mardi 2 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2203537 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | RENAUD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 mars 2022, M. C B A, représenté par Me Renaud, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 10 février 2022 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer une titre de séjour sollicité, dans un délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de sept jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa demande, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée d'un examen réel et sérieux de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'une erreur de droit ou d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur de droit ou d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle a été prise en méconnaissance de la circulaire du 28 novembre 2012 ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée d'un examen réel et sérieux de sa situation personnelle ;
- le préfet ne l'a pas entendu avant de décider son éloignement, en méconnaissance des articles L. 121-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration ;
- le préfet s'est cru à tort en situation de compétence liée pour décider son éloignement ;
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée d'un examen réel et sérieux de sa situation personnelle ;
- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français la prive de base légale ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 9 mars 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et son décret d'application n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Thierry, conseillère,
- et les observations de Me Renaud, représentant M. B A, en présence de M. B A.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B A, ressortissant tchadien né le 2 novembre 1991, déclare être entré irrégulièrement en France le 10 février 2017. Sa demande de reconnaissance du statut de réfugié a été rejetée par une décision du 30 novembre 2017 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), confirmée par un arrêt du 5 février 2019 de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Sa demande de réexamen a également été rejetée. En 2021, il a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'un titre de séjour. Sa demande a été rejetée par un arrêté du 10 février 2022 portant en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré. M. B A demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les moyens communs aux décisions attaquées :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué comporte l'énoncé des raisons tant de droit que de fait pour lesquelles le préfet a refusé de délivrer un titre de séjour au requérant, sur le fondement des dispositions des articles L. 422-1, L. 421-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle rappelle les conditions d'entrée en France de M. B A, le rejet définitif de sa demande d'asile et son maintien en situation irrégulière ainsi que l'obtention d'une maîtrise au titre de l'année universitaire 2018/2019 et les éléments relatifs à l'insertion professionnelle de l'intéressé. Dès lors, la décision portant refus de titre est régulièrement motivée. Par suite, l'obligation de quitter le territoire français, qui n'appelait pas de motivation distincte en application des dispositions de l'article L. 613-1 du même code, est régulièrement motivée. Enfin, cet arrêté, qui vise notamment les articles L. 721-3 à L. 721-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, constate qu'il est fait obligation de quitter le territoire français à M. B A dans un délai de trente jours et qu'il est de nationalité tchadienne. Ainsi, la décision fixant le pays de destination en cas de reconduite d'office est régulièrement motivée.
3. En second lieu, il ressort des pièces du dossier que, pour prendre les décisions attaquées, le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation de M. B A. Le moyen tiré du défaut d'un tel examen invoqué à l'encontre de chacune des décisions contestées ne peut dès lors qu'être écarté.
Sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". Et aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits de libertés d'autrui ".
5. Si M. B A se prévaut de sa présence en France depuis février 2017, il est constant qu'il s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire en dépit du rejet définitif de sa demande d'asile le 5 février 2019. Il ressort des pièces du dossier que pendant le temps d'instruction de sa demande d'asile par l'OFPRA et de son recours exercé devant la CNDA, M. B A s'est inscrit à l'Ecole d'architecture de Grenoble au sein de l'université Grenoble Alpes et a obtenu, en juin 2019, une maitrise de sciences humaines et sociales, mention urbanisme et aménagement. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier qu'il a occupé un emploi au sein de la société SM CLEANCONCEPT de janvier 2019 à avril 2020 et a travaillé en tant qu'intérimaire au sein de la société Proman de juillet 2020 à avril 2021, ainsi qu'en attestent les bulletins de paie produits. Il produit enfin une promesse d'embauche sur un poste d'employé de fabrication, datée du 7 avril 2021 et établie par la société Soveriso. Ces expériences professionnelles, si elles démontrent l'implication du requérant et sa volonté d'insertion sociale, ne permettent cependant pas de tenir pour établi qu'il serait pleinement intégré sur le plan professionnel, notamment eu égard à la circonstance que les emplois qu'il a occupés ou qu'il cherche à occuper sont dépourvus de lien avec sa formation et ne correspondent pas réellement à son niveau de qualification. Si M. B A se prévaut par ailleurs d'un entourage amical et social dense, les seules attestations de proches, si elles mettent en avant les qualités humaines et la forte volonté d'intégration sociale du requérant en France ainsi que son engagement politique contre le régime actuellement en place au Tchad, ne permettent toutefois pas d'établir que l'intéressé aurait noué des relations d'une particulière intensité, durée ou stabilité en France. Par ailleurs, M. B A n'établit pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, où il a vécu la majeure partie de sa vie. Au vu de ces éléments, M. B A ne peut se prévaloir de liens suffisamment intenses, anciens et stables en France. Dans ces conditions, la décision attaquée ne porte pas à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au but poursuivi. Par suite, en refusant de délivrer un titre de séjour au requérant sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet, qui n'a pas restreint son appréciation à la seule vie familiale du requérant, n'a pas entaché la décision attaquée d'une erreur de droit ni d'une erreur d'appréciation au regard des stipulations et dispositions rappelées au point précèdent.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. () ".
