LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2200870

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2200870

mardi 20 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2200870
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantSELARL CORNET VINCENT SEGUREL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 21 janvier 2022, le 2 juin 2022 et le 29 septembre 2022, M. D A, représenté par Me Diversay, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 22 juillet 2021 par laquelle le maire de Savenay a délivré à la société AIRIS Pays de Loire un permis de construire pour la construction de trois bâtiments au 15 rue de l'hôpital, ainsi que la décision de rejet de son recours gracieux en date du 18 novembre 2021 ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Savenay une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière, en l'absence de saisine du préfet de région en matière d'archéologie préventive ;

- le dossier de demande de permis de construire est incomplet en méconnaissance des articles R. 431-9 et R. 431-10 du code de l'urbanisme ;

- l'arrêté attaqué est illégal en raison de l'illégalité par la voie de l'exception des dispositions de l'article UA 12 du règlement applicable à la zone UAb du plan local d'urbanisme et de sa méconnaissance des dispositions de cet article dans sa version antérieure ;

- il méconnaît les dispositions de l'article UA 3-3.2 et de l'article UA 3 du règlement du plan local d'urbanisme ;

-il méconnaît les dispositions de l'article UA 4.5 du règlement du plan local d'urbanisme ;

-il méconnaît les dispositions de l'article UA 12 du règlement du plan local d'urbanisme ;

-il méconnaît les dispositions de l'article UA 13.2 du règlement du plan local d'urbanisme.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 28 février 2022, le 26 juillet 2022 et le 17 octobre 2022, la commune de Savenay conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. A la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

-la requête est irrecevable, en l'absence d'intérêt à agir du requérant ;

- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Par un mémoire enregistré le 4 mars 2022, la société AIRIS Pays de Loire, représenté par Me Apcher, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. A la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

-la requête est irrecevable, en l'absence d'intérêt à agir du requérant ;

- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code du patrimoine ;

- le code de l'environnement ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme C,

- les conclusions de M. Sarda, rapporteur public,

- les observations de Me Lefèvre, substituant Me Diversay, avocate de M. A,

- les observations de Me Léon, substituant Me Marchand, avocat de la commune de Savenay,

- et les observations de Me Apcher, avocat de la société AIRIS Pays de Loire.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 22 juillet 2021, le maire de Savenay a délivré à la société AIRIS Pays de Loire un permis de construire pour la construction de trois nouveaux bâtiments, sur le site de l'ancien hôpital de Savenay, situé au 15 rue de l'hôpital, sur un terrain d'assiette de 11 390 m2, constitué d'une partie de la parcelle cadastrée AX n°339, classée en zone Uab par le plan local d'urbanisme de cette commune. Le projet comporte un premier bâtiment de 30 logements en accession libre et 5 logements sociaux, une résidence services sénior de 87 logements, et un immeuble de 34 logements sociaux, dont un foyer de 10 logements. Un recours gracieux a été présenté contre cet arrêté, qui a été rejeté le 18 novembre 2021. M. A, propriétaire des parcelles cadastrées section AW n°121 et 218 au 1 chemin Saint-Armel à Savenay, demande au Tribunal l'annulation de ces décisions.

Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :

2. Aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne () n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation. / (). ".

3. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet en cours de construction.

4. Le requérant est propriétaire de la maison d'habitation située au 1 chemin Saint-Armel à Savenay située en face au sud du terrain d'assiette du projet. Il a ainsi la qualité de voisin immédiat du projet. Par ailleurs, il ressort de la configuration que le nouveau bâtiment accueillant la résidence sénior, ainsi que le bâtiment accueillant 24 logements sociaux et un foyer de 10 logements seront visibles depuis sa propriété située en contrebas, quand bien même ceux-ci sont séparés par une voie publique. En outre, compte tenu de l'ampleur du projet comprenant une résidence sénior de 87 logements, ce qui conduira à des allers et venues de visiteurs et de personnels, et alors qu'en l'état les bâtiments du site de l'ancien hôpital sont pour partie désaffectés, le projet est susceptible d'affecter directement les conditions de jouissance du bien du requérant. Dans ces conditions, M. A justifie d'un intérêt lui donnant qualité à agir en excès de pouvoir contre l'arrêté attaqué. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense doit être écartée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'absence de saisine du préfet de région au titre de l'archéologie préventive :

