mercredi 27 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2208248 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SMATI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 juin 2022, M. A B, représenté par Me Smati, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 mars 2022 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et, dans l'attente, de le munir d'une autorisation provisoire de séjour et de travail ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 800 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.
Il soutient que :
Sur la décision portant refus de séjour :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- il appartiendra au préfet de démontrer que la procédure de consultation du collège de médecins de l'Office français d'immigration et d'intégration (OFII) a été régulièrement mise en œuvre ; il devra justifier de l'existence du rapport médical établi par un médecin de l'OFII, de la nomination régulière des trois médecins composant le collège, du respect de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 et de la transmission effective de l'avis émis par le collège ;
- le préfet a méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité ; il est atteint d'une hépatite B et doit faire l'objet d'un suivi qui est indisponible en Guinée ; en raison de son absence de revenu, il n'aurait accès à aucun soin dans son pays d'origine ;
- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et commis une erreur manifeste d'appréciation ; il est parfaitement intégré en France et n'a plus aucune attache dans son pays d'origine ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour entrainera son annulation ;
- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et commis une erreur manifeste d'appréciation ; il réside en France depuis près de six ans ;
- le préfet a méconnu les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Sur la décision fixant le délai de départ volontaire :
- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français entrainera son annulation ;
Sur la décision fixant le pays de destination :
- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français entrainera son annulation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 février 2023, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
M. B a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Martin, président-rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique du 30 août 2023.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant guinéen né le 1er janvier 1992, déclare être entré irrégulièrement en France le 24 juillet 2016. Après que sa demande d'asile a été définitivement rejetée, le 2 octobre 2018, par une décision de la Cour nationale du droit d'asile, le préfet de Maine-et-Loire, par un arrêté du 21 décembre 2018, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, sur le fondement du 6° de l'article L. 511-1 alors en vigueur du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a fixé la Guinée comme pays de destination. M. B n'a pas déféré à cette obligation et, le 24 septembre 2021, a adressé au préfet de Maine-et-Loire une demande de protection contre une mesure d'éloignement en application des articles R. 611-1 et R. 611-2 dudit code. Par un arrêté du 28 mars 2022, le préfet a rejeté sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et désigné la Guinée comme pays de destination. Par la présente requête, M. B demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision " portant refus de séjour " :
2. M. B expose dans sa requête qu'il a demandé, le 24 septembre 2021, au préfet de Maine-et-Loire, la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il considère que le préfet, par l'arrêté attaqué, a rejeté cette demande. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu'ainsi qu'il a été dit au point 1, le requérant s'est borné à solliciter une protection contre une mesure d'éloignement et non la délivrance d'un titre de séjour. Ce fait est confirmé par l'article 1er de l'arrêté attaqué selon lequel le préfet a " rejeté la demande de M. B de protection contre l'éloignement ". Aussi, les conclusions de la requête tendant à l'annulation d'une décision portant refus de séjour doivent être regardées comme étant dirigées contre la décision refusant à M. B la protection contre une mesure d'éloignement.
3. En premier lieu, l'arrêté attaqué, en tant qu'il porte refus de protection contre une mesure d'éloignement, vise notamment le 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne de façon suffisamment détaillée les raisons pour lesquelles le préfet a estimé que la demande de protection présentée par M. B ne pouvait être accueillie. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cette décision doit, par suite, être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. ". Aux termes de l'article R. 611-1 de ce code : " Pour constater l'état de santé de l'étranger mentionné au 9° de l'article L. 611-3, l'autorité administrative tient compte d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration () ". Aux termes de l'article R. 611-2 du même code : " L'avis mentionné à l'article R. 611-1 est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu : 1° D'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement l'étranger ou un médecin praticien hospitalier ; 2° Des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé () ".
5. Il résulte de ces dispositions que l'autorité préfectorale doit saisir le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) pour avis lorsqu'un étranger est susceptible de bénéficier des dispositions protectrices du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ce cas, conformément à l'article R. 611-2 de ce code, l'avis du collège est émis au vu du seul certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement l'étranger, à l'exclusion de tout rapport médical établi par un médecin de l'OFII.
6. Il ressort des pièces du dossier qu'un avis a été émis le 16 novembre 2021 par un collège de trois médecins régulièrement désignés par une décision du 1er octobre 2021 du directeur général de l'OFII. Cet avis, produit par le préfet en défense, mentionne que l'état de santé du demandeur nécessite une prise en charge médicale dont le défaut ne devrait pas entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'au vu des éléments du dossier et à la date de l'avis, l'état de santé de l'intéressé peut lui permettre de voyager sans risque vers le pays de renvoi. Il suit de là que la procédure de consultation du collège médical de l'OFII a bien été respectée par le préfet de Maine-et-Loire. Compte tenu de ce qui a été dit au point 5, M. B n'est pas fondé à soutenir que l'avis du collège aurait dû être rendu au vu d'un rapport médical établi par un médecin de l'OFII.
