mercredi 27 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2208382 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL CORNET VINCENT SEGUREL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 30 juin 2022 et 15 juillet 2022, M. C E et Mme B G, représentés par Me Lefèvre, demandent au juge des référés :
1°) d'ordonner la suspension, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de l'exécution de l'arrêté n° PC 44215 22 Y1006 du 18 février 2022 par lequel le maire de Vertou a accordé à M. et Mme A un permis de construire portant sur l'extension d'une maison individuelle et la création d'un bâtiment avec garage et bureau sur une parcelle cadastrée section DN n° 464 situé au 17, Grande Place de la Barbinière, à Vertou (44120) ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Vertou une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils ont intérêt à agir dès lors qu'ils établissent être les propriétaires d'une parcelle située à proximité immédiate du terrain d'assiette du projet et que la majorité des ouvertures de leur propriété sont situées à l'arrière de la maison en face du terrain destiné à accueillir le garage et la piscine, ce qui va nécessairement porter atteinte aux conditions de jouissance de leur bien, notamment du fait des nuisances sonores induites par le projet ;
- le recours contentieux a été présenté dans les délais ;
- ils ont satisfait aux exigences de notification du recours gracieux et contentieux prévues par les dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ;
- la condition d'urgence est satisfaite, du fait de la présomption prévue par l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme, dès lors que les travaux ont débuté les 5 et 6 juin 2022 et qu'au regard du non-respect par le projet des marges de recul et du doute sérieux existant quant à l'accès véritable au futur garage, il est impératif que les travaux soient interrompus dès à présent ;
- plusieurs moyens sont de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué :
En ce qui concerne la légalité externe :
* la compétence du signataire de l'acte n'est pas établie faute de justification d'une délégation de compétence et de signature du maire régulièrement publiée du maire au bénéfice du signataire ;
* l'article A. 424-2 du code de l'urbanisme a été méconnu, dans la mesure où le permis attaqué vise l'avis du service gestionnaire de la voirie et des réseaux de Nantes Métropole sans en préciser le sens et qu'une telle omission a eu pour effet d'influencer le service instructeur et de priver les tiers d'une garantie ;
* le dossier de demande ne satisfait pas aux exigences de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme, dès lors que la notice est silencieuse sur le descriptif de l'unité foncière devant recevoir le projet et qu'elle est lacunaire sur le descriptif de l'organisation et de l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement ; enfin, la notice ne dit rien des caractéristiques de la piscine ;
* le dossier de demande est également insuffisant au regard des exigences de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme quant à la description de l'accès au projet et aux places de stationnement de la voie publique.
En ce qui concerne la légalité interne :
* le projet méconnait l'article B.2.2 du PLUm, dès lors que les matériaux choisis, à savoir des menuiseries en aluminium, s'oppose frontalement avec l'emploi du bois qui prédomine pour les ouvertures des constructions voisines ; il en va de même de l'emploi du zinc et du bois sur les façades qui n'est pas d'un usage courant dans le secteur tout comme les toitures en toit plat ;
* le projet méconnaît l'article B.4.1 du PLUm, relatif au stationnement des véhicules à moteur, dès lors que dans les faits, l'utilisation du garage et de la placette seront inaccessibles à défaut de justification d'une servitude de passage sur la parcelle DN 390 ;
* le projet méconnaît l'article B.1.1.2 du PLUm, applicable au sous-secteur UMd1, dès lors qu'il ressort du plan de masse PCMI 02 que le futur garage sera implanté en limite de propriété avec leur parcelle, au mépris de la règle de recul de 8 mètres et en violation de leur intimité ; de même seul un recul de 3 mètres est prévu entre la façade arrière du garage et les parcelles cadastrées section DN n° 465, 222 et 223 alors qu'un recul de 8 mètres aurait également dû être observé ;
* le projet méconnaît l'article B.3.1 du PLUm, relatif au coefficient de biotope, à défaut de justifier du respect du minimum de 50% exigé en secteurs UMd et UMe ;
* il méconnaît l'article B.4.1, relatif au stationnement des véhicules à moteur, dès lors qu'aucun renseignement n'est donné dans le dossier sur l'existence des deux places de stationnement exigées par ces dispositions, faute de justifier de l'accessibilité de ces places ;
* il méconnaît l'article C.1.2 relatif aux conditions d'accès aux voies, dès lors que la largeur minimale de 4 mètres n'est pas respectée ;
* enfin, le projet méconnaît les dispositions de l'article B.2.3, applicables en sous-secteur UMep, dès lors que les pétitionnaires ont prévu la suppression pure et simple de l'unique ouverture située au 1er étage de la maison existante pour la remplacer par deux ouvertures.
