lundi 28 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2203828 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 10ème chambre |
| Avocat requérant | LE ROY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 24 mars 2022 et 18 octobre 2022, M. D F et Mme M'Mah C, agissant en qualité de représentants légaux de B F, d'Ansoumane F et d'Aïcha F, représentés par Me Le Roy, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 1er septembre 2021 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours dirigé contre les décisions de l'ambassade de France en Guinée et en Sierra Leone refusant de délivrer des visas d'entrée et de long séjour à Mme C, à B F, à G F et à Aïcha F au titre de la réunification familiale ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur, à titre principal, de faire délivrer les visas sollicités dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de faire procéder au réexamen des demandes dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à Me Le Roy en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que cette dernière renonce à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Ils soutiennent que :
- il n'est pas établi que la commission était régulièrement composée lors de la séance au cours de laquelle la décision attaquée a été prise ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation s'agissant des identités et liens familiaux allégués ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 septembre 2022, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
M. F a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 31 janvier 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 7 novembre 2022 :
- le rapport de Mme E, rapporteuse,
- les observations de Me Le Roy, avocate des requérants.
Considérant ce qui suit :
1. M. D F, ressortissant guinéen, a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 13 décembre 2019. Mme C, sa compagne alléguée, ainsi que B F, G F et Aïcha F, leurs enfants déclarés, ont demandé la délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale à l'ambassade de France en Guinée et en Sierra Leone. Cette autorité a rejeté leur demande. Par une décision du 1er septembre 2021, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé à l'encontre des décisions de l'autorité consulaire. Les requérants demandent au tribunal l'annulation de cette décision du 1er septembre 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, il ressort de la feuille de présence à la séance du 1er septembre 2021, produite par le ministre de l'intérieur et des outre-mer en défense, que la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France était composée lors de cette séance de son président titulaire et de représentants du ministère de l'intérieur, de la juridiction administrative et du ministère chargé de l'immigration, régulièrement nommés. Dès lors, le moyen tiré de l'irrégularité de la composition de la commission manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale : () 2° Par son concubin, âgé d'au moins dix-huit ans, avec lequel il avait, avant la date d'introduction de sa demande d'asile, une vie commune suffisamment stable et continue ; / 3° Par les enfants non mariés du couple, n'ayant pas dépassé leur dix-neuvième anniversaire. / Si le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire est un mineur non marié, il peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint par ses ascendants directs au premier degré, accompagnés le cas échéant par leurs enfants mineurs non mariés dont ils ont la charge effective. / L'âge des enfants est apprécié à la date à laquelle la demande de réunification familiale a été introduite. ". Aux termes de l'article L. 561-4 du même code : " Les articles L. 434-1, L. 434-3 à L. 434-5 et le premier alinéa de l'article L. 434-9 sont applicables. La réunification familiale n'est pas soumise à des conditions de durée préalable de séjour régulier, de ressources ou de logement. ". Enfin, l'article L. 561-5 de ce code dispose que : " Les membres de la famille d'un réfugié ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire sollicitent, pour entrer en France, un visa d'entrée pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois auprès des autorités diplomatiques et consulaires, qui statuent sur cette demande dans les meilleurs délais. Ils produisent pour cela les actes de l'état civil justifiant de leur identité et des liens familiaux avec le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire. En l'absence d'acte de l'état civil ou en cas de doute sur leur authenticité, les éléments de possession d'état définis à l'article 311-1 du code civil et les documents établis ou authentifiés par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, sur le fondement de l'article L. 121-9 du présent code, peuvent permettre de justifier de la situation de famille et de l'identité des demandeurs. Les éléments de possession d'état font foi jusqu'à preuve du contraire. Les documents établis par l'office font foi jusqu'à inscription de faux. ".
