vendredi 9 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2205353 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | POLLONO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 27 avril 2022 et 18 avril 2023, Mme A D, représentée par Me Pollono, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 9 novembre 2021 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé le renouvellement de son titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office lorsque le délai sera expiré ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer le titre de séjour sollicité, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa demande, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et la munir dans cette attente d'une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle dans la mesure où le préfet se fonde notamment, pour justifier le refus de renouvellement du titre, sur le refus de délivrance de carte nationale d'identité et de passeport opposé à la requérante par le préfet de la Sarthe alors que cette décision a été annulée par jugement de ce tribunal en date du 18 décembre 2021 ;
- elle a été prise en méconnaissance de son droit d'être entendue ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation en droit, faute pour le préfet d'avoir visé les dispositions de l'article L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée de deux erreurs de droit au regard des dispositions de l'article L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et d'une méconnaissance du champ d'application de la loi ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation dès lors qu'elle établit que le père de l'enfant français contribue effectivement à son éducation et à son entretien ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article 8 convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;
- elle méconnaît le 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle n'est pas suffisamment motivée et procède d'un défaut d'examen de sa situation ;
- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français la prive de base légale ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 avril 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- il est fondé à solliciter une substitution de base légale, la décision attaquée étant fondée sur l'article L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et non sur l'article L. 423-7 de ce code ;
- il est fondé à solliciter la neutralisation du motif, surabondant, tiré de ce que Mme D ne démontre pas que le père de l'enfant française " a créé des liens affectifs et effectifs " avec celle-ci ;
- les autres moyens soulevés par Mme D ne sont pas fondés.
Mme D a été admise à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 30 mars 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et son décret d'application n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Thierry, conseillère,
- et les observations de Me Neve, substituant Me Pollono, représentant Mme D.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A D, ressortissante de la République démocratique du Congo née le 30 août 1982, déclare être entrée en France le 14 mars 2016. Après le rejet de sa demande d'asile, le préfet de la Loire-Atlantique l'a obligée à quitter le territoire français par un arrêté du 29 novembre 2017, lequel a été annulé par un jugement de ce tribunal le 2 février 2018. Parallèlement à cette procédure, Mme D a sollicité en vain son admission exceptionnelle au séjour auprès du préfet de la Loire-Atlantique, celle-ci s'étant vu opposer un refus de titre assorti d'un obligation de quitter le territoire français, par arrêté du 28 décembre 2017. Le 7 avril 2018, elle a donné naissance à une fille, C, qui a été reconnue par un ressortissant français. Mme D a alors sollicité un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français le 9 mai 2019. Après un premier refus verbal d'enregistrement de sa demande par les services du préfet de la Loire-Atlantique, elle a finalement pu déposer cette demande de titre au cours de l'année 2020. Un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français valable du 2 septembre 2020 au 1er septembre 2021 lui a été délivré par le préfet de la Loire-Atlantique. Par arrêté du 9 novembre 2021, le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de faire droit à sa demande de renouvellement de son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite à l'expiration de ce délai. Mme D demande au tribunal d'annuler cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. ". Et aux termes de l'article L. 423-8 du même code : " Pour la délivrance de la carte de séjour prévue à l'article L. 423-7, lorsque la filiation est établie à l'égard d'un parent en application de l'article 316 du code civil, le demandeur, s'il n'est pas l'auteur de la reconnaissance de paternité ou de maternité, doit justifier que celui-ci contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, dans les conditions prévues à l'article 371-2 du code civil, ou produire une décision de justice relative à la contribution à l'éducation et à l'entretien de l'enfant. Lorsque le lien de filiation est établi mais que la preuve de la contribution n'est pas rapportée ou qu'aucune décision de justice n'est intervenue, le droit au séjour du demandeur s'apprécie au regard du respect de sa vie privée et familiale et au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant. ". Aux termes de l'article 316 du code civil : " Lorsque la filiation n'est pas établie dans les conditions prévues à la section I du présent chapitre, elle peut l'être par une reconnaissance de paternité ou de maternité, faite avant ou après la naissance. () ". Aux termes de l'article 371-2 du code civil : " Chacun des parents contribue à l'entretien et à l'éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l'autre parent, ainsi que des besoins de l'enfant. () ".
3. L'article L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui reprend les dispositions du deuxième alinéa du 6° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans leur rédaction issue du I de l'article 55 de la loi n° 2018-778 du 10 septembre 2018, a pour objet de déroger à la délivrance de plein droit d'un titre de séjour à l'étranger père ou mère d'un enfant mineur de nationalité française, lorsque l'autre parent, de nationalité française, auteur d'une reconnaissance de paternité ou de maternité en application de l'article 316 du code civil, ne participe pas lui-même à l'éducation et à l'entretien de cet enfant, en laissant toutefois au préfet le soin d'apprécier, s'il y a lieu, de lui délivrer un tel titre, au regard du respect de sa vie privée et familiale et de l'intérêt supérieur de l'enfant.
4. Il ressort des termes de la décision attaquée que, pour refuser le renouvellement du titre de séjour en qualité de parent d'enfant français sollicité par Mme D, le préfet de la Loire-Atlantique s'est exclusivement fondé sur les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a justifié ce refus aux motifs que, d'une part, l'intéressée ne démontre pas que le père de l'enfant C, M. B, participe à l'entretien et l'éducation de celle-ci depuis sa naissance ou à tout le moins depuis deux ans dans les conditions prévues à l'article 371-2 du code civil, ni davantage qu'il a créé des liens affectifs et effectifs avec cette enfant et, d'autre part, le préfet de la Sarthe a refusé de délivrer à l'enfant C des documents d'identité français.
5. En premier lieu, si le préfet de la Loire-Atlantique a fondé sa décision de refus de renouvellement de titre de séjour sur les seules dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il résulte cependant des termes de cette décision qu'il a entendu apprécier les conditions dans lesquelles l'autre parent, de nationalité française, M. B, auteur de la reconnaissance de paternité de C, contribuait ou non à l'éducation et à l'entretien de son enfant, la contribution à l'entretien et à l'éducation de cette enfant par la requérante, condition fixée par l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étant pas contestée par le préfet. Dans ces conditions, la requérante est fondée à soutenir que la décision attaquée ne pouvait être prise sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui n'étaient pas applicables à l'espèce.
6. Toutefois, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée.
7. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le préfet a apprécié, pour refuser le titre de séjour sollicité par Mme D, si le père français de l'enfant C contribuait ou non à l'entretien et à l'éducation de celle-ci, ces conditions étant posées par l'article L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui peuvent être substituées à celles de l'article L. 423-7 de ce code dès lors que le préfet disposait du même pouvoir d'appréciation et que cette substitution de base légale n'a pas pour effet de priver Mme D d'une garantie. Par suite, il y a lieu d'accueillir la demande de substitution de base légale sollicitée par le préfet dans son mémoire en défense. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré d'une telle méconnaissance du champ d'application de la loi doit être écarté.
8. En deuxième lieu, ainsi qu'il a été dit au point 4 du présent jugement, il ressort des termes de la décision attaquée que le préfet de la Loire-Atlantique a fondé sa décision sur les circonstances qu'il n'était pas démontré que M. B, parent français, d'une part, contribuait à l'entretien et à l'éducation de l'enfant depuis sa naissance ou à tout le moins depuis deux ans et, d'autre part, avait créé des liens affectifs et effectifs avec celle-ci. Ce faisant, s'il appartenait au préfet de vérifier que ce parent, ressortissant français, contribuait effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, il ne pouvait cependant exiger que cette participation soit établie à compter de la naissance ou depuis au moins deux ans ni davantage que ce parent justifie de liens " affectifs et effectifs " avec l'enfant, conditions qui ne sont pas prévues par les dispositions précitées de l'article L. 428-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, le préfet de la Loire-Atlantique a entaché sa décision d'une double erreur de droit.
9. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens dirigés contre la décision portant refus de renouvellement de titre de séjour, que Mme D est fondée à demander l'annulation de la décision du 9 novembre 2021 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de renouveler son titre de séjour en qualité de parent d'enfant français ainsi que, par voie de conséquence, des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
10. Eu égard à ses motifs, le présent jugement implique nécessairement qu'il soit procédé au réexamen de la demande de Mme D. Ainsi, il y a lieu d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique d'y procéder dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
11. Mme D ayant obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Pollono renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros.
D É C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 9 novembre 2021 du préfet de la Loire-Atlantique est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de procéder à un nouvel examen de la demande de titre de séjour de Mme D dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à Me Pollono la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Pollono renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D, à Me Pollono et au préfet de la Loire-Atlantique.
Délibéré après l'audience du 22 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Livenais, président,
M. Huin, premier conseiller,
Mme Thierry, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 juin 2023.
La rapporteure,
S. THIERRYLe président,
Y. LIVENAISLe greffier,
E. LE LUDEC
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
ell
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026