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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2205302

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2205302

mardi 20 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2205302
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantSEMLALI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 27 avril 2022 et le 22 mars 2023, M. B A, représenté par Me Semlali, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 24 mars 2022 par lequel le préfet de la Mayenne a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'expiration de ce délai et l'a astreint à se présenter le mercredi à 14h30 au commissariat de police de Laval, ainsi que la décision implicite par laquelle le préfet de la Mayenne a refusé de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Mayenne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de 15 jours à compter de la notification du présent jugement, ou à défaut de réexaminer sa demande dans les mêmes conditions de délai, et de lui délivrer dans l'attente un récépissé assorti d'une autorisation de travail ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 500 euros à Me Semlali en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.

Il soutient que :

Sur la décision portant refus de titre de séjour :

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'erreur de droit au regard des dispositions des articles R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 47 du code civil, dès lors que le préfet ne pouvait se fonder sur le résultat de ses recherches dans le fichier Visabio pour refuser de lui délivrer le titre litigieux, ses documents d'état-civil présentant un caractère authentique ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle, au regard notamment de son insertion professionnelle, et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour entraîne, par voie de conséquence, l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle, et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Sur la décision fixant le délai de départ :

- l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français la prive de base légale ;

- elle est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

Sur la décision fixant le pays de destination :

- l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français la prive de base légale ;

Sur la décision l'astreignant à se présenter tous les mercredis au commissariat de police de Laval :

- l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français la prive de base légale ;

- elle est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

Sur la décision implicite de refus de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour :

- c'est à tort que le préfet de la Mayenne ne lui a pas remis un tel récépissé.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 octobre 2022, le préfet de la Mayenne conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 3 août 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code civil ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Le rapport de Mme Frelaut a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant malien né le 12 septembre 2002, déclare être entré en France le 23 octobre 2017. Il a sollicité du préfet de la Mayenne la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 24 mars 2022, le préfet de la Mayenne a rejeté sa demande et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'expiration de ce délai et l'a astreint à se présenter au commissariat de police de Laval tous les mercredis à 14h30. Par sa requête, M. A demande l'annulation de cette décision.

Sur la décision implicite de refus de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour :

2. Aux termes de l'article R. 311-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version applicable à la date du dépôt de la demande de M. A : " Il est remis à tout étranger admis à souscrire une demande de première délivrance ou de renouvellement de titre de séjour un récépissé qui autorise la présence de l'intéressé sur le territoire pour la durée qu'il précise. () ".

3. En l'espèce, il est constant que M. A a présenté sa demande de titre de séjour le 16 mars 2021. En défense, le préfet ne se prévaut d'aucune circonstance de nature à justifier l'absence de délivrance d'un récépissé de demande de titre à l'intéressé. Par suite, la décision attaquée méconnaît les dispositions précitées de l'article R. 311-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. M. A est donc fondé à en demander l'annulation. Ce défaut de délivrance est toutefois sans incidence sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour.

Sur la décision portant refus de titre de séjour :

4. En premier lieu, la décision attaquée comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle est, par suite, suffisamment motivée, de sorte que le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.

5. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier, notamment des termes de la décision attaquée, que le préfet de la Mayenne a procédé à un examen réel et sérieux de la situation de M. A. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen doit être écarté comme manquant en fait.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur son insertion dans la société française. ".

7. Aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande :/ 1° Les documents justifiants de son état civil ; (..) ". Et aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil () des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ".

8. La force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis.

9. Par ailleurs, il n'appartient pas aux autorités administratives françaises de mettre en doute le bien-fondé d'une décision rendue par une autorité juridictionnelle étrangère, hormis le cas où le document produit aurait un caractère frauduleux.

10. Il ressort des termes de la décision attaquée que pour refuser de délivrer à M. A le titre de séjour sollicité, le préfet de la Mayenne s'est fondé sur le motif tiré de ce que les actes d'état-civil produits par l'intéressé étaient dépourvus d'authenticité, ce dernier étant titulaire de deux passeports présentant un état-civil et une nationalité différents, et ayant présenté deux extraits d'acte de naissance inscrits dans les registres de l'état-civil de Kayes (Mali) sous deux numéros différents.

11. Il ressort des pièces du dossier que M. A a produit, à l'appui de sa demande de titre de séjour, un jugement supplétif d'acte de naissance rendu par le tribunal civil de Kayes le 4 juin 2020, faisant état de sa naissance à Kayes le 12 septembre 2002, ainsi qu'un acte de naissance pris en transcription de ce jugement par l'officier d'état-civil de la commune de Kayes, le 18 juin 2020, portant le numéro 1784. Le préfet de la Mayenne produit toutefois en défense, un premier passeport au nom du requérant, délivré par les autorités sénégalaises le 4 mai 2017 et un autre passeport au nom du même requérant, délivré cette fois par les autorités maliennes le 18 janvier 2021, ainsi qu'un premier acte de naissance délivré par l'officier d'état-civil de la commune de Kayes le 13 septembre 2017 et portant le numéro 1625. Ces éléments constituent, au sens de l'article 47 du code civil, des données extérieures établissant le caractère inauthentique des actes d'état-civil produits par M. A. Ainsi, le préfet de la Mayenne doit être regardé comme ayant démontré, ainsi qu'il lui incombe, que ces documents d'état-civil sont dépourvus de force probante, quand bien même il n'a pas procédé à une levée d'acte auprès des autorités compétentes. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée est entachée d'erreur de droit au regard des dispositions des articles R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 47 du code civil.