5. Aux termes de l'article R. 425-31 du code de l'urbanisme : " Lorsque le projet entre dans le champ d'application de l'article R. 523-4 du code du patrimoine, le dossier joint à la demande de permis comprend les pièces exigées à l'article R. 523-9 de ce code. La décision ne peut intervenir avant que le préfet de région ait statué, dans les conditions prévues à l'article R. 523-18 de ce code sur les prescriptions d'archéologie préventive. Dans le cas où le préfet de région a imposé des prescriptions, les travaux de construction ou d'aménagement ne peuvent pas être entrepris avant l'exécution de ces prescriptions ". Aux termes l'article R. 523-1 du code du patrimoine : " Les opérations d'aménagement, de construction d'ouvrages ou de travaux qui, en raison de leur localisation, de leur nature ou de leur importance, affectent ou sont susceptibles d'affecter des éléments du patrimoine archéologique ne peuvent être entreprises que dans le respect des mesures de détection et, le cas échéant, de conservation et de sauvegarde par l'étude scientifique ainsi que des demandes de modification de la consistance des opérations ". Aux termes de l'article R. 523-4 du code du patrimoine : " Entrent dans le champ de l'article R. 523-1 : / 1° Lorsqu'ils sont réalisés dans les zones prévues à l'article R. 523-6 et portent, le cas échéant, sur des emprises au sol supérieures à un seuil défini par l'arrêté de zonage, les travaux dont la réalisation est subordonnée : / a) A un permis de construire en application de l'article L. 421-1 du code de l'urbanisme ". Aux termes de l'article R. 523-6 de ce code : " Les projets d'aménagement affectant le sous-sol qui sont réalisés dans les zones prévues par les dispositions du deuxième alinéa de l'article L. 522-5 sont présumés faire l'objet de prescriptions archéologiques préalablement à leur réalisation. Ces zones sont définies dans le cadre de l'établissement de la carte archéologique nationale, par arrêté du préfet de région pris après avis de la commission interrégionale de la recherche archéologique, en fonction des informations scientifiques conduisant à envisager la présence d'éléments du patrimoine archéologique. / L'arrêté du préfet de région est adressé au préfet du département ou des départements intéressés par le zonage aux fins de publication au recueil des actes administratifs de la préfecture, ainsi qu'aux maires des communes intéressées. Il fait l'objet d'un affichage en mairie pendant un mois à compter du jour où il a été reçu. Il est tenu à la disposition du public dans les préfectures et dans les mairies ".

6. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet n'est pas localisé dans une zone dite de présomption de prescription archéologique, prévue au 2ème alinéa de l'article L. 522-5 du code du patrimoine. Par suite, le préfet de région n'avait pas à être saisi pour avis en application des dispositions précitées. Le moyen tiré de l'absence de saisine de cette autorité au titre de l'archéologie préventive doit être écarté.

En ce qui concerne la complétude du dossier de permis de demande de permis de construire :