Par un mémoire en défense enregistré le 11 juillet 2022 la commune de Vertou, représentée par Me Marchand, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. E et de Mme G une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la condition d'urgence n'est pas satisfaite dès lors que les requérants n'apportent pas la preuve que les travaux ont commencé ;
- aucun des moyens de la requête n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué :
* la signataire bénéficiait d'une délégation de fonctions consentie sur le fondement de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales, par arrêté du 26 mai 2020, reçu en préfecture le 19 juin 2020 et dont le maire a certifié le caractère exécutoire ;
* le moyen tiré de la méconnaissance de l'article A. 424-2 du code de l'urbanisme ne peut être accueillie, dès lors que les riverains n'ont été privés d'aucune garantie et que l'arrêté attaqué comporte suffisamment d'informations pour que les requérants puissent identifier les avis et en demander communication ;
* le moyen tiré du caractère insuffisant du dossier au regard de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme doit être écarté, les insuffisances dénoncées n'étant pas corrélées à une quelconque illégalité ; en outre, les pétitionnaire ont produit huit photographies, allant au-delà des exigences règlementaires, portant sur les bâtiments à édifier sur le terrain d'assiette et l'accès au garage est représenté dans le document volumétrie ;
* le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme manque en fait dès lors que l'accès au terrain est inchangé et se fait par la rue du Grand Chemin ;
* le projet ne porte pas atteinte au caractère des lieux avoisinants et satisfait aux exigences de l'article B.2.2 du PLUm ;
* le moyen tiré de la méconnaissance de l'article B.4.1 du PLUm ne peut être accueilli, dès lors que les places de stationnement sont bien accessibles par la voie privée qui débouche sur la rue du Grand Chemin ; il n'appartient pas au permis de construire de s'assurer du respect de l'obligation de prévoir des espaces dédiés aux véhicules électriques, cette obligation étant prévue par le code de la construction et de l'habitation et non par le code de l'urbanisme ; c'est au stade de la délivrance du certificat de conformité que cette exigence sera vérifiée ; aucune disposition du code de l'urbanisme n'impose que le dossier comporte des informations sur ce point ;
* le projet ne méconnaît pas l'article C.1.2 du PLUm, dès lors que la parcelle n'est pas desservie par la Grande Place de la Barbinière mais par l'accès déjà existant, à savoir l'impasse de la Pommerie, qui est une voie privée ouverte à la circulation du public ;
* le moyen tiré de la violation de l'article B.1.1.2 du PLUm, dès lors que le projet relève de la dispense à la règle de retrait, la construction ayant une hauteur inférieure à 3,5 mètres et le linéaire inférieur à 10 mètres ; en outre, la façade arrière du garage est implantée avec un recul de 3 mètres par rapport à la limite latérale avec la parcelle 465 ;
* l'article B.3.1 imposant un coefficient de biotope par surface de 50% est respecté, ainsi que cela ressort de la prescription figurant à l'article 4 de l'arrêté attaqué ;
* le moyen tiré de la violation de l'article B.4.1 du règlement du PLUm doit être écarté comme manquant en fait ;
* il en va de même du moyen tiré de la violation de l'article C.1.2 relatif à la largeur de la voie d'accès ;
* enfin, le projet ne méconnaît pas les dispositions spécifiques du PLUm en sous-secteur UMep en autorisant le remplacement de l'unique ouverture située au premier étage par deux ouvertures, alors que le règlement prévoit aussi la possibilité de créer un nouveau percement et que cette modification n'est pas de nature à impacter le caractère de la place, sur laquelle plusieurs autres maisons ont deux fenêtres.
