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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2201548

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2201548

mardi 6 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2201548
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation1ère Chambre
Avocat requérantPOLLONO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 4 février 2022 et le 15 novembre 2022, Mme D A C, représentée par Me Pollono, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 22 septembre 2021 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office lorsque le délai sera expiré ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour le temps du réexamen de sa demande, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :

- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa demande et de sa situation ;

- elle est fondée sur des faits matériellement inexacts ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;

- elle sollicite le bénéfice de l'ensemble des éléments précédemment soulevés, tant au regard de l'illégalité externe qu'interne, du refus de séjour ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire la prive de base légale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 septembre 2022, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.

Mme A C a été admise à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 4 février 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention du 19 juin 1990 d'application de l'accord de Schengen du 14 juin 1985 ;

- le règlement (CE) n° 539/2001 du Conseil du 15 mars 2001 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. B de Baleine, président,

- les observations de Me Nève de Mevergnies, substituant Me Pollono, avocate de Mme A C.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A C, ressortissante chilienne née en 1988, est entrée sur le territoire français en dernier lieu le 7 octobre 2020 munie d'un passeport chilien en cours de validité ainsi que d'un titre de séjour délivré par les autorités danoises qui était valable du 8 septembre 2019 au 1er septembre 2020. Elle a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par l'arrêté du 22 septembre 2021, dont elle demande l'annulation, ce préfet a refusé de l'admettre au séjour et lui fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, laquelle obligation fixe le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office lorsque le délai sera expiré.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui () restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière plus générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ". Enfin aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. () ".

3. L'arrêté attaqué comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait constituant le fondement de la décision refusant d'admettre la requérante au séjour en France. Il en résulte que cette décision est motivée. En conséquence et conformément à l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il en va de même de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

4. Il ne résulte pas de l'instruction que l'auteur de l'arrêté attaqué se serait abstenu d'examiner la situation de Mme A C et aurait, ce faisant, méconnu l'étendue de la compétence d'appréciation dont l'investit l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

5. Si la requérante soutient que le préfet a commis une erreur de fait en faisant état d'une adresse de domiciliation à Batz-sur-Mer mais soutient résider à une autre adresse à Nantes et qui est celle du ressortissant français avec laquelle elle a souscrit un pacte civil de solidarité en 2019, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle aurait fait connaître au préfet une autre adresse que celle à Batz-sur-Mer, adresse à laquelle le pli recommandé contenant la décision attaquée a d'ailleurs été régulièrement distribué, le recours gracieux du 7 décembre 2022 faisant pour sa part état d'une autre adresse, non à Nantes mais à Guérande. Il en résulte que l'erreur de fait allégué n'est pas établie, ces adresses à Batz-sur-Mer et Guérande étant aussi celles d'un membre de la famille de ce ressortissant français.

6. Si la requérante soutient que le préfet a commis une erreur de fait en estimant qu'elle a déclaré que sa relation avec le ressortissant français avec laquelle elle a souscrit un pacte civil de solidarité a débuté en 2019, il ne ressort pas des pièces dossier que la requérante aurait, avant l'intervention de l'arrêté attaqué, déclaré autre chose. Il en résulte que l'erreur de fait alléguée n'est pas établie.

7. Si la requérante soutient que le préfet a commis une erreur de fait en estimant qu'elle a quitté le territoire français pour le Danemark entre avril et octobre 2020, il ressort des pièces du dossier que, pendant cette période d'avril 2020 à octobre 2020, la requérante était titulaire d'un titre de séjour qui lui avait été délivrée par les autorités danoises et résidait de manière habituelle au Danemark, aucun séjour habituel de l'intéressée en France entre le mois d'avril 2020 et le 7 octobre 2020 ne ressortant du dossier. Il en résulte que l'erreur de fait alléguée n'est pas établie.

8. Si la requérante, se prévalant de la circonstance qu'elle a régulièrement résidé sur le territoire français de février 2018 à février 2019 et qu'elle a également brièvement régulièrement séjourné en France aux mois de mars ainsi qu'entre juin et septembre 2019, soutient que le préfet a commis une erreur de fait en estimant qu'elle n'a établi sa résidence en France que depuis octobre 2020, il est constant qu'elle résidait habituellement ailleurs qu'en France de février à juin 2019, puis à compter du 8 septembre 2019, que sa dernière entrée en France remonte au mois d'octobre 2020 et que, depuis cette dernière entrée, elle réside habituellement en France. Il en résulte que le préfet de la Loire-Atlantique n'a pas commis l'erreur de fait dont il lui est fait grief.

9. Si la requérante, qui a eu trente ans le 15 décembre 2018, soutient que c'est au prix d'une erreur de fait que le préfet a estimé qu'elle a vécu dans son pays d'origine ou dans son pays d'accueil jusqu'à l'âge de 30 ans, il ressort des pièces du dossier qu'avant le 15 décembre 2018, Mme A C a vécu habituellement au Chili, pays dont elle a la nationalité, ainsi que, à diverses périodes en 2015, 2016 et 2017, en Australie ou en Nouvelle-Zélande, pays qui l'accueillaient alors. Elle a également vécu habituellement en France, pays d'accueil, entre la fin du mois de février 2018 et le 15 décembre 2018. Il en résulte que le préfet de la Loire-Atlantique, qui n'a pas énoncé que la requérante a vécu au Chili jusqu'à l'âge de 30 ans, n'a pas commis l'erreur de fait dont il est lui fait reproche.

10. Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".

11. Il ressort des pièces du dossier que la requérante a conclu un pacte civil de solidarité avec un ressortissant français à Nantes le 6 septembre 2019, la date d'effet de la déclaration de ce pacte civil à l'égard des tiers étant le 8 octobre 2019. La requérante, qui n'est pas mariée, est, ainsi, célibataire. Ce pacte civil de solidarité, remontant à deux ans à la date de l'arrêté attaqué, est récent et les partenaires n'ont ensemble, aucune tierce personne à leur charge sur le territoire français, notamment pas d'enfant. La requérante établit avoir noué une relation avec ce ressortissant français en Nouvelle-Zélande dès l'année 2015 et ajoute qu'ils ont pu vivre ensemble à diverses reprises, en particulier en Australie en 2016, lors de nombreux voyages ailleurs qu'en France, ainsi qu'en France entre février 2018 et février 2019, dès lors que la requérante était titulaire d'un visa de type D à entrées multiples valable du 28 février 2018 au 28 février 2019 qui lui avait été délivré le 8 janvier 2018 par l'autorité consulaire française à Santiago du Chili et la dispensait temporairement de carte de séjour, ainsi qu'en France à nouveau de juin à septembre 2019.

