mardi 8 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2200991 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | LEUDET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 25 janvier 2022 et le 15 septembre 2022, M. A C, représenté par Me Leudet, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 17 décembre 2021 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, laquelle obligation fixe le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque ce délai sera expiré ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer une carte de séjour temporaire " vie privée et familiale " dans les quinze jours de la notification du jugement à rendre et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans les quinze jours de la notification du jugement à rendre et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ainsi que de réexaminer sa situation dans les deux mois de cette notification et sous la même astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 800 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ;
- la décision refusant le séjour est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation au regard de l'article R. 431-10 du code des relations entre le public et l'administration ;
- les autorités bangladaises n'ont pas été saisies et le préfet aurait dû les saisir ;
- sa situation n' a pas fait l'objet d'un examen réel et sérieux et l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a été méconnu ;
- l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ont été méconnus ;
- le refus de séjour est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- l'obligation de quitter le territoire français est illégale en conséquence ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la fixation du délai de départ volontaire est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale en conséquence.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 septembre 2022, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 27 janvier 2022.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B de Baleine, président,
- les observations de Me Leudet, avocate de M. C,
- les observations de M. C.
Considérant ce qui suit :
1. Le requérant, se disant M. A C ainsi que ressortissant bangladais né le 15 décembre 2003, est, selon ses déclarations, arrivé sur le territoire français le 17 septembre 2019, sans justifier d'une entrée régulière. Par une ordonnance du 7 novembre 2019, le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Pontoise l'a placé provisoirement au service de l'aide sociale à l'enfance. Par une ordonnance du 20 juillet 2020, le juge aux affaires familiales chargé des tutelles des mineurs du tribunal judiciaire de Nantes a ouvert à l'endroit de l'intéressé une tutelle d'Etat, en confiant cette tutelle au président du conseil départemental de la Loire-Atlantique. Le 6 octobre 2021, M. C a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'une carte de séjour temporaire, en se prévalant des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relative à la situation des étrangers confiés à l'aide sociale à l'enfance au plus tard à l'âge de seize ans, et de celles de l'article L. 435-1 de ce code, relatives à l'admission exceptionnelle au séjour. Par l'arrêté du 17 décembre 2021 dont il demande l'annulation, le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de départ volontaire de trente jours, laquelle fixe le pays de destination en cas de reconduite d'office à l'issue de ce délai.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
2. Aux termes de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur son insertion dans la société française. ".
3. Pour refuser à M. C la délivrance d'une carte de séjour temporaire au titre de l'article L. 423-22 précité, le préfet de la Loire-Atlantique s'est prononcé au seul motif que M. C ne peut être regardé comme justifiant de son état civil au sens des dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et que, de ce fait, il n'est pas établi que le requérant était effectivement âgé de moins de seize ans à la date à laquelle il a été placé à l'aide sociale à l'enfance.
4. Aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies à l'article 47 du code civil. ". Selon ce dernier : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. Celle-ci est appréciée au regard de la loi française. ". Il résulte de ces dispositions qu'il n'appartient pas aux autorités administratives françaises de mettre en doute le bien-fondé d'un acte d'état civil étranger, hormis le cas où le document produit aurait un caractère frauduleux. La force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit, en conséquence, se fonder sur l'ensemble des éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis.
5. En outre, l'article R. 431-10 du code civil dispose : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiants de son état civil ; / () / La délivrance du premier récépissé et l'intervention de la décision relative au titre de séjour sollicité sont subordonnées à la production de ces documents. / () ".
6. Pour justifier de son âge, le requérant a produit un document se présentant comme étant un certificat de naissance bangladais le concernant dressé le 24 septembre 2013 par le bureau d'enregistrement des naissances et décès de " Tukerbazar Union Parishad " et signé du président (chairman) de l'Union Parishad de Tukerbazar. Selon ce document, le requérant est né le 15 décembre 2003 à Posh Chim Darsha, Kamal Bazar, Jalalabad, Sylhet. Il produit également un document se présentant comme étant un " birth registration record verification " reprenant les mentions portées sur le document présenté comme étant ce certificat de naissance.
7. Il résulte de l'instruction que le certificat de naissance ainsi présenté a effectivement été dressé le 24 septembre 2013 par l'autorité bangladaise dont il fait état et a été ensuite enregistré sous le même numéro dans la base de données de l'état civil bangladais (" Birth Registration Information System ", BRIS), d'ailleurs librement accessible en ligne. Il en résulte que ce certificat de naissance présente un caractère authentique.
8. Contrairement à ce dont fait mention l'arrêté attaqué, les autorités bangladaises, qui n'ont pas été saisies d'une demande de vérification concernant ce certificat de naissance, n'ont pas estimé qu'il serait irrégulier pour avoir été dressé par une autorité incompétente à cet effet. En revanche, l'agent consulaire de l'ambassade de France à Dacca a, le 6 décembre 2021, indiqué que cet acte est irrégulier dès lors que la commune de Tukerbazar n'avait pas compétence pour l'établir. Il ne ressort pas du dossier que, pour apporter cette réponse, l'agent consulaire se serait fondée sur des informations émanant des autorités bangladaises elles-mêmes.