Par un mémoire en défense enregistré le 14 juillet 2022, M. D et Mme F A, représentés par Me Viaud, demandent au rejet de la requête et réclament une somme de 2 000 euros au titre des frais liés à l'instance.
Ils soutiennent qu'aucun des moyens invoqués n'est de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué. Ils font notamment valoir qu'il ressort du dossier de demande que l'accès au futur garage se fera depuis le Grand Chemin, voie publique, par la rue du Grand Chemin, voie privée ouverte à la circulation du public, dûment répertoriée sur google maps, cartographiée par l'IGN et matérialisée au cadastre ; le projet, de par les matériaux employés, et les ouvertures, satisfait aux exigences de l'article B.2.2 du règlement du PLUm et s'intègre à son environnement ; l'équipement pour la recharge des véhicules hybrides ou électriques, si le projet ne le mentionne pas, sera bien réalisé ; le projet ne méconnaît pas les dispositions de l'article B.1.1.2 du règlement du PLUm relatives à l'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives ; le coefficient de biotope par surface exigé par l'article B.3.1 est respecté ; les places de stationnement sont bien accessibles par la rue du grand chemin ; l'article B.2.3 n'est pas méconnu puisque les quatre constructions les plus proches du projet présentent deux ouvertures au moins à l'étage.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête au fond enregistrée le 29 juin 2022 sous le numéro 2208385 par laquelle M. E et Mme G demandent l'annulation de l'arrêté attaqué.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Lellouch, première conseillère, pour statuer sur le demandes en référés, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 18 juillet 2022 à 10 heures 00 :
- le rapport de Mme Lellouch, juge des référés ;
- les observations de Me Gallaud, substituant Me Lefevre, avocat des requérants, qui reprend les moyens invoqués en insistant sur les moyens relatifs à l'accès au garage et à l'implantation des constructions projetées par rapport aux limites séparatives ;
- et les observations de Me Léon substituant Me Marchand, pour la commune de Vertou qui reprend les moyens de défense et fait également valoir que la voie d'accès, si elle est privée, n'est pas fermée et qu'elle est manifestement ouverte au public et utilisée par d'autres usagers et, s'agissant de l'implantation des constructions, elle renvoie en tout état de cause à l'article B.1.1.2 du règlement du PLUm qui admet des implantations différentes de celles exigées par le règlement particulier de chaque zone pour prendre en compte la configuration particulière du terrain d'assiette ;
- et les observations de Me Viaud, pour les pétitionnaires, qui reprend et explicite les moyens de défense présentés dans son mémoire.
La clôture de l'instruction a été fixée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 18 février 2022, le maire de la commune de Vertou a délivré aux époux A un permis de construire portant sur l'extension d'une maison individuelle et la création d'un bâtiment avec garage et bureau, sur une parcelle cadastrée section DN n° 464, situé 17 Grande Place de la Barbinière. M. E et Mme G, voisins immédiats du projet, demandent au juge des référés la suspension de cet arrêté.
Sur les conclusions tendant à la suspension de la décision de préempter de la commune de Rezé :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".
En ce qui concerne la condition d'urgence :
3. Aux termes de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme : " Un recours dirigé contre une décision de non-opposition à déclaration préalable ou contre un permis de construire, d'aménager ou de démolir ne peut être assorti d'une requête en référé suspension que jusqu'à l'expiration du délai fixé pour la cristallisation des moyens soulevés devant le juge saisi en premier ressort. La condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative est présumée satisfaite ". Il est de principe que l'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. La construction d'un bâtiment autorisée par un permis de construire présente un caractère difficilement réversible. Par suite, lorsque la suspension de l'exécution d'un permis de construire est demandée sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la condition d'urgence est en principe satisfaite ainsi que le prévoit l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme. Il ne peut en aller autrement que dans le cas où le pétitionnaire ou l'autorité qui a délivré le permis justifie de circonstances particulières. Il appartient alors au juge des référés, pour apprécier si la condition d'urgence est remplie, de procéder à une appréciation globale de l'ensemble des circonstances de l'espèce qui lui est soumise.
