vendredi 10 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2206454 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | POLLONO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 17 mai 2022 et le 23 décembre 2022, Mme F A D, agissant en son nom et au nom des enfants mineurs J C I et H C I, et M. B C I, représentés par Me Pollono, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler la décision du 16 mars 2022 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre les trois décisions de l'autorité diplomatique française en Ethiopie refusant de délivrer à M. B C I et aux enfants J C I et H C I des visas de long séjour au titre de la réunification familiale ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur, à titre principal de délivrer les visas de long séjour sollicités dans un délai de quinze jours à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou à titre subsidiaire de réexaminer leurs situations dans le même délai sous la même astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros à verser à leur conseil au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, ou à leur verser directement en cas de refus d'aide juridictionnelle ;
4°) de supprimer les écrits injurieux, outrageants ou diffamatoires figurant dans la dernière phrase de la page 3 du mémoire en défense de l'administration.
Ils soutiennent que :
- la décision est entachée d'un vice de légalité externe dès lors qu'elle ne fait pas mention des éléments de possession d'état susceptibles de démontrer le lien familial et ne procède pas, dès lors, à un examen sérieux des demandes ;
- la décision est entachée d'erreur d'appréciation quant à l'existence d'un lien familial entre les demandeurs de visa et Mme A D ;
- la décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le mémoire en défense de l'administration comporte des propos injurieux, outrageant ou diffamatoires.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 décembre 2022 le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Par décision du 25 avril 2022, le bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Nantes a admis Mme A D au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, et son décret d'application ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 13 janvier 2023 :
- le rapport de Mme G,
- et les observations de Me Nève, substituant Me Pollono, représentant les requérants.
Une note en délibéré, présentée pour Mme A D et M. I, a été enregistrée le 20 janvier 2023.
Considérant ce qui suit :
1. Mme F A D, ressortissante éthiopienne née en 1980, s'est vu reconnaître la qualité de réfugiée par la Cour nationale du droit d'asile le 29 août 2019. Elle soutient être la mère des enfants B C I, J C I et H C I, nés respectivement en 2002, 2006 et 2011. Par leur requête, Mme A D et M. B C I demandent au tribunal d'annuler la décision du 16 mars 2022 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre les trois décisions de l'autorité diplomatique française en Ethiopie refusant de délivrer à M. B C I et aux enfants J C I et H C I des visas de long séjour au titre de la réunification familiale.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Il ressort de la lecture de la décision du 16 mars 2022 que la commission, sur la base des articles L. 311-1, L. 434-3 et L. 561-2 à L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a rejeté le recours formé contre les décisions de refus de délivrance de visas à M. B C I et aux enfants J C I et H C I aux motifs que leurs actes de naissance présentaient " tous des discordances, notamment en ce qui concerne leur date de naissance " et qu'en l'absence de preuve du décès du père des enfants, l'intérêt supérieur des enfants était de rester auprès de leur autre parent dans leur pays d'origine. Par suite, à supposer que les requérants aient entendu le soulever, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit être écarté.
3. Aux termes de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale : () 3° Par les enfants non mariés du couple, n'ayant pas dépassé leur dix-neuvième anniversaire. () ". L'article L. 561-5 du même code prévoit que : " Les membres de la famille d'un réfugié ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire sollicitent, pour entrer en France, un visa d'entrée pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois auprès des autorités diplomatiques et consulaires, qui statuent sur cette demande dans les meilleurs délais. Ils produisent pour cela les actes de l'état civil justifiant de leur identité et des liens familiaux avec le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire. / En l'absence d'acte de l'état civil ou en cas de doute sur leur authenticité, les éléments de possession d'état définis à l'article 311-1 du code civil et les documents établis ou authentifiés par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, sur le fondement de l'article L. 121-9 du présent code, peuvent permettre de justifier de la situation de famille et de l'identité des demandeurs. Les éléments de possession d'état font foi jusqu'à preuve du contraire. Les documents établis par l'office font foi jusqu'à inscription de faux. "
4. L'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que la vérification des actes d'état civil étrangers doit être effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. Cet article, dans sa rédaction applicable au litige, dispose quant à lui que : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. Celle-ci est appréciée au regard de la loi française. ". Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties.
5. La requérante verse à l'instance trois certificats de naissance éthiopiens assortis de leur traduction en français. Il ressort de ces traductions que les certificats ont été délivrés le 23 décembre 2019 pour les deux premiers enfants et le 21 avril 2019 pour la benjamine, et indiquent que M. B C I est né le 31 décembre 2002 à Dire Dawa, que l'enfant Sabrina C I est née le 15 avril 2006 à Dire Dawa, que l'enfant Nastho C I est née le 5 août 2011 à Dire Dawa et que les enfants ont comme parents Mme " F A " et M. C I. Les dates de naissance des trois demandeurs de visa figurant sur les certificats de naissance traduits en français correspondent aux dates de naissance déclarées par la requérante dans la présente instance, à celles figurant sur les trois copies de passeports éthiopiens versés au dossier, ainsi qu'aux dates de naissance figurant dans la fiche familiale de référence complétée par l'intéressée le 26 septembre 2019, bien que celles-ci apparaissent réécrites sur des dates raturées. Si le ministre fait valoir que les certificats de naissance originaux établis en langue amharique font apparaître des années de naissance différentes, il n'est pas sérieusement contesté que les dates figurant sur les trois certificats originaux suivent le calendrier éthiopien dont les années ne correspondent pas à celles du calendrier grégorien. La circonstance que des années différentes apparaissent sur ces actes n'est donc pas de nature à priver ces documents de tout caractère probant. La requérante verse en outre les traductions de trois attestations établies le 3 mars 2022 par les services administratifs de la ville de Dire Dawa en Ethiopie sur la base de trois témoignages, d'après lesquelles M. B C et les enfants J C et H C sont déclarés comme les enfants de L F A D. Celle-ci produit en outre les témoignages écrits de quatre travailleuses sociales exerçant en France, établis aux mois de février et mars 2022, témoignant de ce qu'au cours de leur accompagnement social, elles ont assisté aux conversations téléphoniques de Mme A D avec ses enfants, que celle-ci leur parlait de ses trois enfants restés en Ethiopie, leur montrait des photos d'eux et semblait anxieuse de vivre éloignée d'eux. Dans ces conditions, eu égard aux pièces du dossier, l'identité des trois demandeurs de visa et leur lien de filiation avec Mme A D doivent être regardés comme suffisamment établis. Les requérants sont donc bien fondés à soutenir que la commission a entaché sa décision d'erreur d'appréciation sur ce point.
