LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2207101

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2207101

vendredi 26 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2207101
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantSCHAUTEN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I°) Par une requête, enregistrée le 2 juin 2022 sous le n° 2207101, M. A D, représenté par Me Schauten, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 21 février 2022 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui accorder une protection contre l'éloignement au titre du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré ;

2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, et à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente de ce réexamen ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 400 euros au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

S'agissant de la décision refusant de lui accorder une protection contre une mesure d'éloignement :

- elle n'est pas suffisamment motivée et elle n'a pas été précédée de l'examen de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'une erreur de droit ;

- elle méconnaît l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle n'est pas suffisamment motivée et elle méconnaît l'article L. 613-1 du CESEDA ;

- l'illégalité de la décision portant refus d'accorder une protection contre une mesure d'éloignement la prive de base légale ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- l'illégalité des décisions portant refus d'accorder une protection contre une mesure d'éloignement et obligation de quitter le territoire français la prive de base légale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 mars 2023, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens invoqués par le requérant n'est fondé.

M. D a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 8 juin 2022.

II°) Par une requête, enregistrée le 2 juin 2022 sous le n° 2207102, Mme C B épouse D, représentée par Me Schauten, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 21 février 2022 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui accorder une protection contre l'éloignement au titre du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office lorsque le délai sera expiré ;

2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, et à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente de ce réexamen ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 400 euros au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

S'agissant de la décision refusant de lui accorder une protection contre une mesure d'éloignement :

- elle n'est pas suffisamment motivée et n'a pas été précédée de l'examen de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'une erreur de droit ;

- elle méconnaît l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle n'est pas suffisamment motivée et méconnaît l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- l'illégalité de la décision portant refus d'accorder une protection contre une mesure d'éloignement la prive de base légale ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- l'illégalité des décisions portant refus d'accorder une protection contre une mesure d'éloignement et obligation de quitter le territoire français la prive de base légale ;

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 mars 2023, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens invoqués par la requérante n'est fondé.

Mme B épouse D a été admise à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 8 juin 2022.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et son décret d'application n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Livenais, président-rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Les requêtes n°s 2207101 et 2207102 présentées par M. A D et Mme C B épouse D sont relatives à la situation des membres d'un même couple, présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu, par suite, de les joindre pour qu'il y soit statué par un seul jugement.

2. M. D et Mme B épouse D, ressortissants algériens nés respectivement en 1947 et 1962, déclarent être entrés en France le 19 avril 2017 sous couvert d'un visa de court séjour. S'étant maintenus sur le territoire français à l'expiration de la durée de validité de leur visa, ils ont sollicité du préfet de Maine-et-Loire la délivrance d'un certificat de résidence algérien d'un an portant la mention " vie privée et familiale " pour raisons de santé. Par deux arrêtés du 8 août 2019, confirmés par deux jugements de ce tribunal n° 2006449 et n° 2006451 du 17 septembre 2021, le préfet de Maine-et-Loire a refusé de leur délivrer un titre de séjour et leur a fait obligation de quitter le territoire français. Le 17 septembre 2021, les intéressés ont cependant, selon leurs déclarations, sollicité de nouveau la délivrance d'un certificat de résidence algérien. Par deux arrêtés du 21 février 2022, le préfet de Maine-et-Loire, qui a requalifié cette saisine en une demande de protection contre une mesure d'éloignement au titre du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a refusé de leur accorder une telle protection, leur a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel ils pourront être reconduits d'office lorsque le délai sera expiré. M. D et Mme B épouse D demandent au tribunal d'annuler ces arrêtés.

Sur la légalité des décisions portant refus de protection contre une mesure d'éloignement :

3. En premier lieu, les décisions attaquées, prises notamment au visa de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mentionnent les considérations de droit et de fait justifiant le refus d'une protection de l'éloignement du territoire de M. D et de Mme B épouse D. Elles sont, ainsi, suffisamment motivées.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du

27 décembre 1968 : " Les dispositions du présent article ainsi que celles des deux articles suivants, fixent les conditions de délivrance et de renouvellement du certificat de résidence aux ressortissants algériens établis en France ainsi qu'à ceux qui s'y établissent, sous réserve que leur situation matrimoniale soit conforme à la législation française. Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () 7) au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays. () ".

5. En outre, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. ".

6. M. D et Mme B épouse D soutiennent que le préfet de Maine-et-Loire aurait dû instruire leur demande sur le fondement du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et non sur le fondement du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans la mesure où ils avaient sollicité leur admission au séjour et non une simple protection contre les mesures d'éloignement dont ils faisaient l'objet.

7. En l'espèce, il est constant que les décisions attaquées du 21 février 2022 se fondent sur les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatives aux demandes de protection contre une mesure d'éloignement pour raisons de santé. Toutefois, il ressort des pièces des dossiers et notamment des formulaires produits par le préfet et signés par les requérants le 19 octobre 2021 que ceux-ci ont, sans ambiguïté, présenté une demande de protection contre la mesure d'éloignement dont ils faisaient l'objet, à l'exclusion de toute demande de titre de séjour et en particulier d'une demande de certificat de résidence en qualité d'étranger malade. Il s'ensuit qu'en statuant ainsi sur les demandes des requérants, le préfet de Maine-et-Loire a procédé à l'examen de leur situation personnelle et qu'il n'a pas commis d'erreur de droit dans l'application de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

8. En troisième et dernier lieu, la partie qui justifie d'un avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) allant dans le sens de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à faire obstacle à une mesure d'éloignement. Il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.

