mardi 14 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2203445 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | BOUZID |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 mars 2022, M. C D, représenté par Me Bouzid, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 2 novembre 2021 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque ce délai sera expiré ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer un titre de séjour, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il justifie de son identité dans les conditions prévues aux articles R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 47 du code civil ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que le préfet n'a pas fait usage de son pouvoir de régularisation ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
M. D a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 11 février 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. A de Baleine, président, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant guinéen se déclarant né le 2 septembre 2002, déclare être entré en France le 1er août 2018, sans justifier d'une entrée régulière. Il a bénéficié d'un document de circulation pour étranger mineur valable du 8 avril 2019 au 1er septembre 2021. Il a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la régularisation de son séjour sur le fondement des articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sa demande a été rejetée par un arrêté du 2 novembre 2021 portant en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque ce délai sera expiré. M. D demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
2. En premier lieu, l'arrêté contesté a été signé par Mme B, directrice des migrations et de l'intégration à la préfecture de la Loire-Atlantique. Par un arrêté du
31 août 2021, publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de la Loire-Atlantique le 1er septembre 2021, le préfet de ce département lui a donné délégation à l'effet de signer, notamment, les décisions de refus de séjour, les obligations de quitter le territoire et les décisions fixant le pays de destination. Le moyen tiré de l'incompétence de la signataire des décisions contestées doit dès lors être écarté comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui () restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière plus générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".
4. L'arrêté attaqué comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait constituant le fondement de la décision refusant d'admettre le requérant au séjour en France. Il en résulte que cette décision est motivée. En conséquence et conformément à l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il en va de même de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
5. En troisième lieu, pour refuser de délivrer un titre de séjour à M. D, le préfet de la Loire-Atlantique a retenu, en premier lieu, qu'il ne justifie pas de son identité dans les conditions prévues à l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en deuxième lieu, que, compte tenu de sa situation personnelle, il ne peut se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement des articles L. 422-1 et L. 423-23 de ce code et, en troisième et dernier lieu, qu'il ne peut se prévaloir d'un motif exceptionnel ou d'une considération humanitaire lui ouvrant droit à s'installer sur le territoire et justifiant la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du même code.
6. Aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiants de son état civil ; / 2° Les documents justifiants de sa nationalité ; () ". Aux termes de l'article L. 811-2 du même code : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies à l'article 47 du code civil. ". Enfin, aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. () ".
7. Il résulte de ces dispositions qu'il n'appartient pas aux autorités administratives françaises de mettre en doute le bien-fondé d'un acte d'état civil étranger, hormis le cas où le document produit aurait un caractère frauduleux. La force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit, en conséquence, se fonder sur l'ensemble des éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.
8. A l'appui de sa demande de titre de séjour, M. D a produit un jugement supplétif tenant lieu d'acte de naissance rendu le 7 octobre 2020 par le tribunal de première instance de Kaloum-Conakry, un extrait de registre d'état civil du bureau d'état civil de la ville de Conakry commune de Kaloum, en date du 6 novembre 2020, portant transcription de jugement supplétif d'acte de naissance, ainsi qu'un passeport guinéen, délivré le 27 juin 2018.
9. Pour renverser la présomption de validité qui s'attache aux actes d'état civil établis à l'étranger et estimer qu'en raison de leur caractère inauthentique l'intéressé ne justifiait pas de son identité, le préfet de la Loire-Atlantique a retenu, d'une part, que le service en fraude documentaire de la police aux frontières a émis un avis défavorable quant à l'authenticité de l'extrait de registre d'état civil dont il ressort que cet acte est un registre falsifié suite à la modification volontaire d'une donnée biographique originale, et d'autre part, que le passeport produit par l'intéressé a été remis sur présentation d'un acte de naissance non conforme.
