vendredi 26 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2204317 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | GUILBAUD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 avril 2022, M. C B, représenté par Me Guilbaud, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 10 novembre 2021 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'expiration de ce délai ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- la décision n'est pas suffisamment motivée ;
- le préfet n'a pas procédé à l'examen particulier de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour prive de base légale la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- le préfet n'a pas procédé à l'examen particulier de sa situation personnelle ;
- la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- la décision n'est pas suffisamment motivée ;
- le préfet n'a pas procédé à l'examen particulier de sa situation personnelle ;
- l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français prive de base légale la décision fixant le pays de destination.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 avril 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 mars 2022.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et son décret d'application n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Rosemberg,
- et les observations de Me Lietavova, substituant Me Guilbaud, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B, ressortissant ivoirien né le 15 décembre 2002, est entré en France, selon ses déclarations au mois de septembre 2017, alors qu'il était mineur, et a été confié aux services de l'aide sociale à l'enfance du département de la Loire-Atlantique jusqu'à sa majorité. Il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions des articles L. 423-22, L. 425-9 et L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 10 novembre 2021, le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'expiration de ce délai. Par sa requête, M. B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, la décision attaquée vise les stipulations conventionnelles et les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont elle fait application. Elle mentionne en outre les circonstances de fait propres à la situation personnelle de M. B sur lesquelles le préfet s'est fondé pour refuser de lui délivrer un titre de séjour. Par suite, cette décision est suffisamment motivée tant en droit qu'en fait.
3. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier, notamment des termes mêmes de la décision litigieuse, que le préfet a procédé à l'examen particulier de la situation personnelle de M. B avant de refuser de lui délivrer un titre de séjour.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur son insertion dans la société
française. ". Lorsqu'il examine une demande de titre de séjour de plein droit portant la mention " vie privée et familiale ", présentée sur le fondement de ces dispositions, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou entre dans les prévisions de l'article L. 421-35 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public et qu'il a été confié, depuis qu'il a atteint au plus l'âge de seize ans, au service de l'aide sociale à l'enfance. Il lui revient ensuite, dans le cadre du large pouvoir dont il dispose, de porter une appréciation globale sur la situation de l'intéressé, au regard notamment du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française.
5. Il ressort des pièces du dossier qu'au titre de l'année scolaire 2018/2019, M. B, dans un premier temps inscrit en classe de troisième, a été réorienté vers la maison familiale rurale de Clisson où il a intégré le dispositif d'initiation aux métiers en alternance, et a obtenu, au mois de juin 2019, le certificat de formation générale. Il a ensuite été inscrit, au sein de cette même maison familiale rurale, en première année de certificat d'aptitude professionnelle (CAP) " Menuiserie " au titre de l'année scolaire 2019/2020. Le requérant soutient que la rupture de son contrat d'apprentissage au cours de cette année scolaire, ses nombreuses absences et les difficultés comportementales que le préfet a pris en compte pour estimer qu'il ne justifiait pas du caractère réel et sérieux de la formation suivie, s'expliquent par son état de santé et les troubles psychiatriques dont il souffre, qui ont nécessité, au cours de cette année scolaire, la mise en place d'un traitement et d'une prise en charge adaptés. Il fait également état de la formation suivie au titre de l'année 2020/2021, au cours de laquelle il était inscrit en classe de seconde préparatoire professionnelle au lycée professionnel de Briacé au Landreau, et soutient que, suite au bilan neuropsychologique réalisé au mois d'août 2021 ayant révélé les difficultés cognitives dont il est atteint, et qui l'ont au demeurant conduit à se voir reconnaître la qualité de travailleur handicapé, il a été orienté vers un dispositif adapté proposé par le service Tremplin Santé de l'association Solidarité Estuaire à Nantes, qu'il devait intégrer au cours du printemps de l'année 2022. Il justifie en outre de son inscription, au titre de l'année scolaire 2022/2023, en seconde année de certificat d'aptitude professionnelle " Maintenance des véhicules ". Il est toutefois constant qu'à la date de la décision attaquée, le 10 novembre 2021, M. B ne suivait aucune formation. Il ne pouvait, dans ces conditions, et malgré les difficultés rencontrées pour s'inscrire dans un parcours adapté à son état de santé et ses capacités, être regardé comme justifiant à cette date du caractère réel et sérieux du suivi d'une formation. Le requérant n'établit pas, ainsi, que le préfet de la Loire-Atlantique aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant de lui délivrer le titre de séjour sollicité sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. (). La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée (). ".
7. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.
8. Pour refuser de délivrer à M. B le titre de séjour sollicité sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de la Loire-Atlantique s'est fondé, notamment, sur l'avis du collège des médecins de l'OFII qui a estimé que, si l'état de santé de l'intéressé nécessite une prise en charge médicale, le défaut de prise en charge ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité.
9. M. B établit avoir souffert de troubles psychiatriques ayant nécessité une hospitalisation du 20 au 21 octobre 2019 puis un suivi au sein du centre hospitalier Georges Daumezon à Bouguenais, ainsi que la prescription d'un traitement neuroleptique et antipsychotique dont il justifie avoir bénéficié jusqu'au mois d'avril 2020. Si l'intéressé établit également avoir été régulièrement suivi, depuis la fin de l'année 2019, par les psychologues de l'association l'Etape, chargée de sa prise en charge en tant que mineur, puis que jeune majeur, l'attestation établie le 20 mai 2022 par un médecin psychiatre du centre hospitalier spécialisé Georges Daumezon, évoquant la présence régulière de l'intéressé à ses rendez-vous infirmiers, leur rencontre à deux reprises et la mise en place d'un traitement médicamenteux, sans mentionner de date ni préciser la nature du traitement délivré, ne permet pas de justifier qu'il bénéficiait, à la date de la décision attaquée, d'un suivi et d'un traitement psychiatrique.
M. B ne justifie pas, ainsi, que, contrairement à ce qu'a estimé le collège des médecins de l'OFII, le défaut de prise en charge médicale pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé, la circonstance que ses troubles trouveraient leur origine dans les sévices qu'il aurait subis dans son pays d'origine n'étant pas de nature à lui ouvrir droit au séjour en France. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1°) Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; () ".
11. M. B soutient qu'il résidait en France, où il est entré à l'âge de quatorze ans, depuis quatre ans à la date de la décision attaquée et qu'il y bénéficie d'une prise en charge adaptée à son état de santé. Il ne justifie pas, toutefois, de l'intensité des attaches personnelles et familiales dont il disposerait sur le territoire, la reconnaissance anticipée d'un enfant à naître de sa relation avec Mme A D, réalisée le 31 janvier 2023, soit postérieurement à la décision en litige, étant insuffisante à cet égard. Ainsi, s'il se prévaut de son parcours scolaire sur le territoire ainsi que des troubles psychiatriques et des difficultés cognitives dont il est atteint, M. B ne justifie pas que la décision portant refus de titre de séjour en litige porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
12. En sixième et dernier lieu, eu égard aux éléments de sa situation personnelle et familiale rappelés au point précédent, M. B n'est pas fondé à soutenir qu'en refusant de lui délivrer un titre de séjour, le préfet de la Loire-Atlantique aurait commis une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
13. En premier lieu, il résulte de ce qui vient d'être dit que l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour n'est pas établie. Par suite, le moyen tiré de cette illégalité, invoqué par M. B à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, ne peut qu'être écarté.
14. En deuxième lieu, le moyen tiré de ce que le préfet n'aurait pas procédé à l'examen particulier de la situation personnelle de M. B avant de se prononcer doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux évoqués précédemment.
15. En troisième et dernier lieu, il résulte des éléments de fait mentionnés aux points 5, 9 et 11 que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur la situation personnelle de M. B.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
16. En premier lieu, la décision comporte la mention suffisamment précise des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision attaquée manque ainsi en fait et doit être écarté.
17. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier, notamment des termes de la décision attaquée, que le préfet a procédé à l'examen particulier de la situation personnelle de
M. B avant de fixer le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office, en relevant en particulier que l'intéressé n'avait produit aucun élément de nature à justifier des risques auxquels il serait exposés en cas de retour dans son pays d'origine.
18. En troisième et dernier lieu, il résulte de ce qui vient d'être dit que l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français n'est pas établie. Par suite, le moyen tiré de cette illégalité, invoqué par M. B à l'encontre de la décision fixant le pays de destination, ne peut qu'être écarté.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 10 novembre 2021 doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
20. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation de
M. B, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
21. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par M. B au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Guilbaud.
Délibéré après l'audience du 5 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Livenais, président,
Mme Rosemberg, première conseillère,
M.Huin, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 26 mai 2023.
La rapporteure,
V. ROSEMBERG
Le président,
Y. LIVENAIS
La greffière,
C. MICHAULT
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
5
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026