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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2204892

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2204892

mercredi 26 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2204892
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation7ème Chambre
Avocat requérantNDEKO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 avril 2022, M. D E, représenté par M. A, demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions du 3 mars 2022 par lesquelles le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros à verser à son avocat en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

En ce qui concerne le refus de séjour :

- la décision est insuffisamment motivée en méconnaissance des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;

- il n'est pas établi que la signataire de l'arrêté était compétente ;

- la décision méconnait les dispositions de l'article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision méconnait les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le préfet a commis une erreur d'appréciation et méconnu la présomption d'authenticité de ses actes d'état civil résultant des dispositions de l'article 47 du code civil :

o ses actes ont été authentifiés par un officier d'état civil guinéen ;

o un cachet sec a été opposé ;

o la police aux frontières a commis une erreur dans son analyse de base textuelle, l'acte soumis à l'analyse n'étant pas un acte de naissance mais un extrait de registre ;

o le préfet n'a pas vérifié l'authenticité des actes auprès des autorités guinéennes ;

- le préfet n'a pas procédé à un examen de sa situation personnelle ;

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

- la décision est insuffisamment motivée en méconnaissance des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;

- la décision est illégale en raison de l'illégalité du refus de séjour ;

En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ :

- la décision est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays d'éloignement :

- la décision est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

- la décision méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 février 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête de M. E.

Il soutient que :

- M. E ne justifie d'aucune considération humanitaire ou motif exceptionnel au sens des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni concernant le travail, ni concernant sa vie privée et familiale ;

- il demande la neutralisation du motif tiré du caractère non authentique des actes d'état civil de M. E ;

- les autres moyens soulevés par M. E ne sont pas fondés.

M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 16 mai 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention de Genève du 28 juillet 1951 et le protocole signé à New York le 31 janvier 1967 ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code civil ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code du travail ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 2004-374 du 29 avril 2004 ;

- le décret n° 2020-1370 du 10 novembre 2020 ;

- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative ;

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour et de l'heure de l'audience.

Le rapport de Mme Béria-Guillaumie, présidente-rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. D E, ressortissant guinéen né en mai 1988, est entré en France en août 2018. Il a déposé une demande d'asile qui a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 29 avril 2020. Son recours contre cette décision a été rejeté par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 20 janvier 2021. En mars 2021, il a déposé une demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié. Par des décisions du 3 mars 2022, le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de faire droit à sa demande, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office. M. E demande au tribunal d'annuler les décisions du 3 mars 2022.

Sur le refus de séjour :

2. En premier lieu, l'arrêté du 3 mars 2022 a été signé pour le préfet et par délégation par Mme C B, directrice des migrations et de l'intégration. Par un arrêté du 31 août 2021, publié au recueil des actes administratifs du lendemain, le préfet de la Loire-Atlantique a accordé à la directrice des migrations et de l'intégration délégation à l'effet de signer dans le cadre des attributions relevant de sa direction " - tous arrêtés et décisions individuelles relevant des attributions de la direction des migrations et de l'intégration, à l'exception des arrêtés réglementaires et des circulaires au maires ", et plus particulièrement au titre du bureau du séjour, " - les décisions portant refus de titre de séjour () assorties ou non d'une mesure d'obligation de quitter le territoire, d'une décision fixant le pays de renvoi, d'une décision portant sur le délai de retour volontaire ", et au titre du bureau du contentieux et de l'éloignement, " - les décisions portant obligation de quitter le territoire assorties ou non d'une décision portant sur le délai de retour volontaire avec ou sans mesure de surveillance ; () / - les décisions fixant le pays de renvoi () ". Dans ces conditions, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent ". L'article L. 211-5 du même code dispose que : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

4. Le refus de séjour du 3 mars 2022 comporte l'exposé détaillé des considérations de droit et de fait qui le fondent et est ainsi suffisamment motivé au regard des exigences des dispositions de l'article L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il suit de là que le moyen tiré de son insuffisante motivation n'est donc pas fondé et doit être écarté.

5. En troisième lieu, il ne ressort ni de la motivation de l'arrêté du 3 mars 2022 ni des autres pièces du dossier que le préfet de la Loire-Atlantique n'aurait pas procédé à un examen de la situation personnelle de M. E avant de refuser de lui délivrer un titre de séjour.

6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1 ". L'article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée déterminée ou qui fait l'objet d'un détachement conformément aux articles L. 1262-1, L. 1262-2 et L. 1262-2-1 du code du travail se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "travailleur temporaire" d'une durée maximale d'un an. / La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail () ". Aux termes de l'article L. 5221-2 du code du travail : " Pour entrer en France en vue d'y exercer une profession salariée, l'étranger présente : / 1° Les documents et visas exigés par les conventions internationales et les règlements en vigueur ; / 2° Un contrat de travail visé par l'autorité administrative ou une autorisation de travail ".

7. Par ailleurs, selon l'article R. 431-10 du même code : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : 1°Les documents justifiants de son état civil ; 2° Les documents justifiants de sa nationalité ; () La délivrance du premier récépissé et l'intervention de la décision relative au titre de séjour sollicité sont subordonnées à la production de ces documents. () ". Aux termes de l'article L. 811-2 du même code : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil ". L'article 47 du code civil prévoit que : " Tout acte de l'état civil des français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ".

8. Il résulte de ces dispositions que, lorsqu'est produit devant l'administration un acte d'état civil émanant d'une autorité étrangère qui a fait l'objet d'une légalisation, sont en principe attestées la véracité de la signature apposée sur cet acte, la qualité de celui qui l'a dressé et l'identité du sceau ou timbre dont cet acte est revêtu. En cas de doute sur la véracité de la signature, sur l'identité du timbre ou sur la qualité du signataire de la légalisation, il appartient à l'autorité administrative de procéder, sous le contrôle du juge, à toutes vérifications utiles pour s'assurer de la réalité et de l'authenticité de la légalisation.

