mercredi 7 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2201041 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | BOURGEOIS |
Vu la procédure suivante :
A une requête enregistrée le 26 janvier 2022, Mme C B, représentée A Me Bourgeois, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 3 août 2021 A lequel le préfet de la Vendée a refusé de lui délivrer un titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de 30 jours ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ou, subsidiairement, de réexaminer sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
La décision de refus de séjour :
- n'est pas suffisamment motivée et n'a pas été précédée d'un examen sérieux de sa situation personnelle et familiale ;
- méconnaît les articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et familiale ;
-méconnaît le paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
La décision portant obligation de quitter le territoire :
- n'est pas suffisamment motivée et n'a pas été précédée d'un examen sérieux de sa situation personnelle et familiale ;
- est illégale A voie de conséquence de l'illégalité de la décision de refus de séjour ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 542-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; le préfet a refusé d'examiner sa demande de séjour à un autre titre que l'asile ;
- méconnaît le paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
La décision fixant le pays de destination :
- n'est pas suffisamment motivée et n'a pas été précédée d'un examen sérieux de sa situation personnelle et familiale ;
- le préfet s'est estimé en compétence liée du fait du rejet de sa demande d'asile ;
- méconnaît les articles L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3 (§1) de la convention internationale des droits de l'enfant.
A un mémoire en défense, enregistré le 29 avril 2022, le préfet de la Vendée conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés A Mme B ne sont pas fondés.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale A une décision du 10 janvier 2022.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Loirat, présidente-rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C B, ressortissante de la République démocratique du Congo née le 9 septembre 1985, déclare être entrée irrégulièrement en France le 21 septembre 2019, accompagnée A son mari, ses deux filles et une nièce. Sa demande d'asile a été rejetée A l'office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 2 novembre 2020, puis A la Cour nationale du droit d'asile le 10 mars 2021. Elle a sollicité du préfet de la Vendée, le 15 avril 2021, un titre de séjour mention " salarié ". A un arrêté du 3 août 2021, dont Mme B demande l'annulation, le préfet de la Vendée a refusé de l'admettre au séjour et a assorti sa décision d'une obligation de quitter le territoire dans un délai de 30 jours et a fixé le pays à destination duquel elle sera susceptible d'être éloignée d'office.
Sur la légalité du refus de séjour :
2. En premier lieu, contrairement à ce que soutient la requérante, la décision attaquée comporte un énoncé suffisant des motifs de droit et de fait qui en constituent le fondement, le préfet n'étant pas tenu de faire figurer dans la décision l'ensemble des éléments caractérisant la situation de fait de Mme B. Le moyen tiré de son insuffisante motivation doit donc être écarté.
3. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Loire-Atlantique n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation de Mme B avant de prendre la décision attaquée.
4. En troisième lieu, lorsqu'il est saisi d'une demande de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'une des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'est pas tenu, en l'absence de dispositions expresses en ce sens, d'examiner d'office si l'intéressé peut prétendre à une autorisation de séjour sur le fondement d'une autre disposition de ce code, même s'il lui est toujours loisible de le faire à titre gracieux, notamment en vue de régulariser la situation de l'intéressé. La demande de titre de séjour formée A
Mme B le 15 avril 2022, qui ne précise pas de fondement juridique, fait essentiellement état de son activité professionnelle exercée pendant l'instruction de sa demande d'asile et d'une promesse d'embauche en CDI A son employeur. Dans ces conditions, et alors que le préfet de la Vendée n'a pas spontanément examiné sa demande au regard des dispositions de l'article
L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance de ces dispositions.
5. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. (). ".
6. Il ressort des pièces du dossier que la présence de la requérante sur le territoire national est récente. Si Mme B produit des bulletins de salaire en tant qu'agent de propreté d'août 2020 à juin 2021, elle n'apporte aucune justification de l'intention alléguée de son employeur de la recruter A contrat à durée indéterminée. Elle ne justifie pas de liens familiaux ou personnels intenses, anciens et stables sur le territoire national et n'établit pas être dépourvue d'attaches en République démocratique du Congo, où elle soutient que son mari serait reparti à l'effet d'y rechercher leurs deux aînés victimes d'enlèvement. Dans ces conditions, la décision attaquée ne porte pas à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts poursuivis. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit donc être écarté. Pour ces mêmes motifs, la requérante n'établit pas que le préfet de la Loire-Atlantique aurait, en refusant de l'admettre au séjour, commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle et familiale.
7. En cinquième lieu, le paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant stipule que : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
8. La requérante se borne à se prévaloir de la scolarisation de ses deux filles et de sa nièce à l'égard de laquelle elle exercerait l'autorité parentale. Toutefois, la décision attaquée portant refus de séjour n'a pas pour objet ni pour effet de la séparer de ses enfants. Dès lors, Mme B n'établit pas que cette décision méconnaîtrait l'intérêt supérieur de ses enfants.
9. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article
L. 412-1 () ". En présence d'une demande de régularisation présentée sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour A la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ".
10. D'une part, dès lors qu'un étranger ne détient aucun droit à l'exercice A le préfet de son pouvoir de régularisation, il ne peut utilement se prévaloir, sur le fondement de ces dispositions, des orientations générales contenues dans la circulaire du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012 pour l'exercice de ce pouvoir. D'autre part, la requérante, qui n'établit pas bénéficier d'une promesse d'embauche, se prévaut des éléments rappelés au point 6, de la scolarisation de ses enfants en France, de ses activités associatives bénévoles et des risques pour sa sécurité ou pour sa liberté encourus A elle et ses enfants en cas de retour en République démocratique du Congo. Ainsi, et alors que sa demande d'admission au statut de réfugié a été définitivement rejetée, elle ne peut être regardée comme justifiant de circonstances exceptionnelles ou de motifs humanitaires au sens des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de ce que le préfet aurait en refusant de l'admettre exceptionnellement au séjour, entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ces dispositions, doit donc être également écarté.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire :
11. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que l'illégalité de la décision de refus de séjour n'est pas établie. Mme B n'est, A suite, pas fondée à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision attaquée portant obligation de quitter le territoire.
12. En deuxième lieu, la décision de refus de titre de séjour étant régulièrement motivée, eu égard à ce qui a été dit au point 2, la décision portant obligation de quitter le territoire français l'est également, en conséquence des dispositions du dernier alinéa de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
13. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Loire-Atlantique n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation de Mme B avant de prendre à son encontre la mesure d'éloignement litigieuse.
14. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 542-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel la reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé ou qui ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application de l'article L. 542-2 et qui ne peut être autorisé à demeurer sur le territoire à un autre titre doit quitter le territoire français, sous peine de faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français. ".
15. Il ressort des pièces du dossier que, contrairement à ce que soutient la requérante, le préfet a examiné sa demande d'admission au séjour sur un autre fondement que l'asile. A suite, et en tout état de cause, le moyen tiré de ce que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 542-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
16. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux évoqués au point 6 du jugement, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision d'éloignement attaquée aurait été prise en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. A ailleurs, Mme B ne fait état d'aucune circonstance particulière faisant obstacle à ce que ses enfants l'accompagnent hors de France. Elle n'est A suite, pas fondée à soutenir que la décision attaquée aurait été prise en méconnaissance des stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :
17. En premier lieu, d'une part, la décision attaquée vise notamment l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle indique que Mme B ne justifie pas être exposée à des risques pour sa sécurité ou pour sa vie en cas de retour dans son pays d'origine, ainsi qu'il résulte des décisions de l'OFPRA et de la Cour nationale du droit d'asile. Cette décision est ainsi suffisamment motivée en droit et en fait. D'autre part, il ne ressort de cette motivation ni d'aucune autre pièce du dossier que le préfet n'aurait pas pris la décision attaquée à l'issue d'un examen de la situation particulière de la requérante.
18. En deuxième lieu, il ne ressort pas davantage des termes de la décision attaquée que le préfet de la Loire-Atlantique se serait estimé en situation de compétence liée en raison du rejet définitif de la demande d'asile formée A Mme B.
19. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ". Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays que s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".
20. La requérante renvoie à son récit d'asile, dont l'OFPRA a relevé le caractère vague et peu vraisemblable et la Cour nationale du droit d'asile a confirmé le rejet de sa demande d'admission au statut de réfugié. La requérante ne verse à l'instance aucun élément susceptible d'établir qu'elle serait personnellement exposée, en cas de retour en République démocratique du Congo à des risques d'être exposée à des traitements prohibés A les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle n'est, dès lors, pas fondée à se prévaloir de la méconnaissance des dispositions et stipulations rappelées au point 19.
21. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux évoqués au point 6 du jugement, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée aurait été prise en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Et, pour les motifs exposés au point 16, elle n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée aurait été prise en méconnaissance de l'intérêt supérieur de ses enfants, garanti A les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant.
22. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme B doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B, à Me Bourgeois et au préfet de la Vendée.
Délibéré après l'audience du 23 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Loirat, président,
M. Gauthier, premier conseiller,
M. Simon, premier conseiller,
Rendu public A mise à disposition au greffe le 7 décembre 2022.
La présidente-rapporteure,
C. LOIRAT
L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
E. GAUTHIERLa greffière,
P. LABOUREL
La République mande et ordonne au préfet de la Vendée, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026