9. Il ressort des pièces du dossier que le 4 du chapitre 2 de la loi bangladaise du 7 décembre 2004 sur l'enregistrement des naissances et des décès prévoit que l'autorité compétente pour enregistrer les naissances et les décès est, dans le cas d'une personne née ou décédée dans la circonscription d'une Union Parishad, ou y résidant de manière permanente, le président de l'Union Parishad ou tout officier ou membre délégué par lui. Le préfet de la Loire-Atlantique soutient que le certificat de naissance établi le 24 septembre 2013 a été dressé par une autorité incompétente, dès lors que M. C n'est pas né dans la circonscription de l'Union Parishad de Tukerbazar et n'y résidait pas de manière permanente, le document présenté faisant état d'une adresse permanente ailleurs que dans l'Union Parishad de Tukerbazar. Toutefois, ce document indique que le requérant est né à " Posh Chim Darsha, Kamal Bazar, Jalalabad, Sylhet ". Il est constant que les trois premiers de ces toponymes désignent des lieux faisant partie au Bangladesh de Sylhet, qui désigne le chef-lieu de la division de Sylhet, cette division elle-même et le district du même nom., le (r) du 2 du chapitre 1 de cette loi du 7 décembre 2004 spécifiant que Sylhet est une " City Corporation ". Il est également constant que Tukerbazar est une " Union Parishad " faisant partie de Sylhet. En revanche, le dossier ne permet pas, au sein de Sylhet, de localiser " Posh Chim Darsha, Kamal Bazar, Jalalabad ", en particulier par rapport à Tukerbazar, que ce soit en 2003 ou en 2013. Il ne permet pas davantage, faute d'indication quant à la circonscription ou subdivision administrative à laquelle correspondraient ces trois toponymes, de les rattacher à l'un ou l'autre des cinq cas énumérés au 4 du chapitre 2 de la loi locale, qui est applicable aux naissances antérieures à sa promulgation, ainsi d'ailleurs que le prévoit le second alinéa du 13 du chapitre 2. Dans ces conditions, faute en particulier qu'il ressorte du dossier que le lieu désigné par ces trois patronymes n'aurait pas en fait, en 2003 ou en 2013, été inclus dans l'Union Parishad de Tukerbazar, il ne peut être tenu pour avéré que ce certificat de naissance, dûment enregistré dans la base BRIS, aurait été dressé par une autorité territorialement incompétente et serait, pour cette raison, irrégulier. En outre, si le préfet de la Loire-Atlantique fait également valoir qu'une signature figurant dans un cachet en date du 5 septembre 2019 dédié à la certification du sceau apposé sur le certificat ainsi que de la signature du Registrar et émanant d'une agent consulaire du ministère bangladais des affaires étrangères serait falsifiée, cette falsification ne ressort pas de la comparaison entre cette signature et des spécimens de la signature de cette agent consulaire que présente le préfet, cette signature et ces spécimens apparaissant, en réalité, identiques. Dès lors, le certificat de naissance dressé le 24 septembre 2013 présente un caractère authentique et son irrégularité ne ressort pas des pièces du dossier. En conséquence et conformément à l'article 47 du code civil, ce document fait foi notamment quant à la date de naissance qu'il mentionne. Par suite, le requérant est fondé à soutenir que c'est à tort que, pour refuser de lui délivrer le titre de séjour prévu à l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de la Loire-Atlantique a considéré que l'intéressé n'a pas justifié de son état civil et qu'il n'est pas établi qu'il était effectivement âgé de moins de seize ans à la date à laquelle il a été placé à l'aide sociale à l'enfance.
10. Il résulte de ce qui précède que le requérant est fondé à demander l'annulation de la décision lui refusant la délivrance de ce titre de séjour. L'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de destination en cas d'éloignement d'office doivent, en conséquence, être de même annulées.
11. L'annulation prononcée par le présent jugement implique que soit délivrée à M. C la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " prévue à l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans un délai qu'il y a lieu de fixer à deux mois. Dans l'attente de cette délivrance, le préfet délivrera à l'intéressé une autorisation provisoire de séjour. Cette dernière autorisera l'intéressé à exercer une activité professionnelle, conformément au 3° de l'article R. 431-14 du même code.
Sur les frais liés au litige :
12. Il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Leudet de la somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
D É C I D E :
Article 1er : L'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 17 décembre 2021 est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de délivrer à M. A C une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans les deux mois de la notification du présent jugement et, dans l'attente de cette délivrance et sans délai à compter de cette notification, de le munir d'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à exercer une activité professionnelle.
Article 3 : L'Etat versera à Me Leudet la somme de 1 200 euros au titre de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Leudet.
Délibéré après l'audience du 18 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. B de Baleine, président,
Mme Thomas, première conseillère,
Mme Milin, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 novembre 2022.
Le président-rapporteur,
A. B DE BALEINEL'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
S. THOMAS
La greffière,
L. LÉCUYER
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026