jeudi 30 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2204461 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | LE ROY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés respectivement les 7 avril 2022 et 24 janvier 2023, Mme D C, représentée par Me Le Roy, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 10 novembre 2021 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer un titre de séjour, subsidiairement de procéder à un nouvel examen de sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard et dans l'attente de cet examen, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 2 000 euros au profit de son conseil, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît l'autorité de la chose jugée par le juge des tutelles qui a estimé qu'elle était mineure ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'appréciation quant à sa minorité et son identité ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et porte une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen au regard de l'article L.721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et méconnaît de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 janvier 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- il convient de neutraliser le motif tiré d'un défaut dans la légalisation de l'acte ;
- les autres moyens invoqués par Mme C ne sont pas fondés.
Par une décision du 7 mars 2022, le bureau de l'aide juridictionnelle près le Tribunal judiciaire de Nantes (section administrative) a admis Mme C au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A ;
- et les observations de Me Le Roy, représentant Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D C, ressortissante guinéenne, se déclarant née le 21 septembre 2002 à Labe-Kouroula (Guinée), indique être entrée en France en octobre 2019 sans pouvoir justifier d'une entrée régulière. Sa tutelle a été confiée au conseil départemental de la Loire-Atlantique par ordonnance du 7 février 2020 du juge aux affaires familiales, statuant en qualité de juge des tutelles, du tribunal judiciaire de Nantes. Par courrier du 16 septembre 2021, Mme C a sollicité la délivrance d'un titre de séjour, à titre principal, sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et, à titre subsidiaire, sur les fondements des articles L. 435-1 et L. 435-3 du même code. Par arrêté du 10 novembre 2021, le préfet de la Loire-Atlantique a pris à son encontre un arrêté portant refus de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination. Par la présente requête, Mme C demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance ou du tiers digne de confiance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire, sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. ". Aux termes de l'article R. 431-10 du même code : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiants de son état civil ; () ". Aux termes de l'article L. 811-2 du même code : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil () ". Aux termes de l'article 47 code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. () ".
3. Il résulte de ces dispositions que, lorsqu'est produit devant l'administration un acte d'état civil émanant d'une autorité étrangère qui a fait l'objet d'une légalisation, sont en principe attestées la véracité de la signature apposée sur cet acte, la qualité de celui qui l'a dressé et l'identité du sceau ou timbre dont cet acte est revêtu. En cas de doute sur la véracité de la signature, sur l'identité du timbre ou sur la qualité du signataire de la légalisation, il appartient à l'autorité administrative de procéder, sous le contrôle du juge, à toutes vérifications utiles pour s'assurer de la réalité et de l'authenticité de la légalisation. En outre, la légalisation se bornant à attester de la régularité formelle d'un acte, la force probante de celui-ci peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. Par suite, en cas de contestation de la valeur probante d'un acte d'état civil légalisé établi à l'étranger, il revient au juge administratif de former sa conviction en se fondant sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. A la condition que l'acte d'état civil étranger soumis à l'obligation de légalisation et produit à titre de preuve devant l'autorité administrative ou devant le juge présente des garanties suffisantes d'authenticité, l'absence ou l'irrégularité de sa légalisation ne fait pas obstacle à ce que puissent être prises en considération les énonciations qu'il contient.
4. En particulier, lorsqu'elle est saisie d'une demande d'admission au séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il appartient à l'autorité administrative d'y répondre, sous le contrôle du juge, au vu de tous les éléments disponibles, dont les évaluations des services départementaux et les mesures d'assistance éducative prononcées, le cas échéant, par le juge judiciaire, sans exclure, au motif qu'ils ne seraient pas légalisés dans les formes requises, les actes d'état civil étrangers justifiant de l'identité et de l'âge du demandeur.
5. Pour justifier de son identité et de sa minorité, Mme C a produit la copie du volet n°1 de l'extrait d'acte de naissance dressé le 30 septembre 2002 par le maire de la commune de Labé (Guinée). Pour rejeter la demande de titre de séjour de Mme C, le préfet de la Loire-Atlantique a estimé, suite à la saisine du consul de l'ambassade de France en Guinée, que les actes transmis étaient apocryphes. Ce dernier a relevé, dans le courriel du 5 octobre 2021, l'incohérence de numérotation de l'acte de naissance de l'intéressée, à savoir le fait que l'acte qui porte le numéro 732 devrait se trouver dans le registre n°8 et non le n°10 comme indiqué sur l'acte. Il a également indiqué que la signature de Mme E B qui a légalisé le jugement supplétif ne correspond pas au spécimen en sa possession. En outre, il ressort également des écritures en défense du préfet ainsi que des pièces versées à l'instance par celui-ci, que le préfet a remis en cause la force probante des documents en se basant sur un rapport établi le 7 octobre 2021 par un analyste en fraude documentaire et à l'identité de la direction interdépartementale de la police aux frontières de Nantes, selon lequel, l'extrait du registre de transcription est dépourvu d'informations concernant l'âge, la profession et le domicile des parents en méconnaissance de l'article 160 du code de l'enfant guinéen, qu'il méconnaît l'article 170 du code civil, selon lequel le prénom de l'enfant précède son nom et que l'acte présente une " surcharge de lettre " au niveau du nom de la rubrique " Je soussigné ".
