LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2204943

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2204943

vendredi 23 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2204943
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation8ème chambre
Avocat requérantDUMAZ ZAMORA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 15 avril 2022 et le 7 octobre 2022, M. I B D et Mme G H épouse B D, agissant en leur nom et au nom des enfants E B A et C F B A, représentés par Me Dumaz Zamora, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a implicitement rejeté le recours formé contre les décisions de l'autorité consulaire française à Téhéran refusant de délivrer un visa de long séjour à Mme H et aux enfants E B A et C F B A au titre de la réunification familiale ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de délivrer à Mme H et aux enfants E et C F A les visas de long séjour sollicités dans un délai de sept jours suivant la notification du jugement à venir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à leur conseil sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Ils soutiennent que :

- la décision est entachée d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 47 du code civil et de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que la situation de famille et l'identité de Mme H et des enfants E et C F sont établies ;

- l'administration n'a pas procédé à un examen particulier de leur situation ;

- la décision méconnaît l'intérêt supérieur de leurs enfants tel que protégé par l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- la décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la demande de réunification familiale n'est pas tardive.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 octobre 2022 le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.

Par décision du 3 mai 2022, le bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Nantes a admis M. B D au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, et son décret d'application ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 18 novembre 2022 :

- le rapport de Mme Chatal, rapporteure,

- et les observations de Me Nève, substituant Me Dumaz Zamora, représentant les requérants.

Considérant ce qui suit :

1. M. B D, ressortissant afghan né en 1983, a obtenu le statut de réfugié par décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 24 novembre 2017. Il soutient être marié avec Mme G H depuis l'année 2008 et avoir eu deux enfants avec elle en 2009 et 2010. Par leur requête, M. B D et Mme H demandent au tribunal d'annuler la décision par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a implicitement rejeté le recours formé contre les trois décisions du 31 janvier 2022 de l'autorité diplomatique française à Téhéran refusant de délivrer un visa de long séjour à Mme H et aux enfants E et C F B A au titre de la réunification familiale.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Il ressort des écritures du ministre en défense que la commission doit être regardée comme ayant rejeté le recours formé devant elle aux motifs que ni les actes d'état civil de la demanderesse et des deux enfants, ni les éléments de possession d'état ne permettaient d'établir leur identité et leur lien de famille avec M. B D, et que la demande de réunification familiale avait été présentée tardivement.

3. Aux termes de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en vigueur depuis le 1er mai 2021 : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale : 1° Par son conjoint ou le partenaire avec lequel il est lié par une union civile, âgé d'au moins dix-huit ans, si le mariage ou l'union civile est antérieur à la date d'introduction de sa demande d'asile ; / 2° Par son concubin, âgé d'au moins dix-huit ans, avec lequel il avait, avant la date d'introduction de sa demande d'asile, une vie commune suffisamment stable et continue ; / 3° Par les enfants non mariés du couple, n'ayant pas dépassé leur dix-neuvième anniversaire. () ".

4. L'article L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précise que : " Les membres de la famille d'un réfugié ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire sollicitent, pour entrer en France, un visa d'entrée pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois auprès des autorités diplomatiques et consulaires, qui statuent sur cette demande dans les meilleurs délais. Ils produisent pour cela les actes de l'état civil justifiant de leur identité et des liens familiaux avec le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire. / En l'absence d'acte de l'état civil ou en cas de doute sur leur authenticité, les éléments de possession d'état définis à l'article 311-1 du code civil et les documents établis ou authentifiés par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, sur le fondement de l'article L. 121-9 du présent code, peuvent permettre de justifier de la situation de famille et de l'identité des demandeurs. Les éléments de possession d'état font foi jusqu'à preuve du contraire. Les documents établis par l'office font foi jusqu'à inscription de faux. ".

5. L'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que la vérification des actes d'état civil étrangers doit être effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. Cet article, dans sa rédaction applicable au litige, dispose quant à lui que : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. Celle-ci est appréciée au regard de la loi française. ". Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties.

6. Il ressort du certificat de mariage tenant lieu d'acte d'état civil établi par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 13 février 2019 et joint à la requête, que M. I B D et Mme G H se sont mariés en Afghanistan le 23 avril 2008, soit antérieurement à l'introduction de la demande d'asile de M. B D.

