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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2207165

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2207165

mercredi 7 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2207165
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème Chambre
Avocat requérantRODRIGUES DEVESAS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 1er juin 2022, M. A B, représenté par Me Rodrigues Devesas demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions du 11 avril 2022 par lesquelles le préfet de la Vendée a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Vendée à titre principal de lui délivrer un titre de séjour sollicité et à titre subsidiaire de réexaminer sa situation administrative et de lui délivrer en attendant une autorisation provisoire de séjour et de travail ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son avocate en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, s'il a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle et si sa demande d'aide juridictionnelle a été rejetée à verser la somme au requérant lui-même.

Il soutient que :

En ce qui concerne le refus de séjour :

- il n'est pas démontré que la signataire de la décision était compétente ; la délégation ne s'applique pas expressément aux obligations de quitter le territoire français ; l'empêchement du préfet, autorité titulaire, n'est pas établi ;

- la décision est insuffisamment motivée en méconnaissance des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;

- le préfet n'a pas procédé à un examen de sa situation particulière ; le préfet n'a pas fait référence à la demande d'autorisation sollicitée par son employeur sur le fondement du contrat à durée indéterminée à temps plein ; le préfet n'a pas examiné les documents médicaux qu'il avait produits ;

- la décision est entachée d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation au regard des stipulations de l'article 3 de l'accord franco-tunisien et des dispositions de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; le préfet n'est pas lié par l'absence de visa de long séjour ;

- la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays d'éloignement :

- la décision est illégale en raison de l'illégalité du refus de séjour ;

- la décision est entachée des mêmes vices que le refus de séjour ;

- la décision méconnait les dispositions de l'article L. 611-3 9° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 décembre 2022, le préfet de la Vendée conclut au rejet de la requête de M. B.

Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 22 juin 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-tunisien en matière de séjour et de travail du 17 mars 1988 ;

- l'accord franco-tunisien relatif aux échanges de jeunes professionnels du 4 décembre 2003 ;

- l'accord-cadre franco-tunisien relatif à la gestion concertée des migrations et au développement solidaire, ensemble le protocole relatif à la gestion relatif à la gestion concertée des migrations et le protocole en matière de développement solidaire du 28 avril 2008 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code du travail ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 2004-374 du 29 avril 2004 ;

- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative ;

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour et de l'heure de l'audience.

Le rapport de Mme Béria-Guillaumie, présidente-rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant tunisien né en mai 1975, serait entré en France en 1997. Il a demandé la délivrance d'un titre de séjour en octobre 2021, sa demande ayant été complétée en février 2022. Par des décisions du 11 avril 2022, le préfet de la Vendée a refusé de faire droit à sa demande de titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office. M. B demande l'annulation des décisions du 11 avril 2022.

Sur les moyens communs à l'ensemble des décisions :

2. En premier lieu, l'arrêté du 11 avril 2022 a été signé pour le préfet et par délégation par Mme Anne Tagand, secrétaire générale de la préfecture de la Vendée. Par un arrêté du 8 avril 2022, publié au recueil des actes administratifs du 11 avril suivant, le préfet de la Vendée a accordé à la secrétaire générale de la préfecture une délégation de signature à l'effet de signer " tous arrêtés, décisions, circulaires, rapports, correspondances, recours juridictionnels, mémoires en défense, et tous documents relevant des attributions de l'Etat dans le département de la Vendée, à l'exception des arrêtés de conflit " La délégation n'est pas conditionnée par l'empêchement du préfet de la Vendée. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent ". L'article L. 211-5 du même code dispose que : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Par ailleurs, l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Toutefois, les motifs des décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués ".

4. Le refus de séjour du 11 avril 2022 comporte l'exposé détaillé des considérations de droit et de fait qui le fondent et est ainsi suffisamment motivé au regard des exigences des dispositions de l'article L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il en va de même de la décision fixant le pays d'éloignement de M. B. Enfin, compte tenu du caractère suffisamment motivé du refus de séjour du 11 avril 2022, et en application des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'obligation de quitter le territoire français du même jour manque en fait et doit être écarté.

5. En dernier lieu, il ne ressort ni de la motivation ni des autres pièces du dossier que le préfet de la Vendée n'aurait pas procédé à l'examen de la situation particulière de M. B avant de refuser de lui délivrer un titre de séjour, d'assortir ce refus d'une obligation de quitter le territoire français et de fixer le pays d'éventuel éloignement. En particulier, contrairement à ce que soutient le requérant, le préfet, statuant sur une demande de titre de séjour en qualité de salarié, a mentionné la présence d'une promesse d'embauche et l'emploi en cause. Enfin, il ne ressort aucunement des pièces du dossier que M. B aurait présenté une demande de titre de séjour en invoquant son état de santé et n'est dès lors pas fondé à soutenir que le préfet n'aurait pas examiné sa situation au motif que ce dernier n'a pas mentionné les pièces de nature médicale qu'il aurait transmises.