7. Aux termes de l'article R. 431-4 du code de l'urbanisme : " La demande de permis de construire comprend : / a) Les informations mentionnées aux articles R. 31-5 à R. 431-12 ; / b) Les pièces complémentaires mentionnées aux articles R. 431-13 à R. 431-33-1 ; / c) Les informations prévues aux articles R. 431-34 et R. 431-34-1. / Pour l'application des articles R. 423-19 à R. 423-22, le dossier est réputé complet lorsqu'il comprend les informations mentionnées au a et au b ci-dessus. / Aucune autre information ou pièce ne peut être exigée par l'autorité compétente ". Aux termes de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier côté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. / Il indique également, le cas échéant, les modalités selon lesquelles les bâtiments ou ouvrages seront raccordés aux réseaux publics ou, à défaut d'équipements publics, les équipements privés prévus, notamment pour l'alimentation en eau et l'assainissement. / Lorsque le terrain n'est pas directement desservi par une voie ouverte à la circulation publique, le plan de masse indique l'emplacement et les caractéristiques de la servitude de passage permettant d'y accéder. / Lorsque le projet est situé dans une zone inondable délimitée par un plan de prévention des risques, les côtes du plan de masse sont rattachées au système altimétrique de référence de ce plan ". Aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également : a) Le plan des façades et des toitures ; lorsque le projet a pour effet de modifier les façades ou les toitures d'un bâtiment existant, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ".

8. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

9. Contrairement à ce que soutient le requérant, il ressort clairement des pièces du dossier de demandes, que le plan de masse du projet fait état de l'ensemble des constructions à édifier et qu'un plan des toitures a bien été produit. Le maire a bien disposé des éléments utiles pour porter une appréciation en toute connaissance de cause sur le projet qui lui était soumis. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que les dispositions précitées du code de l'urbanisme auraient été méconnues.

En ce qui concerne le moyen tiré de l'illégalité, par la voie de l'exception, des dispositions du règlement applicable à la zone UAb du plan local d'urbanisme relatives aux places de stationnement :

10. Le requérant fait valoir que les dispositions du règlement applicable à la zone UAb du plan local d'urbanisme relatives aux places de stationnement issues de la modification simplifiée n°2 approuvée par une délibération du 24 juin 2021 du conseil communautaire de la communauté de communes Estuaire et Sillon sont entachées d'illégalité et critique le permis de construire dont il demande l'annulation au regard des dispositions antérieures à cette modification du plan local d'urbanisme.

11. Il ressort des documents du plan local d'urbanisme de la commune de Savenay approuvé le 27 juin 2013 qu'au sein de la zone UA définie comme " une zone urbaine dense correspondant au centre traditionnel de l'agglomération ", a été délimité un secteur UAb de " renouvellement urbain ", " spécifique au périmètre d'évolution de l'hôpital ". Il ressort de la notice explicative jointe au dossier de modification simplifiée n°2 mis à disposition du public que les modifications apportées au règlement de la zone UAb du plan local d'urbanisme visent à " mettre en cohérence le règlement écrit avec la destination du secteur. En effet, celui-ci ayant vocation à accueillir une opération de renouvellement urbain à proximité immédiate du centre-ville et des services, il est nécessaire d'assouplir les règles en matière d'implantation et de stationnement ". Ces modifications au règlement écrit de la zone Uab disposent, notamment, en matière de stationnement, à l'article UA 12 qu'" en zone UAb, il n'est pas fixé de normes. Le nombre de places de stationnement sera calculé en fonction des besoins réels du projet ".

12. Il appartient au juge, saisi d'un moyen tiré de l'illégalité du document local d'urbanisme à l'appui d'un recours contre une autorisation d'urbanisme, de vérifier d'abord si l'un au moins des motifs d'illégalité du document local d'urbanisme est en rapport direct avec les règles applicables à l'autorisation d'urbanisme. Un vice de légalité externe est étranger à ces règles, sauf s'il a été de nature à exercer une influence directe sur des règles d'urbanisme applicables au projet. En revanche, sauf s'il concerne des règles qui ne sont pas applicables au projet, un vice de légalité interne ne leur est pas étranger.