12. En dernier lieu, il est constant que le requérant a été confié à l'aide sociale à l'enfance de la Mayenne par un jugement de tutelle du tribunal judiciaire de Laval du 6 février 2020. Il ressort en outre des pièces du dossier qu'il a obtenu son brevet en France en 2019, puis son certificat d'aptitude professionnelle en cuisine le 10 septembre 2021 et qu'il a été employé en contrat à durée indéterminée à temps complet par le restaurant " Maison Marsollier " à compter du 1er septembre 2021, après y avoir fait son apprentissage. Si M. A, célibataire et sans enfant, justifie ainsi de son insertion professionnelle sur le territoire français, ces éléments ne suffisent toutefois pas à établir que la décision attaquée entraînerait des conséquences disproportionnées sur sa situation personnelle. Les moyens tirés de l'erreur d'appréciation et de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent par suite être écarté.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

13. En premier lieu, l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour n'étant pas établie, le moyen tiré par voie de conséquence de l'illégalité de cette décision, invoqué à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.

14. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier, notamment des termes de la décision attaquée, que le préfet de la Mayenne a procédé à un examen réel et sérieux de la situation de M. A. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen doit être écarté comme manquant en fait.

15. En dernier lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 11 que la décision attaquée n'est pas entachée d'une erreur d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle du requérant, et ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Sur la décision fixant le délai de départ :

16. En premier lieu, l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français n'étant pas établie, le moyen tiré par voie de conséquence de l'illégalité de ces décisions, invoqué à l'encontre de la décision fixant le délai de départ ne peut qu'être écarté.

17. En deuxième lieu, la décision attaquée comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle est, par suite, suffisamment motivée, de sorte que le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.

18. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier, notamment des termes de la décision attaquée, que le préfet de la Mayenne a procédé à un examen réel et sérieux de la situation de M. A. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen doit être écarté comme manquant en fait.

19. En dernier lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 11 que la décision attaquée n'est pas entachée d'une erreur d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de M. A.

Sur la décision fixant le pays de destination :

20. L'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français n'étant pas établie, le moyen tiré par voie de conséquence de l'illégalité de ces décisions, invoqué à l'encontre de la décision fixant le pays de destination ne peut qu'être écarté.

Sur la décision astreignant M. A à se présenter tous les mercredis au commissariat de police de Laval :

21. Aux termes de l'article L. 721-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel un délai de départ volontaire a été accordé peut, dès la notification de la décision portant obligation de quitter le territoire français, être astreint à se présenter à l'autorité administrative ou aux services de police ou aux unités de gendarmerie pour y indiquer ses diligences dans la préparation de son départ. Cette décision est prise pour une durée qui ne peut se poursuivre au-delà de l'expiration du délai de départ volontaire. ". Aux termes de l'article R. 721-6 de ce code : " Pour l'application de l'article L. 721-7, l'autorité administrative désigne le service auprès duquel l'étranger effectue les présentations prescrites et fixe leur fréquence qui ne peut excéder trois présentations par semaine. ".

22. Bien que distincte, l'obligation de présentation à laquelle un étranger est susceptible d'être astreint sur le fondement de l'article L. 721-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est une décision concourant à la mise en œuvre de l'obligation de quitter le territoire français. Dans ces conditions, si l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration impose que cette décision soit motivée au titre des mesures de police, cette motivation peut se confondre avec celle de l'obligation de quitter le territoire français assortie d'un délai de départ volontaire. Toutefois, en l'espèce, la décision attaquée ne vise pas les dispositions précitées de l'article L. 721-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et ne mentionne donc pas les éléments de droit qui la fondent. M. A est par suite fondé à soutenir que la décision attaquée est insuffisamment motivée en droit, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens invoqués à l'encontre de cette décision.

23. Il résulte de ce qui précède que M. A est seulement fondé à demander l'annulation de la décision l'astreignant à se présenter au commissariat de police de Laval tous les mercredis à 14h30, ainsi que de la décision implicite de refus de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour, et que le surplus de ses conclusions à fin d'annulation doit être rejeté.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

24. L'exécution du présent jugement, compte tenu de ce qui est indiqué au point 22, implique uniquement que le préfet réexamine la situation de M. A en ce qui concerne l'astreinte à se présenter aux services de police une fois par semaine. Il y a lieu d'enjoindre au préfet de la Mayenne de procéder à ce réexamen dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

25. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie principalement perdante dans la présente instance, le versement à M. A d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La décision implicite de refus de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour est annulée.

Article 2 : La décision astreignant M. A à se présenter chaque mercredi à 14h30 au commissariat de Laval pour y indiquer ses diligences dans la préparation de son départ, contenue dans l'arrêté du 24 mars 2022 est annulée.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au préfet de la Mayenne et à Me Semlali.

Délibéré après l'audience du 6 juin 2023, à laquelle siégeaient :

M. Degommier, président,

Mme Frelaut, première conseillère,

Mme Martel, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juin 2023.

La rapporteure,

L. FRELAUT

Le président,

S. DEGOMMIERLa greffière,

F. ARLAIS

La République mande et ordonne au préfet de la Mayenne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce que requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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