12. Toutefois, la vie commune avec ce ressortissant français dont la requérante se prévaut pour la période antérieure à la fin du mois de février 2018 était, en tout état de cause, localisée en dehors du territoire français, alors qu'au regard tant de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, c'est sans erreur de droit que le préfet de la Loire-Atlantique a pris en considération les liens personnels et familiaux de l'intéressée en France. En estimant que les éléments apportés à l'appui de la demande de titre de séjour sont insuffisants pour démontrer une communauté de vie réelle, sérieuse et continue avec ce ressortissant français entre 2019 et 2021, le préfet, sans ajouter aux dispositions de l'article L. 423-23 précité une condition qu'elles ne prévoient pas, s'est borné à apprécier l'intensité, l'ancienneté et la stabilité des liens personnels et familiaux de Mme A C en France. Si la requérante a ensuite séjourné habituellement en France pendant un an, de la fin du mois de février 2018 à la fin du mois de février 2019, et à supposer établie une communauté de vie sur le territoire français pendant cette période avec le ressortissant français dont s'agit, Mme A C a quitté la France, pour retourner au Chili, le 1er mars 2019, accompagnée par son compagnon. D'après les mentions du passeport qu'elle présente, l'intéressée, qui est dispensée de visa de court séjour dans l'espace de Schengen, est revenue en France le 11 juin 2019, sans que la date à laquelle elle est ensuite sortie du territoire français ressorte du dossier, l'intéressée indiquant avoir demeurée en France jusqu'au mois de septembre 2019, ce qu'est propre à établir la circonstance que le titre de séjour dont elle était titulaire au Danemark a couru à compter du 8 septembre 2019. Si la requérante et son compagnon ont pu vivre ensemble en France pendant cette brève période de trois mois, à l'issue de laquelle est intervenu leur pacte civil de solidarité, elle a ensuite séjourné pendant un an au Danemark, sans que ressorte du dossier, pendant cette période, une communauté de vie habituelle avec son partenaire, laquelle communauté, en tout état de cause, ne se sera pas alors développée sur le territoire français, quand bien même les intéressés ont pu se retrouver à diverses reprises en France ou au Danemark pendant cette période d'un an et continuer à entretenir une relation étroite. C'est seulement depuis son retour en France au mois d'octobre 2020 que la requérante peut se prévaloir d'une telle communauté de vie sur le territoire français, sa relation antérieure avec son partenaire ne caractérisant pas une vie commune présentant un caractère de stabilité et de continuité de deux personnes qui vivent en couple. Cette communauté de vie, sur ce territoire, est, ainsi, très récente à la date de l'arrêté attaqué. Il ne ressort pas du dossier que la relation entre les deux partenaires ne pourrait se poursuivre ailleurs que sur le territoire français, comme cela a au demeurant déjà été le cas. En outre, dispensée de visa de court séjour en raison de sa nationalité chilienne, la requérante peut se rendre en France pendant des durées maximales de 90 jours par période de 180 jours et son compagnon, qui dispose d'un passeport en cours de validité, peut également se rendre en Chili pour un séjour inférieur à trois mois. Comme le rappelle l'arrêté attaqué, la requérante peut également solliciter un visa de long séjour en vue de s'établir durablement sur le territoire français avec son partenaire civil. Dès lors, la requérante n'est pas fondée à soutenir qu'elle aurait développé en France des liens personnels et familiaux tels que le refus de l'y admettre au séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, alors qu'au moment de sa dernière entrée en France et le titre de séjour danois dont elle était titulaire étant échu, elle n'était en droit de se maintenir dans l'espace de Schengen que pendant une durée de 90 jours. Par ailleurs, il ne ressort pas du dossier que Mme A C serait sans attaches personnelles au Chili, où elle a vécu de manière habituelle pendant près de 30 ans, qui lui a délivré des passeports les 2 décembre 2015 et 8 octobre 2020 et où, au vu des pages présentés de ces passeports, elle s'est rendue à de nombreuses reprises dans les six années précédant l'intervention de l'arrêté attaqué, notamment aux mois de mars 2019 et novembre 2019. Dès lors, en refusant de l'admettre au séjour en France et en assortissant ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de départ volontaire de trente jours, l'auteur de l'arrêté attaqué n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

13. Compte tenu de ce qui précède, la requérante n'est pas fondée à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français est illégale du fait de l'illégalité du refus de séjour, ni que la décision fixant le pays de destination en cas d'éloignement d'office à l'issue du délai de départ volontaire est illégale du fait de l'illégalité de cette obligation.

14. Il résulte de tout ce qui précède que la requérante n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté attaqué. Par suite, il ne peut être fait droit aux conclusions à fin d'injonction.

Sur les frais liés au litige :

15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 991 relative à l'aide juridique font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions de la requête à ces titres.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A C, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Pollono.

Délibéré après l'audience du 22 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. B de Baleine, président,

Mme Thomas, première conseillère,

Mme Milin, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 décembre 2022.

Le président-rapporteur,

A. B DE BALEINEL'assesseure la plus ancienne

dans l'ordre du tableau,

S. THOMAS

La greffière,

J. DIONIS

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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