13. En premier lieu, aux termes de l'article L. 153-36 du même code : " Sous réserve des cas où une révision s'impose en application de l'article L. 153-31, le plan local d'urbanisme est modifié lorsque () la commune décide de modifier le règlement, les orientations d'aménagement et de programmation ou le programme d'orientations et d'actions ". D'autre part, aux termes de l'article L. 153-41 du code de l'urbanisme : " Le projet de modification est soumis à enquête publique réalisée conformément au chapitre III du titre II du livre I du code de l'environnement par le président de l'établissement public de coopération intercommunale ou le maire lorsqu'il a pour effet : 1o Soit de majorer de plus de 20 % les possibilités de construction résultant, dans une zone, de l'application de l'ensemble des règles du plan ; / 2o Soit de diminuer ces possibilités de construire ; / 3o Soit de réduire la surface d'une zone urbaine ou à urbaniser ". Aux termes de l'article L. 153-45 de ce code : " La modification peut être effectuée selon une procédure simplifiée : 1o Dans les cas autres que ceux mentionnés à l'article L. 153-41; / 2o Dans les cas de majoration des droits à construire prévus à l'article L. 151-28 : / 3o Dans le cas où elle a uniquement pour objet la rectification d'une erreur matérielle () ".

14. Si le requérant soutient que le règlement applicable au secteur UAb antérieur à la modification simplifiée n°2 n'aurait permis la création que de 80 à 90 logements sur le terrain d'assiette en cause de 11 390 m2, il ne ressort pas des pièces du dossier, dès lors que le règlement antérieurement applicable à la zone en cause ne comportait aucune norme en matière de superficie minimale ou d'emprise au sol, permettait une implantation d'une limite séparative à l'autre et une hauteur maximale des constructions de 12 m, que les modifications précédemment rappelées au point 11 applicables au seul secteur UAb aurait pour effet de majorer de plus de 20% les possibilités de construction dans la zone en cause. En particulier, il ne ressort pas des pièces du dossier que la modification apportée au nombre de places de stationnement aurait pour effet d'accroître de façon significative les possibilités de construction dès lors que le règlement prévoit que ce nombre de places doit être calculé en fonction des besoins réels du projet. La seule comparaison entre des projets d'aménagement successifs ne suffit pas à remettre en cause cette appréciation. Par suite et en tout état de cause, le requérant n'est pas fondé à soutenir que les auteurs du plan local d'urbanisme auraient méconnu les dispositions des articles L. 151-41 et L. 151-45 du code de l'urbanisme.

15. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 151-8 du code de l'urbanisme : " Le règlement fixe, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, les règles générales et les servitudes d'utilisation des sols permettant d'atteindre les objectifs mentionnés aux articles L. 101-1 à L. 101-3 ". Pour apprécier la cohérence ainsi exigée au sein du plan local d'urbanisme entre le règlement et le projet d'aménagement et de développement durables, il appartient au juge administratif de rechercher, dans le cadre d'une analyse globale le conduisant à se placer à l'échelle du territoire couvert par le document d'urbanisme, si le règlement ne contrarie pas les orientations générales et objectifs que les auteurs du document ont définis dans le projet d'aménagement et de développement durables, compte tenu de leur degré de précision. Par suite, l'inadéquation d'une disposition du règlement du plan local d'urbanisme à une orientation ou un objectif du projet d'aménagement et de développement durables ne suffit pas nécessairement, compte tenu de l'existence d'autres orientations ou objectifs au sein de ce projet, à caractériser une incohérence entre ce règlement et ce projet.

16. Le requérant fait valoir que les modifications en cause apportées au règlement applicable à la zone UAb en matière de stationnement seraient contraires aux mentions du PADD du plan local d'urbanisme de Savenay selon lesquelles " des stationnements supplémentaires sont à programmer au centre-ville " et " dans tous les projets de requalification, il y aura une attention particulière sur la réalisation des stationnements pour limiter le stationnement dans l'espace public ". Toutefois, et alors que le règlement modifié applicable à la zone Uab prévoit que la fixation du nombre de places de stationnement doit être calculé en fonction des besoins du projet, les modifications en cause précédemment mentionnées au point 11 ne sont pas incohérentes avec le PADD qui prévoit également la création de près de 87 logements par an, en " favorisant le renouvellement urbain en ville et la densification par un travail sur les hauteur des constructions, les prospects ", et notamment, la réhabilitation urbaine du site de l'hôpital. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que les dispositions de l'article L. 151-8 du code de l'urbanisme auraient été méconnues.