7. Les requérants versent au dossier un document établi par le ministère des affaires intérieures de la République islamique d'Afghanistan ainsi que sa traduction, intitulé " tazkira, ID card " dont il ressort que Mme " G B A " est née le 26 mai 1990. Si le document ne comporte pas le nom de naissance de la requérante mais seulement son nom d'épouse et que celui-ci présente une orthographe légèrement différente en alphabet latin de celle apparaissant sur le certificat de mariage délivré par l'OFPRA, ces circonstances ne sont pas de nature à remettre en cause le caractère probant du document, traduit de l'arabe, alors que les requérants joignent à leur requête une attestation du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides reconnaissant deux orthographes différentes en alphabet latin pour le nom du requérant. Par ailleurs, si la tazkira de Mme H mentionne une naissance à Abozaie Shamati en Afghanistan, le document porte en en-tête les mentions " province : Laghman ", " District : Center ", " Village : Abozaie Shamati ". Par suite, la circonstance que le certificat de mariage établi par l'OFPRA indique une naissance de Mme H à Laghman et non au village d'Abozaie Shamati ne traduit aucune incohérence entre les deux documents. Enfin, il est constant que l'acte de mariage établi par l'OFPRA indique que Mme H est née en 1991 sans davantage de précision sur le jour et le mois, alors que la tazkira et le passeport de l'intéressée font apparaître une naissance le 26 mai 1990. M. B D a toutefois renseigné l'année 1990 comme année de naissance de son épouse dans la fiche familiale de référence envoyée à l'OFPRA en 2017. Par suite, cette incohérence de date entre les documents n'est pas de nature à priver la tazkira de son caractère probant. Il s'ensuit que les requérants doivent être regardés comme justifiant de ce que la personne introduisant la requête aux côtés de M. B D est bien Mme H épouse B D.

8. S'agissant de l'identité et du lien de filiation des enfants E et C F, le ministre se borne à relever en défense que les tazkiras des deux enfants n'indiquent pas l'identité de leur mère. Toutefois, d'une part, aucune des tazkiras versées au dossier ne comporte de rubrique dédiée à l'identité de la mère. D'autre part, les deux tazkiras des enfants comportent la mention des prénom et nom du père, à savoir " Abdul F B D " ainsi que le nom du grand-père " Abdul Raouf ". Il est constant que ces mentions correspondent à l'identité du requérant et de son propre père. Les requérants produisent par ailleurs trois visas d'entrée en Iran valables du 13 novembre 2021 au 10 février 2022 délivrés à Mme H et aux enfants E et C F ainsi que plusieurs photographies de leur famille. Dans ces conditions, l'identité et le lien de filiation des enfants E et C F avec M. B D doivent être tenus pour établis.

9. Il résulte des deux points qui précèdent que les requérants sont bien fondés à soutenir qu'en rejetant leur recours au motif que l'identité et le lien de famille de Mme H et des enfants E et C F avec M. B D ne pouvaient être tenus pour établis, la commission a commis une erreur d'appréciation de leur situation.

10. Par ailleurs, la circonstance que les demandeurs aient sollicité l'octroi d'un visa au mois de novembre 2021, soit environ quatre années après l'octroi à M. B D du statut de réfugié, ne constitue pas un motif légal de rejet des demandes de visas présentées pour les deux enfants du réfugié et ne traduit pas, en tout état de cause, un délai déraisonnable de présentation des demandes de visa.

11. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, qu'il y a lieu d'annuler la décision par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a implicitement rejeté le recours contre la décision de refus de délivrance d'un visa de long séjour à Mme H et aux enfants E et C F B D.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

12. Eu égard à ses motifs, le présent jugement implique nécessairement qu'il soit enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de faire délivrer à Mme H et aux enfants E B D et C F B D les visas de long séjour sollicités. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'enjoindre au ministre de l'intérieur de leur faire délivrer ces visas dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

13. M. B D ayant obtenu l'aide juridictionnelle totale, Me Dumaz Zamora, avocate des requérants, peut se prévaloir des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Dumaz Zamora renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'État le versement à Me Dumaz Zamora de la somme de 1 200 euros.

D É C I D E :

Article 1er : La décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France rejetant implicitement le recours dirigé contre le refus de délivrance d'un visa de long séjour à Mme H et aux enfants E et C F B D est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de faire délivrer à Mme H et aux enfants E B D et C F B D les visas de long séjour sollicités dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement..

Article 3 : L'Etat versera à Me Dumaz Zamora une somme de 1 200 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve que l'avocate renonce à la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. I B D, à Mme G H épouse B D et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 18 novembre 2022 à laquelle siégeaient :

Mme Douet, présidente,

Mme Roncière, première conseillère,

Mme Chatal, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 décembre 2022.

La rapporteure,

A. CHATALLa présidente,

H. DOUETLa greffière,

A.-L. LE GOUALLEC

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions