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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2204561

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2204561

mardi 7 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2204561
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation1ère Chambre
Avocat requérantLE ROY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 8 avril 2022, M. C A, représenté par Me Le Roy, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 17 novembre 2021 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer titre de séjour, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai de d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour le temps de ce réexamen ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à Me Le Roy en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.

Il soutient que :

S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :

- elle n'est pas motivée au regard des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation aux regards des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- elle méconnaît les articles 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle.

M. A a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 3 mars 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. B de Baleine, président, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant guinéen né le 1er février 2002, déclare être entré irrégulièrement en France le 29 mai 2017. Une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ", valable jusqu'au 27 juillet 2021, lui a, à sa majorité, été délivrée en application des dispositions du 2° bis de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, reprises depuis le 1er mai 2021 à l'article L. 423-22 de ce code. Par l'arrêté du 17 novembre 2021 dont M. A demande l'annulation, le préfet de la Loire-Atlantique lui a refusé le renouvellement de ce titre de séjour et a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de départ volontaire de trente jours, laquelle obligation fixe le pays de destination en cas de reconduite d'office à l'issue de ce délai.

Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :

2. L'arrêté attaqué comporte l'indication des raisons de fait et de droit pour lesquelles son auteur a refusé de délivrer à M. A le titre de séjour qu'il avait sollicité. Il en résulte que cette décision est régulièrement motivée. Si le requérant soutient en outre que cette décision ne serait pas motivée " au regard des dispositions de l'article L. 423-23 " du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce moyen, qui doit être regardé comme tiré de la circonstance que le préfet aurait omis de rechercher si l'intéressé était en droit de prétendre à la délivrance d'un titre de séjour par application de ce texte, se rapporte à l'appréciation du bien-fondé de cette décision, mais demeure étranger à l'appréciation de sa régularité en la forme, à laquelle se rapporte l'obligation de motivation.

3. L'arrêté attaqué, qui vise notamment l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constate que le requérant est de nationalité guinéenne et qu'il lui est fait obligation de quitter le territoire français. Il en résulte que la décision fixant le pays de destination en cas d'éloignement d'office à l'issue du délai de départ volontaire est, de ce seul fait, régulièrement motivée.

4. Aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable lors de la délivrance de la carte de séjour temporaire qui avait été initialement délivrée à M. A : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : / () / 2° bis A l'étranger dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou entrant dans les prévisions de l'article L. 311-3, qui a été confié, depuis qu'il a atteint au plus l'âge de seize ans, au service de l'aide sociale à l'enfance et sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation, de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 313-2 n'est pas exigée ; / () ". Depuis le 1er mai 2021, l'article L. 423-22 de ce code dispose : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur son insertion dans la société française. ".

5. Aux termes de l'article L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A l'exception de la carte de séjour pluriannuelle portant la mention " salarié détaché ICT ", prévue à l'article L. 421-26, et de la carte de séjour pluriannuelle portant la mention " recherche d'emploi ou création d'entreprise ", prévue à l'article L. 422-10, qui ne sont pas renouvelables, le renouvellement de la carte de séjour temporaire ou pluriannuelle est subordonné à la preuve par le ressortissant étranger qu'il continue de remplir les conditions requises pour la délivrance de cette carte. / () ". Aux termes de l'article L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Au terme d'une première année de séjour régulier en France accompli au titre d'un visa de long séjour tel que défini au 2° de l'article L. 411-1 ou, sous réserve des exceptions prévues à l'article L. 433-5, d'une carte de séjour temporaire, l'étranger bénéficie, à sa demande, d'une carte de séjour pluriannuelle dès lors que : / 1° Il justifie de son assiduité, sous réserve de circonstances exceptionnelles, et du sérieux de sa participation aux formations prescrites par l'Etat dans le cadre du contrat d'intégration républicaine conclu en application de l'article L. 413-2 et n'a pas manifesté de rejet des valeurs essentielles de la société française et de la République ; / 2° Il continue de remplir les conditions de délivrance de la carte de séjour temporaire dont il était précédemment titulaire. / () ".

6. Il résulte des dispositions du 2° bis de l'article L. 313-11 puis de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que la délivrance de la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " qu'elles prévoient est notamment subordonnée à la condition que l'étranger en bénéficiant soit dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, sauf le cas des étrangers âgés de seize à dix-huit ans prévu à l'article L. 311-3 de ce code, repris depuis le 1er mai 2021 à l'article L. 421-35. Par suite, la situation de M. A, âgé de plus de dix-neuf ans depuis le 1er février 2021, ne relève plus des prévisions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont l'objet est la première délivrance d'un titre de séjour à l'étranger de moins de dix-neuf ans confié au plus tard à seize ans au service de l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance. Ce titre de séjour étant une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " et sauf pour son titulaire à en demander le renouvellement avec changement de motif par la délivrance d'un titre de séjour assorti d'une autre mention ainsi que l'article L. 433-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en prévoit la possibilité, son titulaire, qui n'entre alors plus dans la catégorie prévue à l'article L. 423-22, peut en demander le renouvellement par la délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement de l'article L. 423-23 de ce code, selon lequel : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". Lorsque l'étranger se borne à demander le renouvellement de la carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale " qui lui avait été délivrée en application du 2° bis de l'article L. 313-11 ou de l'article L. 423-22, le préfet peut valablement rechercher s'il satisfait aux conditions prévues par l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

7. En dépit de la mise en demeure qui lui a été adressée en application de l'article R. 612-3 du code de justice administrative, le préfet de la Loire-Atlantique n'a pas produit. Dès lors, il est réputé avoir acquiescé aux faits exposés par le requérant, sous réserve que l'inexactitude de ces faits ne ressorte d'aucune pièce du dossier.

8. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué que son auteur, après avoir visé notamment l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a retenu que M. A, célibataire et sans enfant, qui déclare être présent sur le territoire depuis moins de cinq ans, suivait une formation " CAP serrurier et métallier " lors de la délivrance de son premier titre de séjour, qu'il est actuellement sans emploi et ne justifie pas avoir entrepris de démarches pour trouver un emploi à l'issue de sa formation, qu'il ne peut par ailleurs se prévaloir de liens personnels et familiaux en France tels qu'au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité il serait porté une atteinte manifestement excessive à son droit au respect de la vie privée et familiale. Ce faisant, l'administration a examiné s'il y avait lieu de délivrer à M. A une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale " en application de cet article L. 423-23. Il en résulte que le moyen selon lequel le préfet a omis d'examiner la demande de l'intéressé au regard des dispositions de ce texte ne peut qu'être écarté.

9. Il ressort des pièces du dossier que le requérant est arrivé sur le territoire français au mois de mai 2017, à l'âge de quinze ans. Si, eu égard à cet âge, son séjour, remontant à quatre ans et demi à la date de l'arrêté attaqué, n'est plus récent, cette seule circonstance ne peut suffire à ouvrir droit au bénéfice des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Si le requérant préparait un certificat d'aptitude professionnelle de serrurier et métallier au moment de sa première délivrance d'un titre de séjour, il ne ressort pas du dossier, ni même n'est allégué par le requérant, qui ne fournit aucune précision sur l'évolution de sa situation scolaire depuis que lui avait été délivré un premier titre de séjour, qu'il aurait obtenu ce diplôme professionnel ou un autre, ni n'en ressort qu'il aurait continué à suivre une formation. Il n'exerce aucune activité professionnelle et, s'il allègue avoir fourni de très nombreux efforts pour obtenir un emploi, il n'en apporte toutefois aucune justification. M. A, désormais âgé de vingt ans, est célibataire et n'a personne à charge. En se bornant à rappeler les circonstances qui lui avaient ouvert droit à la délivrance d'un premier titre de séjour en application du 2° bis de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il ne justifie pas avoir noué des liens personnels, privés ou non, particulièrement forts sur le territoire français, où il ne ressort pas du dossier qu'il aurait de quelconques attaches familiales. Le requérant n'apporte aucune précision ni justification sur ses conditions d'existence en France et, s'il indique n'avoir jamais connu son père en Guinée et ne plus avoir de contact avec sa mère et les autres membres de sa famille dans le pays dont il est originaire depuis qu'il l'a quitté, il n'allègue pas ne plus y avoir de famille. Dès lors, c'est sans erreur d'appréciation que l'auteur de l'arrêté attaqué a pu estimer que M. A ne dispose pas en France de liens personnels et familiaux tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus. Il en résulte que le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile lui ouvrait droit au renouvellement de la carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dont il était titulaire. Dès lors que le préfet a pu légalement refuser ce renouvellement, le requérant se trouvait dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1 de ce code, dans lequel l'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français.

10. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui.

11. Compte tenu de l'ensemble des éléments caractérisant la situation personnelle de M. A en France, il ne ressort pas du dossier que le préfet de la Loire-Atlantique, en lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et en lui faisant obligation de quitter le territoire français, aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale, une atteinte disproportionnée aux buts dans lesquels ont été prises ces décisions. Il en résulte que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

12. Compte tenu de ce qui a été dit ci-dessus quant à la légalité du refus de séjour, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale en raison de l'illégalité de ce refus.

13. Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". Enfin, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".

14. Il ne ressort pas du dossier que la vie ou la liberté de M. A seraient menacées en République de Guinée ou qu'il y serait exposé à la torture ou à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. Dès lors, en comptant ce pays au nombre des pays de destinations possibles en cas d'éloignement d'office, le préfet de la Loire-Atlantique, qui a examiné la situation de l'intéressé, n'a pas méconnu les dispositions et stipulations précitées.

15. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué. Les conclusions à fin d'injonction qu'il présente ne peuvent, dans ces conditions, être accueillies.

Sur les frais liés au litige :

16. Les dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, le versement d'une somme à ce titre.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. C A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Amandine Le Roy.

Délibéré après l'audience du 14 février 2023, à laquelle siégeaient :

M. Durup De Baleine, président,

Mme Thomas, première conseillère,

Mme Milin, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 mars 2023.

Le président-rapporteur,

A. B DE BALEINEL'assesseure la plus ancienne

dans l'ordre du tableau,

S. THOMAS

La greffière,

L. LÉCUYER

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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