17. En troisième lieu, la circonstance qu'une modification d'un plan local d'urbanisme aurait pour effet de rendre possible la délivrance d'un permis de construire pour la réalisation de constructions qui avaient fait l'objet, sous l'empire de règles antérieures, d'un refus d'autorisation d'urbanisme ne suffit pas, à elle seule, à entacher ce plan de détournement de pouvoir, lorsqu'il ne ressort d'aucune pièce du dossier que les auteurs de ce règlement auraient poursuivi un but étranger à l'intérêt général de l'urbanisme, ou de l'aménagement urbain, du territoire couvert par le plan.

18. Le requérant fait valoir que la modification en cause n'aurait pour objet que de faciliter la réalisation d'un projet privé porté par la société AIRIS propriétaire du terrain d'assiette de 11 390 m2 classé en zone UAb, sur le site de l'ancien hôpital. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu'en vue de la réalisation de l'objectif du PADD rappelé précédemment, les auteurs du plan local d'urbanisme ont entendu, par les modifications contestées, faciliter la densification du bâti en vue d'une opération de renouvellement urbain sur le site afin de répondre aux besoins de la commune en matière de logements sans nouvelle artificialisation des sols. Les modifications apportées au règlement de la zone UAb sont ainsi de nature à favoriser la réalisation d'un projet de renouvellement urbain répondant à l'intérêt général. Ainsi, quand bien même ce projet serait réalisé par une personne privée, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la délibération du 24 juin 2021 serait entachée d'un détournement de pouvoir, qui n'est pas établi.

19. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 151-34 du code de l'urbanisme : " Le règlement peut ne pas imposer la réalisation d'aires de stationnement lors de la construction : 1° De logements locatifs financés avec un prêt aidé par l'Etat ; () 2° Des établissements assurant l'hébergement des personnes âgées mentionnés au 6° du I de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles ; () ". Le 6° du I de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles : " Les établissements et les services qui accueillent des personnes âgées ou qui leur apportent à domicile une assistance dans les actes quotidiens de la vie, des prestations de soins ou une aide à l'insertion sociale ". Aux termes de l'article L. 151-35 du code de l'urbanisme : " Il ne peut, nonobstant toute disposition du plan local d'urbanisme, être exigé pour les constructions destinées à l'habitation mentionnées aux 1° à 3° de l'article L. 151-34 la réalisation de plus d'une aire de stationnement par logement.()

20. Il ressort des pièces du dossier que les auteurs du plan local d'urbanisme ont entendu poursuivre sur le secteur qu'ils ont classé en zone Uab une opération de renouvellement urbain à proximité du centre-ville, visant à répondre aux besoins de la commune en matière de logements caractérisée par la construction d'une résidence services sénior et de logements sociaux. En particulier, au regard des pièces du dossier, la résidence services sénior dont le projet prévoit la réalisation entre dans le champ des dispositions du 2° de l'article L. 151-34 du code de l'urbanisme, selon lequel, pour de telles constructions, le règlement du plan local d'urbanisme peut ne pas imposer la réalisation d'aires de stationnement. En outre, si l'article L. 151-35 de ce code fixe un plafond d'une aire de stationnement par logement social, il n'impose pas que des places de stationnement soient ajoutées pour les visiteurs des logements sociaux. Dans ces conditions, au regard du cadre législatif et réglementaire applicable, et compte tenu des finalités poursuivies par le secteur Uab, les règles en cause précédemment rappelées au point 11, qui n'avaient pas à être particulièrement précises, ne sont pas entachées d'une erreur manifeste d'appréciation.

21. Il s'ensuit que le requérant n'est pas fondé à soutenir que les dispositions de l'article UA 12 applicable à la zone Uab du règlement du plan local d'urbanisme seraient entachées d'illégalité pour contester le permis de construire délivré au regard de ces dispositions. Par conséquent, il ne peut utilement soutenir que cet arrêté serait contraire à la version précédemment en vigueur de cet article du plan local d'urbanisme.

