vendredi 23 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2200910 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | POLLONO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 24 janvier 2022 et le 31 mai 2022, Mme A D et M. B E, agissant en leurs noms propres et au nom de l'enfant F E, représentés par Me Pollono, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 8 septembre 2021 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a confirmé la décision implicite de l'autorité consulaire française à Kampala (Ouganda) refusant de délivrer des visas à M. E et à la jeune F E au titre de la réunification familiale ;
2°) à titre principal, d'enjoindre au ministre de l'intérieur de délivrer les visas sollicités, ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de la demande dans le délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 800 euros au profit de leur conseil, qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles L. 761 1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Ils soutiennent que :
- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- cette même décision est entachée d'une erreur d'appréciation, tant au regard des actes d'état civil produits que du lien familial issu d'une part, du concubinage existant entre les requérants et d'autre part, de la filiation établie avec l'enfant F E ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 mai 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme D et M. E ne sont pas fondés.
Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 27 janvier 2022.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme G,
- les conclusions de M. Kaczynski, rapporteur public,
- et les observations de Me Pollono, avocate de Mme D et M. E.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A D, ressortissante rwandaise, née le 12 décembre 1998, s'est vue reconnaître la qualité de réfugiée par une décision de l'office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 13 juin 2018. M. E, ressortissant ougandais, né le 5 octobre 1991, qu'elle présente comme " son compagnon " et l'enfant F E qu'elle présente comme sa fille, ont déposé des demandes de visas de long séjour auprès des autorités consulaires françaises à Kampala (Ouganda) qui les ont refusées implicitement. Par une décision du 8 septembre 2021, dont les requérants demandent l'annulation, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre cette décision consulaire.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 8 septembre 2021 :
2. Aux termes de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale : () 2° Par son concubin, âgé d'au moins dix-huit ans, avec lequel il avait, avant la date d'introduction de sa demande d'asile, une vie commune suffisamment stable et continue ; 3° Par les enfants non mariés du couple, n'ayant pas dépassé leur dix-neuvième anniversaire. / Si le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire est un mineur non marié, il peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint par ses ascendants directs au premier degré, accompagnés le cas échéant par leurs enfants mineurs non mariés dont ils ont la charge effective. / L'âge des enfants est apprécié à la date à laquelle la demande de réunification familiale a été introduite. ". Aux termes de l'article L. 561-4 du même code : " Les articles L. 434-1, L. 434-3 à L. 434-5 et le premier alinéa de l'article L. 434-9 sont applicables () ". Aux termes de l'article L. 561-5 de ce même code : " Les membres de la famille d'un réfugié ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire sollicitent, pour entrer en France, un visa d'entrée pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois auprès des autorités diplomatiques et consulaires, qui statuent sur cette demande dans les meilleurs délais. Ils produisent pour cela les actes de l'état civil justifiant de leur identité et des liens familiaux avec le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire. / En l'absence d'acte de l'état civil ou en cas de doute sur leur authenticité, les éléments de possession d'état définis à l'article 311-1 du code civil et les documents établis () peuvent permettre de justifier de la situation de famille et de l'identité des demandeurs. Les éléments de possession d'état font foi jusqu'à preuve du contraire. () ".
3. Le premier alinéa de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que la vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. Aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ". Il résulte des dispositions de cet article que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis.
4. Il ressort des termes de la décision attaquée que, pour rejeter les demandes de visa de long séjour présentées par M. E, pour son compte et le compte de son enfant mineure, F E née le 3 janvier 2015, en qualité de membres de famille de réfugié, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a estimé que l'identité de ces derniers et leurs liens familiaux avec la réfugiée n'étaient pas établis. Elle fonde sa décision d'une part, sur le fait qu'" il existe des discordances entre les énonciations du certificat de naissance, au demeurant tardif, de M. B E et les informations données à l'OFPRA lors de la demande de réunification ", et d'autre part, sur l'inconstance des " déclarations de Mme D, quant à sa situation familiale à l'OFPRA lors de la procédure de réunification familiale en 2017, puis lors de sa première demande de visa et lors de la présente demande de visa ". Enfin, elle fonde sa décision également sur le motif tiré de l'absence d'éléments probants de possession d'état des demandeurs de visas dès lors que la réunifiante réside en France depuis 2017.
5. Dans son mémoire en défense, le ministre fait également valoir le motif de refus tiré, en ce qui concerne la demande de visa de F E, du caractère apocryphe de l'acte de naissance, établi trois ans après la naissance, alors que le délai de déclaration imposé par la législation ougandaise est de trois mois.
