mardi 17 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2202645 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SELARL R & P AVOCATS - OLIVIER RENARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 1er mars 2022 et le 13 octobre 2022, M. B D, représenté par Me Renard, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 18 août 2021 par lequel le préfet de Maine-et-Loire lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de départ volontaire de trente jours, laquelle fixe le pays de destination en cas de reconduite d'office à l'issue de ce délai ;
2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale " dans le mois de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à défaut, dans le même délai et sous la même astreinte, de réexaminer sa situation en lui délivrant dans l'attente une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 800 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ;
- le refus de titre de séjour n'est pas régulièrement motivé ;
- sa situation n'a pas été examinée ;
- le refus de titre de séjour méconnaît les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le refus de titre de séjour méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'obligation de quitter le territoire français du 28 novembre 2019 est illégale ;
- le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français méconnaissent le 1 de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant ;
- l'obligation de quitter le territoire français n'est pas régulièrement motivée ;
- elle est illégale en conséquence de l'illégalité du refus de titre de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît le 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le pays de destination n'est pas régulièrement motivée ;
- elle est illégale en conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 octobre 2022, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 janvier 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention relative aux droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A de Baleine, président,
- les observations de Me Lejosne, substituant Me Renard, avocat de M. C.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant de la République du Congo né en 1992, est arrivé sur le territoire français le 2 septembre 2017, muni d'un passeport en cours de validité revêtu d'un visa de court séjour à une entrée valable du 25 août 2017 au 24 septembre 2021 pour un séjour de 21 jours qui lui avait été délivré le 18 août 2017 par l'autorité consulaire française à Brazzaville. La demande d'asile qu'il avait présentée a été rejetée par une décision du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 8 janvier 2019 et une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 18 septembre 2019. Par une décision du 28 novembre 2019, le préfet de Seine-et-Marne lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. S'étant maintenu sur ce territoire, M. C a, le 25 mars 2021, sollicité du préfet de Maine-et-Loire la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " en se prévalant de sa qualité de père d'un enfant de nationalité française. Par l'arrêté du 18 août 2021 dont il demande l'annulation, ce préfet a rejeté cette demande et assorti ce rejet d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, laquelle fixe le pays de destination en cas d'éloignement d'office à l'issue ce délai.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
2. Par un arrêté du 22 février 2021, régulièrement publié le 24 février 2022 au recueil des actes administratifs de la préfecture de Maine-et-Loire, le préfet de Maine-et-Loire a donné délégation à Mme Deverton, secrétaire générale de la préfecture de Maine-et-Loire, à l'effet de signer un arrêté de la nature de celui attaqué, en toutes les décisions qu'il comporte. Il en résulte que le moyen tiré de l'incompétence de cette signataire manque en fait.
3. L'arrêté attaqué comporte l'indication des raisons de droit et de fait pour lesquelles son auteur a refusé de délivrer un titre de séjour au requérant. Il en résulte que ce refus est régulièrement motivé. En conséquence et conformément aux dispositions du second alinéa de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision portant obligation de quitter le territoire français est régulièrement motivée. L'arrêté attaqué, qui vise notamment l'article L. 721-3 de ce code, constate que l'intéressé est ressortissant congolais et qu'il lui est fait obligation de quitter le territoire français, ce dont résulte que la décision fixant le pays de destination en cas de reconduite d'office à l'issue du délai de départ volontaire est, de ce seul fait, régulièrement motivée.
4. Il résulte de l'instruction que, pour prendre les décisions attaquées, le préfet de Maine-et-Loire a, sans méconnaître l'étendue de sa compétence d'appréciation, examiné la situation personnelle du requérant, compte tenu de l'ensemble des éléments caractérisant cette situation portés à la connaissance de l'administration.
5. L'arrêté attaqué ne constitue pas une mesure d'application de la décision du 28 novembre 2019 du préfet de Seine-et-Marne faisant obligation au requérant de quitter le territoire français, qui n'en constitue pas la base légale. Il en résulte qu'à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation de cet arrêté, le requérant ne peut utilement exciper de l'illégalité de cette décision.
6. Aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1.". Aux termes de l'article L. 423-8 du même code : " Pour la délivrance de la carte de séjour prévue à l'article L. 423-7, lorsque la filiation est établie à l'égard d'un parent en application de l'article 316 du code civil, le demandeur, s'il n'est pas l'auteur de la reconnaissance de paternité ou de maternité, doit justifier que celui-ci contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, dans les conditions prévues à l'article 371-2 du code civil, ou produire une décision de justice relative à la contribution à l'éducation et à l'entretien de l'enfant. / Lorsque le lien de filiation est établi mais que la preuve de la contribution n'est pas rapportée ou qu'aucune décision de justice n'est intervenue, le droit au séjour du demandeur s'apprécie au regard du respect de sa vie privée et familiale et au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant. ". Aux termes de l'article L. 611-3 de ce code : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () / 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans ; / () ".
7. Il ressort des pièces du dossier que le requérant est le père d'une enfant née le 3 novembre 2019 à Cholet, qu'il a reconnue le 19 juin 2019. Cette enfant, qui réside en France et dont la mère est une ressortissante de nationalité française née en 1995 à Brazzaville, est de nationalité française.
