessairement. Or, comme cela a été dit au point 3 ci-dessus, cette décision est suffisamment motivée. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'une insuffisance de motivation.
14. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 12 ci-dessus que, l'illégalité du refus de titre de séjour n'étant pas établie, le moyen tiré de l'illégalité de cette décision, soulevé par voie d'exception à l'appui des conclusions tendant à l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.
15. En troisième lieu, eu égard aux développements du point 5 ci-dessus, le moyen tiré du défaut d'examen des conséquences de la décision attaquée sur la situation du requérant doit être écarté.
16. En dernier lieu, eu égard aux développements du point 5 ci-dessus, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
17. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. A tendant à l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
18. En premier lieu, contrairement à ce que soutient le requérant, la décision attaquée comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, elle est suffisamment motivée.
19. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 17 ci-dessus que le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de destination devrait être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
20. En dernier lieu, eu égard aux développements du point 5 ci-dessus, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
21. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. A tendant à l'annulation de la décision fixant le pays de destination doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant obligation de se présenter au bureau des étrangers de la préfecture de la Vendée :
22. En premier lieu, la motivation d'une décision astreignant un requérant à se présenter auprès de l'autorité administrative peut se confondre avec celle de l'obligation de quitter le territoire français assortie d'un délai de départ volontaire. La décision contestée vise l'article L. 721-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne les motifs pour lesquels M. A fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision astreignant l'intéressé à se présenter au bureau des étrangers de la préfecture de la Vendée doit être écarté.
23. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 17 ci-dessus que le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de se présenter au commissariat de police devrait être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
24. En dernier lieu, si le requérant soutient que l'obligation de se présenter au bureau des étrangers de la préfecture de la Vendée le deuxième mardi suivant la notification de l'arrêté attaqué, à laquelle le préfet l'a astreint, est excessive dès lors qu'il ne présente pas de risques de fuite avérés, il ne ressort toutefois pas des pièces du dossier que les modalités de cette mesure seraient disproportionnées ou entachées d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il ne s'agit pour l'administration que de s'assurer de l'accomplissement des préparatifs de son départ.
25. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 30 juin 2021 doivent être rejetées.
26. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée, en toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 Le présent jugement sera notifié à M. B A, au préfet de la Vendée et à Me Néraudau.
Délibéré après l'audience du 8 février 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Béria-Guillaumie, présidente,
M. Echasserieau, premier conseiller,
Mme Baufumé, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er mars 2023.
La rapporteure,
A. BAUFUMÉ La présidente,
M. C
La greffière,
Y. BOUBEKEUR
La République mande et ordonne au préfet de la Vendée en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun
contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026