En ce qui concerne l'article UA 3-3.2 du règlement applicable à la zone Uab du PLU relatif aux accès :

22. Aux termes des dispositions de l'article UA 3-3.2 du règlement applicable à la zone Uab du plan local d'urbanisme : " Si les constructions ou installations projetées, publiques ou privées, sont destinées à recevoir du public, elles devront comporter des accès destinés aux pétions indépendants des accès des véhicules. Ces accès pour piétons devront être munis de dispositifs rendant ces constructions ou installation accessibles aux personnes à mobilité réduite. / Les accès doivent respecter les écoulements des eaux de la voie publique et ceux sur les voies adjacentes et doivent être réalisés avec des matériaux perméables, sauf impossibilité technique. / Les largeurs d'accès doivent être au moins égales à : - 3.00.m pour un ou deux logements ;/ - 4.00 m pour au moins trois logements et pour les autres destinations ".

23. D'une part, il ressort du plan de masse produit que la voie de circulation nord-sud prévue sur le terrain d'assiette du projet est d'une largeur d'au moins quatre mètres. D'autre part, il ressort du plan PC 2.4 du dossier de demande de permis de construire que sont prévus des dispositifs de recueil, de collecte et d'évacuation des eaux pluviales, une structure de rétention enterrée étant prévue à cette fin au nord-ouest de cette voie. Toutefois, il ressort de la notice architecturale que l'ensemble des cheminements, piétonniers comme pour les véhicules, sont réalisés en matériaux imperméables (béton balayé et enrobé noir), la société pétitionnaire ne faisant état d'aucune impossibilité technique à la réalisation de revêtements perméables. Dans ces conditions, si le projet satisfait aux exigences du premier et du troisième alinéa de l'article précité, ainsi qu'à celles qui sont relatives à l'écoulements des eaux pluviales de la voie publique, le requérant est fondé à soutenir que le permis de construire délivré méconnaît les dispositions de cet article selon lesquelles les accès doivent être réalisés avec des matériaux perméables.

En ce qui concerne l'article UA 3 du règlement applicable à la zone Uab du plan local d'urbanisme relatif aux voies en impasse :

24. Aux termes de l'article UA 3.3 du règlement du PLU : " Les voies en impasse de plus de 50 mètres au-delà de l'alignement de la voie publique, devront être aménagées dans leur partie terminale afin de permettre aux véhicules privés et à ceux des services publics (lutte contre l'incendie, enlèvement des ordures ménagères, ambulances) de faire demi-tour aisément et être conçues de manière à désenclaver les parcelles arrières qui n'auraient pas accès ou de droit de passage. La palette de retournement devra avoir un rayon de braquage de 7, 50

mètres minimum ".

25. Si le requérant fait valoir que la voie de circulation interne au projet, desservant les bâtiments B et C, serait une voie en impasse, il ressort des pièces du dossier que cette voie reliera la rue de l'hôpital au sud, à la route du lac au nord par un espace de parking ouvert à la circulation public, et à la rue de la Soubretière à l'Ouest. Par suite, le requérant ne peut utilement se prévaloir des dispositions précitées uniquement applicables aux voies en impasse.

En ce qui concerne l'article UA 4.5 du règlement applicable à la zone Uab du plan local d'urbanisme relatif à la défense incendie :

26. Aux termes de l'article 4.5 du règlement applicable à la zone Uab du plan local d'urbanisme : " La défense incendie doit pouvoir être assurée conformément aux dispositions réglementaires en vigueur ".

