mardi 21 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2203197 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SELARL PALLIER - BARDOUL - SIEBERT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 11 mars 2022 et le 30 novembre 2022, A G H, M. I H et A J D, représentés par Me Beguin, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 3 septembre 2021 par laquelle le maire de Pornic a délivré à la SCCV Pornic Développement un permis de construire deux bâtiments de logements collectifs avec un parking en sous-sol et un local d'activités en rez-de-chaussée sur les parcelles cadastrées 131 42 section DL n°138 à 141 situées au 35-39 rue du Général de Gaulle à Pornic ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Pornic une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente et en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- le dossier de demande de permis de construire est incomplet en méconnaissance des articles R. 431-4, R. 431-7 à R. 431-10 du code de l'urbanisme ;
-le projet méconnaît les dispositions de l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UA 3 du plan local d'urbanisme de la commune de Pornic relatif aux accès ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UA 6 de ce plan relatif à l'implantation des bâtiments ;
-il méconnaît les dispositions de l'article UA 10 de ce plan relatif aux règles de hauteur ;
-il méconnaît les dispositions de l'article UA 11 de ce plan relatif aux matériaux des toitures et aux clôtures.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 juin 2022, la commune de Pornic, représentée par la SELARL Cabinet Coudray, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge des requérants la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense enregistré le 14 juin 2022, la SCCV Pornic Développement, représentée par Me Siebert, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge des requérants la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de A F,
- les conclusions de M. Sarda, rapporteur public,
- les observations de Me Beguin, avocat des requérants,
- les observations de Me Le Brun, substituant Me Siebert, avocat de la SCCV Pornic Développement,
- et les observations de Me Hauuy, avocat de la commune de Pornic.
Des notes en délibéré, produites par la SCCV Pornic Développement, ont été enregistrées le 17 janvier 2023 et le 27 janvier 2023.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 3 septembre 2021, le maire de Pornic a délivré à la SCCV Pornic Développement un permis de construire deux bâtiments de logements collectifs de type R+2 + combles, d'une surface de plancher de 2 559 m2, comportant 43 logements dont 11 logements sociaux, situés au 35-39 rue du Général de Gaulle correspondant aux parcelles cadastrées section DL n°s 138, 139, 140 et 141, d'une contenance de 2 634 m2 et, classées en secteur Uaa de la zone UA du plan local d'urbanisme de de Pornic. M. et A H et A D, propriétaires de maisons d'habitation situés rue du Général de Gaulle et voisins immédiats du projet, demandent au tribunal d'annuler ce permis de construire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la régularité de l'arrêté attaqué :
2. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 1er octobre 2020, le maire de Pornic a donné délégation à M. E B, signataire de l'arrêté attaqué, à l'effet de signer les autorisations en matière d'urbanisme. Cet arrêté de délégation comporte la mention de sa transmission en préfecture, de sa publication et de son affichage, qui font foi jusqu'à preuve du contraire. Les requérants n'apportent aucun élément de nature à remettre en cause ces mentions. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de ce signataire manque en fait.
3. Aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. / () ". Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, de son prénom, de son nom et de sa qualité.
En ce qui concerne le dossier de demande de permis de construire :
4. Aux termes de l'article R. 431-4 du code de l'urbanisme : " La demande de permis de construire comprend : / a) Les informations mentionnées aux articles R. 31-5 à R. 431-12 ; / b) Les pièces complémentaires mentionnées aux articles R. 431-13 à R. 431-33-1 ; / c) Les informations prévues aux articles R. 431-34 et R. 431-34-1. / Pour l'application des articles R. 423-19 à R. 423-22, le dossier est réputé complet lorsqu'il comprend les informations mentionnées au a et au b ci-dessus. / Aucune autre information ou pièce ne peut être exigée par l'autorité compétente ". Aux termes de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier côté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. / Il indique également, le cas échéant, les modalités selon lesquelles les bâtiments ou ouvrages seront raccordés aux réseaux publics ou, à défaut d'équipements publics, les équipements privés prévus, notamment pour l'alimentation en eau et l'assainissement. / Lorsque le terrain n'est pas directement desservi par une voie ouverte à la circulation publique, le plan de masse indique l'emplacement et les caractéristiques de la servitude de passage permettant d'y accéder. / Lorsque le projet est situé dans une zone inondable délimitée par un plan de prévention des risques, les côtes du plan de masse sont rattachées au système altimétrique de référence de ce plan ". Aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également : a) Le plan des façades et des toitures ; lorsque le projet a pour effet de modifier les façades ou les toitures d'un bâtiment existant, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur () c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse ".
5. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
6. Contrairement à ce que soutiennent les requérants, il ressort clairement des pièces du dossier de demande, que le plan de masse du projet PC2 produit fait état de l'ensemble des constructions à édifier et qu'un plan des toitures a été présenté. Les quatre photographies produites permettent d'apprécier l'insertion du projet par rapport aux constructions avoisinantes, sans qu'une autre photographie prise depuis la ruelle du Four à Chaux soit nécessaire. Il en résulte que l'administration a disposé des éléments utiles pour porter une appréciation en toute connaissance de cause sur le projet qui lui était soumis. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que les dispositions précitées du code de l'urbanisme auraient été méconnues.
