mercredi 1 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2202211 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | PAUGAM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 20 février 2022 et 8 janvier 2023, M. D C, représenté par Me Paugam, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 24 janvier 2022 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) à titre subsidiaire, d'annuler la décision portant obligation de quitter le territoire français du 24 janvier 2022 ;
4°) en ce cas d'enjoindre au préfet de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
5°) dans tous les cas, de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 200 euros en application des dispositions combinées des articles 37 de la loi du
10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- il n'est pas établi qu'elle ait été signée par une autorité compétente ;
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 janvier 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que, à la base légale constituée par l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu de substituer l'article 9 de la convention entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République gabonaise relative à la circulation et au séjour des personnes du 2 décembre 1992.
M. C a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du
28 février 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République gabonaise relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Paris le
2 décembre 1992 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Loirat, présidente-rapporteure,
- et les observations de Me Paugam, représentant M. C.
Considérant ce qui suit :
1. M. D C, ressortissant gabonais né le 3 décembre 1993, est entré en France le 10 septembre 2016, sous couvert d'un visa de long séjour valant titre de séjour en qualité d'étudiant, valable jusqu'au 26 août 2017. Par la suite, il a obtenu plusieurs titres de séjour portant la mention " étudiant ", valables jusqu'au 30 septembre 2021. Il a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique le renouvellement de ce titre de séjour. Sa demande a été rejetée par un arrêté du 24 janvier 2022 portant en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré. M. C demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, la décision attaquée vise notamment l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article
L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle rappelle les conditions d'entrée en France de M. C, admis à y poursuivre des études, constate l'absence de progression raisonnable dans son cursus universitaire et les différentes réorientations de l'intéressé justifiant le refus de renouvellement de son titre de séjour portant la mention " étudiant ". La décision attaquée relève encore que M. C, célibataire et sans enfant, n'établit pas avoir en France des liens personnels intenses, anciens et stables, ni être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine. Elle constate que le refus de séjour ne méconnaît pas ainsi l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Cette décision comporte ainsi, contrairement à ce que soutient le requérant, un exposé suffisant des motifs de droit et de fait qui la sous-tendent. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de sa motivation doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "étudiant" d'une durée inférieure ou égale à un an. ". Pour l'application de ces dispositions, il appartient à l'administration, saisie d'une demande de renouvellement d'un titre de séjour présentée en qualité d'étudiant, d'apprécier, sous le contrôle du juge, la réalité et le sérieux des études poursuivies.
4. En outre, aux termes des stipulations de l'article 1er de la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République gabonaise relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Paris le 2 décembre 1992 : " () les ressortissants gabonais désireux de se rendre sur le territoire français doivent être en possession d'un passeport en cours de validité revêtu du visa de court ou de long séjour requis par la législation de l'Etat d'accueil () ". L'article 4 de ce traité stipule : " Pour un séjour de plus de trois mois, () les ressortissants gabonais à l'entrée sur le territoire français doivent être munis, outre des pièces mentionnées à l'article 1er ci-dessus et notamment du visa de long séjour (). " En vertu de l'article 9 de cette convention : " Les ressortissants de chacune des Parties contractantes désireux de poursuivre des études supérieures ou d'effectuer un stage de formation de niveau supérieur sur le territoire de l'autre doivent, outre le visa de long séjour prévu à
l'article 4, justifier d'une attestation d'inscription ou de préinscription dans l'établissement d'enseignement où s'effectue le stage, ainsi que, dans tous les cas, de moyens d'existence suffisants. / Ces dispositions ne font pas obstacle à la possibilité d'effectuer dans l'autre État d'autres types d'études ou de stages de formation dans les conditions prévues par la législation applicable. ". L'article 12 de cette convention stipule : " Les dispositions de la présente convention ne font pas obstacle à l'application des législations respectives des deux Parties contractantes sur l'entrée et le séjour des étrangers sur tous les points non traités par la convention. ".
5. Toutefois, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée. Une telle substitution relevant de l'office du juge, celui-ci peut y procéder de sa propre initiative, au vu des pièces du dossier, mais sous réserve, dans ce cas, d'avoir au préalable mis les parties à même de présenter des observations sur ce point.
6. Il résulte des stipulations précitées de l'article 12 de la convention franco-gabonaise du 2 décembre 1992 que l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas applicable aux ressortissants gabonais désireux de poursuivre des études supérieures en France, dont la situation est régie par l'article 9 de cet accord. Par suite, la décision attaquée ne pouvait pas être prise sur le fondement de ces dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. La décision contestée de refus de délivrance d'un titre de séjour " étudiant " trouve son fondement légal dans les stipulations de l'article 9 de la convention franco-gabonaise du 2 décembre 1992 qui peuvent être substituées aux dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, visées par la décision en litige, dès lors, en premier lieu, que ces stipulations et ces dispositions légales sont équivalentes au regard des garanties qu'elles prévoient, et en second lieu que le requérant a été en mesure de produire ses observations sur ce point. Il y a dès lors lieu de procéder à ladite substitution de base légale.
