jeudi 22 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2203041 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | ROULLEAU |
Vu les procédures suivantes :
I - Par une requête, enregistrée 9 mars 2022 sous le numéro n° 2203041 M. E, représenté par Me Roulleau, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 14 décembre 2021 par laquelle le préfet de Maine-et-Loire a rejeté sa demande de titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire de réexaminer sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros à verser à son avocat en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que la décision de refus de titre de séjour méconnait les dispositions des articles L. 425-9 et L. 611-3 9° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 juillet 2023, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 mai 2022.
II - Par une requête, enregistrée 12 juillet 2023 sous le numéro n° 2310051 M. E, représenté par Me Roulleau, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 13 juin 2023 par lesquelles le préfet de Maine-et-Loire l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré ;
2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire de réexaminer de sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros à verser à son avocat en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 611-3 9° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 juillet 2023, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 17 janvier 2024.
III - Par une requête, enregistrée 5 juillet 2023 sous le numéro n° 2309924, Mme A D, représentée par Me Roulleau, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 13 juin 2023 par lesquelles le préfet de Maine-et-Loire l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office lorsque le délai sera expiré ;
2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire de réexaminer sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros à verser à son avocat en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 juillet 2023, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.
Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 17 janvier 2024.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Béria-Guillaumie, présidente-rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B C et Mme A D, ressortissants russes nés respectivement en juillet 1954 et en octobre 1960, sont entrés en France, selon leurs déclarations, irrégulièrement le 6 juillet 2017. Ils ont sollicité en juin 2019 des titres de séjour en raison de leur état de santé, mais ces demandes ont été rejetées par des décisions du 13 novembre 2019. Leurs demandes de reconnaissance de la qualité de réfugié ont été rejetées par des décisions du 24 août 2022 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. Leurs recours contre les décisions de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ont été rejetés par des décisions de la Cour nationale du droit d'asile du 16 janvier 2023. Entretemps, M. C avait sollicité, en septembre 2021, du préfet de Maine-et-Loire, une nouvelle fois, la délivrance d'un titre de séjour en raison de son état de santé. Sa demande a été rejetée par une décision du 14 décembre 2021, dont M. C demande l'annulation dans la requête n° 2203041. Par ailleurs, par des décisions du 13 juin 2023, le préfet de Maine-et-Loire a obligé M. C et Mme D à quitter le territoire français et a fixé le pays à destination duquel ils pourraient être éloignés. Par les requêtes n° 2310051 et 2309927, M. C et Mme D demandent, chacun en ce qui les concerne, l'annulation des décisions du 13 juin 2023.
Sur la jonction :
2. Les requêtes nos 2203041, 2310051 et 2309924 concernent les membres d'un même couple, portent sur des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Dès lors, il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour du 14 décembre 2021 :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat () ".
4. Pour refuser la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade à M. C, le préfet de Maine-et-Loire s'est notamment fondé sur l'avis rendu le 10 novembre 2021 par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, aux termes duquel d'une part l'état de santé du requérant nécessite une prise en charge médicale dont le défaut de prise en charge médicale peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, et d'autre part, il peut, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans son pays d'origine, y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, son état de santé lui permettant de voyager sans risque vers ce pays. Il ressort des pièces du dossier notamment de plusieurs certificats médicaux, dont un postérieur à la décision de refus de titre de séjour mettant en lumière son diagnostic, que M. C a effectivement besoin d'un suivi médical en raison de très importants troubles neurologiques induisant des troubles du comportement et des réactions imprévisibles. En revanche, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que ce suivi ne pourrait se poursuivre dans son pays d'origine, ni que son traitement médicamenteux ne puisse pas, en tout état de cause, être pris en charge en Russie. Dans ces conditions, ne peut qu'être écarté le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du droit d'asile.
5. En second lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 611-3 9° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est opérant qu'à l'égard d'une décision portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, ce moyen soulevé à l'encontre de la décision portant refus de titre de séjour est inopérant et doit être écarté comme tel.
En ce qui concerne les obligations de quitter le territoire français du 13 juin 2023 :
6. En premier lieu, aux termes du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne peut faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français " l'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ".
7. Il ressort des pièces du dossier, que M. C est atteint d'une démence secondaire à une maladie d'Alzheimer, nécessitant une prise en charge par un traitement médicamenteux régulier, constitué notamment d'alprazolam et de risperidone. Toutefois, ainsi qu'il a été dit au point 4 du jugement, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que le suivi médical de M. C ne pourrait se poursuivre dans son pays d'origine et ne puisse en tout état de cause être pris en charge en Russie. Il suit de là que le moyen, invoqué par M. C, tiré de la méconnaissance des dispositions du 9° de l'article L. 611-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas fondé et doit être écarté.
8. En deuxième lieu, Mme D déclare être entrée en France de manière irrégulière le 6 juillet 2017. Elle s'est soustraite à l'exécution d'un arrêté de transfert adopté en application du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013. Elle n'a résidé régulièrement en France qu'en qualité de demandeure d'asile alors que sa demande d'asile a été définitivement rejetée à la suite de la décision de la Cour nationale du droit d'asile de janvier 2023. Elle a sollicité la délivrance d'un titre de séjour pour raison de santé en application des dispositions de l'article L. 313-11 11° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur. Par une décision du 13 novembre 2019, le préfet de Maine-et-Loire a rejeté sa demande de titre de séjour, décision devenue définitive. La requérante n'établit pas être dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine, ni ne justifie d'une particulière intégration sur le territoire français. Enfin, si elle se prévaut de la présence en France de son époux qui serait dépendant eu égard à son état de santé, il ressort également des pièces du dossier que ce dernier fait également l'objet d'une mesure d'éloignement. Dans ces conditions, la décision portant obligation pour Mme D de quitter le territoire français ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
9. En troisième lieu, pour les mêmes motifs de fait que ceux exposés au point précédent, le préfet de Maine-et-Loire n'a pas apprécié de manière manifestement erronée les conséquences de sa décision sur la situation de Mme D.
10. En dernier lieu, lorsque la loi prescrit l'attribution de plein droit d'un titre de séjour à un étranger, cette circonstance fait obstacle à ce qu'il puisse légalement faire l'objet d'une mesure d'obligation de quitter le territoire français. Tel n'est pas le cas de la mise en œuvre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lequel ne prescrit pas la délivrance d'un titre de plein droit mais laisse à l'administration un large pouvoir pour apprécier si l'admission au séjour d'un étranger répond à des considérations humanitaires ou si elle se justifie au regard des motifs exceptionnels dont l'intéressé se prévaut. Il en résulte que Mme D ne peut pas utilement invoquer le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à l'encontre d'une mesure d'obligation de quitter le territoire français alors qu'elle n'avait pas présenté une demande de titre de séjour sur le fondement de cet article.
En ce qui concerne les décisions portant fixation du pays de destination du 13 juin 2023 :
11. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile: " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".
12. Les requérants soutiennent qu'ils sont d'origine avare-russe et que M. C aurait participé à un rassemblement public en faveur de son neveu disparu, après avoir conclu un accord avec un délinquant notoire, proche parent d'un procureur de la République du Daghestan. Il soutient également qu'il aurait subi des menaces de mort, qu'il aurait été arrêté, interrogé puis brutalisé à plusieurs reprises. Ils soutiennent également avoir subi des arrestations donnant lieu à des interrogatoires de plusieurs jours. Enfin, M. C ajoute qu'il craint d'être enrôlé dans le conflit entre l'Ukraine et la Russie. Toutefois, les requérants n'étayent ces allégations d'aucun élément ni d'une quelconque précision permettant d'établir leur réalité, alors au demeurant que leurs demandes d'asile ont été définitivement rejetées. Ainsi, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les requêtes de M. C et Mme D doivent être rejetées, en toutes leurs conclusions.
D É C I D E :
Article 1er : Les requêtes de M. C et Mme D sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié M. B C et Mme A D, au préfet de Maine-et-Loire et à Me Roulleau.
Délibéré après l'audience du 8 février 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Béria-Guillaumie, présidente,
M. Jégard, premier conseiller,
M. Hannoyer, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 février 2024.
La présidente-rapporteure,
M. BÉRIA-GUILLAUMIE
L'assesseur le plus ancien
dans l'ordre du tableau,
X. JÉGARD
La greffière,
Y. BOUBEKEUR
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
2, 2310051, 2309924
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026