6. Toutefois, Mme C verse à l'instance une attestation d'authentification d'acte de naissance établie le 12 août 2022 par l'officier d'état civil délégué de la commune de Labé, suite à la saisine effectuée par son conseil le 7 décembre 2021. Il y est précisé que l'inadéquation entre le numéro du registre et le numéro de l'acte s'explique par le fait que la plupart des registres antérieurs à 2002 ne contenaient pas 100 feuillets. La photocopie de la souche du registre d'enregistrement est également versée à l'instance. Dans ces conditions, les anomalies liées à la méconnaissance de dispositions issues de différents codes guinéens et relatives aux mentions devant figurer sur les actes de naissance ne sont pas de nature à retirer aux actes produits leur valeur probante. Au demeurant, le rapport d'analyse documentaire ne conclut pas au caractère contrefait ou à l'illégalité des documents d'état civil présentés par la requérante mais se borne à émettre un avis défavorable en considérant le document non recevable pour défaut de formalisme et non-respect du droit local. En outre, le préfet reconnaît dans ses écritures en défense que le motif tiré de ce que la signature de l'autorité légalisant son acte de naissance ne soit pas contenue dans les spécimens de signature détenus par cette autorité, semble irrégulier. Enfin, il ressort également des pièces du dossier que Mme C a fait l'objet d'une évaluation socio-éducative, laquelle a conclu à sa minorité et le juge des tutelles du tribunal judiciaire de Nantes a ainsi ordonné, le 10 février 2020, l'ouverture d'une tutelle au bénéfice de cette dernière en sa qualité de mineure non accompagnée. La requérante produit à l'instance les copies d'une carte consulaire et d'un passeport, faisant toutes deux mention de sa date de naissance au 21 septembre 2002. Compte tenu de l'ensemble des éléments produits à l'instance, le préfet de la Loire-Atlantique n'apporte pas la preuve, qui lui incombe, que la date de naissance de Mme C au 21 septembre 2002 ne serait pas établie.
7. En second lieu, il n'est pas contesté que Mme C, qui a été prise en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance à la suite de son entrée sur le territoire français, suivait une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle depuis plus de six mois à la date de l'arrêté attaqué. Il ressort des pièces du dossier que l'intéressée a été scolarisée à compter de l'année scolaire 2020/2021 en première année de CAP d'agent technique en milieu familial et collectif et qu'elle a obtenu une moyenne générale pour chaque trimestre, respectivement de 11,70, 13,08 et 13,39. Si les bulletins scolaires de Mme C concernant cette année scolaire font apparaître des appréciations contrastées de ses professeurs ainsi que plusieurs demi-journées d'absence, dont certaines ne sont, il est vrai, pas justifiées, il ressort des pièces du dossier qu'elle a suivi une progression constante grâce à ses efforts et à un travail sérieux, reconnus par ses professeurs et a obtenu le certificat d'aptitude professionnelle " spécialité agent technique en milieu familial et collectif" à l'issue de sa scolarité. Dans ces conditions, en dépit de ses insuffisances dans certaines matières générales, Mme C justifie du caractère réel et sérieux du suivi de sa formation à la date de la décision de refus de titre de séjour en litige. En outre, Mme C soutient, sans être contredite sur ce point, qu'elle n'entretient plus de lien avec les membres de sa famille résidant en Guinée. Par ailleurs, le rapport établi, de façon très circonstanciée, par la structure d'accueil de l'intéressée est très élogieux, atteste de sa capacité d'insertion sociale et souligne qu'elle est respectueuse des règles de la vie en collectivité et qu'elle fait preuve de détermination dans le cadre de son projet professionnel. Par suite, en lui refusant la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que Mme C effectuait une formation professionnelle sérieuse et stable, le préfet de la Loire-Atlantique a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
8. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens invoqués, Mme C est fondée à demander l'annulation de la décision du 10 novembre 2021 de refus de titre de séjour en litige ainsi que, par voie de conséquence, celle des décisions, également contenues dans l'arrêté contesté du 10 novembre 2021, lui faisant obligation de quitter le territoire français, lui accordant un délai de départ volontaire de trente jours et fixant le pays à destination duquel elle pourra être éloignée.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
9. Eu égard au motif d'annulation retenu, en l'absence de changement de circonstances de droit ou de fait y faisant obstacle, l'exécution du présent jugement implique nécessairement que le préfet de la Loire-Atlantique délivre une carte de séjour temporaire sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à Mme C, dans le délai de deux mois à compter de sa notification. Dans cette attente, compte tenu de l'annulation par voie de conséquence de l'obligation de quitter le territoire français, le préfet de la Loire-Atlantique délivrera à l'intéressée, dans un délai de quinze jours, une autorisation provisoire de séjour lui permettant d'exercer une activité professionnelle. En revanche, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
10. Mme C ayant été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Le Roy, avocate de Mme C, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat le versement à cette avocate de la somme de 1 200 euros.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 10 novembre 2021 rejetant la demande d'admission au séjour de Mme C, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de délivrer à Mme C une carte de séjour temporaire sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, et, dans l'attente, de lui délivrer, dans un délai de quinze jours, une autorisation provisoire de séjour lui permettant d'exercer une activité professionnelle.
Article 3 : L'Etat versera à Me Le Roy une somme de 1 200 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Le Roy renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme D C, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Le Roy.
Délibéré après l'audience du 2 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Martin, président,
M. Labouysse, premier conseiller,
Mme Caro, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mars 2023.
La rapporteure,
N. A
Le président,
L. MARTINLa greffière,
V. MALINGRE
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
V. Malingre
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026