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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2201033

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2201033

mercredi 23 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2201033
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantRODRIGUES DEVESAS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 janvier 2022, M. D B, représenté par

Me Rodrigues Devesas, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 28 juin 2021 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours ;

2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour, ou subsidiairement, de réexaminer sa demande, dans un délai de 15 jours courant de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 75 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros par application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

Le refus de séjour :

- n'a pas été signé par une autorité compétente ;

- n'est pas suffisamment motivé ;

- a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière ; il n'est pas établi que le médecin rapporteur n'ait pas siégé au sein du collège de médecins auteur de l'avis du 20 avril 2021 ; il n'est pas établi que l'avis résulte d'une délibération collégiale ;

- est entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

-méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; il est en France depuis 3 ans, a un enfant né à Nantes le 26 mai 2018 et est inséré professionnellement (CDI depuis mars 2021) ;

La décision portant obligation de quitter le territoire :

-n'a pas été signée par une autorité compétente ;

- n'est pas suffisamment motivée ;

- a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière ;

- méconnaît le 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 octobre 2022, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du

4 janvier 2022.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Le rapport de Mme Loirat, présidente-rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. D B, ressortissant nigérian né le 16 février 1993, déclare être entré en France le 16 décembre 2018. Sa demande d'admission au statut de réfugié a été rejetée par l'OFPRA le 30 avril 2019, puis par la Cour nationale du droit d'asile le 31 août 2020 et sa demande de réexamen de sa demande d'asile a été déclarée irrecevable par l'OFPRA le 28 décembre 2020. M. B a sollicité un titre de séjour en raison de son état de santé. Par un arrêté du 28 juin 2021, dont M. B demande l'annulation, le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour et a assorti sa décision d'une obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il sera susceptible d'être éloigné d'office.

Sur les moyens communs aux décisions contestées :

2. En premier lieu, l'arrêté contesté a été signé par Mme C, directrice des migrations et de l'intégration à la préfecture de la Loire-Atlantique. Par un arrêté du 18 mars 2021 paru au recueil des actes administratifs de la préfecture du lendemain, le préfet lui a donné délégation à l'effet de signer notamment les décisions portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire et fixation des pays de destination. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire des décisions attaquées manque en fait.

3. En second lieu, l'arrêté attaqué vis notamment les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les articles L. 425-9 et L. 611-1 (3°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il rappelle les conditions d'entrée et de séjour en France de M. B et le rejet définitif de sa demande d'asile. Il indique que, par un avis du 20 avril 2021 le collège de médecins de l'OFII a estimé que l'état de santé de l'intéressé nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut ne devrait pas avoir de conséquences d'une exceptionnelle gravité et, qu'au vu de la fiche pays établie par le ministère de l'intérieur, M. B devrait pouvoir recevoir au Nigéria les soins et traitements qui lui sont nécessaires. L'arrêté attaqué relève que l'intéressé ne justifie pas de liens particulièrement intenses et anciens sur le territoire, qu'aucun obstacle socio-professionnel ne l'empêche de rejoindre le Nigéria, où il ne justifie pas être dépourvu d'attaches. Il constate en outre que

M. B ne justifie pas être exposé à des traitements prohibés par la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour au Nigéria. L'arrêté contesté comporte ainsi un énoncé suffisant des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Dès lors, le moyen tiré de son insuffisante motivation doit être écarté.

Sur la légalité du refus de titre de séjour :

4. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. / Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée. () ". Aux termes de l'article R. 313-22 du même code, alors en vigueur, dont les dispositions sont reprises, depuis le 1er mai 2021, à l'article R. 425-11 : " Pour l'application du 11° de l'article L. 313-11, le préfet délivre la carte de séjour au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ". Aux termes R. 425-11 du même code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. / Les orientations générales mentionnées au troisième alinéa de l'article L. 425-9 sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé. ". Enfin, aux termes de l'article R. 425-12 de ce code : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article. Le médecin de l'office peut solliciter, le cas échéant, le médecin qui suit habituellement le demandeur ou le médecin praticien hospitalier. Il en informe le demandeur. Il peut également convoquer le demandeur pour l'examiner et faire procéder aux examens estimés nécessaires. Le demandeur présente au service médical de l'office les documents justifiant de son identité. A défaut de réponse dans le délai de quinze jours, ou si le demandeur ne se présente pas à la convocation qui lui a été fixée, ou s'il n'a pas présenté les documents justifiant de son identité le médecin de l'office établit son rapport au vu des éléments dont il dispose et y indique que le demandeur n'a pas répondu à sa convocation ou n'a pas justifié de son identité. Il transmet son rapport médical au collège de médecins. () ". Enfin, aux termes de l'article R. 425-13 du code : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. / Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. / L'avis est rendu par le collège dans un délai de trois mois à compter de la transmission du certificat médical. Lorsque le demandeur n'a pas présenté au médecin de l'office ou au collège les documents justifiant son identité, n'a pas produit les examens complémentaires qui lui ont été demandés ou n'a pas répondu à la convocation du médecin de l'office ou du collège qui lui a été adressée, l'avis le constate. / L'avis est transmis au préfet territorialement compétent, sous couvert du directeur général de l'office. ".