En ce qui concerne les dispositions de l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme :
7. Aux termes de l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme : " L'extension limitée de l'urbanisation des espaces proches du rivage ou des rives des plans d'eau intérieurs désignés au 1° de l'article L. 321-2 du code de l'environnement est justifiée et motivée dans le plan local d'urbanisme, selon des critères liés à la configuration des lieux ou à l'accueil d'activités économiques exigeant la proximité immédiate de l'eau. / Toutefois, ces critères ne sont pas applicables lorsque l'urbanisation est conforme aux dispositions d'un schéma de cohérence territoriale ou d'un schéma d'aménagement régional ou compatible avec celles d'un schéma de mise en valeur de la mer ".
8. Une opération qu'il est projeté de réaliser en agglomération ou, de manière générale, dans des espaces déjà urbanisés ne peut être regardée comme une " extension de l'urbanisation " au sens de l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme que si elle conduit à étendre ou à renforcer de manière significative l'urbanisation de quartiers périphériques ou si elle modifie de manière importante les caractéristiques d'un quartier, notamment en augmentant sensiblement la densité des constructions. En revanche la seule réalisation dans un quartier urbain d'un ou plusieurs bâtiments qui est une simple opération de construction ne peut être regardée comme constituant une extension au sens de la loi. Enfin, et au sens de ces dispositions, le caractère limité de l'extension de l'urbanisation dans un espace proche du rivage s'apprécie eu égard à l'implantation, à l'importance, à la densité, à la destination des constructions envisagées ainsi qu'à la topographie des lieux.
9. Il ressort en l'espèce des pièces du dossier que la construction projetée des deux bâtiments, d'une surface de plancher totale de 2 559 m2, comprenant un total de 43 logements, de dimensions, de hauteur et de caractéristiques sensiblement comparables à ceux du quartier environnant, déjà urbanisé, ni n'étend le périmètre de l'urbanisation de ce quartier, ni ne la renforce de manière significative. De surcroît, le terrain d'assiette du projet, qui comprend des constructions existantes d'une surface de plancher de 890 m2, s'insère dans un secteur déjà entièrement urbanisé, et n'est pas compris parmi les espaces proches du rivage délimités par le schéma de cohérence territoriale. Les requérants ne sont ainsi pas fondés à soutenir que les dispositions de l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme seraient méconnues.
En ce qui concerne les dispositions du plan local d'urbanisme :
10. En premier lieu, aux termes de l'article UA 3 du règlement du plan local d'urbanisme relatifs aux accès existants ou à créer applicable à la zone UA : " Toute autorisation peut être refusée sur des terrains qui ne seraient pas desservis par des voies publiques, privées ou servitudes de passage permettant la circulation ou l'utilisation des engins de lutte contre l'incendie, soit au minimum de 4 mètres de largeur. Toutefois, en cas de largeur d'accès existant inférieure à 4 m, la confortation ou l'extension d'habitations existantes ou leur démolition /reconstruction lorsqu'elle n'aboutit pas à la création de logement supplémentaire, pourra être admise./ Toute autorisation peut également être refusée si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant ces accès. Cette sécurité doit être appréciée compte tenu, notamment, de la disposition des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic. / Le nombre des accès sur les voies publiques peut être limité dans l'intérêt de la sécurité. En particulier, lorsque le terrain est desservi par plusieurs voies, les constructions peuvent n'être autorisées que sous réserve que l'accès soit établi sur la voie où la gêne pour la circulation sera moindre ".
11. Il ressort des pièces du dossier que le bâtiment A, situé à l'angle de la ruelle du Four à Chaux et la rue du Général de Gaulle, sera desservi par la ruelle du Four à Chaux, et le bâtiment B par la rue Paul Paulet. Il ressort également des pièces du dossier que la ruelle du Four à chaux est une voie asphaltée à sens unique d'une largeur de plus 4 mètres et qui présente, dans sa partie la plus large au croisement avec la rue du Général de Gaulle, des conditions de visibilité suffisantes. Les dispositions précitées de l'article UA 3, qui ne distinguent pas la partie de la voie dédiée à la circulation des véhicules de celle comportant, le cas échéant, des trottoirs, n'imposent pas, pour calculer la largeur de la voie d'accès au projet de déduire celle du trottoir. En outre, contrairement à ce que soutiennent les requérants, la desserte des constructions projetées présente, compte tenu de la configuration des lieux et du nombre de nouveaux véhicules correspondant au projet qui comprend 61 places de stationnement, des conditions de sécurité suffisantes tant pour les véhicules que pour les piétons. Par ailleurs, eu égard au plan de masse produit, l'accès aux places de stationnement est prévu par la voie publique mais non par la création d'une voie de desserte interne qui relèverait des prévisions de l'article UA 3 du plan local d'urbanisme de Pornic. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le projet méconnaîtrait cet article UA 3.
