LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2202546

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2202546

mercredi 1 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2202546
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantRODRIGUES DEVESAS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 février 2022, M. B F, représenté par

Me Rodrigues Devesas, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 24 février 2022 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui a interdit de circuler sur le territoire français pour une durée d'un an ;

2°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire et de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 800 euros en application des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- il n'est pas établi qu'elle ait été signée par une autorité compétente ;

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur de fait et d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

S'agissant de la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;

- elle est entachée d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

S'agissant de la décision l'interdisant de circuler sur le territoire français pour une durée d'un an

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 juin 2022, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.

M. F a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 30 mai 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Loirat, présidente-rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. F, ressortissant roumain né le 6 mars 1987, qui déclare être entré en France le 1er octobre 2019, a été interpellé par les services de police et placé en garde à vue le

23 février 2022. Par un arrêté du 24 février 2022, le préfet de la Loire-Atlantique lui a notifié une obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de circuler sur le territoire français pour une durée d'un an. M. F demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

2. En premier lieu, la décision attaquée a été signée par Mme A, cheffe du bureau du contentieux et de l'éloignement de la préfecture de la Loire-Atlantique. Par arrêté du

31 août 2021 publié le lendemain au recueil des actes administratifs de la préfecture de la Loire-Atlantique, le préfet lui a donné délégation, en cas d'absence ou d'empêchement simultané de Mme D, directrice de l'immigration et de l'intégration, et de M. C, son adjoint, à l'effet de signer notamment les décisions portant obligation de quitter le territoire français et interdisant la circulation sur le territoire français. Dès lors, et en l'absence de contestation de l'absence ou empêchement simultané de Mme D et de M. C, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision attaquée manque en fait.

3. En deuxième lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français vise notamment l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et rappelle les faits ayant justifié la garde à vue de M. F le 23 février 2022 ainsi que les faits et condamnations pénales dont il a déjà fait l'objet, et constate que ces faits réitérés et graves entrent dans le champ d'application du 2° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile permettant son éloignement. La décision indique que le comportement de l'intéressé constitue une menace réelle et actuelle suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société française et que le risque de récidive crée une urgence à l'éloigner du territoire français. Cette décision est ainsi suffisamment motivée en droit et en fait.

4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les citoyens de l'Union européenne ont le droit de séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois s'ils satisfont à l'une des conditions suivantes : 1° Ils exercent une activité professionnelle en France ; 2° Ils disposent pour eux et pour leurs membres de famille de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, ainsi que d'une assurance maladie () ". Aux termes de l'article L. 251-1 du même code : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes : () / 2° Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société () / L'autorité administrative compétente tient compte de l'ensemble des circonstances relatives à leur situation, notamment la durée du séjour des intéressés en France, leur âge, leur état de santé, leur situation familiale et économique, leur intégration sociale et culturelle en France, et l'intensité des liens avec leur pays d'origine ".

5. Il appartient à l'autorité administrative d'un État membre qui envisage de prendre une mesure d'éloignement à l'encontre d'un ressortissant d'un autre État membre de ne pas se fonder sur la seule existence d'une infraction à la loi, mais d'examiner, d'après l'ensemble des circonstances de l'affaire, si la présence de l'intéressé sur le territoire français est de nature à constituer une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société française. L'absence de condamnation ou même de poursuite pénales par le tribunal judiciaire ne saurait exclure un comportement constituant une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société française. L'ensemble de ces conditions doivent être appréciées en fonction de la situation individuelle de la personne, notamment de la durée de son séjour en France, de sa situation familiale et économique et de son intégration.

