mercredi 7 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2203342 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | RODRIGUES DEVESAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 mars 2022, M. B A, représenté par Me Rodrigues Devesas, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 11 juin 2021 par lesquelles le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique à titre principal de lui délivrer un titre de séjour et à titre subsidiaire de réexaminer sa demande de titre de séjour dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son avocate en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- sa requête est bien recevable puisque l'arrêté du 11 juin 2021 ne lui a été notifié que le 9 décembre 2021, après relance de ses éducateurs, la première notification ayant échoué avec une mention " destinataire inconnu à l'adresse indiquée " ;
En ce qui concerne le refus de séjour :
- il n'est pas établi que la signataire de l'arrêté était compétente ; l'empêchement du préfet, autorité titulaire, n'est pas établi ;
- la décision est insuffisamment motivée en méconnaissance des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- la décision méconnait les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; le préfet n'établit pas l'absence de valeur probante du jugement supplétif tenant lieu d'acte de naissance qui bénéficie de la présomption de l'article 47 du code civil :
o l'affirmation relative au non respect du montant d'acquittement du droit de timbre n'est ni démontrée ni étayée ; le timbre fiscal apposé sur le jugement supplétif le concernant est exactement le même que pour l'ensemble des jugements supplétifs rendus par les autorités judiciaires guinéennes ;
o les jugements supplétifs d'acte de naissance, relevant de la matière gracieuse régie par les articles 58 à 69 du code guinéen de procédure civile, n'ont pas à être revêtus de la formule exécutoire en application des dispositions des articles 554 et 555 du code de procédure civile ;
o en ce qui concerne le fait que l'audience s'est tenue le lendemain du dépôt de la requête, la loi guinéenne ne prévoit la réalisation d'aucune enquête autre que celle diligentée à la barre du tribunal, notamment en application des dispositions de l'article 184 du code civil guinéen ;
o en ce qui concerne la violation alléguée de l'article 180 du code civil guinéen et la retranscription de la naissance dans le registre de l'état civil de l'année de naissance, cette disposition est relative à la tenue des registres d'actes de naissance et non aux jugements supplétifs, à la façon dont ceux-ci doivent être transcrits ; en application de l'article 899 du code de procédure civile guinéen, il appartient au juge qui rend le jugement supplétif de décider dans quel registre sera transcrite la décision ;
o en ce qui concerne le fait que le jugement supplétif a été prononcé à la requête d'un tiers non investi de l'autorité parentale en méconnaissance des dispositions de l'article 170 du code de l'enfant, la législation guinéenne n'exige aucune qualité particulière de la personne qui agit en justice en matière gracieuse, pour l'obtention d'un jugement supplétif ; l'article 170 du code de l'enfant n'est pas relatif aux procédures applicables pour obtenir un jugement supplétif ;
o les dispositions de l'article 175 du code civil guinéen, prévoyant que les dates et lieux de naissance des parents doivent apparaître sur les actes de naissance ne s'appliquent qu'aux actes de l'état civil et non aux actes de naissance dressés, comme en l'espèce, sur le fondement d'un jugement supplétif d'acte de naissance, qui constitue un acte judiciaire ;
- la décision méconnait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays d'éloignement :
- les décisions sont illégales en raison de l'illégalité du refus de séjour.
La demande d'aide juridictionnelle de M. A a été rejetée par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 28 mars 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1370 du 10 novembre 2020 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative ;
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour et de l'heure de l'audience.
Le rapport de Mme Béria-Guillaumie, présidente-rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant guinéen, est, selon ses déclarations, né en août 2002 et entré en France en décembre 2018. Il a été pris en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance. Il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Par des décisions du 11 juin 2021, le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de faire droit à sa demande, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays duquel M. A pourrait être reconduit d'office. M. A demande au tribunal d'annuler les décisions du 11 juin 2021.
Sur la recevabilité de la requête de M. A :
2. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué a été expédié par un courrier recommandé adressé le 15 juin 2021 et retourné auprès des services de la préfecture le 17 juin suivant avec la mention " destinataire inconnu à l'adresse ". Néanmoins, il ressort également des pièces du dossier que la demande de titre de séjour adressée en avril 2021 par M. A mentionnait l'adresse , alors que le courrier recommandé du mois de juin 2021 a été expédié à l'adresse . Le préfet de la Loire-Atlantique, qui n'a pas défendu dans la présente instance, ne soutient ni même n'allègue qu'entre la demande de titre de séjour d'avril 2021 et l'arrêté attaqué du 11 juin 2021, M. A aurait signalé aux services de la préfecture un changement d'adresse vers la rue . Dans ces conditions, la notification effectuée en juin 2021 n'a pu avoir pour effet de faire courir le délai de recours contentieux à l'encontre de l'arrêté du 11 juin 2021, qui n'a dès lors été porté à la connaissance de l'intéressé qu'en décembre 2021. Il suit de là que la requête de M. A ne présente pas un caractère tardif.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. L'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance ou du tiers digne de confiance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié " ou "travailleur temporaire", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable ".
