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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2204537

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2204537

lundi 18 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2204537
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationOQTF 6 semaines - 7ème chambre
Avocat requérantMITATA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 8 avril 2022, M. B C A, représenté par Me Mitata, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 10 mars 2022 par lequel le préfet de Maine-et-Loire lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'expiration de ce délai et l'a astreint à se présenter trois fois par semaine au commissariat de police d'Angers pour indiquer ses diligences dans la préparation de son départ ;

2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous la même astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État le versement au profit de son conseil de la somme de 1 800 euros en application des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- il n'est pas établi que la décision ait été signée par une autorité compétente ;

- le droit d'être entendu tel qu'il résulte de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne n'a pas été mis en œuvre avant l'édiction de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- la décision n'est pas suffisamment motivée ;

- la décision n'a pas été précédée de l'examen de sa situation personnelle ;

- la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision a été prise en méconnaissance des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; il souffre de graves problèmes de santé qui font obstacle à son éloignement ;

- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à son droit au respect de sa vie privée et familiale ;

- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de cette décision sur sa situation personnelle ;

Sur la décision fixant le délai de départ volontaire à trente jours :

- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français prive de base légale la décision fixant le délai de départ volontaire ;

Sur la décision fixant le pays de destination :

- la décision n'est pas suffisamment motivée ;

- la décision n'a pas été précédée de l'examen de sa situation personnelle ;

- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français prive de base légale la décision fixant le pays de destination ;

- la décision méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

Sur la décision l'astreignant à se présenter aux services de police pour indiquer ses diligences dans la préparation de son départ :

- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français prive de base légale la décision d'obligation de présentation ;

- la décision est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- l'obligation qui lui est faite n'est ni adaptée, ni nécessaire ni proportionnée en raison de son état de santé et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 juin 2022, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.

Par une décision du 23 mai 2022 du bureau d'Aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nantes (section administrative), M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, du 4 novembre 1950 ;

- le traité sur l'Union européenne ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Specht, vice-présidente pour statuer sur les litiges visés à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience, au cours de laquelle le rapport de Mme Specht, magistrate désignée a été entendu.

Après avoir prononcé à l'issue de l'audience, la clôture de l'instruction en application des dispositions de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant tchadien, né le 1er janvier 1953 est entré régulièrement en France le 18 février 2021 pour bénéficier de soins en France. Il a sollicité le 22 mars 2021 la reconnaissance du statut de réfugié. Sa demande a été rejetée par une décision du 9 juin 2021 du directeur de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) confirmée par une décision du 1er mars 2022 de la Cour nationale du droit d'asile. Par un arrêté du 10 mars 2022, le préfet de Maine-et-Loire lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'expiration de ce délai et l'a astreint à se présenter trois fois par semaine au commissariat de police d'Angers pour indiquer ses diligences dans la préparation de son départ. Par sa requête, M. A, demande l'annulation de l'arrêté du 10 mars 2022.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne les moyens soulevés à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

2. En premier lieu, l'arrêté a été signé par Mme Daverton, secrétaire générale de la préfecture de Maine-et-Loire. Par arrêté du 7 septembre 2021 publié le 9 septembre 2021 au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet lui a donné délégation à l'effet de signer notamment les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte manque en fait.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ". Il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne s'adresse uniquement aux institutions et organes de l'Union. Il suit de là que le moyen tiré de sa violation par une autorité d'un Etat membre est inopérant. Toutefois, il résulte également de cette jurisprudence que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter son point de vue de manière utile et effective. En particulier, il n'implique pas l'obligation, pour le préfet, d'entendre l'étranger spécifiquement au sujet de l'obligation de quitter le territoire français qu'il envisage de prendre après avoir statué sur le droit au séjour à l'issue d'une procédure ayant respecté son droit d'être entendu.

4. En l'espèce, s'il est constant que M. A n'a pas été invité par l'administration à présenter, préalablement à l'édiction de la décision attaquée, ses observations écrites ou orales sur la perspective d'une mesure d'éloignement, il ne pouvait ignorer qu'il était susceptible de faire l'objet d'une telle mesure après le rejet définitif de sa demande d'asile. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant a été privé de la possibilité de présenter des observations écrites ou orales ou qu'il aurait demandé en vain un entretien avec les services préfectoraux. Il suit de là que le moyen tiré du non respect du droit d'être entendu doit être écarté.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () / 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ; / () ". Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. ".

6. Il ressort des termes de la décision attaquée que celle-ci énonce avec une précision suffisante et dépourvue de caractère stéréotypé, les considérations de fait, en particulier la situation de l'intéressé, et les circonstances de droit qui la fondent. Le préfet n'a pas à énoncer l'ensemble des éléments qu'il a pris en considération mais uniquement ceux sur lesquels il a entendu fonder sa décision. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision doit être écarté comme manquant en fait.

7. En quatrième lieu, il ne ressort pas de la motivation de la décision attaquée que le préfet de Maine-et-Loire n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle et familiale du requérant avant de décider de lui faire obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'absence d'examen de la situation de M. A doit être écarté.

8. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.

9. Si M. A soutient que le centre de ses attaches familiales se situe désormais en France où il réside depuis le mois de février 2021, il ne produit aucun élément à l'appui de ses allégations alors qu'en tout état de cause sa présence en France est très récente à la date de l'arrêté attaqué. Par suite le préfet n'a pas porté au droit de M. A au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision portant obligation de quitter le territoire français a été prise. Pour les mêmes motifs, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation de la situation du requérant.

10. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. / () ".