9. Pour refuser à M. D et à Mme B épouse D la protection contre une mesure d'éloignement sollicitée, le préfet de Maine-et-Loire s'est notamment fondé sur les avis émis le 6 décembre 2021 par le collège de médecins de l'OFII qui a conclu que l'état de santé des intéressés nécessite une prise en charge médicale dont le défaut entraînerait des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais qu'eu égard à l'offre et aux caractéristiques du système de santé en Algérie, ils pourront y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, et qu'au vu des éléments de leur dossier médical, l'état de santé des requérants leur permet de voyager sans risque vers leur pays d'origine.

10. Il ressort des pièces du dossier que M. D souffre d'asthme bronchique et d'un syndrome d'apnée du sommeil pour lequel il est appareillé et que Mme B épouse D souffre d'asthme bronchique, d'une tuberculose latente et d'un syndrome sec avec irritation aux deux yeux à la suite d'une opération de la cataracte. Pour contester l'appréciation portée par le préfet au vu de cet avis, les requérants soutiennent que les appareillages et les spécialités thérapeutiques qui leurs sont prescrits sont indisponibles en Algérie. Toutefois, le préfet fait valoir, sans être sérieusement contredit, que des spécialités thérapeutiques d'effet équivalent à celles dont les requérants affirment l'indisponibilité sont disponibles en Algérie, s'agissant en particulier de leurs maladies respiratoires, M. D ne justifiant pas au demeurant, par les pièces produites à l'instance, que les appareils de prise en charge de l'apnée du sommeil n'existeraient pas dans son pays d'origine. Dans ces conditions, les éléments invoqués par M. D et Mme B épouse D ne sont pas de nature à remettre en cause l'appréciation portée par l'administration sur la possibilité pour les intéressés de bénéficier effectivement d'un traitement approprié en Algérie. Par suite, le préfet de Maine-et-Loire a pu estimer, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation, que les requérants ne pouvaient solliciter une protection contre la mesure d'éloignement les concernant sur le fondement du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Sur la légalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français :

11. En premier lieu, les décisions attaquées, prises notamment au visa de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mentionnent les considérations de droit et de fait justifiant l'exécution de la mesure d'obligation de quitter le territoire français dont ils font l'objet. Elles sont, ainsi, suffisamment motivées.

12. En deuxième lieu, les requérants n'ayant pas démontré l'illégalité des décisions leur refusant une mesure de protection contre l'éloignement, ils ne sont pas fondés à s'en prévaloir, par la voie de l'exception, à l'appui de leurs conclusions dirigées contre les décisions portant obligation de quitter le territoire français.

13. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, () ".

14. Les requérants se prévalent de la durée de leur présence en France, de près de cinq ans à la date des décisions attaquées, et de la circonstance que des membres de la famille de Mme B épouse D, notamment sa fille, résident régulièrement sur le territoire français, la fille de la requérante étant au demeurant mariée à un ressortissant français. Cependant, et alors même que les requérants se sont maintenus sur le territoire français en détournant l'objet du visa de court séjour qui leur avait été délivré, ils n'établissent pas être dépourvus d'autres attaches personnelles et familiales en Algérie, où ils ont demeuré, respectivement, jusqu'à l'âge de 70 ans et de 55 ans, où ils peuvent poursuivre leur vie commune et où les membres de leur famille établis en France, dont il n'est pas établi que leur aide serait nécessaire aux requérants, peuvent leur rendre visite. Dans ces conditions, M. D et Mme B, épouse D, ne sont pas fondés à soutenir que les mesures d'éloignement prises à leur encontre par le préfet de Maine-et-Loire portent à leur droit au respect de leur vie privée et familiale tel que garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elles ont été prises.

Sur la légalité des décisions fixant le pays de destination :

15. Les requérants n'ayant pas démontré l'illégalité des décisions leur refusant une mesure de protection contre l'éloignement et portant obligation de quitter le territoire français, ils ne sont pas fondés à s'en prévaloir, par la voie de l'exception, à l'appui de leurs conclusions dirigées contre les décisions fixant leur pays de destination.

16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions des requêtes de M. D et de Mme B, épouse D aux fins d'annulation des décisions attaquées ne peuvent qu'être rejetées, ainsi que, par voie de conséquences, leurs conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et leurs demandes présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

D É C I D E :

Article 1er : Les requêtes de M. D et de Mme B épouse D sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A D, à Mme C B épouse D, à Me Sigrid Schauten et au préfet de Maine-et-Loire.

Délibéré après l'audience du 5 mai 2023, à laquelle siégeaient :

M. Livenais, président,

Mme Rosemberg, première conseillère,

M. Huin, premier conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 mai 2023.

Le président-rapporteur,

Y. LIVENAIS

L'assesseure la plus ancienne

dans l'ordre du tableau,

V. ROSEMBERG

La greffière,

C. MICHAULT

La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

N°s 2207101, 220710

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir
← Retour aux décisions

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026