6. Les articles L. 434-3 et L. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rendus applicables à la procédure de réunification familiale par l'article L. 561-4 de ce code, prévoient respectivement que : " Le regroupement familial peut également être demandé pour les enfants mineurs de dix-huit ans du demandeur et pour ceux de son conjoint si, au jour de la demande : / 1° La filiation n'est établie qu'à l'égard du demandeur ou de son conjoint ; / 2° Ou lorsque l'autre parent est décédé ou déchu de ses droits parentaux. ", et que : " Le regroupement familial peut être demandé pour les enfants mineurs de dix-huit ans du demandeur et ceux de son conjoint, qui sont confiés, selon le cas, à l'un ou l'autre, au titre de l'exercice de l'autorité parentale, en vertu d'une décision d'une juridiction étrangère. Une copie de cette décision devra être produite ainsi que l'autorisation de l'autre parent de laisser le mineur venir en France. ".
7. Mme A D soutient dans sa requête que le père de ses enfants, M. C I E, a disparu peu de temps après la naissance de leur dernier enfant en 2011. Dans sa lettre de recours adressée à la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, Mme A D a déclaré que M. E était parti vivre en Arabie Saoudite dès le plus jeune âge de leurs enfants, qu'elle n'avait alors plus eu de nouvelles de lui et qu'elle avait appris son décès probable alors qu'elle se trouvait en Allemagne mais n'avait pu obtenir de confirmation certaine. Cependant, il ressort du compte-rendu de l'entretien de Mme A D à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides que l'intéressée a précisé que le père de ses enfants vivait alors en Ethiopie et avait probablement été assassiné. L'intéressée a également déclaré à l'OFPRA que son époux s'était fait enlever et emprisonner en Ethiopie. Compte tenu de l'absence de preuve du décès de M. E et de l'inconstance des déclarations de Mme A D s'agissant de la situation de ce dernier, ce décès ne peut être tenu pour établi. Les conditions posées aux articles L. 434-3 et L. 434-4 précités du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étant dès lors pas réunies, la commission était bien fondée à opposer l'absence de preuve du décès du père des enfants. Il résulte par ailleurs de l'instruction que la commission aurait rejeté le recours formé contre les décisions de refus de visa en se fondant sur ce seul motif.
8. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. " Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. () ".
9. Il résulte de ce qui a été dit au point 7 que le décès du père des trois demandeurs de visa n'est établi par aucune pièce du dossier de sorte que l'absence de liens des trois enfants de K D avec leur père en Ethiopie n'est pas démontrée. La requérante soutient par ailleurs que la grand-mère paternelle de ses enfants s'occupe d'eux en Ethiopie. Dans ces conditions, la requérante ne peut être regardée comme démontrant l'existence d'une atteinte disproportionnée portée par la décision litigieuse à son droit et au droit de ses trois enfants au respect de leur vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni comme justifiant de ce que la décision de la commission aurait porté une atteinte excessive à l'intérêt supérieur de ses deux enfants mineurs.
10. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier que la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation des trois demandeurs de visa.
11. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision du 16 mars 2022 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours contre les trois décisions refusant de délivrer des visas de long séjour à M. B C I et aux enfants mineures J C I et H C I.
Sur les conclusions accessoires :
12. En vertu des dispositions de l'article 41 de la loi du 29 juillet 1881 reproduites à l'article L. 741-2 du code de justice administrative, les tribunaux administratifs peuvent, dans les causes dont ils sont saisis, prononcer, même d'office, la suppression des écrits injurieux, outrageants ou diffamatoires. Le passage dont la suppression est demandée par les requérants n'excède pas toutefois le droit à la libre discussion et ne présente pas de caractère injurieux, outrageant ou diffamatoire. Les conclusions tendant à sa suppression doivent par suite être rejetées.
13. Le présent jugement rejetant les conclusions principales de la requête, il y a lieu de rejeter par voie de conséquence les conclusions tendant au prononcé d'une mesure d'injonction sous astreinte ainsi que celles relatives aux frais liés au litige.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme F A D et de M. B C I est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme F A D, à M. B C I et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 13 janvier 2023 à laquelle siégeaient :
Mme Douet, présidente,
Mme Roncière, première conseillère,
Mme Chatal, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 février 2023.
La rapporteure,
A. GLa présidente,
H. DOUETLa greffière,
A.-L. LE GOUALLEC
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026