27. Il ressort d'une part, des pièces du dossier que le permis de construire contesté est assorti de la prescription émise par le service départemental d'incendie et de secours de Loire-Atlantique dans son avis du 22 juillet 2021, ayant pour objet, s'agissant du bâtiment B de " garantir la desserte par une voie engins située à moins de 50 mètres de l'entrée du bâtiment par un cheminement praticable d'une largeur minimale de 1,80m ". D'autre part, si la voie interne de desserte de ce bâtiment ne présente pas de plateforme de retournement, cette voie n'est pas en impasse. Dans ces conditions, compte tenu des caractéristiques du projet et en assortissant la délivrance du permis de construire sollicité de la prescription précédemment rappelée, le maire de Savenay a fait une exacte application des dispositions de l'article UA 4.5 du plan local d'urbanisme.

En ce qui concerne l'article UA 12 du règlement applicable à la zone Uab du plan local d'urbanisme relatif au stationnement :

28. En premier lieu, le projet de constructions prévoit la création de 99 places de stationnement. Il ressort d'une part, des pièces du dossier que pour les 39 logements sociaux sont prévues 39 places de stationnement, conformément aux dispositions précitées de l'article L. 151-35 du code de l'urbanisme. D'autre part, le nombre de 33 places de stationnement dédiés aux logements en accession libre a été calculé en prévoyant une place par 50 m2 de surface de plancher et une place supplémentaire pour visiteur par groupe de trois logements. Enfin, le projet prévoit 27 places de stationnement dédiées à la résidence services séniors de 87 logements, dont 13 sont mutualisées avec les places visiteurs prévues pour les logements en accession libre. Au regard des éléments de comparaison avec le fonctionnement d'autres résidences services séniors fournis en défense et qui ne sont pas sérieusement remis en cause par le requérant, et dès lors que les interventions des personnels notamment de santé et les visites familiales des résidents dont seule une très faible minorité est véhiculée, se déroulent pour l'essentiel sur des temps différents durant la journée et la semaine, l'estimation des besoins réels de stationnement de cette résidence apparaît proportionné. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué méconnaîtrait les dispositions de l'article UA 12 citées au point 11 ci-dessus.

29. En second lieu, aux termes de l'article UA 12 du règlement applicable à la zone Uab du plan local d'urbanisme : " Pour l'aménagement d'une aire de stationnement collectif d'au moins 10 emplacements, le maître d'ouvrage devra proposer tout système de régulation du ruissellement des eaux de pluie, conformément aux dispositions de l'article 4 du présent règlement, ainsi que les dispositifs et moyens propres à assurer la protection du milieu naturel vis-à-vis du risque de pollution par hydrocarbure ".

30. Il ressort de la planche PC 2.4 que le projet prévoit que les aires de stationnement collectif créées disposent de dispositifs de recueil, de collecte et de régulation des eaux de ruissellement dirigées vers des bassins aériens de rétention. Toutefois, il ne ressort d'aucun élément au dossier que le projet prévoirait effectivement, sur ces aires de stationnement collectif d'au moins 10 places, des dispositifs ou moyens pour assurer la protection du milieu naturel vis-à-vis du risque de pollution par hydrocarbures. Le permis de construire délivré n'est assorti d'aucune prescription sur ce point. Dans ces conditions, le requérant est fondé à soutenir que l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions précitées, en tant qu'il ne prévoit pas, pour les aires de stationnement aériennes de plus de dix places de dispositifs et moyens propres à assurer la protection du milieu naturel vis-à-vis du risque de pollution par hydrocarbures.

En ce qui concerne l'article UA 13 du règlement applicable à la zone Uab du plan local relatif aux aménagements paysagers :

31. Aux termes de l'article UA 13.2 du règlement applicable à la zone Uab du plan local d'urbanisme : " les aires de stationnement devront faire l'objet d'un aménagement paysager intégrant la plantation d'arbres de haute tige ".

32. Il ressort des pièces du dossier si le projet prévoit des plantations à proximité, les aires de stationnement aériennes ne font en elles-mêmes l'objet d'aucun aménagement paysager. Le requérant est donc fondé à soutenir que l'arrêté attaqué méconnaît ces dispositions.