12. En deuxième lieu, aux termes de l'article UA 6 du plan local d'urbanisme applicable à la zone UA : " 6.1.1 Les constructions doivent être édifiées en tous points à l'alignement des voies publiques ou privées existantes, à modifier ou à créer, ou éventuellement en retrait jusqu'à 5 m de l'alignement, si ce retrait n'altère pas le caractère d'alignement des constructions. Toutefois, cette règle ne s'applique pas aux surélévations qui doivent s'inscrire dans l'alignement de la construction initiale. 6.1.2 Des implantations différentes sont toutefois autorisées dans les cas suivants :() Lorsque le projet de construction se situe en angle de voies () ". Il résulte de ces dispositions que, lorsqu'un projet de construction est implanté à l'angle de deux voies, elles n'en imposent pas l'édification à l'alignement tant de l'une que de l'autre de ces voies.
13. Il ressort du plan de masse que le bâtiment A se situe à l'angle de la rue du Général de Gaulle et de la ruelle du Four à chaux. Dans ces conditions, son implantation en retrait de la ruelle du four à chaux ne constitue pas une méconnaissance des dispositions précitées de l'article 6.1.2, qui prévoient que, dans un tel cas, les constructions peuvent ne pas être implantées à l'alignement des voies.
14. En troisième lieu, aux termes de l'article UA 11.2 du règlement du plan local d'urbanisme applicable à la zone UA : " Hormis pour les équipements publics, les matériaux utilisés seront soit : () du zinc en cas de réfection de toiture déjà couverte en zinc, lorsque la pente existante ne permet ni la tuile ni l'ardoise, ou lorsqu'il s'agit d'une extension d'une construction déjà couverte en zinc, ou lorsqu'il s'agit d'éléments techniques de jonction entre des pans de toiture, ou lorsqu'il s'agit de lucarnes ".
15. Il ressort des pièces du dossier, notamment des plans de façade, que le projet prévoit le percement des toitures de chaque bâtiment par des chiens-assis. Ces ouvertures constituent, contrairement à ce que soutiennent les requérants, des lucarnes. Il en résulte qu'ils ne sont pas fondés à soutenir que le projet méconnaîtrait les dispositions de l'article UA 11 précitées en prévoyant l'habillage en zinc de ces lucarnes.
16. En quatrième lieu, aux termes de l'article UA 11.4 du plan local d'urbanisme relatif aux " clôtures ", applicable en zone UA : " () Les murs en pierre existants seront maintenus et entretenus. En cas de démolition-reconstruction, ces murs seront reconstitués de pierres à l'identique ou, à défaut, de pierres de schiste griseux. En cas de rénovation ou de percements, le type de pierre et les finitions devront être à l'identique ".
17. Il ressort des pièces du dossier que le projet prévoit la démolition du mur délimitant à l'état initial du terrain les parcelles cadastrées section DL n°140 et 141. Toutefois, ces deux parcelles, dont la société pétitionnaire est propriétaire, sont réunies au sein du terrain d'assiette du projet, de sorte que ce mur, qui dans le cadre du projet, n'a pas pour finalité de constituer une séparation, ne constitue pas une clôture au sens des dispositions précitées de l'article UA 11.4 du règlement du plan local d'urbanisme, dont les requérants ne peuvent donc se prévaloir de la méconnaissance.
18. En cinquième et dernier lieu, selon les dispositions de l'article UA 10, la hauteur des constructions, calculée entre le point haut de l'égout ou de l'acrotère de la construction et le sol naturel, est d'au plus 11 mètres en secteurs Uaa. D'une part, il ressort des pièces du dossier que les hauteurs des façades du bâtiment A et de la façade ouest du bâtiment B, sont inférieures à 11 mètres. D'autre part, il ne ressort pas des pièces du dossier, notamment du plan topographique, des plans de coupe et du plan de masse, qu'à l'aplomb du point haut de l'acrotère à l'angle nord-ouest de la façade nord du bâtiment B, en recul de l'angle de la rue Paul Paulet et de la ruelle du Four à chaux, point situé à la cote altimétrique de 27,49 m, la cote altimétrique du sol naturel serait inférieure à 16 m 49. Dès lors il ne ressort pas des pièces du dossier que la hauteur des constructions autorisées serait supérieure au maximum de 11 mètres prescrit à l'article UA 10 du règlement du plan local d'urbanisme, dont les requérants ne sont, par suite, pas fondés à se prévaloir de sa méconnaissance.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté attaqué.
Sur les frais liés au litige :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soient mises à la charge de la commune de Pornic, qui n'a pas, dans la présente instance, la qualité de partie perdante, la somme que demandent les requérants au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge des requérants les sommes demandées à ce même titre par la commune de Pornic et la SCCV Pornic Développement.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. et A H et K A D est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Pornic et par la SCCV Pornic Développement au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à A G H et M. I H, à A J D, à la commune de Pornic et à la SCCV Pornic Développement.
Délibéré après l'audience du 17 janvier 2023 à laquelle siégeaient :
M. C de Baleine, président,
A Thomas, première conseillère,
A Milin, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 février 2023.
La rapporteure,
S. F
Le président,
A. C DE BALEINE La greffière,
L. LÉCUYER
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026