5. En premier lieu, il résulte des dispositions citées au point précédent que l'avis émis par le collège des médecins de l'OFII doit être rendu à l'issue d'une délibération pouvant prendre la forme, soit d'une réunion, soit d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. Le caractère collégial de cette délibération constitue une garantie pour le demandeur de titre de séjour. Préalablement à l'avis rendu par ce collège d'experts, un rapport médical, relatif à l'état de santé de l'étranger intéressé et établi par un médecin instructeur, doit lui être transmis. Le médecin instructeur à l'origine de ce rapport médical ne doit pas siéger au sein du collège de médecins qui rend l'avis transmis au préfet. Il appartient à l'autorité administrative de se prononcer sur la demande de titre de séjour présentée en qualité d'étranger malade au vu de l'avis émis par le collège de médecins.

6. Il ressort des pièces du dossier, notamment de l'avis du collège des médecins de l'OFII du 20 avril 2021 et de son bordereau de transmission, que le rapport médical a été établi le

11 mars 2021 par un médecin qui ne faisait pas partie de ce collège, et transmis à ce dernier le

24 mars suivant. Dès lors, il est établi que le médecin instructeur n'a pas siégé au sein du collège des médecins de l'OFII. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que l'avis concernant M. B a été signé par les trois médecins composant le collège de médecins de l'OFII et revêt la mention : " Après en avoir délibéré, le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration émet l'avis suivant ". Cette mention fait foi jusqu'à preuve du contraire, non apportée en l'espèce. Le moyen tiré du vice entachant la procédure suivie devant l'OFII doit donc être écarté en toutes ses branches.

7. En deuxième lieu, la partie qui justifie d'un avis du collège de médecins de l'OFII venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.

8. Pour refuser la délivrance du titre de séjour sollicité par M. B en raison de son état de santé sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de la Loire-Atlantique s'est notamment fondé sur l'avis émis par le collège de médecins de l'OFII du 20 avril 2021, qui a estimé que si l'état de santé du requérant nécessitait une prise en charge médicale, le défaut d'une telle prise en charge ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité. Il ressort des termes de la décision attaquée que le préfet de la Loire-Atlantique a tout de même vérifié, au vu de la fiche pays établie par le ministère de l'intérieur, que M. B pourrait disposer effectivement au Nigéria des soins qui lui sont nécessaires. Le moyen tiré de l'erreur de droit résultant de ce que cette autorité se serait estimée en situation de compétence liée doit donc être écarté. D'autre part, les documents médicaux versés à l'instance par le requérant ne permettent pas d'infirmer l'avis du collège de médecins de l'OFII sur l'absence de gravité exceptionnelle de sa pathologie. Il en résulte que le moyen tiré de ce que le requérant ne pourrait pas effectivement bénéficier des soins qui lui sont nécessaires au Nigéria, est inopérant. Et, si le requérant soutient que ses troubles psychiques sont constitutifs d'un syndrome post-traumatique faisant obstacle à ce qu'il puisse être soigné au Nigéria, il ne l'établit aucunement. Par suite, le préfet de la Loire-Atlantique n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant de délivrer à M. A le titre de séjour qu'il sollicitait en qualité d'étranger malade.

9. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

10. S'il ressort des pièces du dossier que M. B est en France depuis 2018, il est constant qu'il s'est maintenu de manière irrégulière après le rejet définitif de sa demande d'asile. Pour contester la décision attaquée, il se prévaut de ce qu'il a un enfant né en France le

26 mai 2018, qu'il a reconnu huit mois plus tard selon les dires non démentis du préfet. Le requérant n'établit toutefois ni vivre avec la mère de l'enfant, dont la demande d'asile a au demeurant été définitivement rejetée et est en situation de séjour irrégulier, ni contribuer à l'entretien ou l'éducation de cet enfant. Par ailleurs, si le requérant se prévaut d'un contrat de travail en CDI et à temps complet conclu en mars 2021 comme manutentionnaire, ce contrat, signé trois mois avant la décision attaquée, ne suffit pas à établir son insertion professionnelle. M. B ne peut être ainsi regardé comme ayant noué des liens particulièrement intenses, anciens et stables sur le territoire national. Et il ne démontre pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, où résident notamment ses parents. Ainsi, le refus de titre de séjour qui lui a été opposé ne peut être regardé comme portant à son droit au respect de sa vie privée et familiale, une atteinte disproportionnée au regard de ses motifs. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, doit donc être écarté.

Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire :

11. D'une part, il résulte de ce qui a été dit au point 6 que la procédure suivie devant l'OFII a été régulière. D'autre part, compte tenu des motifs exposés au point 8, M. B n'est pas fondé à soutenir que son état de santé ferait obstacle à son éloignement. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit donc être également écarté.

12. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée en toutes ses conclusions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2: Le présent jugement sera notifié à M. D B, à Me Rodrigues Devesas et au préfet de la Loire-Atlantique.

Délibéré après l'audience du 9 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Loirat, présidente,

M. Gauthier, premier conseiller,

M. Marowski, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 novembre 2022.

La présidente-rapporteure,

C. LOIRATL'assesseur le plus ancien

dans l'ordre du tableau,

E. GAUTHIERLa greffière,

P. LABOUREL

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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