mercredi 26 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2205479 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | SMATI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 avril 2022, Mme C B épouse A, représentée par Me Smati, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 janvier 2022 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office ;
2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de deux mois et les mêmes conditions d'astreinte et dans l'intervalle de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de travail ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros qui sera versée à son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique, sous réserve pour ce conseil de renoncer à la part contributive de l'Etat versée au titre de l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle n'est pas suffisamment motivée eu égard aux dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration tant en fait qu'en droit ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de ses attaches anciennes, intenses et stables en France auprès notamment de ses enfants dont l'un est français et de sa volonté d'intégration notamment sociale au travers d'actions de bénévolat ;
- la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation compte tenu de ses liens en France alors qu'elle n'a plus de famille proche encore vivante en République du Congo ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle n'est pas suffisamment motivée eu égard aux dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration tant en fait qu'en droit ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité dont est entachée la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour ;
- la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ce qu'elle est atteinte d'une pathologie visuelle invalidante qui bénéficie d'un suivi et d'une prise en charge en France ;
S'agissant de la décision fixant le délai de départ :
- elle est illégale en raison de l'illégalité dont est entachée la décision portant obligation de quitter le territoire ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale en raison de l'illégalité dont est entachée la décision portant obligation de quitter le territoire.
Par une mémoire en défense, enregistré le 12 décembre 2022, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Mme B a été admise à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 mai 2022.
La clôture de l'instruction est intervenue le 1er février 2023
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Congo relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Brazzaville le 31 juillet 1993 et publiée par le décret n° 96-996 du 13 novembre 1996 ;
- l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Congo relatif à la gestion concertée des flux migratoires et au co-développement, signé à Brazzaville le 25 octobre 2007 et publié par le décret n° 2009-946 du 29 juillet 2009 ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et son décret d'application n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Echasserieau, rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante congolaise née le 19 novembre 1962 à Brazzaville, est entrée en France en 2002, sous couvert d'un visa de court séjour. Elle a bénéficié d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " en septembre 2005. Mme B est retournée dans son pays d'origine en 2006. L'intéressée est de nouveau entrée en France le 5 septembre 2017 sous couvert d'un visa de court séjour. Elle a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français qui a fait l'objet d'un refus assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le recours contre cette décision a été rejeté par un jugement du tribunal du 11 février 2020 confirmé par ordonnance de la cour administrative d'appel de Nantes du 16 octobre 2020. Les 12 avril et 24 juin 2021, Mme B a sollicité du préfet de Maine-et-Loire sa régularisation sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 20 janvier 2022, le préfet de Maine-et-Loire a pris à son encontre un refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourrait être reconduite d'office à l'expiration de ce délai. Mme B demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur le refus de séjour :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué, qui vise notamment l'article L. 435-1, L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, mentionne différents éléments de la situation personnelle et familiale y compris en France de Mme B. Il contient ainsi l'exposé des motifs de droit et de fait sur lesquels s'est fondé le préfet de Maine-et-Loire pour prendre la décision contestée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation du refus de titre de séjour ne saurait être accueilli.
3. En deuxième lieu, d'une part l'article 10 de la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Congo relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Brazzaville le 31 juillet 1993 stipule : " Pour tout séjour sur le territoire français devant excéder trois mois, les ressortissants congolais doivent posséder un titre de séjour. / Pour tout séjour sur le territoire congolais devant excéder trois mois, les ressortissants français doivent posséder un titre de séjour. / Ces titres de séjour sont délivrés conformément à la législation de l'État d'accueil. ". L'article 11 de cette convention stipule : " Après trois années de résidence régulière et non interrompue, les ressortissants de chacune des parties contractantes établis sur le territoire de l'autre partie peuvent obtenir un titre de séjour de longue durée, dans les conditions prévues par la législation de l'État d'accueil. Ce titre de séjour est renouvelable de plein droit ". Aux termes de son article 13 : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation respective des deux Etats sur l'entrée et le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'accord ".
4. D'autre part, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14 ". Ces dispositions, qui ne prévoient pas la délivrance d'un titre de plein droit ni que l'étranger justifiant de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels se voit délivrer un titre de séjour, laisse à l'administration un large pouvoir pour apprécier si l'admission au séjour d'un étranger répond à des considérations humanitaires ou si elle se justifie au regard des motifs exceptionnels dont l'intéressé se prévaut.
