lundi 27 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2207725 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème Chambre |
| Avocat requérant | BEARNAIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 15 juin 2022 et le 27 janvier 2023, Mme H C, agissant en son nom propre et en qualité de représentante légale des enfants D C, J G et I C, représentée par Me Bearnais, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 11 mai 2022 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours contre la décision implicite des autorités consulaires françaises à Bamako (Mali) refusant de délivrer à Mariam C, à Moussa N'Shi G et à Fatoumata C des visas de long séjour en qualité de membres de la famille d'une réfugiée ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de délivrer les visas sollicités, dans le délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou à défaut de réexaminer leur demande dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France était irrégulièrement composée de sorte que la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure ;
- la décision attaquée est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle est entachée d'une erreur de fait, d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation, dès lors que l'identité des demandeurs de visa et leur lien familial avec la réunifiante sont établis par la production de documents d'état civil et par la possession d'état ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, de l'article 33 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et des libertés fondamentales et celles du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 janvier 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.
Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code civil ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- et les observations de Me Bearnais, représentant Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. Mme H C, ressortissante malienne, s'est vue reconnaître la qualité de réfugiée par décision du directeur général de l'Office de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 17 juin 2019. Mariam C, Moussa N'Shi G et Fatoumata C, respectivement nés les 14 janvier 2010, 20 mars 2012 et 26 janvier 2013, qu'elle présente comme ses enfants, ont déposé une demande de visa de long séjour, auprès des autorités consulaires françaises à Bamako, en qualité de membres de la famille d'une réfugiée. Ces autorités ont implicitement rejeté leur demande. Par une décision du 11 mai 2022, dont Mme C demande l'annulation, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre cette décision consulaire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Il ressort de la décision attaquée que, pour refuser de délivrer les visas de long séjour demandés par Mariam C, Moussa N'Shi G et Fatoumata C, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a estimé que " - Les actes de naissance des enfants D C, J G et I C comportent des anomalies et des incohérences, les dates de naissance sont estimées fausses par les autorités maliennes et basées sur de faux témoignages. L'identité et la filiation allégués entre les intéressés et la personne présentée comme leur parent ne sont pas établies. / - Au surplus, Madame H C n'a pas communiqué, ni lors du dépôt de la demande de visa ni au recours les jugements supplétifs d'actes de naissance de Fatoumata et de Mariam, sans fournir aucune explication sur l'impossibilité de les communiquer. La production d'acte de naissance établis sur la base de jugements supplétifs sans que ces derniers ne soient communiqués remet en cause leur valeur probante. / - Enfin, Madame H C ne produit pas d'éléments probants susceptibles de justifier une possession d'état au sens de l'article L. 311-1 du Code civil ".
3. Aux termes de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale : () / 3° Par les enfants non mariés du couple, n'ayant pas dépassé leur dix-neuvième anniversaire. / () ". Aux termes de l'article L. 561-4 du même code : " Les articles L. 434-1, L. 434-3 à L. 434-5 et le premier alinéa de l'article L. 434-9 sont applicables. La réunification familiale n'est pas soumise à des conditions de durée préalable de séjour régulier, de ressources ou de logement. ". Enfin, l'article L. 561-5 de ce code dispose que : " Les membres de la famille d'un réfugié ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire sollicitent, pour entrer en France, un visa d'entrée pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois auprès des autorités diplomatiques et consulaires, qui statuent sur cette demande dans les meilleurs délais. Ils produisent pour cela les actes de l'état civil justifiant de leur identité et des liens familiaux avec le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire. En l'absence d'acte de l'état civil ou en cas de doute sur leur authenticité, les éléments de possession d'état définis à l'article 311-1 du code civil et les documents établis ou authentifiés par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, sur le fondement de l'article L. 121-9 du présent code, peuvent permettre de justifier de la situation de famille et de l'identité des demandeurs. Les éléments de possession d'état font foi jusqu'à preuve du contraire. Les documents établis par l'office font foi jusqu'à inscription de faux. ".
4. Lorsque la venue d'une personne en France a été sollicitée au titre de la réunification des membres de la famille d'une personne reconnue refugiée, l'autorité administrative n'est en droit de rejeter la demande de visa dont elle est saisie à cette fin que pour un motif d'ordre public. Figure au nombre de ces motifs l'absence de caractère probant des actes d'état-civil produits pour justifier de l'identité et, le cas échéant, du lien familial avec la personne réfugiée.
5. Aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. ". Il résulte des dispositions de l'article 47 du code civil que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil légalisé établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. A la condition que l'acte d'état civil étranger soumis à l'obligation de légalisation et produit à titre de preuve devant l'autorité administrative ou devant le juge présente des garanties suffisantes d'authenticité, l'absence ou l'irrégularité de sa légalisation ne fait pas obstacle à ce que puissent être prises en considération les énonciations qu'il contient.
6. Il n'appartient pas aux autorités administratives françaises de mettre en doute le bien-fondé d'une décision rendue par une autorité juridictionnelle étrangère, hormis le cas où le jugement produit aurait un caractère frauduleux.
En ce qui concerne Mariam C :
7. Mme C produit, pour justifier de l'identité de la demandeuse de visa et du lien de filiation allégué, le jugement supplétif n° 1922/2018 du tribunal de grande instance de la commune V du district de Bamako rendu le 14 mai 2018, une copie littérale de la souche de l'acte de naissance pris en transcription et le volet n° 3 de ce même acte, lesquels font état de la naissance de Mariam C le 14 janvier 2010, issue de la relation de Mme H C et M. F C. Le passeport de la demandeuse de visa délivré le 6 novembre 2020 par les autorités maliennes est également produit.
8. Ce jugement ne fait l'objet d'aucune critique de nature à démontrer son caractère frauduleux. Au demeurant, si l'administration remet en cause la valeur probante de l'acte d'état civil pris en transcription en se fondant sur la fiche descriptive établie par le centre de traitement des données de l'état civil, cette seule circonstance ne permet pas de renverser la présomption de validité de cet acte, dès lors que l'intégralité de ses mentions, tenant notamment à la filiation maternelle, sont concordantes avec les autres documents d'état civil produits et le passeport de la demandeuse. En effet, il ressort des pièces du dossier qu'aux 2ème et 3ème rangs du numéro d'identification nationale personnelle, dit B, indiqué sur le passeport de Mariam C, figurent les chiffres " 10 ", correspondant à son année de naissance. En outre, le ministre de l'intérieur et des outre-mer produit une copie littérale d'acte de naissance dont les mentions concordent également. Il ressort, enfin, des pièces du dossier qu'à la suite d'une levée d'acte sollicitée par l'autorité consulaire, les actes précités ont été retrouvés dans les registres d'état civil par les autorités maliennes. Dans ces conditions, pour regrettable qu'elle soit, la seule circonstance que le volet n° 3 de l'acte de naissance de la demandeuse ne comporte aucun numéro d'identification nationale personnelle dit B, pourtant rendu obligatoire par la loi malienne du 11 août 2006, n'est pas de nature à établir le caractère frauduleux de l'acte en cause. Il en résulte que l'identité de la demandeuse et le lien de filiation l'unissant à la requérante doivent être tenus pour établis par les documents d'état civil présentés. Dans ces conditions, la commission de recours a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en refusant de délivrer le visa sollicité pour le motif exposé au point 2.
En ce qui concerne Fatoumata C :
9. Mme C produit, pour justifier de l'identité de la demandeuse de visa et du lien de filiation allégué, le jugement supplétif n° 2491/2019 du tribunal de grande instance de la commune V du district de Bamako rendu le 8 juillet 2019, et le volet n° 1 (souche) de l'acte de naissance pris en transcription, lesquels font état de la naissance de Fatoumata C le 26 janvier 2013, issue de la relation de Mme H C et Sikou C. Le passeport de la demandeuse de visa délivré le 9 décembre 2020 par les autorités maliennes est également produit.
10. Ce jugement ne fait l'objet d'aucune critique de nature à démontrer son caractère frauduleux. Au demeurant, si l'administration remet en cause la valeur probante de l'acte d'état civil pris en transcription en se fondant sur la fiche descriptive établie par le centre de traitement des données de l'état civil, cette seule circonstance ne permet pas de renverser la présomption de validité de cet acte, dès lors que l'intégralité de ses mentions, tenant notamment à la filiation maternelle, sont concordantes avec les autres documents d'état civil produits et le passeport de la demandeuse. En effet, il ressort des pièces du dossier qu'aux 2ème et 3ème rangs du numéro d'identification nationale personnelle, dit B, indiqué sur le passeport de Fatoumata C, figurent les chiffres " 13 ", correspondant à son année de naissance. En outre, le ministre de l'intérieur et des outre-mer produit une copie littérale d'acte de naissance établie le 15 janvier 2021 dont les mentions concordent également. Il ressort, enfin, des pièces du dossier qu'à la suite d'une levée d'acte sollicitée par l'autorité consulaire, les actes précités ont été retrouvés dans les registres d'état civil par les autorités maliennes. Dans ces conditions, pour regrettable qu'elle soit, la seule circonstance que l'acte de naissance de la demandeuse ne comporte aucun numéro d'identification nationale personnelle dit B, pourtant rendu obligatoire par la loi malienne du 11 août 2006, n'est pas de nature à établir le caractère frauduleux de l'acte de naissance en cause. Il en résulte que l'identité de la demandeuse et le lien de filiation l'unissant à la requérante doivent être tenus pour établis par les documents d'état civil présentés. Dans ces conditions, la commission de recours a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en refusant de délivrer le visa sollicité pour le motif exposé au point 2.
En ce qui concerne Moussa N'Shi G :
11. Mme C produit, pour justifier de l'identité du demandeur de visa et du lien de filiation allégué, le volet n°3 d'un acte de naissance n°1763/RG/2019, dressé le 6 août 2019 par un officier d'état civil du centre secondaire de Baco Djicoroni, qui mentionne que Moussa N'Shi G est né le 20 mars 2012 et qui fait état de son lien de filiation avec " M. E N'Shi G " et " Mme H C ". Il ressort des pièces du dossier qu'à la suite d'une levée d'acte sollicitée par l'autorité consulaire, cet acte a été retrouvé dans les registres d'état civil par les autorités maliennes, qui ont à cette occasion transmis une copie intégrale d'acte de naissance. Est également produit le passeport du demandeur de visa délivré le 6 novembre 2020 par les autorités maliennes, dont les mentions ne sont pas contestées par l'administration, et dont les chiffres " 13 " figurent au 2ème et 3ème rangs du numéro d'identification nationale personnelle, dit B, ce qui correspond à l'année de naissance du demandeur.
12. Au demeurant, si l'administration remet en cause la valeur probante de l'acte d'état civil pris en transcription en se fondant sur la fiche descriptive établie par le centre de traitement des données de l'état civil, cette seule circonstance ne permet pas de renverser la présomption de validité de cet acte, dès lors que l'intégralité de ses mentions, tenant notamment à la filiation maternelle, sont concordantes avec les autres documents d'état civil produits et le passeport du demandeur. Le ministre de l'intérieur et des outre-mer soutient, en outre, que l'acte de naissance n° 1763 a été dressé le 6 août 2019 et inscrit au registre 33 de l'année 2019, alors que ce même document mentionne avoir été établi à la suite d'une déclaration effectuée le 4 mai 2012. Toutefois, il ne se prévaut d'aucune disposition de droit local qui aurait ce faisant été méconnue. Dans ces conditions, pour regrettable qu'elle soit, la seule circonstance que l'acte de naissance du demandeur ne comporte aucun numéro d'identification nationale personnelle dit B, pourtant rendu obligatoire par la loi malienne du 11 août 2006, n'est pas de nature à établir le caractère frauduleux de l'acte de naissance en cause. Il en résulte que l'identité du demandeur et le lien de filiation l'unissant à la requérante doivent être tenus pour établis par les documents d'état civil présentés. Dans ces conditions, la commission de recours a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en refusant de délivrer le visa sollicité pour le motif exposé au point 2.
13. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que la requérante est fondée à demander l'annulation de la décision attaquée.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
14. Eu égard à ses motifs, le présent jugement implique nécessairement qu'il soit enjoint au ministre de l'intérieur de faire délivrer à Fatoumata C, à Moussa N'Shi G et à Mariam C les visas de long séjour sollicités, dans un délai de deux mois à compter de sa notification, sans qu'il y ait besoin d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
15. Mme C a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Ainsi, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros à verser à Me Bearnais, sous réserve que celle-ci renonce au versement de la part contributive de l'Etat.
D E C I D E :
Article 1er : La décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 11 mai 2022 est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de délivrer à Fatoumata C, à Moussa N'Shi G et à Mariam C les visas sollicités dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à Me Bearnais la somme de 1 200 (mille deux cents) euros sur le fondement des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que cette dernière renonce au versement de la part contributive de l'Etat.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme H C, à Me Bearnais, et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 6 février 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Allio-Rousseau, présidente,
Mme Beyls, conseillère,
Mme Heng, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 février 2023.
La rapporteure,
H. A
La présidente,
M.-P. ALLIO-ROUSSEAU
La greffière,
S. JEGO
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026