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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2203503

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2203503

mercredi 14 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2203503
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantRODRIGUES DEVESAS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus implicite du préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer un titre de séjour. La juridiction a constaté qu’une carte de séjour temporaire avait été délivrée au requérant avant l’introduction de sa requête, rendant la décision attaquée caduque. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les conclusions dirigées contre une décision ayant disparu de l’ordre juridique ont été jugées irrecevables.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 mars 2022, M. A B, représenté par Me Rodrigues Devesas, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer le titre de séjour sollicité et, à titre subsidiaire, de réexaminer la situation dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir et, dans cette attente de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros qui devra être versée à son avocate au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, moyennant la renonciation de cette avocate à percevoir la contribution versée par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 avril 2025, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction et au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Il fait valoir qu'une autorisation provisoire de séjour lui a été délivrée le 2 novembre 2020 dans l'attente de l'instruction de sa demande ayant abouti à la délivrance d'une carte de séjour temporaire valide à compter du 16 février 2022.

M. B a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 avril 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que, le préfet de la Loire-Atlantique a délivré le 29 mars 2022 une carte de séjour temporaire valide à partir du 16 février 2022, soit antérieurement à la date de dépôt de sa requête. Ainsi, la décision attaquée a implicitement mais nécessairement été retirée. Par suite, les conclusions du requérant tendant à obtenir l'annulation de la décision implicite du préfet de la Loire-Atlantique, étaient, lors de l'introduction de la requête, dirigées contre une décision qui a disparu de l'ordre juridique, de sorte qu'il y a lieu de les rejeter comme étant irrecevables en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Rodrigues Devesas.

Fait à Nantes, le 14 mai 2025.

Le président,

T. GIRAUD

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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