4. Le recours dirigé contre l'arrêté attaqué ayant été assorti d'une requête en référé suspension déposée avant l'expiration du délai fixé pour la cristallisation des moyens soulevés devant le tribunal, la condition d'urgence est présumée satisfaite. De plus, il ressort des photographies produites par les requérants que les travaux de construction, objet du litige, ont débuté. Dès lors, la condition d'urgence doit être regardée comme satisfaite.
En ce qui concerne la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée :
5. Aux termes de l'article B.1.1.2 du règlement du PLUm, applicable au secteur UMd1 dans lequel est situé le projet litigieux dispose, dans son paragraphe relatif à l'implantation par rapport à l'implantation par rapport aux limites séparatives latérales et de fond de parcelle que : " Dans la bande constructible secondaire, les constructions doivent être implantées : / En retrait d'au moins 8 mètres par rapport aux limites séparatives de fond de parcelle. / Cette règle ne s'applique pas aux constructions ou parties de construction dont la hauteur est inférieure ou égale à 3,5 mètres ainsi qu'aux annexes, à condition que le linéaire total des constructions en bande constructible secondaire implantées dans les retraits réglementés ne soit pas supérieur à 10 mètres. Le calcul se fait par limite séparative et non de manière cumulées. " L'article B.1.1.2 des dispositions communes à toutes les zones du règlement du PLUm prévoit, s'agissant de l'implantation par rapport aux limites séparatives latérales et de fond de parcelle que : " () une implantation différente de celle exigée au règlement particulier de chaque zone peut être admise ou imposée dans les hypothèses suivantes : / 1. Afin de prendre en compte les caractéristiques particulières du terrain d'assiette telle qu'une configuration irrégulière ou atypique () afin d'adapter le projet en vue de son insertion dans le site. "
6. Le moyen tiré de ce que le projet méconnaît l'article B.1.1.2 de la deuxième partie du règlement du PLUm applicable au secteur UMd1 en ce que le garage-bureau dont la construction a été autorisée ne respecte pas les règles d'implantations par rapport à la limite séparative de fond de parcelle séparant le terrain d'assiette du projet de la parcelle cadastrée 465, alors que le linéaire total de la construction projetée en face de cette parcelle est supérieur à 10 mètres, paraît propre, en dépit des dispositions de l'article B.1.1.2 de la première partie relative aux dispositions générales du règlement invoquées par la commune au cours de l'audience, à faire naître, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué.
7. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen invoqué ne paraît propre à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué.
8. Il résulte de ce qui précède que l'exécution de l'arrêté du 18 février 2022 par lequel le maire de la commune de Vertou a accordé un permis de construire à M. et Mme A doit être suspendue.
Sur les frais liés au litige :
9. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme quelconque soit mise à la charge des requérants qui ne sont pas la partie perdante dans la présente instance. Il y a lieu, en revanche, au titre de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par M. E et Mme G et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er :L'exécution de l'arrêté n° PC 44215 22 Y1006 du 18 février 2022 par lequel le maire de Vertou a accordé à M. et Mme A un permis de construire est suspendue.
Article 2 :La commune de Vertou versera à M. E et à Mme G une somme globale de 1 000 euros (mille euros) au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions de la commune de Vertou et de M. et Mme A tendant à l'application de l'article L 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 :La présente ordonnance sera notifiée à M. C E, Mme B G, à M.D et Mme F A et à la commune de Vertou.
Fait à Nantes, le 27 juillet 2022.
La juge des référés,
J. LELLOUCH La greffière,
M.-C. MINARD
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
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01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
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01/06/2026