10. Il ressort des pièces du dossier que M. D n'a pas produit l'extrait d'acte de naissance contesté, ni le jugement supplétif ayant fait l'objet de cette transcription, mais se borne à produire un jugement supplétif tenant lieu d'acte de naissance ainsi qu'un extrait de registre d'état civil postérieurs à la décision attaquée. Néanmoins, il ressort des termes de la décision attaquée, ainsi que cela vient d'être dit, que pour contester la validité de l'extrait d'acte de naissance du 6 novembre 2020, le préfet se prévaut d'un avis défavorable du service en fraude documentaire de la police aux frontières selon lequel cet extrait d'acte de naissance comporterait une modification volontaire d'une donnée biographique originale au niveau du chiffre 02 du jour de naissance. Si ni cet avis de la police aux frontières, ni l'acte d'état civil contesté ne figurent au dossier, cette circonstance doit être tenue pour établie dès lors que M. D admet avoir volontairement modifié le jour de naissance figurant sur l'extrait d'acte de naissance contesté pour y substituer le chiffre 02 au chiffre 07 en faisant valoir une erreur matérielle dans la transcription du jugement supplétif du 7 octobre 2020. A cet égard, si ce jugement supplétif n'est pas versé au dossier, cette affirmation est corroborée par la production devant le préfet ainsi qu'au cours de la présente instance d'un passeport guinéen délivré antérieurement à l'acte d'état civil contesté, le 27 juin 2018, aux termes duquel M. D est né le 2 septembre 2002. Dans ces conditions, le seul remplacement du chiffre 07 par le chiffre 02 au niveau du jour de naissance figurant sur l'extrait d'état civil contesté, qui semble résulter de la correction volontaire par l'intéressé d'une erreur matérielle dans la transcription du jugement supplétif du 7 octobre 2020, ne saurait, pour irrégulière que soit une telle correction, suffire à renverser la présomption de validité qui s'attache à cet acte d'état civil et par suite, à remettre en cause l'identité du requérant. Au surplus, si le préfet de la Loire-Atlantique fait également valoir, pour contester l'identité de M. D, que ce passeport a été délivré sur la base d'un acte de naissance non conforme, il ne précise pas en quoi cet acte de naissance, qui n'est pas versé au dossier, ne serait pas conforme. Dès lors, le requérant est fondé à soutenir que c'est par une erreur d'appréciation que le préfet a estimé que l'étranger ne justifie pas de son identité.
11. Toutefois, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "étudiant" d'une durée inférieure ou égale à un an. () ". Par ailleurs, en vertu de l'article L. 411-1 du même code, tout étranger âgé de plus de dix-huit ans qui souhaite séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois doit être titulaire, notamment, d'un visa de long séjour.
12. Il ressort des pièces du dossier que le préfet a motivé son refus par le fait que M. D ne justifie pas du visa de long séjour requis pour bénéficier d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 422-1 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ce faisant, alors que M. D ne conteste pas ne pas être titulaire d'un visa de long séjour, le préfet n'a pas fait une inexacte application des dispositions précitées en refusant de lui délivrer un titre de séjour sur ce fondement.
13. En outre, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
14. M. D, célibataire et sans enfant, ne justifie d'une durée de présence sur le territoire français que de trois années à la date de la décision attaquée. S'il fait valoir la présence en France de sa mère, titulaire d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", il ressort des pièces du dossier que celle-ci réside en France de manière provisoire, dans le cadre de son parcours de soins. Par ailleurs, M. D n'établit pas disposer d'autres attaches familiales sur le territoire français suffisamment stables et durables ni en être dénué dans son pays d'origine. De surcroît, si le requérant se prévaut de son insertion sociale et professionnelle, il ne démontre pas avoir noué des liens sociaux particuliers au cours de ses études ou en dehors ni ne justifie d'une insertion professionnelle particulière dès lors que la promesse d'embauche dont il se prévaut est postérieure à la décision contestée. Enfin, la circonstance que l'intéressé maîtrise la langue française ne saurait justifier une intégration particulière en France a fortiori dès lors qu'il s'agit de sa langue natale. Il en résulte que les dispositions de l'article L. 423-23 précités ne lui ouvrent pas droit à la délivrance d'un titre de séjour. En la lui refusant et en lui faisant obligation de quitter le territoire français, le préfet n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
15. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".
16. Le requérant fait état de l'ancienneté de son séjour en France et de son insertion professionnelle, attestée par sa scolarisation au lycée Gaspard Monge-La Chauvinière, à Nantes, depuis le mois de décembre 2018 et par l'obtention d'un certificat d'aptitude professionnelle " réparation des carrosseries " en septembre 2021. Toutefois, ces éléments, ainsi que ceux mentionnés au point 14 du présent jugement, ne suffisent pas à caractériser des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels au sens des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il en résulte que le préfet n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ces dispositions.
17. Il résulte de l'instruction que le préfet de la Loire-Atlantique aurait pris la même décision en se fondant uniquement sur les motifs légaux tirés de ce que M. D ne peut se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement des articles L. 422-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, l'erreur d'appréciation commise quant à la justification de l'identité de l'intéressé n'est pas de nature à justifier l'annulation de l'arrêté attaqué.
18. En quatrième et dernier lieu, l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour n'étant pas établie, eu égard à ce qui précède, M. D n'est pas fondé à se prévaloir de cette illégalité à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.
19. Il résulte de tout ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué. Il suit de là que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées comme doivent l'être, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles relatives aux frais d'instance.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C D, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Bouzid.
Délibéré après l'audience du 31 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. A de Baleine, président,
Mme Thomas, première conseillère,
Mme Milin, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 février 2023.
Le président-rapporteur,
A. A DE BALEINE
L'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
S. THOMASLa greffière,
L. LÉCUYER
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026