4. Lorsque la venue d'une personne en France a été sollicitée au titre de la réunification des membres de la famille d'une personne ayant obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire, l'autorité administrative n'est en droit de rejeter la demande de visa dont elle est saisie à cette fin que pour un motif d'ordre public. Figure au nombre de ces motifs l'absence de caractère probant des actes d'état-civil produits pour justifier de l'identité et, le cas échéant, du lien familial de l'intéressé avec la personne réfugiée.
5. Aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. ". Il résulte des dispositions de l'article 47 du code civil que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil légalisé établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. A la condition que l'acte d'état civil étranger soumis à l'obligation de légalisation et produit à titre de preuve devant l'autorité administrative ou devant le juge présente des garanties suffisantes d'authenticité, l'absence ou l'irrégularité de sa légalisation ne fait pas obstacle à ce que puissent être prises en considération les énonciations qu'il contient.
6. Il incombe aux autorités administratives françaises de tenir compte des jugements rendus par un tribunal étranger relativement à l'état et à la capacité des personnes sauf à ce qu'ils aient fait l'objet d'une déclaration d'inopposabilité, laquelle ne peut être prononcée que par le juge judiciaire, ou, à établir l'existence d'une fraude ou d'une situation contraire à la conception française de l'ordre public international.
7. Pour rejeter le recours préalable formé à l'encontre des décisions consulaires, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France s'est fondée sur le motif tiré de ce que l'identité des demandeuses et demandeurs de visas ainsi que les liens familiaux les unissant à M. F n'étaient pas établis.
En ce qui concerne Mme M'Mah C :
8. Pour justifier de son identité, la demandeuse verse au dossier le jugement supplétif n° 2044 du tribunal de première instance de Boké rendu le 24 juin 2020 ainsi que l'acte de naissance en assurant la transcription. Le jugement supplétif ne fait l'objet d'aucune critique par l'administration. Dans ces conditions, l'identité de Mme A doit être regardée comme établie par ce jugement. Par suite, la commission de recours ne pouvait utilement critiquer la valeur probante de l'acte de naissance pris en transcription en faisant valoir qu'il méconnait l'article 175 du code civil guinéen.
9. La requérante a, par ailleurs, produit, à l'appui de sa demande de visa, un certificat de mariage religieux faisant état de son union avec M. D F le 19 décembre 2010. Contrairement à ce que fait valoir le ministre de l'intérieur et des outre-mer en défense, ce certificat de mariage n'est pas un acte d'état civil au sens des dispositions de l'article 47 du code civil. Par conséquent, le ministre ne saurait utilement formuler de critiques à l'encontre de sa régularité, sauf à démontrer l'existence d'un formalisme particulier s'agissant de ce type de certificats. S'il est, en outre, constant que les déclarations devant les services de l'OFPRA ont varié s'agissant de son union avec Mme C, les explications de M. F et les courriers produits en ce sens, lesquels font état de la bonne foi de l'intéressé et de l'aide reçue pour l'accomplissement de ses démarches administratives, permettent de tenir pour établie la réalité du lien de concubinage unissant les intéressés.
10. Il suit de là que les requérants sont fondés à soutenir que la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation s'agissant de Mme C.
En ce qui concerne les enfants B et G :
11. Pour justifier de l'identité et du lien de filiation allégués, les requérants produisent les jugements supplétifs nos 2045 et 2390 du tribunal de première instance de Boké rendus les 24 juin 2020 et 29 juillet 2020, ainsi que les actes de naissance en assurant la transcription. D'une part, le jugement supplétif du jeune B n'est pas expressément critiqué par l'administration. D'autre part, il n'appartient pas aux autorités administratives et juridictionnelles françaises d'apprécier la manière dont les juges guinéens mettent en œuvre les pouvoirs qu'ils détiennent. Ainsi, l'administration ne saurait remettre en cause l'appréciation par la juridiction guinéenne de l'intérêt à agir de la partie requérante sollicitant l'établissement du jugement d'Ansoumane. Enfin, les déclarations de M. F lors de sa demande d'asile ne suffisent pas à démontrer le caractère frauduleux de ces jugements, dans la mesure où le requérant a expliqué, ainsi qu'il l'a fait s'agissant de son union avec la mère des enfants, les raisons l'ayant conduit à déclarer leur existence tardivement. Dans ces conditions, les identités des demandeurs se présentant comme B F et G F ainsi que le lien de filiation les unissant à M. F doivent être regardés comme établis par ces jugements. Par suite, la commission de recours ne saurait utilement critiquer la valeur probante des actes de naissance pris en transcription de ces jugements, en faisant valoir qu'ils méconnaissent les articles 175 du code civil guinéen. Il suit de là que la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a également entaché sa décision d'une erreur d'appréciation s'agissant des demandeurs de visas.
