mercredi 7 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2207591 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | LEUDET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 14 juin 2022 et le 17 avril 2023, M. E B, représenté par Me Leudet, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 3 mai 2022 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale " et à titre subsidiaire, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour, dans l'un et l'autre cas dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat, en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, la somme de 1 800 euros au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation au regard de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'erreur d'appréciation eu égard aux preuves de sa vie privée et familiale et de son intégration sociale en France ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation quant au risque de menace grave réelle et actuelle à l'ordre public qu'il constituerait ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation et d'une méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français la prive de base légale ;
- elle méconnaît l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mars 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- il convient de neutraliser le motif de sa décision se rapportant à l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- aucun autre des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
M. B a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 12 juillet 2022.
La clôture de l'instruction est intervenue le 18 avril 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et son décret d'application n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Echasserieau, rapporteur,
- et les observations de Me Dahani substituant Me Leudet représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant guinéen né le 2 février 1989, est entré en France dans des conditions irrégulières et, selon ses déclarations, le 29 mai 2016. Sa demande de protection internationale a été rejetée par des décisions de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 23 novembre 2016 et de la Cour nationale du droit d'asile du 12 avril 2017. Sa demande de réexamen a également été rejetée par une décision du 29 avril 2021 de cette même juridiction. Il a, également, sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'un titre de séjour en raison de son état de santé, sur le fondement du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur, demande qui a été rejetée par un arrêté du 27 février 2019, le recours contre cette décision ayant été rejeté par jugement de ce tribunal du 23 mars 2021. L'intéressé a présenté une nouvelle demande de titre de séjour sur le fondement des dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 3 mai 2022 dont M. B demande l'annulation, le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté cette demande, assorti ce rejet d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré.
Sur le moyen commun à l'ensemble des décisions :
2. Les arrêtés ont été signés par Mme D G, cheffe du bureau du séjour à la préfecture de la Loire-Atlantique, habilitée à exercer, en cas d'absence ou d'empêchement simultané de Mme C F, directrice des migrations et de l'intégration, et de M. H A, son adjoint, la délégation de signature consentie par le préfet, selon arrêté du 11 avril 2022 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, à l'effet de signer notamment les décisions portant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi, interdisant le retour sur le territoire et portant assignation à résidence. Dès lors qu'il n'est ni soutenu ni même allégué que Mme F et M. A n'auraient pas été simultanément absents ou empêchés, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des actes attaqués manque en fait.
Sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :
3. Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / () ". Par ailleurs, aux termes de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait () des autorités administratives (), l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".
4. Par ailleurs, selon l'article R. 431-10 du même code : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : 1°Les documents justifiants de son état civil ; 2° Les documents justifiants de sa nationalité ; () La délivrance du premier récépissé et l'intervention de la décision relative au titre de séjour sollicité sont subordonnées à la production de ces documents. () ". Aux termes de l'article L. 811-2 du même code : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil ". L'article 47 du code civil prévoit que : " Tout acte de l'état civil des français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ".
5. En premier lieu, il ressort du mémoire en défense du préfet de la Loire-Atlantique que ce dernier n'entend plus contester la valeur probante de l'acte de naissance et du jugement supplétif présentés par la requérant à l'appui de sa demande de titre de séjour. Il suit de là qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les moyens fondés sur la méconnaissance des dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et d'une erreur d'appréciation commise par le préfet au regard desdites dispositions.
6. En deuxième lieu, si M. B se prévaut de sa présence sur le territoire français depuis 2016, il est constant que ce n'est qu'en considération de sa demande d'asile puis de réexamen qui ont toutes été rejetées et sont devenues définitives. En outre, sa demande de titre de séjour pour raison de santé a été rejetée le 27 février 2019. Par ailleurs, s'il justifie être père d'un enfant né en France le 9 avril 2021 de sa relation avec une ressortissante malienne titulaire d'une carte de résident, il ne peut se prévaloir par ailleurs d'aucune insertion sociale et professionnelle en France. Enfin, le requérant ne justifie pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de vingt-sept ans où résident encore sa mère ainsi que ses frères et sœurs. De plus, il ressort des pièces du dossier que M. B a fait l'objet, le 15 juillet 2020, d'une condamnation par le tribunal correctionnel de Nantes avec obligation d'accomplir un stage de responsabilité parentale pour violence suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours sur un mineur de 15 ans par un ascendant ou une personne ayant autorité sur la victime. Du fait de cette condamnation, récente et pour des faits graves commis à l'encontre de sa belle-fille, M. B doit être regardé comme constituant une menace à l'ordre public, quand bien même il fait valoir qu'il s'est construit depuis lors un lien affectif entre lui et cet enfant et qu'en conséquence la mesure d'assistance éducative en milieu ouvert a été levée à compter du 31 mai 2022 par le jugement du 9 mai 2022, lequel, au demeurant est postérieur à la décision attaquée. Ainsi, le préfet de la Loire-Atlantique, en refusant de délivrer le titre de séjour sollicité par M. B, en estimant que son comportement était constitutif d'une menace à l'ordre public, n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour les mêmes motifs, et alors que le refus de titre ne prive pas l'intéressé de la présence de sa famille, le préfet n'a pas non plus commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de la situation personnelle de l'intéressé et n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".
8. Compte tenu des conditions et de la durée du séjour en France de M. B, eu égard à ce qui ressort du point 6, la seule circonstance qu'il soit père d'un enfant né en France et soutienne vivre en couple de manière stable en France n'est pas de nature à établir l'existence de motifs exceptionnels, ni de considérations humanitaires au sens des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions et celui tiré de l'erreur manifeste d'appréciation qui entacherait le refus de séjour doivent être écartés.
9. Il résulte de ce qui précède que le préfet aurait pris la même décision, sur les demandes de titre de séjour de l'intéressé, quand bien même il n'aurait pas fondé sa décision sur la circonstance que le requérant ne rapportait pas la preuve de l'authenticité de son acte d'état civil pour justifier de son identité.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, il résulte des points 2 à 8 que l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour n'est pas établie. M. B n'est, par suite, pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.
11. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que M. B, père d'un enfant né en France le 9 avril 2021, est présent à ses côtés ainsi qu'en attestent les éléments objectifs attestant d'une vie commune avec la mère de l'enfant, notamment les décisions judiciaires relatives à l'assistance éducative en milieu ouvert du premier enfant de sa compagne qui font constamment mention de l'intéressé, confirmés par les témoignages du voisinage. Par ailleurs, l'enfant et sa mère n'ont pas vocation à s'installer hors de France, la première enfant de la mère ayant la qualité de réfugiée. Par suite, dans les circonstances particulières de l'espèce, M. B est fondé à soutenir que la décision l'obligeant à quitter le territoire français a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
12. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête que la décision du 3 mai 2022, par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a fait obligation à M. B de quitter le territoire français doit être annulée. Il en va de même, par voie de conséquence, de la décision fixant le pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
13. L'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " Si la décision portant obligation de quitter le territoire français est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles L. 721-6, L. 721-7, L. 731-1, L. 731-3, L. 741-1 et L. 743-13, et l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas ".
14. Le présent jugement annule notamment l'obligation de quitter le territoire français prononcée à l'égard de M. B. Il suit de là que son exécution implique qu'il soit enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de réexaminer la situation de M. B, dans un délai qu'il y a lieu de fixer à trois mois. Il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce d'assortir cette injonction d'une astreinte. En revanche, l'exécution du présent jugement n'implique pas qu'il soit enjoint au préfet, comme le demande le requérant, de délivrer à l'intéressé un titre de séjour.
Sur les frais du litige :
15. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Les décisions du 3 mai 2022 par lesquelles le préfet de la Loire-Atlantique a fait obligation à M. B de quitter le territoire français et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit, sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de réexaminer la situation de M. B dans un délai de trois mois.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4: Le présent jugement sera notifié à M. E B, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Leudet.
Délibéré après l'audience du 24 mai 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Béria-Guillaumie, présidente,
M. Echasserieau, premier conseiller,
Mme Baufumé, première conseillère.
Rendu publique par mise à disposition au greffe le 7 juin 2023.
Le rapporteur,
B. ECHASSERIEAU
La présidente,
M. BÉRIA-GUILLAUMIE
La greffière,
Y. BOUBEKEUR
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026