4. Par ailleurs, selon l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiants de son état civil ; / 2° Les documents justifiants de sa nationalité ; / () La délivrance du premier récépissé et l'intervention de la décision relative au titre de séjour sollicité sont subordonnées à la production de ces documents () ". Aux termes de l'article L. 811-2 du même code : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil ". L'article 47 du code civil prévoit que : " Tout acte de l'état civil des français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ".
5. La force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.
6. Il ressort des pièces du dossier qu'à l'appui de sa demande de titre de séjour, et pour justifier son âge, M. A a produit un jugement supplétif n° 8512 tenant lieu d'acte de naissance prononcé le 18 décembre 2018 par le tribunal de première instance de Kankan, ainsi que la retranscription du même jugement supplétif en marge des registres de l'état-civil du lieu de naissance pour l'année 2002. Il ressort de ce jugement supplétif établi à la demande d'un tiers que M. A est né le 5 août 2002 à Kankan.
7. Pour rejeter la demande de titre de séjour de M. A, le préfet de la Loire-Atlantique s'est fondé sur la circonstance que les documents d'état civil produits par l'intéressé auraient reçu un avis défavorable quant à leur authenticité par un rapport des services spécialisés de la police aux frontières du 1er juin 2021 qui auraient relevé des indices de falsification matérielle. Néanmoins, si le préfet a relevé un " non respect du montant d'acquittement du droit de timbre ", il n'apporte aucune démonstration sur ce point et n'a aucunement produit en défense. Par ailleurs, si les jugements supplétifs dont le requérant a produit la copie ne comportent pas les formules exécutoires dont les grosses et expéditions doivent être revêtues en vertu de l'article 555 du code de procédure civile de la République de Guinée, il ne ressort pas de l'examen de la copie des jugements produits par M. A que ces documents présenteraient le caractère d'une grosse ou d'une expédition, auxquelles cet article du code de procédure civile devrait s'appliquer. L'administration a relevé que le jugement avait été rendu le lendemain même de l'introduction de la requête, sans enquête, à la demande d'un tiers dont le lien avec le requérant n'a pas été précisé et sans que sa capacité à le représenter n'ait été vérifiée et que les dates de naissances des parents de l'intéressé ne figurent pas dans le jugement supplétif valant acte de naissance. Or, le préfet n'établit pas et il ne ressort pas des pièces du dossier que la requête en vue d'obtenir un jugement supplétif d'acte de naissance ne puisse être formée qu'à la condition que le demandeur prouve son lien avec la personne concernée par l'acte. Les circonstances que le jugement supplétif tenant lieu d'acte de naissance de M. A mentionne une retranscription dans le registre d'état civil de l'année de naissance, ce qui n'est pas conforme aux dispositions de l'article 180 du code civil guinéen qui prévoit que les registres sont clos et arrêtés à la fin de chaque année, a été rendu le lendemain même de la requête sur audition de deux témoins et ne mentionne pas les dates et lieux de naissance des parents de l'intéressé ne suffisent pas à établir le caractère frauduleux de ce jugement.
8. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, le préfet de la Loire-Atlantique, qui n'a pas produit de défense dans le présent contentieux, ne renverse pas la présomption de validité qui s'attache, en vertu notamment de l'article 47 du code civil, aux mentions contenues dans l'extrait du registre de transcription et le jugement supplétif du 18 décembre 2018. Par suite, c'est par une inexacte application des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté la demande de titre de séjour de M. A au motif que son état-civil n'était pas établi et qu'il n'établissait pas avoir été pris en charge par l'aide sociale à l'enfance entre son seizième et son dix-huitième anniversaires. Par suite, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, M. A est fondé à demander l'annulation de la décision portant refus de séjour du 11 juin 2021. L'annulation du refus de séjour entraine par voie de conséquence l'annulation des décisions du même jour portant à l'encontre de M. A obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixation du pays d'éloignement.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
9. Compte tenu du motif d'annulation retenu et dès lors qu'il n'est pas contesté que M. A remplit les conditions posées par l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'exécution du présent jugement implique nécessairement qu'il soit enjoint au préfet de la Loire-Atlantique dans un délai qu'il y a lieu de fixer à trois mois de délivrer à M. A une carte de séjour mention " salarié ". Il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
10. La demande d'aide juridictionnelle de M. A a été rejetée. Ses conclusions tendant à l'application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent donc être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : : Les décisions du 11 juin 2021 par lesquelles le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté la demande de titre de séjour de M. A, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays d'éloignement sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de délivrer à M. A une carte de séjour temporaire mention " salarié " dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Rodrigues Devesas.
Délibéré après l'audience du 10 mai 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Béria-Guillaumie, présidente,
M. Echasserieau, premier conseiller,
Mme Baufumé, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juin 2023.
La présidente-rapporteure,
M. BÉRIA-GUILLAUMIE
L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
B. ECHASSERIEAU
La greffière,
B. GAUTIER
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
No 220334
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026