11. Il ressort des pièces du dossier que M. A a obtenu un visa d'entrée en France pour bénéficier de soins médicaux destinés à la prise en charge d'une hémiparésie gauche, séquelle d'un accident vasculaire cérébral. Le requérant produit des pièces médicales et notamment un courrier du 10 septembre 2021 d'un praticien hospitalier du centre hospitalier universitaire d'Angers indiquant que son état de santé nécessite un suivi global au long cours des facteurs de risque, notamment la tension artérielle, le surpoids, le diabète et qu'un traitement anti agrégat plaquettaire doit être poursuivi, ainsi qu'un suivi cardiologique et angiologique dans le contexte du diabète. Le médecin précise qu'il n'y a pas lieu de renouveler l'imagerie cérébrale ni de revoir l'intéressé de manière systématique. Ainsi, il ne ressort pas des éléments produits que le défaut de prise en charge de l'état de santé de M. A pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ni que le suivi médical des facteurs de risque et les examens médicaux ne seraient pas disponibles dans son pays d'origine. Par suite le moyen tiré de ce que son état de santé fait obstacle à son éloignement doit être écarté.

12. Enfin, pour les motifs exposés aux points 9 et 11, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle du requérant.

En ce qui concerne les moyens soulevés à l'encontre de la décision fixant le délai de départ volontaire :

13. L'illégalité de la décision obligation de quitter le territoire n'étant pas établie, eu égard à ce qui vient d'être dit, le moyen tiré par voie de conséquence de l'illégalité de cette décision, que M. A invoque à l'encontre de la décision fixant le délai de départ volontaire, ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne les moyens soulevés à l'encontre de la décision fixant le pays de destination :

14. En premier lieu, la décision fixant le pays de destination comporte l'énoncé suffisant des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle se réfère notamment aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et à l'absence de justification par l'intéressé de l'existence d'une menace personnelle en cas de retour dans son pays d'origine. Dès lors, la décision fixant le pays de destination est suffisamment motivée.

15. En deuxième lieu, il ne ressort pas de la motivation de la décision attaquée que le préfet de Maine-et-Loire n'aurait pas procédé à l'examen particulier de sa situation personnelle au regard des risques encourus dans son pays d'origine.

16. En troisième lieu, l'illégalité de la décision obligation de quitter le territoire n'étant pas établie, eu égard à ce qui vient d'être dit, le moyen tiré par voie de conséquence de l'illégalité de cette décision, que M. A invoque à l'encontre de la décision fixant le pays de destination, doit être écarté.

17. En quatrième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ". Aux termes de l'article L 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ".

18. M. A soutient qu'il a été emprisonné dans son pays d'origine durant une année entre 2005 et 2006 en raison de ses activités politiques, soit près de quinze années avant son arrivée en France. Toutefois, il n'apporte aucun élément probant à l'appui de ses allégations permettant d'établir qu'il encourrait, en cas de retour dans son pays, des risques pour sa vie ou sa liberté ou qu'il y serait exposé à des traitements inhumains ou dégradants. Au demeurant, sa demande de reconnaissance de la qualité de réfugié a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et par la Cour nationale du droit d'asile. Dans ces conditions, le préfet n'a pas méconnu les stipulations et dispositions précitées en fixant le pays de destination.

En ce qui concerne les moyens soulevés à l'encontre de la décision astreignant le requérant à se présenter auprès des services de police pour y indiquer les diligences dans la préparation de son départ :

19. Aux termes de l'article L. 721-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel un délai de départ volontaire a été accordé peut, dès la notification de la décision portant obligation de quitter le territoire français, être astreint à se présenter à l'autorité administrative ou aux services de police ou aux unités de gendarmerie pour y indiquer ses diligences dans la préparation de son départ. Cette décision est prise pour une durée qui ne peut se poursuivre au-delà de l'expiration du délai de départ volontaire. ". Aux termes de l'article R. 721-6 du même code : " Pour l'application de l'article L. 721-7, l'autorité administrative désigne le service auprès duquel l'étranger effectue les présentations prescrites et fixe leur fréquence qui ne peut excéder trois présentations par semaine. ".

20. En premier lieu, l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire n'étant pas établie, eu égard à ce qui vient d'être dit, le moyen tiré par voie de conséquence de l'illégalité de cette décision, que M. A invoque à l'encontre de la décision l'astreignant à se présenter trois fois par semaine au commissariat de police d'Angers pour indiquer ses diligences dans la préparation de son départ, doit être écarté.

21. En second lieu, M. A soutient que l'obligation de se présenter trois fois par semaine au commissariat de police d'Angers est inadaptée et disproportionnée compte tenu de son état de santé et de ce qu'une perspective d'éloignement n'est pas établie. Toutefois, d'une part, il ne ressort pas des pièces du dossier que son éloignement ne demeure pas une perspective raisonnable. D'autre part, le requérant, qui demeure à Angers, n'apporte pas d'élément circonstancié justifiant que son état de santé ne lui permet pas de respecter l'obligation qui lui est faite de se présenter trois fois par semaine aux services de police. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que, par l'obligation qui lui est ainsi faite, le préfet n'a pas procédé à un examen de sa situation personnelle et a commis une erreur manifeste d'appréciation eu égard au motif pour lequel cette mesure est prise.

22. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. A tendant à l'annulation de l'arrêté du 10 mars 2022 du préfet de Maine-et-Loire doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte et celles présentées sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C A, au préfet de Maine-et-Loire et à Me Mitata.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juillet 202La magistrate désignée,

F. SPECHT

La greffière

Y. BOUBEKEUR

La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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