8. Si le requérant soutient contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de cette enfant depuis sa naissance, il ne justifie néanmoins pas de la réalité d'une communauté de vie habituelle avec la mère de l'enfant et cette dernière, notamment pas avant le mois de septembre 2020. S'il présente quelques bordereaux de transferts de sommes d'argent au bénéfice de la mère de l'enfant à compter du 22 juillet 2020 et un certificat d'un médecin en date du 17 juin 2020, ces documents, non plus que les autres pièces que présente le requérant, n'établissent pas qu'il contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant née le 3 novembre 2019 depuis la naissance de cette dernière, moins de deux ans avant l'arrêté attaqué. Dès lors, c'est par une exacte application des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui délivrer la carte de séjour temporaire qu'elles prévoient. En conséquence, les dispositions du 5° de l'article L. 611-3 de ce code ne faisaient pas obstacle à ce qu'il lui soit fait obligation de quitter le territoire français. Le requérant, auteur de la reconnaissance de paternité de cette enfant, ne relève pas des prévisions du premier alinéa de l'article L. 423-8 de ce même code.
9. Aux termes de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant : " Aux termes de des stipulations de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants () l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. / () ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.
10. Si le requérant justifie de quelques transferts de sommes d'argent en 2020 et 2021 à la mère de l'enfant née le 3 novembre 2019 et même à admettre que ces sommes ont été utilisées pour l'entretien de cette enfant, il n'existe pas de communauté de vie habituelle entre lui et la mère de l'enfant comme cette dernière. De tels transferts, auquel le requérant a procédé alors qu'il n'était pas titulaire d'un titre de séjour mais faisait déjà l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, ne justifient pas la délivrance d'un titre de séjour ni ne nécessitent la présence de leur auteur sur le territoire français. Le requérant n'apporte pas d'éléments propres à établir qu'il contribuerait effectivement et de manière habituelle à la garde ou à l'éducation de l'enfant. Le refus de lui délivrer un titre de séjour et l'obligation lui étant faite de quitter le territoire français n'ont pas pour effet de priver cette enfant de la présence de sa mère, qui en assure seule à titre habituel la garde, l'entretien et l'éducation. Ils n'exposent pas cette enfant à un risque particulier pour sa santé, sa sécurité, sa moralité ou son éducation. Il en résulte que ces décisions ne portent pas atteinte à l'intérêt supérieur de cette enfant.
11. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
12. Il ressort des pièces du dossier que le séjour du requérant en France, remontant au mois de septembre 2017, n'est pas ancien, alors qu'il est âgé de trente ans. Ce séjour, jusqu'à la fin de l'année 2019, ne s'explique que par l'examen de la demande d'asile qu'il avait présentée et il fait l'objet depuis le 28 novembre 2019 d'une première obligation de quitter le territoire français à laquelle il n'a pas déféré. Célibataire, il ne vit pas avec la mère de l'enfant née en 2019 ni avec cette dernière et ni le refus de lui délivrer un titre de séjour, ni l'obligation de quitter le territoire français ne font obstacle à ce qu'il puisse, le cas échéant, envoyer des subsides à la mère de cette enfant. Il ressort encore du dossier que le requérant est également le père d'un autre enfant, né en 2014, de nationalité congolaise et qui réside en République du Congo, où le requérant a vécu pendant environ 25 ans et où résident de même ses parents, son frère et ses sœurs. Il n'est pas dans l'impossibilité de poursuivre sa vie dans le pays dont il est le ressortissant et il ne justifie pas d'attaches personnelles intenses, anciennes et stables sur le territoire français. Le requérant, qui a en fait détourné l'objet du visa de court séjour qui lui avait été délivré en 2017 et se maintient sur le territoire français en dépit d'une première obligation de le quitter, qui ne justifie d'aucune ressource ni d'un logement et qui indique être domicilié auprès d'un centre communal d'action sociale, ne justifie pas d'une intégration particulière dans la société française, quand bien même, ressortissant d'un Etat dont le français est la langue officielle, il parle cette langue. Dès lors, compte tenu de la durée et des conditions de l'intéressé en France, le préfet de Maine-et-Loire, en refusant de régulariser son séjour et en lui faisant obligation de quitter le territoire français, n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts dans lesquels ont été prises ces décisions, qui ne méconnaissent pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. La décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas non plus entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressé.
13. Compte tenu de ce qui a été dit quant à la légalité du refus de séjour, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale en raison de l'illégalité de ce refus. Il ne l'est pas non plus à soutenir que la décision fixant le pays de destination est illégale en raison de l'illégalité de cette obligation.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué. Par suite, il ne saurait être fait droit aux conclusions à fin d'injonction qu'il présente.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, le versement d'une somme à ce titre.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B D, au préfet de Maine-et-Loire et à Me Renard.
Délibéré après l'audience du 3 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. A de Baleine, président,
Mme Thomas, première conseillère,
Mme Milin, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 janvier 2023.
Le président-rapporteur,
A. A DE BALEINEL'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
S. THOMAS
La greffière,
L. LECUYER
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026