7. En troisième lieu, si le requérant soutient que le préfet a méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'a pas fait application de cet article relatif à la délivrance de la carte de séjour temporaire " vie privée et familiale " pour raison de santé. Pour rejeter la demande de protection présentée par M. B sur le fondement du 9° de l'article L. 611-3 du même code, le préfet de Maine-et-Loire s'est fondé, notamment, sur l'avis du collège de médecins de l'OFII du 16 novembre 2021 selon lequel, comme il a été dit, si l'état de santé de M. B nécessite une prise en charge médicale, le défaut de cette prise en charge ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Il ressort des pièces produites par M. B que celui-ci est atteint d'une hépatite B nécessitant un " suivi de la charge virale par PCR associé à une sérologie hépatite D ". Il ne ressort d'aucune de ces pièces qu'une interruption de ce suivi serait de nature à entrainer pour M. B des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Dès lors, si l'intéressé soutient qu'un tel suivi n'est pas disponible en Guinée et que, ne disposant d'aucun revenu, il ne pourra bénéficier d'aucun soin dans son pays d'origine, ces circonstances sont, en tout état de cause, sans incidence sur la légalité de la décision du préfet rejetant la demande de protection, cette décision étant fondée, comme il vient d'être dit, sur le motif tiré de ce que le défaut de prise en charge médicale ne devrait entrainer pour M. B aucune conséquence d'une exceptionnelle gravité. Par suite, en admettant que le requérant doive être regardé comme ayant entendu soulever le moyen tiré de la méconnaissance par le préfet des dispositions précitées du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ce moyen doit être écarté.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. () ". Pour l'application des stipulations précitées, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
9. M. B se prévaut de la durée de sa présence sur le territoire français, de près de six ans à la date de l'arrêté attaqué, et de sa parfaite intégration. Toutefois, la durée de sa présence en France s'explique notamment par son maintien en situation irrégulière en dépit de l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre le 21 décembre 2018. Il n'établit pas être dépourvu d'attache familiale dans son pays d'origine où il a vécu la majeure partie de son existence. Il ne produit aucune pièce justifiant de liens privés et familiaux qui le rattacheraient au territoire français. Dans ces conditions, en lui refusant une protection contre la mesure d'éloignement édictée à son encontre, le préfet de Maine-et-Loire n'a, en tout état de cause, pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le préfet n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, contrairement à ce que soutient le requérant, il ressort de la lecture des motifs de l'arrêté attaqué que la décision portant obligation de quitter le territoire français est, en tout état de cause, suffisamment motivée en droit et en fait.
11. En deuxième lieu, l'ensemble des moyens soulevés à l'appui des conclusions tendant à l'annulation de la décision portant refus de protection contre une mesure d'éloignement, opposée à M. B, ayant été écartés, l'intéressé n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision pour demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
12. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9, le moyen tiré par M. B de ce que la décision l'obligeant à quitter le territoire français porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnaitrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour ces mêmes motifs, M. B n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en l'obligeant à quitter le territoire français.
13. En quatrième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7, il ressort des pièces du dossier que le requérant ne remplit pas les conditions pour bénéficier, contre la décision l'obligeant à quitter le territoire français, de la protection instituée par les dispositions, citées au point 4, du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne les décisions fixant le délai de départ volontaire et le pays de destination :
14. L'ensemble des moyens soulevés à l'appui des conclusions tendant à l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français, opposée à M. B, ayant été écartés, l'intéressé n'est pas fondé à se prévaloir de l'annulation de cette décision pour demander, par voie de conséquence, celle des décisions portant fixation du délai de départ volontaire et du pays de destination.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué du 28 mars 2022.
Sur les conclusions à fin d'injonction et tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
16. D'une part, le rejet des conclusions à fin d'annulation présentées par M. B entraine, par voie de conséquence, celui de ses conclusions à fin d'injonction.
17. D'autre part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et celles de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que la somme demandée par le requérant au titre des frais exposés et non compris dans les dépens soit mise à la charge de l'Etat qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au préfet de Maine-et-Loire et à Me Karim Smati.
Délibéré après l'audience du 30 août 2023, à laquelle siégeaient :
M. Luc Martin, président,
M. David Labouysse, premier conseiller,
Mme Justine-Kozue Kubota, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 septembre 2023.
Le président-rapporteur,
L. MARTINL'assesseur le plus ancien
D. LABOUYSSELa greffière,
V. MALINGRE
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
V. Malingre
ef
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026