7. D'une part, si un étranger peut, à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir formé contre une décision préfectorale refusant de régulariser sa situation par la délivrance d'un titre de séjour, soutenir que, compte tenu de l'ensemble des éléments de sa situation personnelle, la décision du préfet serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, il ne peut utilement se prévaloir des orientations générales que le ministre de l'intérieur a pu, dans le cadre de la politique du Gouvernement en matière d'immigration, adresser aux préfets, sans les priver de leur pouvoir d'appréciation de chaque cas particulier, pour les éclairer dans la mise en œuvre de leur pouvoir de régularisation. Par suite, M. B A ne peut utilement invoquer la méconnaissance de la circulaire du 28 novembre 2012, dont les lignes directrices ne sont pas opposables.
8. D'autre part, M. B A se prévaut des mêmes éléments invoqués au point 5, notamment ceux relatifs à l'obtention d'un master 1 en France, à ses expériences professionnelles et à sa durée de présence en France, ainsi qu'à la circonstance qu'il détient une promesse d'embauche datée du mois d'avril 2021. Toutefois, ces circonstances ne sont pas de nature à caractériser des motifs exceptionnels ou des considérations humanitaires justifiant que le préfet de la Loire-Atlantique procède à son admission exceptionnelle au séjour. Le requérant n'est dès lors pas fondé à soutenir qu'en ne régularisant pas sa situation de séjour à titre exceptionnel, le préfet aurait commis une erreur de droit ou une erreur manifeste d'appréciation.
9. En troisième et dernier lieu, le moyen tiré de ce que la décision portant refus de titre de séjour méconnaîtrait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est inopérant à l'encontre d'une décision qui, par elle-même, n'implique pas le retour de l'intéressé dans son pays d'origine.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ".
11. Les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile déterminent de façon complète les règles de procédure administrative auxquelles est soumise l'intervention d'une décision portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, M. B A ne peut utilement invoquer le défaut d'application par le préfet, préalablement au prononcé de la décision contestée, des dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration relatives à la procédure contradictoire préalable à l'intervention des décisions qui doivent être motivées en vertu des dispositions de l'article L. 211-2 de ce code. En tout état de cause, la décision attaquée portant obligation de quitter le territoire est consécutive au rejet de la demande de titre de séjour formée par M. B A, par laquelle l'intéressé a été à même de porter à la connaissance du préfet tous éléments actualisés de sa situation personnelle et familiale et de faire valoir ses arguments.
12. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier ni des termes de la décision attaquée que le préfet de la Loire-Atlantique se serait estimé en situation de compétence liée pour assortir le refus de titre de séjour opposé à M. B A d'une obligation de quitter le territoire français.
13. En troisième lieu, l'illégalité de la décision portant refus de séjour n'étant pas établie eu égard à ce qui a été dit précédemment, M. B A n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision attaquée portant obligation de quitter le territoire français.
14. En quatrième et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 5 et 8 du présent jugement, la décision attaquée n'est pas entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la vie personnelle de M. B A.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :
15. En premier lieu, l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire n'étant pas établie eu égard à ce qui a été dit précédemment, M. B A n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision attaquée fixant le pays de destination.
16. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
17. Il ressort des pièces du dossier que la demande de reconnaissance du statut de réfugié présentée par M. B A a été rejetée tant par une décision du 30 novembre 2017 de l'OFPRA que par un arrêt du 5 février 2019 de la CNDA. Si l'intéressé soutient qu'il craint de retourner au Tchad en raison des pressions qu'il y a subies et du climat politique actuel, il n'apporte toutefois aucune précision ni aucune pièce au soutien de ses allégations. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B A ainsi que, par voie de conséquence, celles aux fins d'injonction et la demande présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et, en tout état de cause, de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, doivent être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. B A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B A et au préfet de la Loire-Atlantique.
Délibéré après l'audience du 7 avril 2023, à laquelle siégeaient :
M. Livenais, président,
Mme Rosemberg, première conseillère,
Mme Thierry, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 mai 2023.
La rapporteure,
S. THIERRYLe président,
Y. LIVENAISLe greffier,
E. LE LUDEC
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
ell
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026