5. Mme B fait valoir qu'elle réside depuis plus de quatre ans en France où elle est entrée de manière régulière, qu'elle y possède des liens familiaux forts en présence de deux de ses filles dont l'une est de nationalité française, ainsi que de nièces et de cousines. Il ressort toutefois des pièces du dossier que Mme B ne peut se prévaloir que d'attestations sur l'honneur de ses deux filles, dont l'une réside à Paris et l'autre à Nantes alors qu'elle-même est hébergée par une structure dans l'agglomération angevine, qui n'établissent pas l'intensité de ses relations avec ces dernières, les courriers de ses nièces et cousines se limitant à évoquer la réalité du lien familial. Par ailleurs, si la requérante soutient être parvenue depuis son arrivée à une intégration personnelle, associative et professionnelle en France, l'intégration alléguée n'est pas suffisamment établie par la production d'une attestation de bénévolat au cours de l'automne 2019, d'une participation à des ateliers d'apprentissage à la couture postérieure à la décision attaquée et d'une note sociale, également postérieure à la décision attaquée, qui fait état de son autonomie dans ses démarches administratives et d'une activité régulière de bénévole auprès du Secours populaire qui pourtant n'en atteste pas. En outre, sa situation irrégulière en France ne lui permet pas de subvenir à ses besoins de manière autonome, pour justifier de son insertion professionnelle. Ainsi, la situation de Mme B ne constitue pas, dans les circonstances de l'espèce, un motif exceptionnel suffisant pour admettre l'intéressée au séjour sur ce fondement. Compte tenu de ces éléments, le préfet de Maine-et-Loire n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en estimant que l'admission exceptionnelle de l'intéressée au séjour, ni ne répond à des considérations humanitaires, ni ne se justifie par des motifs exceptionnels que l'intéressée aurait fait valoir.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
7. Il ressort des pièces du dossier que Mme B ne réside en France, à la date de l'arrêté attaqué, que depuis environ quatre années en situation irrégulière, après avoir vécu dans son pays d'origine la quasi-totalité de sa vie en dehors d'un séjour en France de 2002 à 2006. Il ressort du point 5 que la requérante ne justifie ni de la stabilité ni de l'intensité de sa relation avec ses filles, dont l'une réside à Paris et l'autre, qui réside à Nantes alors que l'intéressée est hébergée à Angers, se limite à évoquer l'aide que l'intéressée pourrait lui procurer en s'occupant de ses trois petites filles. Elle n'établit pas davantage par les pièces qu'elle produit avoir tissé un réseau de relations sociales et amicales dense en France. Si Mme B produit les actes de décès de ses parents et d'une de ses filles et la convention de séparation avec son époux, ces seuls éléments ne suffisent pas à établir qu'elle serait totalement dépourvue de liens familiaux dans son pays d'origine. Dans ces conditions, en refusant de lui délivrer un titre de séjour, le préfet de Maine-et-Loire n'a pas porté à son droit à une vie privée et familiale normale une atteinte excessive et n'a donc méconnu ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur la situation personnelle de la requérante.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
8. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-1 de ce code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour ".
9. L'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité est relatif à l'hypothèse où un étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour. Ainsi qu'il a été dit précédemment au point 2, la décision portant refus de titre de séjour est suffisamment motivée. Dès lors que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour en vertu des dispositions précitées, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit être écarté.
10. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 2 à 7 que le moyen tiré de l'illégalité du refus de séjour que Mme B invoque par voie d'exception à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
11. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7, les moyens tirés d'une part de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et d'autre part de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle doivent être écartés.
12. En dernier lieu, aux termes du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français : / () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. ".
13. Il ressort des pièces du dossier, que Mme B est affectée de troubles visuels anciens devenant croissants et invalidants selon un certificat médical d'un médecin généraliste établi le 14 avril 2022 postérieurement à la décision attaquée. En outre, si la requérante produit un compte rendu de bilan ophtalmologique daté du 19 avril 2022 indiquant qu'elle serait atteinte d'une atrophie maculaire bilatérale qui handicape sa vie quotidienne, ce seul élément ne permet pas de tenir pour établi que le défaut de prise en charge de cette pathologie, quand bien même elle ne pourrait en bénéficier en République du Congo, entrainerait des conséquences d'une exceptionnelle gravité pour l'intéressée. Il en résulte qu'en prenant à l'encontre de Mme B une obligation de quitter le territoire, le préfet de Maine-et-Loire ne s'est pas livré à une inexacte application des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Sur la décision fixant le délai de départ volontaire :
14. Il résulte de ce qui a été dit aux points 8 à 13 que le moyen tiré de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire que Mme B invoque par voie d'exception à l'encontre de la décision fixant le délai de départ volontaire doit être écarté.
Sur la décision fixant le pays de destination :
15. Il résulte de ce qui a été dit aux points 8 à 13 que le moyen tiré de l'illégalité de de l'obligation de quitter le territoire que Mme B invoque par voie d'exception à l'encontre de la décision fixant de pays de destination doit être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède que la requête présentée par Mme B doit être rejetée dans toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B épouse A, au préfet de Maine-et-Loire et à Me Smati.
Délibéré après l'audience du 12 avril 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Béria-Guillaumie, présidente,
M. Echasserieau, premier conseiller,
Mme Baufumé, première conseillère.
Rendue publique par mise à disposition au greffe le 26 avril 2023.
Le rapporteur,
B. ECHASSERIEAU
La présidente,
M. D
La greffière,
Y. BOUBEKEUR
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026