8. Les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étant, comme il a été dit, inapplicables à un ressortissant gabonais désireux de poursuivre des études en France, le moyen tiré de leur méconnaissance est inopérant.
9. Pour refuser de délivrer ce titre de séjour à M. C, le préfet de la Loire-Atlantique a considéré que l'intéressé ne démontrait pas le sérieux et la cohérence de son parcours. Il ressort des pièces du dossier que l'intéressé, entré en France en 2016 sous couvert d'un visa de long séjour en qualité d'étudiant, était inscrit, pour l'année universitaire 2016-2017, en première année de licence de " sciences humaines et sociales ", mention " économie, gestion, éthique, entreprise - parcours EGEE ", à l'université catholique de l'Ouest. Il a été ajourné, avec une moyenne de 9,4 sur 20. Au titre de l'année 2017/2018, il s'est inscrit en première année de licence de sociologie, et a été également ajourné. Puis, au titre des années 2018-2019 à 2020-2021, il s'est inscrit en " brevet de technicien supérieur " (BTS) dans la discipline " Gestion de petites à moyennes entreprises ", sans davantage obtenir de diplôme. Enfin, au titre de l'année universitaire 2021-2022, le requérant s'est inscrit en première année de " Management commercial " au sein de la PPA Business School de Nantes. Si M. C soutient que les deux dernières formations qu'il a suivies, sans toutefois obtenir de diplômes, relèvent des mêmes filières d'enseignements et ne sauraient donc être qualifiées de réorientations, il ne justifie pas, en tout état de cause, d'une progression suffisante dans ses études, n'ayant obtenu aucun diplôme ni validé aucune des années d'études suivies, à l'exception de la 1ère année de BTS. Les circonstances que le demandeur aurait validé le premier semestre de la formation suivie en dernier lieu au sein de la PPA Business School de Nantes et qu'il a signé un contrat d'apprentissage avec la société SARL Nantes Commerce et l'établissement PPA Business School, pour une période allant du 1er décembre 2021 au
13 septembre 2024, ne permettent pas d'établir que le préfet de la Loire-Atlantique aurait, en déduisant de son absence de progression et de ses réorientations, le défaut de sérieux des études poursuivies, commis une erreur d'appréciation.
10. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
11. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, qui garantit le droit au respect de la vie familiale, est inopérant à l'encontre d'une décision de refus de renouveler une carte de séjour portant la mention " étudiant ". Pour ce même motif, le requérant ne peut utilement soutenir que le préfet de la Loire-Atlantique aurait entaché sa décision attaquée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, l'arrêté du 24 janvier 2022 a été signé par Mme B A, directrice des migrations et de l'intégration de la préfecture de la Loire-Atlantique. Par un arrêté du 31 août 2021, publié le lendemain au recueil des actes administratifs de la préfecture de ce département, le préfet lui a donné délégation à l'effet de signer notamment les décisions portant refus de titre de séjour assorties ou non d'une mesure d'obligation de quitter le territoire. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision d'éloignement attaquée manque en fait et doit donc être écarté.
13. En deuxième lieu, il résulte des points 2 à 12 que l'illégalité de la décision de refus de séjour n'est pas établie. Par suite, M. C n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision attaquée portant obligation de quitter le territoire français.
14. En troisième et dernier lieu, M. C, célibataire et sans enfant, se prévaut d'une présence en France d'une durée de six ans à la date de la décision attaquée et de la présence de sa tante et de cousins, et produit un certain nombre d'attestations, émanant notamment de la directrice de son établissement d'études supérieures, du directeur et d'un collègue du restaurant au sein duquel il est employé, et d'amis. Toutefois et alors que son titre de séjour pour études ne lui donnait pas vocation à s'établir de manière pérenne sur le territoire national, il ne peut être ainsi regardé comme justifiant avoir en France des liens particulièrement intenses et anciens, et il n'établit pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine. Par ailleurs, si le requérant se prévaut de son activité en tant qu'intérimaire dans le secteur du bâtiment aux mois de juin et
juillet 2018, puis de son emploi au sein de la société SARL Nantes Commerce en qualité d'équipier polyvalent à raison de 80 heures par mois depuis le mois de juillet 2019, ces expériences professionnelles, exercées de manière accessoire à ses études, ne permettent pas d'établir son insertion professionnelle. Dans ces conditions, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et de ce que la décision attaquée serait entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle, doivent être écartés.
15. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. C doit être rejetée, en toutes ses conclusions.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D C, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Marion Paugam.
Délibéré après l'audience du 18 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Loirat, présidente,
M. Gauthier, premier conseiller,
M. Simon, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er février 2023.
La présidente-rapporteure,
C. LOIRATL'assesseur le plus ancien
dans l'ordre du tableau,
E. GAUTHIER
La greffière,
P. LABOUREL
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
ah
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026