En ce qui concerne l'enfant Aïcha :
12. Les requérants ont produit, à l'appui de la demande de visa de l'intéressée, le jugement supplétif n° 2391 du tribunal de première instance de Boké rendu le 29 juillet 2020, ainsi que l'acte de naissance en assurant la transcription. Ainsi qu'il a été dit au point 9 du présent jugement, il n'appartient ni aux autorités administratives ni aux autorités juridictionnelles françaises de remettre en cause l'appréciation par la juridiction guinéenne de l'intérêt à agir de la partie requérante sollicitant l'établissement du jugement supplétif en litige. De même, les déclarations de M. F lors de sa demande d'asile ne suffisent pas à démontrer le caractère frauduleux de ce jugement.
13. En revanche, le ministre se prévaut de la temporalité entre la naissance d'Aïcha et la fuite de M. F, telle qu'elle ressort de la décision de l'OFPRA l'admettant au bénéfice de la protection subsidiaire. Il ressort en effet des termes mêmes de la décision du 13 décembre 2019, laquelle est corroborée par les mentions de la fiche familiale de référence versée au dossier, que M. F a dû fuir la ville de Boké au cours du mois de mai 2015 après s'être évadé du centre au sein duquel il avait été détenu pendant trois mois, avant de quitter définitivement la Guinée dans le courant de l'année 2015. Par conséquent, M. F avait quitté le domicile familial avant la date de conception de l'enfant, évaluée au plus tôt au mois d'octobre 2016. Dans ces conditions, cette circonstance est de nature à démontrer le caractère frauduleux du jugement supplétif, faisant état de la naissance d'Aïcha le 17 août 2017 issue de l'union de Mme C et de M. F. Par suite, le lien de filiation entre l'enfant et M. F ne saurait être tenu pour établi par ce jugement, et les requérants ne sont pas fondés à soutenir que la commission de recours a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation sur ce point.
14. En troisième et dernier lieu, compte tenu de ce qui précède, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que la décision attaquée, en tant qu'elle concerne Aïcha, porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et méconnaît celles du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
15. Il résulte de ce qui précède que la partie requérante est seulement fondée à demander l'annulation de la décision attaquée en tant qu'elle concerne de Mme C, B F et G F.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
16. Le présent jugement, eu égard au motif d'annulation retenu, implique seulement qu'il soit enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de faire délivrer à Mme C, à B F et à G F les visas de long séjour sollicités. Il y a lieu, par suite, d'enjoindre au ministre de faire délivrer aux intéressés ces visas dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais d'instance :
17. M. F a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre de ces dispositions, sous réserve que Me Le Roy renonce à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
D É C I D E :
Article 1er : La décision du 1er septembre 2021 de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France est annulée en tant qu'elle concerne Mme C, B F et G F.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de faire délivrer à Mme C, à B F et à G F les visas de long séjour sollicités, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à Me Le Roy la somme de 1 200 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'elle renonce à la part contributive de l'Etat.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. D F, à Mme M'Mah C, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et à Me Le Roy.
Délibéré après l'audience du 7 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Specht, présidente,
M. Guilloteau, conseiller,
Mme Louazel, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 novembre 2022.
La rapporteuse,
M. E
La présidente,
F. SPECHT
La greffière,
S. JEGO
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026