En ce qui concerne F E :
6. Pour justifier de l'identité de la demandeuse de visa et de son lien de filiation avec Mme D, les requérants ont produit un passeport et la copie d'un " birth certificate " établi le 18 novembre 2019 sous le n° 20191105-003, mentionnant que l'enfant F E, née le 3 janvier 2015, a pour mère Mme D. Ils versent également au débat des justificatifs de voyage pour l'Ouganda de Mme C, mère de Mme D, une photographie avec une petite fille, dont la photographie correspondant à celle du passeport, et des éléments relatifs à la scolarité de la demandeuse de visa. Le ministre de l'intérieur fait valoir en défense, sans contester l'authenticité du passeport, que le certificat de naissance n'aurait pas un caractère probant dès lors qu'en Ouganda, la déclaration des naissances doit se faire dans les trois mois suivants la naissance de l'enfant auprès de la " National Identification Registration Authority ". Toutefois, en se bornant à produire d'une part, la loi locale de 1973 sur l'enregistrement des naissances et des décès qui prescrit que les naissances doivent être déclarées dans les trois mois mais qui autorise une prolongation de ce délai dans certaines circonstances, et d'autre part, la loi du 26 mars 2015 sur l'enregistrement des personnes qui dispose que les naissances doivent être déclarées immédiatement, sans préciser laquelle de ces législations locales serait applicable à l'enregistrement de la jeune F, née le 3 janvier 2015, le ministre n'établit pas qu'au-delà du délai d'enregistrement fixé par ces textes les actes d'état civil délivrés n'auraient pas de caractère probant. La circonstance que l'acte de naissance ait été délivré tardivement, soit trois ans et demi après la naissance de la jeune F n'est donc pas de nature à remettre en cause tout caractère probant. Dans ces conditions, la commission de recours a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en refusant de délivrer à F E un visa de long séjour.
En ce qui concerne M. E :
7. Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
8. M. E a produit à l'appui de sa demande de visa un certificat de naissance, un permis de conduire, une carte nationale d'identité en cours de validité et un passeport, établi le 14 janvier 2020 par les autorités locales ougandaises, mentionnant tous son identité déclarée et en particulier, sa date de naissance au 5 octobre 1991. Si le certificat de naissance précité a été établi tardivement, soit près de trente ans après la naissance de l'intéressé et si les déclarations auprès de l'OFPRA de Mme D au moment de la demande de réunification sur l'identité des parents biologiques de M. E, sur lesquelles elle est revenue dans un courrier du 9 décembre 2020, et le jour de sa naissance sont inexactes, ces circonstances ne suffisent pas en l'espèce à ôter tout caractère probant aux autres documents produits dès lors que l'authenticité de ces derniers, en particulier du passeport de M. E, prouvant son identité n'est pas contestée par le ministre.
9. Pour justifier du lien familial existant entre Mme D, la réunifiante, et M. E, les requérants se bornent à verser aux débats des attestations de proches qui font état d'une relation amoureuse entre 2014 et 2017 ainsi que d'une vie commune, par intermittence, au regard de la situation de Mme D, alors lycéenne et pensionnaire de son établissement scolaire, pendant sa grossesse et après la naissance de l'enfant F, ainsi que quelques échanges de courriels datés de 2021, trois photographies et des copies de mandats financiers réalisés entre 2020 et 2021. Par ailleurs, le ministre fait valoir que Mme D a fait preuve d'inconstance dans ses déclarations, auprès de l'OFPRA, quant à sa situation familiale et qu'il n'y aurait aucun lien entre elle et M. E. Il ressort effectivement des pièces du dossier que Mme D n'a déclaré M. E à l'OFPRA comme son concubin que postérieurement à la reconnaissance de sa qualité de réfugiée. Mme D explique cette circonstance par le fait qu'elle était très jeune au moment de sa grossesse et a entendu dissimuler sa situation à sa propre mère. En tout état de cause, les documents apportés ne permettent pas d'établir l'existence d'une vie commune suffisamment stable et continue avant la date de demande d'asile de Mme D. Cependant, il ressort des pièces du dossier, notamment aux justificatifs de scolarité de la jeune F ainsi qu'une attestation très circonstanciée, rédigée par M. E, sur l'hébergement, le suivi médical et les soins qu'il apporte à cette enfant, que M. E contribue à l'entretien et l'éducation de son enfant, depuis le départ de Mme D. Dans les circonstances particulières de l'espèce, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relatives aux droits de l'enfant doit être accueilli.
10. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que M. E et Mme D sont fondés à demander l'annulation de la décision du 8 septembre 2021.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
11. Le présent jugement implique nécessairement qu'il soit procédé à la délivrance des visas sollicités, dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction de l'astreinte demandée par les requérants.
Sur les frais liés au litige :
12. Mme D ayant obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que l'intéressé renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat de mettre à la charge de celui-ci, au bénéfice du conseil du requérant, la somme de 1 200 euros au titre des frais non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visas du 8 septembre 2021 est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer à M. E et à l'enfant F E des visas de long séjour dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à Me Pollono, avocate de Mme D et M. E, la somme de1 200 (mille deux cents) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Pollono renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D, à M. B E et au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 2 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Douet, présidente,
Mme Roncière, première conseillère,
Mme Chatal, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 septembre 2022.
La rapporteure,
M.-A. RONCIERE
La présidente,
H. DOUET La greffière,
A.-L. LE GOUALLEC
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026