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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2201303

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2201303

mardi 2 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2201303
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation4ème Chambre
Avocat requérantSELARL R & P AVOCATS - OLIVIER RENARD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 1er février 2022 et 13 février 2023, Mme A C épouse B, représentée par Me Renard, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 25 juin 2021 par lequel le préfet de la Sarthe a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office lorsque le délai sera expiré ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Sarthe de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et de la munir dans cette attente d'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, le tout sous astreinte de 10 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle, notamment en raison d'une erreur concernant la date à laquelle elle est entrée sur le territoire français ;

- elle est entachée de plusieurs erreurs de fait ;

- elle est irrégulière faute pour le préfet d'avoir saisi de la commission du titre de séjour ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; à cet égard, l'obligation de quitter le territoire dont elle a fait l'objet ne peut lui être opposée dans la mesure où cette décision ne lui a pas été notifiée, de sorte que lorsqu'elle est à nouveau entrée sur le territoire français en septembre 2017, son récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour était toujours valable ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation et d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français la prive de base légale.

Par un mémoire en défense enregistré le 12 janvier 2023, le préfet de la Sarthe conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.

Mme C épouse B a été admise à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 5 janvier 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme D a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A C épouse B, ressortissante nigériane née le 10 mars 1983, est entrée irrégulièrement en France le 29 novembre 2017. Elle a contracté mariage avec M. E F B, ressortissant français, le 27 juillet 2019 à Yutz (Moselle). Par courrier du 7 décembre 2020, elle a sollicité du préfet de la Sarthe la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", que le préfet a requalifié en une demande de titre de séjour en qualité de conjointe d'un ressortissant français au regard des pièces justificatives produites. Sa demande a été rejetée par un arrêté du 25 juin 2021 portant en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office lorsque le délai sera expiré. Mme C épouse B demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, la décision attaquée vise les stipulations conventionnelles et les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont elle fait application, notamment les articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle mentionne en outre les circonstances de fait propres à la situation personnelle de Mme C épouse B, notamment son mariage avec un ressortissant français le 27 juillet 2019, sur lesquelles le préfet s'est fondé pour refuser de lui délivrer un titre de séjour. La circonstance que le préfet de la Sarthe ne fasse pas mention de sa première entrée sur le territoire français à la fin de l'année 2010, de ce qu'elle a obtenu un visa de régularisation le 8 janvier 2015 auprès du préfet de la Seine-Saint-Denis et de la circonstance qu'elle a été titulaire de titres de portant la mention " vie privée et familiale " de novembre 2014 à novembre 2016 est sans incidence sur la régularité de la motivation. La décision attaquée comporte, ainsi, les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable à la date de la décision attaquée : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, marié avec un ressortissant français, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an lorsque les conditions suivantes sont réunies : / 1° La communauté de vie n'a pas cessé depuis le mariage ; 2° Le conjoint a conservé la nationalité française ; / 3° Lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, il a été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français. ". Aux termes de l'article L. 412-1 du même code : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1 ". Enfin, aux termes de l'article L. 423-2 de ce code, dans sa rédaction applicable à la date de la décision attaquée : " L'étranger, ne vivant pas en état de polygamie, entré régulièrement et marié en France avec un ressortissant français avec lequel il justifie d'une vie commune et effective de six mois en France, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. ".

4. Pour refuser de délivrer à la requérante la carte de séjour temporaire qu'elle avait sollicité en qualité de conjointe d'un ressortissant français, le préfet de la Sarthe s'est prononcé aux motifs, d'une part, que l'intéressée ne remplit pas la condition d'une entrée régulière en France et, d'autre part, qu'elle ne démontre pas une communauté de vie réelle et sérieuse avec son époux.

5. D'une part, il ressort des pièces du dossier que la requérante doit être regardée comme étant initialement entrée régulièrement sur le territoire français compte tenu du fait qu'elle a obtenu du préfet de la Seine-Saint-Denis un visa de régularisation délivré le 8 janvier 2015. Il ressort également des pièces du dossier que Mme C épouse B s'est vu délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " en qualité d'étranger malade valable du 6 novembre 2014 au 5 novembre 2015, renouvelée jusqu'au 5 novembre 2016 et qu'elle a ensuite été munie, le 4 juillet 2017, d'un récépissé de demande de titre de séjour valable jusqu'au 3 janvier 2018. Toutefois, cette demande de renouvellement a été rejetée par un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis en date du 25 août 2017, portant en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Contrairement à ce que soutient la requérante, il ressort des pièces du dossier, notamment des copies des feuillets de son passeport produites par le préfet de la Sarthe en défense, qu'elle a quitté le territoire français le 15 septembre 2017 et qu'elle y est retournée le 29 novembre 2017. A cet égard, à supposer même que l'arrêté portant refus de titre et obligation de quitter le territoire en date du 25 août 2017 ne lui ait pas été régulièrement notifié, cette circonstance n'a d'incidence que sur les conditions de contestation, par la voie du recours pour excès de pouvoir, de l'arrêté en question et ne saurait en tout état de cause avoir d'influence sur la durée de validité du récépissé de demande de titre de séjour de l'intéressée, lequel a nécessairement cessé de produire des effets à compter du 25 août 2017. Dans ces conditions, le préfet de la Sarthe a pu, sans commettre d'erreur de fait, considérer qu'elle était entrée irrégulièrement sur le territoire français le 29 novembre 2017.