33. Il résulte de tout ce qui précède que le permis de construire attaqué méconnaît les dispositions de l'article UA 3-3.2 du règlement applicable à la zone Uab du plan local d'urbanisme selon lesquelles " les accès () doivent être réalisés avec des matériaux perméables, sauf impossibilité technique ", en tant que les matériaux des accès aux trois bâtiments, piétonniers et pour les véhicules, sont en matériaux imperméables, méconnaît également les dispositions de l'article UA 12 de ce règlement selon lesquelles " Pour l'aménagement d'une aire de stationnement collectif d'au moins 10 emplacements, le maître d'ouvrage devra proposer () les dispositifs et moyens propres à assurer la protection du milieu naturel vis-à-vis du risque de pollution par hydrocarbure ", faute de prévoir de tels dispositifs ou moyens pour les deux aires de stationnement aériennes des bâtiments d'au moins 10 places, et méconnaît enfin celles de l'article 13.2 de ce règlement selon lesquelles " les aires de stationnement devront faire l'objet d'un aménagement paysager intégrant la plantation d'arbres de haute tige ", en tant que le projet ne prévoit aucun aménagement de ce type.

34. Aux termes de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5-1, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable, estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice n'affectant qu'une partie du projet peut être régularisé, limite à cette partie la portée de l'annulation qu'il prononce et, le cas échéant, fixe le délai dans lequel le titulaire de l'autorisation pourra en demander la régularisation, même après l'achèvement des travaux. Le refus par le juge de faire droit à une demande d'annulation partielle est motivé ".

35. Les illégalités mentionnés au point 33 affectent des parties identifiables du projet de construction autorisée et peuvent être régularisées par un permis de construire qui n'apporterait pas au projet un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même. Il y a lieu en conséquence d'annuler l'arrêté du 22 juillet 2021 par lequel le maire de Savenay a délivré un permis de construire à la société AIRIS Pays de Loire, en tant seulement qu'il ne prévoit ni des accès aux trois bâtiments en matériaux perméables, ni, pour l'aménagement des deux aires de stationnement d'au moins 10 emplacements, des dispositifs et moyens propres à assurer la protection du milieu naturel vis-à-vis du risque de pollution par hydrocarbures, ni d'aménagement paysager des aires de stationnement aériennes. Il y a lieu de fixer à trois mois à compter de la notification du présent jugement le délai dans lequel la société ARIS Pays de Loire pourra, en application des dispositions précitées, en demander la régularisation.

Sur les frais liés au litige :

36. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soient mises à la charge du requérant, qui n'est pas, dans la présente instance, partie perdante, les sommes que la commune de Savenay et la société pétitionnaire demandent au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Savenay le versement à M. A la somme de 1 500 euros au titre de ces dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 22 juillet 2021 est annulé en tant qu'il prévoit des accès aux trois bâtiments en matériaux imperméables, qu'il ne prévoit ni des accès aux trois bâtiments en matériaux perméables, ni, pour l'aménagement des deux aires de stationnement d'au moins 10 emplacements, des dispositifs et moyens propres à assurer la protection du milieu naturel vis-à-vis du risque de pollution par hydrocarbures, ni d'aménagement paysager des aires de stationnement aériennes.

Article 2 : La SASU AIRIS Pays de Loire dispose d'un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement pour présenter une demande de permis de construire de régularisation.

Article 3 : La commune de Savenay versera la somme de 1 500 euros à M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A, à la commune de Savenay et à la société AIRIS Pays de Loire.

Délibéré après l'audience du 22 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. B de Baleine, président,

Mme Thomas, première conseillère,

Mme Milin, première conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 décembre 2022.

La rapporteure,

S. C

Le président,

A. B DE BALEINE La greffière,

J. DIONIS

La République mande et ordonne

au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui la concerne

ou à tous commissaires de justice à ce

requis en ce qui concerne les voies de droit commun

contre les parties privées, de pourvoir

à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

le greffier

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions