vendredi 21 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2202278 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | LE FLOCH |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 février 2022, M. H I, agissant en son nom et au nom de sa fille F L, et Mme E G, représentés par Me Le Floch, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a implicitement rejeté leur recours contre la décision de l'autorité consulaire française à Douala rejetant la demande de délivrance d'un visa de long séjour à Mme E G et à Mme F L au titre de la réunification familiale ;
2°) d'enjoindre à l'administration, à titre principal, de délivrer un visa de long séjour à Mme E G et à Mme F L dans un délai d'un mois à compter du jugement à venir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou à titre subsidiaire, de réexaminer leur demande de visa dans le même délai, sous la même astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à Me Le Floch en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Ils soutiennent que :
- il n'est pas établi que la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France s'est effectivement réunie en étant régulièrement composée ;
- le refus de délivrance de visas d'entrée en France est entaché d'erreur d'appréciation de leur situation au regard de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 juin 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Par décision du 1er février 2022, le bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Nantes a admis les requérants au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, et son décret d'application ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 30 septembre 2022 :
- le rapport de Mme A,
- et les observations de Me Le Floch, représentant les requérants.
Le ministre n'était ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. I, ressortissant camerounais, né en 1982, s'est vu reconnaître la qualité de réfugié par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 3 avril 2019. Le 14 juin 2021, l'autorité consulaire française à Douala au Cameroun a rejeté la demande de délivrance d'un visa de long séjour présentée par Mme E G et par la jeune F L, qui se présentent respectivement comme la concubine et la fille de M. I et d'une précédente relation, au titre de la réunification familiale. Par la présente procédure, les requérants demandent au tribunal d'annuler la décision par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a implicitement rejeté leur recours réceptionné le 12 juillet 2021 en contestation de ces deux refus.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité externe de la décision attaquée :
2. Aux termes de l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa version applicable au litige : " Une commission placée auprès du ministre des affaires étrangères et du ministre chargé de l'immigration est chargée d'examiner les recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France prises par les autorités diplomatiques ou consulaires. La saisine de cette commission est un préalable obligatoire à l'exercice d'un recours contentieux, à peine d'irrecevabilité de ce dernier. " Aux termes de l'article D. 312-7 du même code : " La commission mentionnée à l'article D. 312-3 peut soit rejeter le recours, soit recommander au ministre des affaires étrangères et au ministre chargé de l'immigration d'accorder le visa demandé. / Le président de la commission peut rejeter, sans réunir la commission, les recours manifestement irrecevables ou mal fondés. "
3. Il ne résulte pas de ces dispositions, ni d'aucune autre disposition du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou d'un autre texte, que, sauf dans le cas prévu par les dispositions précitées du second alinéa de l'article D. 312-7, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France est tenue de se réunir pour statuer par décision expresse sur un recours formé devant elle.
4. Aux termes de l'article L. 231-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Le silence gardé pendant deux mois par l'administration sur une demande vaut décision d'acceptation. " Aux termes de l'article L. 231-4 du même code : " Par dérogation à l'article L. 231-1, le silence gardé par l'administration pendant deux mois vaut décision de rejet : / () 2° Lorsque la demande () présente le caractère d'une réclamation ou d'un recours administratif ".
5. En vertu de ces dispositions, le silence gardé par la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France pendant deux mois vaut décision de rejet du recours dont elle est saisie.
6. Aux termes de l'article D. 312-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le président de la commission est choisi parmi les personnes ayant exercé des fonctions de chef de poste diplomatique ou consulaire. / La commission comprend, en outre : / 1° Un membre, en activité ou honoraire, de la juridiction administrative ; / 2° Un représentant du ministre des affaires étrangères ; / 3° Un représentant du ministre chargé de l'immigration ; / 4° Un représentant du ministre de l'intérieur. / Le président et les membres de la commission sont nommés par décret du Premier ministre pour une durée de trois ans. Pour chacun d'eux, un premier et un second suppléants sont nommés dans les mêmes conditions. " Aux termes du second alinéa de l'article 1er de l'arrêté du 4 décembre 2009 relatif aux modalités de fonctionnement de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France : " Elle délibère valablement lorsque le président ou son suppléant et deux de ses membres au moins, ou leurs suppléants respectifs, sont réunis. "
7. Si les requérants soutiennent qu'aucun élément ne permet de démontrer que la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France s'est effectivement réunie pour examiner leur recours en étant composée conformément aux dispositions citées au point précédent, un tel moyen ne peut être utilement invoqué à l'encontre d'une décision implicite.
En ce qui concerne la légalité interne de la décision attaquée :
8. Il ressort des écritures du ministre de l'intérieur en défense que la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France doit être regardée comme se fondant, s'agissant de Mme G, sur l'absence de stabilité et de continuité de sa vie commune avec M. I, et, s'agissant de Mme J, sur l'absence de production d'un jugement de délégation d'autorité parentale de la mère de l'enfant en faveur du requérant et sur le caractère incertain de son lien de filiation avec M. I.
9. Aux termes de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa nouvelle version, applicable au litige : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale : () 2° Par son concubin, âgé d'au moins dix-huit ans, avec lequel il avait, avant la date d'introduction de sa demande d'asile, une vie commune suffisamment stable et continue ; / 3° Par les enfants non mariés du couple, n'ayant pas dépassé leur dix-neuvième anniversaire. () ". Aux termes de l'article L. 561-4 du même code : " Les articles L. 434-1, L. 434-3 à L. 434-5 et le premier alinéa de l'article L. 434-9 sont applicables. "
En ce qui concerne l'enfant Gessica B I :
S'agissant du droit à la réunification familiale :
10. Aux termes de l'article L. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable à la procédure de réunification familiale en vertu de l'article L. 561-4 du même code : " Le regroupement familial peut être demandé pour les enfants mineurs de dix-huit ans du demandeur et ceux de son conjoint, qui sont confiés, selon le cas, à l'un ou l'autre, au titre de l'exercice de l'autorité parentale, en vertu d'une décision d'une juridiction étrangère. Une copie de cette décision devra être produite ainsi que l'autorisation de l'autre parent de laisser le mineur venir en France. ".
11. Il ressort de l'acte de naissance dressé le 25 mai 2004 de l'enfant Gessica B J qu'elle est la fille de Mme C K et du requérant M. I. La circonstance que le requérant ait désigné, auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, la mère de cette enfant sous le nom " Mme D ", ne suffit pas, dans les circonstances particulières de l'espèce, à établir le caractère irrégulier de cet acte de naissance. L'acte de naissance de l'enfant n'étant pas entaché d'irrégularité sur ce point, le lien de filiation entre le requérant et l'enfant Gessica B doit être tenu pour établi.
12. Cependant, si M. I produit une autorisation parentale de sortie du territoire faite à Douala le 14 avril 2021, signée par la mère de sa fille, Mme K par laquelle celle-ci autorise l'enfant Gessica B à se rendre en France accompagnée par Mme E G, le requérant ne produit aucune décision juridictionnelle camerounaise lui confiant la garde de sa fille au titre de l'exercice de l'autorité parentale. Par suite, la condition posée à l'article L. 434-4 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étant pas satisfaite, M. I n'est pas fondé à soutenir qu'en déclarant sa fille F B non éligible à la réunification familiale, la commission aurait commis une erreur d'appréciation.
S'agissant du respect des conventions internationales :
13. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
14. Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. () ".
15. Si M. I soutient que le refus de délivrer un visa à sa fille F B porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, les photographies produites par le requérant et la circonstance qu'il ait déclaré l'existence de sa fille à son arrivée en France ne suffisent pas à établir l'existence de liens continus et suffisamment intenses entre le père et sa fille. Le moyen tiré de la méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit dès lors être écarté. Enfin, compte tenu de ce qui précède, et de la persistance à la date de la décision attaquée de l'autorité parentale détenue par la mère de l'enfant, le moyen tiré de l'atteinte excessive portée à l'intérêt supérieur de l'enfant au sens de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, par la décision de refus de visa, ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne Mme E G :
16. Il ressort des pièces du dossier que Mme G est la mère du deuxième enfant de M. I, Petrus Nadal Tchouzin Fomen, né le 30 mai 2014 à Douala, avec laquelle il a vécu en concubinage et dont il affirme s'être séparé avant son départ du Cameroun. Le requérant justifie toutefois avoir effectué des transferts d'argent à Mme G de façon constante des mois d'avril 2019 à août 2021 et soutient avoir maintenu des liens avec eux après son arrivée en France. Il résulte de ces éléments ainsi que des faits exposés par le requérant, et non sérieusement démentis par l'administration, que l'enfant Petrus Nadal, qui n'était âgé que de trois ans à la date à laquelle M. I a déclaré être entré en France, a vécu, depuis sa naissance jusqu'à son arrivée en France à l'âge de sept ans, aux côtés de sa mère, Mme G.
17. Or, il est constant qu'à la date à laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a implicitement confirmé le refus de délivrance d'un visa d'entrée en France à Mme G, l'enfant Petrus Nadal, à qui l'autorité consulaire française à Douala a délivré un visa d'entrée en France le 22 juin 2021, avait rejoint son père en France depuis le 27 juillet 2021.
18. Dans ces conditions, la décision par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a confirmé le refus de délivrance d'un visa d'entrée en France à Mme G a eu pour effet de priver l'enfant Petrus Nadal de la présence de sa mère de sorte que la requérante est bien fondée à soutenir que cette décision porte une atteinte excessive à l'intérêt supérieur de son fils au sens de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
19. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête dirigés contre la décision de refus de délivrance d'un visa d'entrée en France à Mme G, qu'il y a lieu d'annuler la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France en tant que celle-ci a implicitement rejeté le recours de Mme G contre la décision consulaire lui refusant la délivrance d'un visa d'entrée en France.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
20. Eu égard à ses motifs, le présent jugement implique seulement qu'il soit enjoint au ministre de l'intérieur de faire délivrer à Mme G le visa de long séjour sollicité. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui faire délivrer ce visa dans un délai maximal de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
21. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
22. M. I a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale dans la présente affaire. Par suite, Me Le Floch peut se prévaloir des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Le Floch renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'État le versement à Me Le Floch d'une somme de 1 200 euros.
D É C I D E :
Article 1er : La décision par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a implicitement rejeté le recours en contestation des refus de visa opposé à Mme F L et à Mme E G est annulée en tant qu'elle concerne Mme E G.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de faire délivrer à Mme E G un visa de long séjour dans un délai maximal de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera une somme de 1 200 euros à Me Le Floch en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. H I, à Mme E G et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 30 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Douet, présidente,
Mme Roncière, première conseillère,
Mme Chatal, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 octobre 2022.
La rapporteure,
A. ALa présidente,
H. DOUETLa greffière,
A.-L. LE GOUALLEC
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026