6. Il ressort des pièces du dossier qu'entre l'année 2020 et 2022, M. E a fait l'objet de trois interpellations pour des faits de vol par ruse, défaut d'assurance et de permis de conduire et vol de véhicule. Il a lui-même déclaré lors de son audition par les services de police avoir été condamné à six mois d'emprisonnement avec sursis pour vol de carburant. Il fait également l'objet d'une interdiction de séjour sur la commune de Gétigné et d'une interdiction de conduire tout véhicule à moteur, prononcées par deux jugements du tribunal judiciaire de Nantes, respectivement en dates des 13 octobre 2020 et 5 janvier 2020. Contrairement à ce que soutient le requérant, le préfet a pu, à bon droit, considérer les faits reprochés le 23 février 2022 constituaient une réitération de troubles à l'ordre public, quand bien même ils n'avaient pas encore donné lieu à condamnation pénale à la date de la décision attaquée. Si M. E déclare être installé en France depuis octobre 2019 et être marié et père de quatre enfants mineurs, il ressort des pièces du dossier qu'il est sans domicile fixe et vit dans une caravane avec sa famille. A l'effet de justifier de son insertion professionnelle, le requérant se borne à produire un contrat de travail d'une durée de 4 mois de travail conclu avec une exploitation maraîchère, qui ne permet pas d'établir une réelle insertion professionnelle ni la perception de ressources régulières et suffisantes pour subvenir aux besoins de sa famille sans constituer une charge déraisonnable pour le système d'assurances sociales français au sens et pour l'application des articles L. 233-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, M. E ne conteste pas avoir à de multiples reprises, entre 2019 et 2021, rejoint la Roumanie, son pays d'origine, où résident encore, selon ses déclarations, certains de ses frères et sœurs. Il ne justifie donc pas d'une résidence stable et continue sur le territoire français. Dans ces conditions et eu égard à la nature et à la répétition des faits délictueux, le préfet de la Loire-Atlantique a pu, sans commettre d'erreur de fait et par une exacte application de la loi, considérer que la présence en France de l'intéressé constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société, au sens des dispositions de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

7. Compte tenu des motifs exposés dans le point précédent, et alors que M. E est sans domicile fixe sur le territoire français, qu'il réside habituellement dans un campement illégal, qu'il ne justifie pas exercer une activité professionnelle suffisante et stable ni disposer de ressources suffisantes et d'une assurance maladie, le requérant ne justifie d'aucune circonstance faisant obstacle à ce que la cellule familiale, avec sa femme, sa compatriote, également en séjour irrégulier, et leurs quatre enfants mineurs, se reconstitue dans leur pays d'origine où il n'établit pas être dépourvu de toute attache. Dans ces conditions, la mesure d'éloignement litigieuse ne porte pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

Sur la légalité de la décision fixant le délai de départ volontaire :

8. En premier lieu, aux termes de l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les étrangers dont la situation est régie par le présent livre disposent, pour satisfaire à l'obligation qui leur a été faite de quitter le territoire français, d'un délai de départ volontaire d'un mois à compter de la notification de la décision. / L'autorité administrative ne peut réduire le délai prévu au premier alinéa qu'en cas d'urgence et ne peut l'allonger qu'à titre exceptionnel ".

9. La décision refusant d'octroyer un délai de départ volontaire vise l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et se réfère notamment aux différentes interpellations et condamnations du requérant et au risque de récidive présenté par l'intéressé. Il en résulte que cette décision est suffisamment motivée en droit et en fait. En outre, il ne ressort par ailleurs pas de la motivation de cette décision ni d'aucune pièce du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen complet de sa situation avant de prendre la décision attaquée.

10. Compte-tenu, ainsi qu'il a été dit au point 6 du présent jugement, de la gravité et de la répétition des faits reprochés à l'intéressé, de la menace réelle, actuelle et suffisamment grave qu'il représente, du point de vue de l'ordre public, à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société, et de l'absence de justifications de circonstances personnelles, familiales ou professionnelles qui feraient obstacle à ce que le délai de départ volontaire soit supprimé, le préfet a pu, sans commettre d'erreur d'appréciation, estimer, sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour et des étrangers et du droit d'asile, qu'il y avait urgence à éloigner M. E du territoire français et refuser, en conséquence, de lui accorder un délai de départ volontaire.

Sur la légalité de l'interdiction de circulation sur le territoire pour une durée d'un an :

11. En premier lieu, aux termes de l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut, par décision motivée, assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français édictée sur le fondement des 2° ou 3° de l'article L. 251-1 d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée maximale de trois ans ".

12. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère.

13. La décision attaquée vise l'article L. 215-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle indique qu'après examen de la situation de l'intéressé, il y a lieu d'assortir la décision d'obligation de quitter le territoire d'une interdiction de circulation d'une durée d'un an à compter de la notification de la décision. Cette décision est ainsi suffisamment motivée en droit et en fait.

14. En second lieu, compte tenu des motifs exposés aux points 6 et 7 du présent jugement, le préfet n'a pas, en prononçant cette interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée d'un an, entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.

15. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. F doit être rejetée, en toutes ses conclusions.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. F est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B F, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Stéphanie Rodrigues Devesas.

Délibéré après l'audience du 18 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Loirat, présidente,

M. Gauthier, premier conseiller,

M. Simon, premier conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er février 2023.

La présidente-rapporteure,

C. LOIRATL'assesseur le plus ancien

dans l'ordre du tableau,

E. GAUTHIERLa greffière,

P. LABOUREL

La République mande et ordonne au préfet de la Loire Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

ng

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions