lundi 10 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2207894 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | OQTF 6 semaines - M. LESIGNE |
| Avocat requérant | BEARNAIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 juin 2022, M. B C, représenté par Me Béarnais, demande au Tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 9 juin 2022 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé la Guinée (Conakry) comme pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de procéder à un nouvel examen de sa situation, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 10 euros par jour de retard, et de lui délivrer, dans l'attente de ce réexamen, une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- son droit d'être entendu avant que le préfet ne prononce son éloignement a été méconnu ; à aucun moment, il n'a pu décrire ses problèmes de santé et le suivi médical dont il fait l'objet ;
- il ressort des motifs de l'arrêté que le préfet n'a pas procédé à un examen sérieux de sa situation personnelle ;
- le préfet a méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et commis une erreur manifeste d'appréciation ;
- le préfet a méconnu le 9° de l'article L.611-3 du CESEDA car il est suivi pour un diabète nécessitant des traitements et un suivi spécialisé ; le préfet a commis une erreur d'appréciation ;
Sur la décision portant désignation du pays de destination :
- la motivation de cette décision, stéréotypée, est insuffisante ; cette insuffisance démontre l'absence d'examen des risques qu'elle encourt en cas de retour en Guinée ;
- le préfet a commis une erreur d'appréciation et méconnu les articles L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en désignant la Guinée comme pays de renvoi ; elle risque, comme son mari, d'être incarcérée et portée disparue en cas de retour en Guinée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 août 2022, le préfet de la Mayenne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu la décision du bureau d'aide juridictionnelle en date du 5 août 2022 prononçant l'admission de M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a désigné M. A, magistrat honoraire, pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues aux articles L. 614-1 à L. 614-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique du 19 septembre 2022 :
- le rapport de M. Lesigne, magistrat désigné.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa rédaction en vigueur à la date de la décision attaquée : " () / 4° Si la reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou si l'étranger ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 743-1 et L. 743-2 , à moins qu'il ne soit titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. Lorsque, dans l'hypothèse mentionnée à l'article L. 311-6, un refus de séjour a été opposé à l'étranger, la mesure peut être prise sur le seul fondement du présent 6°;() ". Aux termes de l'article L. 512-1 du même code auquel s'est substitué à compter du 1er mai 2021 l'article L. 614-5 de ce même code : " () II. ' L'étranger qui fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire sans délai peut, dans les quarante-huit heures suivant sa notification par voie administrative, demander au président du tribunal administratif l'annulation de cette décision, ainsi que l'annulation de la décision relative au séjour, de la décision refusant un délai de départ volontaire, de la décision mentionnant le pays de destination et de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français ou d'interdiction de circulation sur le territoire français qui l'accompagnent le cas échéant () ".
2. M. C, ressortissant guinéen né le 2 février 1991 à Conakry (Guinée), est entré en France le 11 septembre 2017 de manière irrégulière. Sa demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) par décision du 26 avril 2018, cette décision étant confirmée par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 17 avril 2019. Sa demande de réexamen a été déclarée irrecevable par l'OFPRA, décision confirmée par la CNDA. Le préfet de la Loire-Atlantique a, par suite, pris, par un arrêté du 9 juin 2022 à l'encontre de M. C, une décision portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, assortie d'une décision fixant le pays de destination, arrêté qui a été annulé par le tribunal de céans, par jugement n°2102162 du 12 avril 2022, motif pris d'un défaut d'examen, jugement qui a en outre enjoint au préfet de réexaminer la situation du requérant dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement. En application de cette injonction, le préfet de la Loire-Atlantique a, par l'arrêté attaqué, de nouveau fait obligation à M. C de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixé le pays de renvoi.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
3. La substitution de base légale demandée par le préfet n'a pas d'objet dès lors qu'il ressort de ses écritures que la décision attaquée a été prise à la suite de la mesure d'injonction prononcée par le tribunal et que le fondement textuel de la décision est bien le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ladite substitution ne peut être accueillie.
4. En premier lieu, la décision obligeant Mme C à quitter le territoire français, qui mentionne expressément qu'elle a été prise en application des dispositions du 4° du de l'article L. 611-1 alors en vigueur du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, lesquelles permettaient au requérant de comprendre les motifs de la mesure d'éloignement prise à son encontre. Si le préfet n'a pas fait état dans cette décision des problèmes de santé de M. C, il ressort des pièces du dossier que, suite à la demande d'une carte de séjour au titre de l'état de santé, un refus de titre a été édicté en date du 30 juillet 2020 et que ce refus de titre est devenu définitif suite au rejet du recours en annulation par le tribunal par un jugement du 12 avril 2022. Il ressort ainsi de l'ensemble du dossier que le préfet a globalement bien procédé à un examen approfondi de la situation personnelle de M. C avant de prendre l'arrêté attaqué, alors même que le refus de titre n'est pas mentionné dans l'arrêté attaqué. Le moyen tiré du défaut d'examen doit être écarté.
5. En deuxième lieu, le droit d'être entendu, qui relève des droits de la défense figurant au nombre des droits fondamentaux faisant partie intégrante de l'ordre juridique de l'Union européenne, implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Il n'implique toutefois pas systématiquement l'obligation pour l'administration d'organiser, de sa propre initiative, un entretien avec l'intéressé, ni même d'inviter ce dernier à produire ses observations, mais suppose seulement que, informé de ce qu'une décision lui faisant grief est susceptible d'être prise à son encontre, l'étranger soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de demander un entretien pour faire valoir ses observations orales. En particulier, lorsqu'il demande l'asile, l'étranger, du fait même de l'accomplissement de cette démarche qui vise à ce qu'il soit autorisé à se maintenir en France et ne puisse donc pas faire l'objet d'une mesure d'éloignement forcé, ne saurait ignorer qu'en cas de refus il sera en revanche susceptible de faire l'objet d'une telle décision. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande qui doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter toutes les précisions qu'il juge utile. En principe, il se trouve ainsi en mesure de présenter à l'administration, à tout moment de la procédure, des observations et éléments de nature à faire obstacle à l'édiction d'une mesure d'éloignement. Enfin, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'entraîner l'annulation de la décision faisant grief que si la procédure administrative aurait pu, en fonction des circonstances de fait et de droit spécifiques de l'espèce, aboutir à un résultat différent du fait des observations et éléments que l'étranger a été privé de faire valoir.
6. En l'espèce, M. C fait valoir qu'à aucun moment, il n'a pu décrire ses problèmes de santé et son suivi médical au préfet de la Loire-Atlantique. Toutefois, il ne pouvait ignorer, depuis le rejet de sa demande d'asile, qu'il était susceptible de faire l'objet d'une mesure d'éloignement. Or, il n'établit, ni même n'allègue avoir sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux, ni qu'il aurait été empêché de s'exprimer avant que ne soit prise l'obligation de quitter le territoire en litige. En tout état de cause et ainsi qu'indiqué précédemment, sa demande de refus de titre de séjour a été rejetée par le préfet et cette décision est devenue définitive à la suite du rejet de son recours en annulation. Ses droits de la défense ont donc été respectés. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de son droit d'être entendu doit être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1°) Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, () ".
8. M. C, entré en France, comme il a été dit, en septembre 2017, justifiait, à la date de l'arrêté attaqué, d'une durée de présence sur le territoire français de seulement cinq ans, à la faveur de l'instruction de ses demandes d'asile et de sa demande de titre de séjour. S'il invoque de " solides relations amicales en France ", cette circonstance ne suffit pas à établir que le préfet aurait porté à son droit à une vie privée et familiale normale une atteinte excessive. Par suite, le préfet, en prenant la décision attaquée, ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, ladite décision n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 alors en vigueur du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français : / () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; () ".
10. Ainsi qu'il a été dit précédemment, la demande de titre de séjour de M. C a été rejetée et cette décision est devenue définitive depuis le jugement précité n° 2104495 du 12 avril 2022. Par suite, M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée a été prise en méconnaissance des dispositions citées au point 9.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
11. En premier lieu, la décision fixant le pays de destination comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle se réfère notamment aux dispositions de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi qu'à l'absence de démonstration par l'intéressé de ce qu'il serait exposé à une menace personnelle en cas de retour dans son pays d'origine. Dès lors, la décision fixant le pays de destination est suffisamment motivée.
12. En deuxième lieu, il ressort de la motivation de la décision attaquée, que le préfet de la Loire-Atlantique a procédé à un examen particulier et à une appréciation souveraine de la situation de M. C, notamment au regard des stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales avant de lui faire obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen particulier de la situation personnelle du requérant doit être écarté.
13. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. " et aux termes de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ".
14. M. C reproche au préfet de ne pas avoir procédé à une analyse précise des risques auxquels il serait exposé en cas de retour en Guinée. Pour établir l'existence de ces risques, le requérant se borne à alléguer qu'il a fait l'objet de plusieurs mois de détention et qu'il est activement recherché, sans préciser la nature des risques qu'il encourt, alors que sa demande d'asile a été définitivement rejetée par la CNDA. Le moyen doit être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. C à fin d'annulation doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
16. Le présent jugement, qui rejette les conclusions de la requête à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Dès lors, les conclusions présentées en ce sens par M. C ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
17. En vertu de ces dispositions, le juge ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par M. C doivent, dès lors, être rejetées.
D E C I D E
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Béarnais.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 octobre 2022.
Le magistrat désigné,
F. A La greffière,
F. MERLET
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique
en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026