mercredi 7 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2201061 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL R & P AVOCATS - OLIVIER RENARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 26 janvier et 18 août 2022, M. M'Bemba A, représenté par Me Renard, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 juin 2021 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer un titre de séjour, ou, subsidiairement, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour valant autorisation de travail le temps de ce réexamen, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 800 euros en application des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- il n'est pas établi qu'elle ait été signée par une autorité compétente ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée de l'examen de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;
- elle n'a pas été précédée de l'examen de sa situation personnelle et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressé ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français la prive de base légale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 novembre 2022, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
M. A a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du
31 décembre 2021.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Loirat, présidente-rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. M'Bemba A, ressortissant guinéen né le 22 juillet 1995, déclare être entré irrégulièrement en France le 18 janvier 2019. Sa demande d'admission au statut de réfugié a été rejetée par une décision du 23 septembre 2020 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), confirmée par une décision du 2 mars 2021 de la Cour nationale du droit d'asile. Par courrier du 30 mars 2021, reçu le 12 avril suivant, il a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'un titre de séjour en qualité de " salarié ", sur le fondement des articles L. 313-10 et L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou un titre de séjour " vie privée et familiale " sur le fondement des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du même code. Sa demande a été rejetée par un arrêté du 28 juin 2021, portant en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office. M. A demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les moyens communs aux décisions attaquées :
2. D'une part, l'arrêté contesté a été signé par Mme B, directrice des migrations et de l'intégration à la préfecture de la Loire-Atlantique. Par un arrêté du 17 mars 2021, paru au recueil des actes administratifs de la préfecture le lendemain, le préfet de la Loire-Atlantique lui a accordé une délégation à l'effet de signer, notamment, les refus de séjour, les décisions portant obligation de quitter le territoire et celles fixant le pays de destination. Le moyen tiré de l'incompétence de la signataire des décisions contestées manque dès lors en fait.
3. D'autre part, l'arrêté contesté vise les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 421-1, L. 421-3, L. 435-1 et L. 423-23, et les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il rappelle les conditions d'entrée en France de M. A, le rejet définitif de sa demande d'asile et indique qu'en l'absence de visa de long séjour, il ne peut bénéficier d'une autorisation de travail ni d'un contrat de travail visé. Il indique également qu'en l'absence d'attaches familiales ou personnelles intenses anciennes et stables en France, alors que le demandeur n'est pas dépourvu de toute attache en Guinée, le demandeur ne peut être admis au séjour au titre de la vie privée et familiale. Il indique enfin que la présentation d'une promesse d'embauche en contrat intérimaire ne constitue pas une circonstance exceptionnelle permettant de faire droit à sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Il relève par ailleurs que l'intéressé ne justifie pas d'obstacles à son éloignement à destination de son pays d'origine ni de circonstances particulières au regard desquelles un délai de départ volontaire de 30 jours serait insuffisant. Il constate enfin qu'il ne justifie pas encourir de risques de mauvais traitements en cas de retour en Guinée, de sorte que son éloignement à destination de ce pays ne méconnaît pas l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Cet arrêté est ainsi suffisamment motivé en droit comme en fait.
Sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :
4. En premier lieu, au regard de la motivation circonstanciée du refus d'admission au séjour rappelée au point 3, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Loire-Atlantique n'aurait pas pris cet arrêté à l'issue d'un examen approfondi de sa situation personnelle et familiale.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / () ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
6. A la date de la décision du préfet, M. A, célibataire et sans charge de famille, était présent en France depuis moins de trois ans. Il se prévaut de la présence en France de sa demi-sœur, titulaire d'une carte de résident en France, qui l'a hébergé avant qu'il ne soit accueilli par une congrégation religieuse et produit plusieurs attestations soulignant son engagement associatif et bénévole depuis son arrivée sur le territoire et le sérieux dans ses formations suivies auprès de l'ICAM de Vendée et l'AFPA. Toutefois, d'une part, le requérant n'établit pas le lien familial allégué avec sa compatriote et la circonstance, à la supposer établie, que sa mère serait décédée ne permet pas d'établir que M. A serait dénué d'attaches familiales dans son pays d'origine, où il a vécu la majeure partie de sa vie. D'autre part, s'il se prévaut de l'obtention d'un certificat d'aptitude professionnelle de conducteur d'installations de production obtenu en juillet 2020 et d'une formation de soudeur suivie auprès de l'AFPA d'octobre à décembre 2020 et s'il produit des bulletins de salaire pour les mois d'août, septembre 2020 et pour les mois de janvier à
juillet 2021, pour un emploi de soudeur en construction modulaire, il est constant que M. A a exclusivement travaillé pour une entreprise d'intérim et qu'il ne peut ainsi se prévaloir d'une intégration professionnelle aboutie. Dans ces conditions, la décision attaquée n'a pas porté au droit à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts poursuivis par cette décision. Il s'ensuit que les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, doivent être écartés.
7. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".
8. Il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels et, à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat lui permettant d'exercer une activité caractérisée par des difficultés de recrutement et figurant sur la liste établie au plan national par l'autorité administrative, ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là même, des " motifs exceptionnels " exigés par la loi. Il résulte de ces dispositions que le législateur a entendu laisser à l'administration un large pouvoir pour apprécier si l'admission au séjour d'un étranger répond à des considérations humanitaires ou si elle se justifie au regard des motifs exceptionnels que celui-ci fait valoir. Il lui appartient d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément sur la situation personnelle de l'étranger, tel que, par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.
9. Il ressort des pièces du dossier que M. A a bénéficié d'une formation auprès de l'antenne vendéenne de l'ICAM où il a obtenu, le 16 septembre 2020, un CAP de conducteur d'installations de production, ainsi que, le 24 juin 2020, une habilitation électrique BO, avant d'intégrer l'AFPA de la Roche-sur-Yon pour y suivre une formation de soudeur monteur au plan habitat modulaire. Il a, du mois d'août 2020 au mois de juillet 2021, travaillé en intérim au sein de la société Cougnaud Construction, spécialiste de la construction modulaire. Si, par une attestation du 6 septembre 2021, le président de cette société souligne les grandes difficultés rencontrées pour pourvoir les emplois de soudeurs dans son bassin d'emploi et les actions de formation des personnels menées en conséquence par son entreprise en partenariat avec Pôle Emploi et l'AFPA et si, en raison de l'excellence de son parcours de formation, il exprime son intention de recruter M. A en CDI, la promesse d'embauche ainsi formulée, en tout état de cause postérieurement à la décision attaquée, ne peut constituer à elle seule une circonstance exceptionnelle justifiant l'admission exceptionnelle au séjour de l'intéressé. Le requérant n'est, par suite, pas fondé à soutenir que le préfet de la Loire-Atlantique aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour n'étant pas établie eu égard à ce qui précède, M. A n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
11. En second lieu, compte tenu des motifs exposés aux points 6 et 8, M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Loire-Atlantique n'a pas examiné sa situation personnelle, ni que la décision méconnaît son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni davantage que cette décision serait entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et familiale.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :
12. L'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas établie eu égard à ce qui précède, M. A n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision fixant le pays de destination.
13. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée, en toutes ses conclusions.
D É C I D E:
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. M'Bemba A, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Olivier Renard.
Délibéré après l'audience du 23 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Loirat, présidente,
M. Gauthier, premier conseiller,
M. Simon, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 décembre 2022.
La présidente-rapporteur,
C. LOIRATL'assesseur le plus ancien
E. GAUTHIERLa greffière,
P. LABOUREL
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
mt
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026