9. Il ressort de la motivation de l'arrêté attaqué du 3 mars 2022 que le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de délivrer à M. E le titre de séjour demandé en qualité de salarié au premier motif qu'en méconnaissance des dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il ne justifiait pas de son état civil dès lors que l'analyse menée par le service en fraude documentaire de la police aux frontières sur le jugement supplétif du 23 août 2018 et l'extrait de registre d'état civil du 30 août suivant produits par l'intéressé ferait naitre des doutes quant à l'authenticité de ces actes en raison du délai entre le jugement supplétif et la requête, une méconnaissance de la législation guinéenne concernant les droits de timbre, une méconnaissance de l'article 175 du code civil guinéen et une absence de légalisation. Néanmoins, le préfet de la Loire-Atlantique n'a produit aucun élément à l'appui de cette analyse et demande, dans ses écritures en défense, une neutralisation de ce motif. Il doit donc être regardé comme ne renversant pas la présomption d'authenticité découlant des dispositions de l'article 47 du code civil.

10. Néanmoins, il ressort également de la motivation de l'arrêté attaqué du 3 mars 2022 que le préfet de la Loire-Atlantique a également rejeté la demande de titre de séjour de M. E sur le fondement des dispositions de l'article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au motif, non contesté, qu'il n'était ni titulaire d'un visa de long séjour ni d'un contrat visé par l'autorité administrative. Le préfet pouvait légalement et pour ces seuls motifs rejeter la demande de titre de séjour de M. E en qualité de salarié. Il suit de là que les moyens tirés d'une part de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et d'autre part de l'erreur d'appréciation quant à l'authenticité des actes civils produits doivent être écartés.

11. En dernier lieu, l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".

12. Il ressort de la motivation de l'arrêté attaqué que pour rejeter la demande de titre de séjour de M. E fondée sur l'admission exceptionnelle, le préfet de la Loire-Atlantique s'est fondé sur la circonstance que l'intéressé ne justifiait pas de son état civil conformément aux dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ainsi qu'il a été dit ci-dessus au point 7, le préfet de la Loire-Atlantique n'apporte cependant aucun élément de nature à renverser la présomption d'authenticité découlant des dispositions de l'article 47 du code civil.

13. Toutefois, l'administration peut, notamment en première instance, faire valoir devant les juges de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors aux juges, après avoir mis à même la partie ayant introduit le recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative, ils et elles peuvent procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas la partie requérante d'une garantie procédurale liée au motif substitué.

14. Pour justifier de la légalité du refus de séjour du 3 mars 2022, le préfet de la Loire-Atlantique fait valoir en défense que M. E ne justifie d'aucune considération humanitaire ni d'aucun motif exceptionnel au sens des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

15. Il ressort des pièces du dossier que M. E ne réside en France que depuis l'été 2018, moins de quatre ans avant la décision contestée. Il ne fait état d'aucune attache familiale particulière en France, ses parents et ses frères et sœurs résidant en Guinée. A ce titre, la naissance de son enfant en octobre 2022 est postérieure au refus de séjour litigieux. Sa demande de titre de séjour a été définitivement rejetée à la suite de la décision de la Cour nationale du droit d'asile de janvier 2021. S'il justifie avoir exercé des emplois en France, dans des entreprises agricoles, il a travaillé sous couvert de son statut de demandeur d'asile. Il résulte de tout ce qui précède que M. E ne justifie d'aucune considération humanitaire ou motif exceptionnel au sens des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il suit de là que le préfet était fondé à refuser la régularisation de la situation de l'intéressé au regard des dispositions précitées sur les seuls motifs qui précèdent, lesquels n'ont pas privé le requérant d'une garantie.

Sur l'obligation de quitter le territoire français :

16. En premier lieu, l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Toutefois, les motifs des décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués ".

17. Ainsi qu'il a été dit au point 4, le refus de séjour du 3 mars 2022 est suffisamment motivé. Il suit de là et compte tenu des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'obligation de quitter le territoire français assortissant ce refus de séjour manque en fait et doit être écarté.

18. En second lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 2 à 15 du jugement que le moyen, invoqué par voie d'exception et tiré de l'illégalité du refus de séjour, soulevé à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français du 3 mars 2022 doit être écarté.

Sur le délai de départ volontaire :

19. Il résulte de ce qui a été dit aux points 16 à 18 du jugement que le moyen invoqué par voie d'exception et tiré de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, soulevé à l'encontre de la décision laissant à M. E un délai de départ volontaire de trente jours, doit être écarté.

Sur la décision fixant le pays d'éloignement :

20. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 16 à 18 du jugement que le moyen invoqué par voie d'exception et tiré de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, soulevé à l'encontre de la décision fixant le pays d'éloignement de M. E de trente jours, doit être écarté.

21. En second lieu, l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule que : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".

22. S'il l'allègue, M. E n'apporte aucune précision ni aucun élément permettant d'établir qu'il serait personnellement et directement exposé à des risques de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour dans son pays d'origine. Dès lors, il n'est pas fondé à soutenir qu'en fixant le pays de destination, le préfet de la Loire-Atlantique a méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

23. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. E doivent être rejetées ainsi, par voie de conséquence, que ses conclusions à fin d'injonction et celles tendant à l'application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. E est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D E, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me A.

Délibéré après l'audience du 12 avril 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Béria-Guillaumie, présidente,

M. Echasserieau, premier conseiller,

Mme Baufumé, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 avril 2023.

La présidente-rapporteure,

M. F

L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,

B. ECHASSERIEAU La greffière,

Y. BOUBEKEUR

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

No 2204892

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