6. D'autre part, si la requérante s'est mariée le 27 juillet 2019 à Yutz avec un ressortissant français, elle ne produit aucun élément antérieur à la date de la décision attaquée permettant d'établir la réalité d'une communauté de vie avec ce ressortissant depuis ce mariage, pourtant contracté depuis près de deux ans à la date de la décision attaquée. La seule production d'un contrat de location d'une chambre meublée au Mans conclu au nom de chacun des époux, daté du 18 juillet 2021, est postérieure à la décision attaquée et ne saurait en tout état de cause suffire à établir le caractère réel et sérieux de la communauté de vie des intéressés.

7. Il résulte de ce qui a été dit aux 5 et 6 ci-dessus que le préfet de la Sarthe ne s'est pas livré à une inexacte application des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en estimant que Mme C épouse B n'était pas en droit de prétendre à un titre de séjour sur ces fondements, faute pour cette dernière de justifier d'une entrée régulière sur le territoire français et d'une communauté de vie réelle et sérieuse avec M. B.

8. Eu égard à ce qui a été dit précédemment, les moyens tirés de ce que le préfet de la Sarthe aurait entaché la décision attaquée d'erreurs de fait et d'un défaut d'examen de la situation personnelle de l'intéressée ne peuvent qu'être écartés.

9. En troisième et dernier lieu, d'une part, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

10. Et, d'autre part, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable à la date de la décision attaquée : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. / Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat. ". Et aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / () / 4° Dans le cas prévu à l'article L. 435-1. ".

11. Contrairement à ce que soutient Mme C épouse B, il ne ressort pas des pièces du dossier que celle-ci réside en France de manière habituelle et continue depuis 2010 eu égard aux tampons figurant dans son passeport, lesquels font état de plusieurs sorties du territoire national. Les pièces produites au dossier permettent quant à elles seulement d'établir un séjour en France de novembre 2013 à septembre 2017, période à laquelle elle a quitté pour la dernière fois le territoire français, avant d'y pénétrer à nouveau, de façon irrégulière, le 29 novembre 2017, puis de novembre 2017 à la date de la décision attaquée. En outre, si Mme C épouse B se prévaut de son mariage avec un ressortissant français célébré le 27 juillet 2019, la réalité de la communauté de vie des époux n'est toutefois pas établie ainsi qu'il a été dit au point 6 ci-dessus et le mariage est, en tout état de cause, récent à la date de la décision attaquée. Par ailleurs, si Mme C épouse B se prévaut d'une particulière insertion sociale et professionnelle en France, elle ne saurait l'établir en se bornant à produire un contrat de travail à durée indéterminée datée du 19 juin 2015, un " contrat de travail " non daté avec la société Planet Exotic et une promesse d'embauche de la société Adibat, non datée également. Enfin, Mme C épouse B n'est pas dépourvue d'attaches culturelles, sociales et familiales dans son pays d'origine, où elle a vécu au moins jusqu'à l'âge de vingt-sept ans. Par suite, la décision par laquelle le préfet de la Sarthe a refusé d'admettre Mme C épouse B au séjour ne peut être regardée comme portant au droit de cette dernière au respect de sa vie privée et familiale, protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, une atteinte disproportionnée au regard du but en vue duquel elle a été prise. Pour les mêmes motifs, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en estimant que l'admission au séjour de l'intéressée n'est pas justifiée par des motifs exceptionnels ou des circonstances humanitaires. Il en résulte que la requérante n'est pas fondée à soutenir que les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile faisaient obligation au préfet de la Loire-Atlantique de saisir la commission du titre de séjour et que, faute qu'il en ait été ainsi, la décision attaquée serait intervenue à l'issue d'une procédure irrégulière.

Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

12. En premier lieu, aux termes du I de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. () ". La décision obligeant Mme C épouse B à quitter le territoire français, qui mentionne expressément qu'elle a été prise en application des dispositions du 3° de l'article L. 611-1, n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision portant refus de séjour. Il résulte de ce qui a été dit au point 2 ci-dessus que cette dernière décision est suffisamment motivée. Le moyen tiré du défaut de motivation de l'obligation de quitter le territoire français doit, par suite, être écarté.

13. En deuxième lieu, l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour n'étant pas établie, eu égard à ce qui été dit précédemment, le moyen tiré par voie de conséquence de l'illégalité de cette décision, que Mme C épouse B invoque à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter le territoire français, ne peut qu'être écarté.

14. En troisième et dernier lieu, eu égard à ce qui a été dit au point 10 ci-dessus, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, en raison de l'atteinte excessive à la vie privée et familiale de Mme C épouse B, doit être écarté. De même, ne peuvent qu'être écartés les moyens tirés de ce que le préfet de la Sarthe aurait entaché cette décision d'un défaut d'examen et d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de cette décision sur la situation personnelle de l'intéressée.

Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :

15. En premier lieu, l'arrêté attaqué comporte, de façon précise, l'indication des motifs de droit comme de fait pour lesquelles le préfet de la Sarthe a fixé le Nigéria comme pays à destination duquel Mme C épouse B pourra être reconduite d'office. Ainsi, cette décision est suffisamment motivée.

16. En second lieu, l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas établie, eu égard à ce qui été dit précédemment, le moyen tiré par voie de conséquence de l'illégalité de cette décision, que Mme C épouse B invoque à l'encontre de la décision fixant le pays de destination, ne peut qu'être écarté.

17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 25 juin 2021 du préfet de la Sarthe doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte qui en sont l'accessoire et la demande présentée sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de Mme C épouse B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C épouse B, à Me Renard et au préfet de la Sarthe.

Délibéré après l'audience du 7 avril 2023, à laquelle siégeaient :

M. Livenais, président,

Mme Rosemberg, première conseillère,

Mme Thierry, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 mai 2023.

La rapporteure,

S. DLe président,

Y. LIVENAISLe greffier,

E. LE LUDEC

La République mande et ordonne au préfet de la Sarthe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

ell

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