mercredi 15 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2204651 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | BOEZEC CARON BOUCHE AVOCATS ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 avril 2022, Mme A E, représentée par
Me Boezec, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 11 mars 2022 par lesquelles le préfet de la
Loire-Atlantique a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office ;
2°) à titre principal, d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jour à compter du jugement à intervenir ;
3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Elle soutient que :
- la requête est recevable ;
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- il n'est pas établi que la décision ait été signée par un autorité dûment habilitée ;
- la décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à sa situation ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- il n'est pas établi qu'elle ait été signée par une autorité compétente ;
- elle n'est pas suffisamment motivée et n'a pas été précédée d'un examen suffisant de sa situation personnelle ;
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- il n'est pas établi qu'elle ait été signée par une autorité compétente ;
- elle n'est pas suffisamment motivée et n'a pas été précédée d'un examen suffisant de sa situation personnelle ;
- l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français la prive de base légale ;
- elle est entachée d'une erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à sa situation ;
- elle méconnaît les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, dès lors que sa fille a vocation à grandir en France où son père réside ; un renvoi dans son pays d'origine l'expose à des risques de traitements inhumains et dégradants en raison du mariage forcé prévu par son père ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative ;
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. D,
- les observations de Me Beaudoin, représentant Mme E, en présence de l'intéressée.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E, née le 15 juillet 1991 à Bafoussam (Cameroun), de nationalité camerounaise, a déclaré être entrée sur le territoire le 5 août 2015 sans en apporter la preuve. Elle a sollicité son admission au séjour au titre de l'asile et s'est vue opposer un refus à sa demande de statut de réfugié par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFRPA) du 20 avril 2016. Une obligation de quitter le territoire lui a été opposée le 4 octobre 2016. Le 5 janvier 2020, elle a donné naissance, à Nantes, à une enfant née d'un ressortissant français, dont elle s'est ensuite séparée. L'intéressée a sollicité un titre de séjour en qualité de " parent d'enfant français " sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sa demande a été rejetée par un arrêté du
11 mars 2022, portant en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office. Mme E demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur le moyen commun aux décisions attaquées :
2. L'arrêté a été signé par Mme C B, directrice des migrations et de l'intégration à la préfecture de la Loire-Atlantique, à laquelle le préfet a, par arrêté du 31 décembre 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le même jour, donné délégation à l'effet de signer, notamment, les décisions portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire des actes attaqués manque en fait.
Sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, la décision contestée comporte l'énoncé des considérations de droit ainsi que des éléments de fait tirés de la situation personnelle et familiale de la requérante, qui en constituent le fondement. La décision contestée est ainsi suffisamment motivée. Par ailleurs, il résulte des termes même de cette décision que le préfet de la Loire-Atlantique a procédé à un examen réel et sérieux de la situation de la requérante. Les moyens tirés du défaut de motivation et du défaut d'examen doivent en conséquence être écartés.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. ". Aux termes de l'article L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour la délivrance de la carte de séjour prévue à l'article
L. 423-7, lorsque la filiation est établie à l'égard d'un parent en application de l'article 316 du code civil, le demandeur, s'il n'est pas l'auteur de la reconnaissance de paternité ou de maternité, doit justifier que celui-ci contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, dans les conditions prévues à l'article 371-2 du code civil, ou produire une décision de justice relative à la contribution à l'éducation et à l'entretien de l'enfant. Lorsque le lien de filiation est établi mais que la preuve de la contribution n'est pas rapportée ou qu'aucune décision de justice n'est intervenue, le droit au séjour du demandeur s'apprécie au regard du respect de sa vie privée et familiale et au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant. ". Aux termes de l'article 371-2 du code civil, " Chacun des parents contribue à l'entretien et à l'éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l'autre parent, ainsi que des besoins de l'enfant. Cette obligation ne cesse de plein droit ni lorsque l'autorité parentale ou son exercice est retiré, ni lorsque l'enfant est majeur. ".
5. Il résulte de ces dispositions que le demandeur d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit justifier, le cas échéant, remplir les conditions posées par l'article L. 423-8 du même code. Mme E ne démontre pas qu'elle ne se trouvait pas dans la situation visée par ce dernier article. Dès lors, en exigeant que Mme E démontre que le père de l'enfant contribuait effectivement à l'entretien et à l'éducation de celle-ci, le préfet n'a pas commis d'erreur de droit.