Sur le refus de séjour :

6. En premier lieu, aux termes des stipulations de l'article 3 de l'accord franco-tunisien : " Les ressortissants tunisiens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent Accord, reçoivent, après contrôle médical et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an et renouvelable et portant la mention " salarié " () Ces titres de séjour confèrent à leurs titulaires le droit d'exercer en France la profession de leur choix. Ils sont renouvelables de plein droit ". L'article 11 de ce même accord stipule que : " Les dispositions du présent Accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux Etats sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'Accord () ". Par ailleurs, l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié" d'une durée maximale d'un an. / La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail () ". Il résulte des stipulations de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, qui prévoient que le titre de séjour "salarié" n'est délivré que sur la présentation d'un contrat de travail visé par l'autorité compétente, que les dispositions de l'article R. 5221-20 du code du travail relatives aux conditions de délivrance des autorisations de travail demeurent applicables aux demandes de titre de séjour portant la mention "salarié" et valable un an formulées par les ressortissants tunisiens.

7. Par ailleurs aux termes de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1 ".

8. D'une part, il résulte de la combinaison de ces stipulations et dispositions que la délivrance aux ressortissants tunisiens d'un titre de séjour portant la mention " salarié " est subordonnée, notamment, à la présentation d'un visa de long séjour, l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 n'ayant pas dérogé à cette condition. D'autre part, il résulte des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile citées ci-dessus que la première délivrance d'une carte de séjour temporaire est en principe subordonnée à la production par l'étranger d'un visa d'une durée supérieure à trois mois.

9. Il est constant que M. B n'était aucunement titulaire d'un visa de long séjour à son entrée en France. Dans ces conditions, et alors que le préfet de la Vendée pouvait légalement lui opposer la circonstance qu'il ne remplissait pas cette condition de délivrance d'un titre de séjour en qualité de salarié en application des stipulations de l'article 3 de l'accord franco-tunisien, sans se sentir lié, le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations, et en tout état de cause des dispositions de l'article L 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas fondé et doit être écarté.

10. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ". L'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France, n'est pas applicable aux ressortissants tunisiens, dont la situation est régie de manière exclusive par l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Cependant, bien que cet accord ne prévoie pas de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, le préfet peut, en vertu du pouvoir dérogatoire dont il dispose, même sans texte, pour apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation, décider de délivrer un titre de séjour à un ressortissant tunisien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit.

11. Si M. B soutient vivre en France depuis l'année 1997 et y résider depuis plus de vingt-cinq ans, il n'apporte aucun élément de nature à l'établir, les pièces ne paraissant pas, en leur état, établir une présence antérieure à l'année 2019. Il n'apporte aucune pièce de nature à justifier des attaches familiales qu'il invoque en France. Les seules circonstances qu'il dispose d'une promesse d'embauche pour un emploi dans le secteur de la pose de fibre optique et qu'il est atteint d'un diabète non stabilisé ne sont pas à elles seules de nature démontrer que le préfet de la Vendée aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne délivrant pas à titre exceptionnel un titre de séjour alors qu'il ne remplissait par ailleurs pas l'ensemble des conditions pour la délivrance d'un titre de séjour de plein droit.

12. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier l'ancienneté, la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.

13. Ainsi qu'il a été rappelé au point 11 du présent jugement, M. B ne justifie pas de l'ancienneté de sa présence en France, au-delà de l'année 2019 notamment, ni des attaches familiales qu'il revendique dans ce pays. Il n'établit ni ne soutient être dépourvu de toutes attaches familiales dans son pays d'origine, ni ne fait état d'autres attaches personnelles particulières en France. Dans ces conditions, en refusant de lui délivrer un titre de séjour, le préfet de la Vendée n'a pas porté au droit de M. B à une vie privée et familiale normale une atteinte excessive et n'a donc pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Sur l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays d'éloignement :

14. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 2 à 13 que M. B n'est pas fondé à invoquer, à l'encontre des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays d'éloignement, le moyen, par voie d'exception, tiré de l'illégalité du refus de séjour.

15. En deuxième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux rappelés au point 11 du jugement.

16. En troisième lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de l'accord franco-tunisien, et des dispositions des articles L. 421-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sont inopérants à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français. En tout état de cause, ces moyens devraient être écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 4 à 11 du jugement.

17. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 611-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié () ".

18. S'il ressort des pièces du dossier que M. B est atteint d'un diabète non stabilisé nécessitant un traitement régulier, il n'est ni établi ni même soutenu qu'il ne pourrait bénéficier effectivement du traitement approprié à son état de santé en Tunisie. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 9° de l'article L. 611-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas fondé et doit être écarté.

19. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées, ainsi par voie de conséquence que ses conclusions à fin d'injonction et ses conclusions tendant à l'application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au préfet de la Vendée et à Me Rodrigues Devesas.

Délibéré après l'audience du 24 mai 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Béria-Guillaumie, présidente,

M. Echasserieau, premier conseiller,

Mme Baufumé, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juin 2023.

La présidente-rapporteure,

M. BÉRIA-GUILLAUMIE

L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,

B. ECHASSERIEAU

La greffière,

Y. BOUBEKEUR

La République mande et ordonne au préfet de la Vendée en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

No 2207165

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