vendredi 21 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2202275 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | LEUDET |
Vu la procédure suivante :
M une requête et des mémoires enregistrés le 21 février 2022, le 12 juillet 2022 et le 13 septembre 2022, K A G E, M. B I G et K F I N, représentés M Me Leudet, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 7 avril 2021 M laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté leur recours en contestation de la décision des autorités diplomatiques françaises à Kinshasa (République démocratique du Congo) rejetant implicitement la demande de délivrance d'un visa d'entrée en France de M. B I G et K I N en qualité d'enfants de réfugiée ;
2°) d'enjoindre à l'administration, à titre principal, de délivrer un visa de long séjour à M. B I G et K F I N dans un délai de quinze jours à compter du jugement à venir, sous astreinte de 150 euros M jour de retard, ou à titre subsidiaire, de réexaminer leur demande de visa dans le même délai, sous la même astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros à verser à Me Leudet en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Ils soutiennent que :
- la régularité de la composition de la commission n'est pas établie ;
- la décision est entachée d'erreur de droit dès lors que l'âge du demandeur de visa s'apprécie au jour des premières démarches réalisées M le réunifiant ou le demandeur de visa tendant au bénéfice de la réunification familiale ;
- la décision est entachée d'erreur de droit dès lors que la commission s'est estimée en situation de compétence liée pour refuser la demande de visa de M. B I G, et n'a pas examiné sa situation au regard de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision est entachée d'erreur d'appréciation s'agissant de l'identité et de la filiation des deux enfants de K G E ;
- la décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
M un mémoire en défense, enregistré le 7 juillet 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés M les requérants ne sont pas fondés.
M décision du 21 décembre 2021, le bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Nantes a admis les requérants au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, et son décret d'application ;
- l'arrêté du 4 décembre 2009 relatif aux modalités de fonctionnement de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 30 septembre 2022 :
- le rapport de K C,
- et les observations de Me Leudet, représentant les requérants.
Le ministre n'était ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. K G E, ressortissante de la République démocratique du Congo, née en 1977, s'est vu reconnaître la qualité de réfugiée M une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 22 décembre 2015. Le 2 octobre 2019, deux demandes de visas de long séjour ont été déposées au titre de la réunification familiale, M son fils, M. B I G et M K F N I, qu'elle présente comme sa fille. Ces demandes ont été implicitement rejetées M l'autorité diplomatique française à Kinshasa. M la présente procédure, les requérants demandent au tribunal d'annuler la décision du 7 avril 2021 M laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté leur recours en contestation de ces refus.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité externe de la décision :
2. Aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 4 décembre 2009 relatif aux modalités de fonctionnement de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France : " La commission instituée à l'article D. 211-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile susvisé siège à Nantes. () / Elle se réunit sur convocation de son président. / Elle délibère valablement lorsque le président ou son suppléant et deux de ses membres au moins, ou leurs suppléants respectifs, sont réunis. "
3. Il ressort de la feuille de présence à la séance du 7 avril 2021 de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, produite M le ministre en défense, qu'étaient alors présents le président de la commission et deux de ses membres titulaires. M suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les règles de composition de la commission telles qu'énoncées à l'article 1er précité de l'arrêté du 4 décembre 2009 auraient été méconnues.
En ce qui concerne la légalité interne de la décision :
4. Il ressort de la lecture de la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 7 avril 2021 que celle-ci a confirmé les refus de délivrance d'un visa d'entrée au titre de la réunification familiale aux motifs que M. B I G, âgé de plus de 19 ans à la date de dépôt de sa demande de visa, n'était plus éligible à la procédure de réunification familiale, et que l'identité, et partant la filiation, de K F I N n'étaient pas établies M les deux actes de naissance présentés, dont la commission estime M ailleurs que leur production révèle une fraude.
S'agissant de l'identité et la filiation de K F I N :
5. Aux termes de l'article L. 752-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa version applicable au litige : " I.-Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale : / 3° M les enfants non mariés du couple, âgés au plus de dix-neuf ans. () L'âge des enfants est apprécié à la date à laquelle la demande de réunification familiale a été introduite. () ".
6. L'article L. 111-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur, prévoit que la vérification des actes d'état civil étrangers doit être effectuée dans les conditions définies M l'article 47 du code civil. Cet article, dans sa rédaction applicable au litige, dispose quant à lui que : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ". Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue M tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation M l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits M les parties.
7. Il ressort des pièces du dossier que K I N a présenté aux autorités diplomatiques un acte de naissance, daté du 19 juillet 2019, d'après lequel ses prénom et nom sont F I N, sa date de naissance le 25 mai 2002, son père M. J et sa mère K A G E. Le document porte la mention écrite " rendu suivant jugement rendu M tribunal pour enfants de H D sous n° RCE 7895/II du 7 juin 2019 et un certificat de non appel n° 450/2019 du 11 juillet 2019 / Acte n° 3531 ". La requérante a présenté également une " copie intégrale d'acte de naissance " portant, certes, les mêmes mentions biographiques et la même référence au jugement supplétif du tribunal pour enfants de H D et au certificat de non appel, mais indiquant toutefois une déclaration le 15 juillet 2019. M ailleurs, si la requérante produit une copie du jugement du 7 juin 2019, celui-ci se borne à opérer la rectification d'un premier jugement supplétif RCE d'acte de naissance, rendu le 11 mars 2019 sous le n° 7468/III, qui aurait été entaché d'une erreur matérielle et que la requérante ne verse pas au dossier. Il s'ensuit qu'en l'absence du jugement supplétif sur la base duquel l'acte de naissance a été dressé le 15 ou le 19 juillet 2019, le lien de filiation allégué ne peut être regardé comme établi M les actes présentés. Toutefois il ressort des pièces du dossier que K G E a déclaré l'existence de l'enfant F I N auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides à l'occasion de sa demande d'asile en 2014 ainsi qu'au mois de janvier 2016 en complétant sa fiche familiale de référence. La requérante justifie également de plusieurs virements d'argent adressés à sa fille en 2016, 2018, 2020, et 2021. Dans les circonstances particulières de l'espèce, l'identité et le lien de filiation de l'enfant F I N avec K G E doivent être regardés comme étant suffisamment établis M la possession d'état. M suite, la décision de la commission lui refusant la délivrance d'un visa d'entrée en France au titre de la réunification familiale est entachée d'illégalité et doit être annulée.
En ce qui concerne l'éligibilité de M. B I G à la réunification familiale :
8. Si l'article R. 752-1 du même code prévoit que " la demande de réunification familiale est initiée M la demande de visa mentionnée au troisième alinéa du II de l'article L. 752-1 ", ces dispositions n'excluent pas qu'une formalité accomplie antérieurement à la demande de visa puisse être prise en compte pour déterminer la date d'introduction de la demande de réunification familiale, au sens de l'article L. 752-1 de ce code, à laquelle se placer pour apprécier l'âge de l'enfant du réunifiant, dès lors que la formalité en question vise directement à introduire la procédure de réunification familiale et que sa date d'accomplissement peut être datée de façon certaine.
9. Il ressort des pièces du dossier que M. I G, né le 18 juillet 1998, était âgé de plus de dix-neuf ans à la date à laquelle a été déposée sa demande de visa et ne pouvait, de ce fait, prétendre à la délivrance de plein droit d'un visa de long séjour au titre de la réunification familiale. Si les requérants produisent un courrier de K G E daté du 9 décembre 2016 dans lequel elle exprime son souhait d'être aidée pour mettre en œuvre les démarches de réunification familiale au bénéfice de ses quatre enfants, ils ne produisent pas de preuve d'envoi de ce courrier, qui ne porte au demeurant pas mention du destinataire, et ne peuvent donc être regardés comme justifiant de l'introduction de la demande de réunification familiale à cette date. Il y a lieu, eu égard à la présentation de la seconde demande de visa de long séjour de M. B I G le 2 octobre 2019 à la suite du rejet de sa première demande M la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France pour tardiveté du recours et du rejet de son recours contentieux contre cette décision, de retenir la date de cette première demande de visa comme marquant l'introduction de la demande de réunification familiale. Si la date d'enregistrement de la première demande de visa n'est pas communiquée M l'administration, les requérants produisent le formulaire complété M M. B I G, daté du 4 août 2017. Il est constant qu'à cette date, nécessairement antérieure ou identique à la date d'enregistrement de sa demande, M. B I G était âgé de plus de dix-neuf ans. M suite et en tout état de cause, en retenant l'inéligibilité de M. B I G à la réunification familiale, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a fait une exacte application des dispositions de l'article L. 752-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne le respect de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :
10. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue M la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
11. Il ressort des pièces du dossier que K G E a quitté la République démocratique du Congo au mois de janvier 2014 et justifie avoir adressé régulièrement de l'argent à son fils B. Il est constant que celui-ci a tenté de venir la rejoindre M la procédure de réunification familiale en 2017 après le décès de sa grand-mère, mère de K G E, le 29 avril 2016. Toutefois, il est constant que M. I G était âgé de plus de vingt-deux ans à la date de la décision litigieuse, qu'il était séparé de sa mère depuis environ sept ans, et qu'il n'avait connu d'autre pays que la République démocratique du Congo, où réside également une sœur aînée. Dans ces conditions, et malgré le droit de K F I N à la délivrance d'un visa d'entrée en France, en refusant de délivrer un visa de long séjour à M. I G, la commission ne peut être regardée comme ayant porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 précité de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il ne ressort pas non plus des pièces du dossier que la commission se serait considérée en situation de compétence liée pour rejeter la demande de visa de M. I G.
12. Il résulte de tout ce qui précède qu'il n'y a lieu d'annuler la décision du 7 avril 2021 de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France qu'en ce qu'elle concerne K F I N.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
13. Eu égard à ses motifs, le présent jugement implique seulement qu'il soit enjoint au ministre de l'intérieur de faire délivrer à K F I N le visa de long séjour sollicité. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui faire délivrer ce visa dans un délai maximal de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
14. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
15. M. I G et K I N ont obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale dans la présente affaire. M suite, Me Leudet peut se prévaloir des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Leudet renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'État le versement à Me Leudet de la somme de 1 200 euros.
D É C I D E :
Article 1er : La décision du 7 avril 2021 de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France rejetant le recours de M. I G et K I N contre la décision implicite des autorités diplomatiques françaises à Kinshasa refusant de leur délivrer un visa d'entrée en France est annulée en tant qu'elle concerne la demande de visa de K F I N.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de faire délivrer à K F I N un visa de long séjour dans un délai maximal de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera une somme de 1 200 euros à Me Leudet en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à K A G E, à M. B I G, à K F I N et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 30 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
K Douet, présidente,
K Roncière, première conseillère,
K Chatal, conseillère.
Rendu public M mise à disposition au greffe le 21 octobre 2022.
La rapporteure,
A. CLa présidente,
H. DOUETLa greffière,
A.-L. LE GOUALLEC
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026