6. Par ailleurs, si l'intéressée soutient que le père de sa fille participe à l'entretien et à l'éducation de celle-ci, elle ne produit à l'appui de ses affirmations que cinq factures établies au nom du père de l'enfant pour un montant total de 397,30 euros ainsi que cinq attestations de virements bancaires pour un montant total à son profit de 457 euros pour la période comprise entre la naissance de l'enfant, le 5 janvier 2020, et le 11 mars 2022, date de la décision attaquée, soit une durée de plus de deux ans. Si elle produit de nombreuses factures d'achats alimentaires et d'articles pour enfant, elle n'établit pas que ces dépenses auraient été prises en charge par le père de sa fille. En outre, si Mme E verse à l'instance diverses attestations faisant état des contacts occasionnels entre le père et sa fille, la requérante n'établit pas que le père contribuerait activement à l'éducation de son enfant, alors qu'il est constant que celui-ci s'est installé en Guyane pour des motifs professionnels. A la lumière de ces éléments, dont il n'est au demeurant pas démontré qu'ils ont été communiqués par Mme E au soutien de sa demande de titre de séjour, le préfet n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
8. En l'espèce, si Mme E fait valoir qu'elle vit en France depuis sept ans et que ses attaches se trouvent sur le territoire national où elle précise que sa fille, de nationalité française est née et où elle a vocation à rester pour grandir et être scolarisée, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé est célibataire, ne justifie pas d'attaches personnelles anciennes, intenses et stables en France. Si elle produit un contrat à durée indéterminée conclu avec un particulier employeur et quelques bulletins de salaires, ces documents sont postérieurs à la décision attaquée et ne peuvent que rester sans incidence sur sa légalité. Elle n'établit pas être dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine, où elle a vécu jusqu'à l'âge de vingt-quatre ans et où résident sa sœur et son autre enfant mineur. Enfin, si elle fait valoir la présence de sa fille française, elle ne démontre aucune circonstance de nature à faire obstacle à ce qu'elle puisse se réinstaller avec elle dans son pays d'origine ou dans tout autre pays où elle est légalement admissible Dans ces conditions, la décision attaquée ne porte pas à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts poursuivis. Les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de ce que la décision attaquée serait entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et familiale, doivent par conséquent être écartés.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait () des tribunaux, des autorités administratives (), l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit apporter une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
10. Si l'intéressée fait valoir que la décision préjudicie aux intérêts de sa fille qui a vocation, selon elle, à rester en France, il est constant que la décision portant refus de séjour n'a pas pour objet de séparer la requérante de son enfant. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du 1 de l'article 3 de la convention des droits de l'enfant ne peut qu'être écarté.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () La décision énonçant l'obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour dans les cas prévus aux 3° et 5° du présent I () ". Le
3° du I de cet article est relatif à l'hypothèse où l'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour. Ainsi qu'il a été dit au point 4, la décision portant refus de titre de séjour est suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté. Il ressort en outre de cette motivation que, contrairement à ce que soutient la requérante, le préfet de la Loire-Atlantique a procédé à un examen sérieux et particulier de la situation de Mme E avant de prendre la décision attaquée.
12. En deuxième lieu, il résulte des points 2 à 10 que l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour n'est pas établie. Mme E n'est, par suite, pas fondée à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :
13. En premier lieu, la décision fixant le pays de destination comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle est par suite suffisamment motivée. En outre, cette motivation démontre que le préfet a procédé à un examen de la situation personnelle de la requérante. Ces moyens doivent être écartés.
14. En deuxième lieu, il résulte des points 2 à 12 que l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour et de la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas établie. Mme E n'est, par suite, pas fondée à exciper de l'illégalité de ces décisions à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.
15. En troisième lieu, le moyen tiré de ce que la décision méconnaîtrait les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à sa situation est inopérant, dès lors que cet article n'a pas vocation à régir les décisions portant fixation du pays de destination prise en application d'une décision portant obligation de quitter le territoire français.
16. En quatrième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8, Mme E n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
17. En cinquième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
18. Si Mme E, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée, soutient que la décision attaquée a été prise en méconnaissance des stipulations citées au point précédent, elle se borne à soutenir qu'un retour dans son pays d'origine l'exposerait à un mariage forcé, et ne produit aucun élément susceptible d'établir que sa vie ou sa liberté seraient menacées en cas de retour dans son pays d'origine ou qu'elle aurait lieu de craindre d'y être personnellement exposée à des traitements inhumains ou dégradants. Il ressort au contraire de la décision de l'OFPRA du 20 avril 2016 que les menaces alléguées présentaient peu de vraisemblance. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations doit être écarté.
19. En sixième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 9 et 10, Mme E n'est pas fondée à soutenir que la décision méconnaît les stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
20. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme E doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A E et au préfet de la
Loire-Atlantique.
Délibéré après l'audience du 1er février 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Loirat, présidente,
M. Gauthier, premier conseiller,
M. Marowski, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 février 2023.
Le rapporteur,
Y. D
La présidente,
C. LOIRAT
La greffière,
S. LEGEAY
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2204651
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026