mercredi 19 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2208631 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | CLOAREC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 30 juin et 18 juillet 2022, M. B C, représenté par Me Cloarec, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 juin 2022 par lequel le préfet de la Sarthe a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire sans délai et a assorti sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire d'une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, ou, subsidiairement, de réexaminer sa demande dans le même délai, en lui délivrant une autorisation provisoire de séjour dans cette attente ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées des article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
L'arrêté en litige :
- n'est pas suffisamment motivé ;
- n'a pas été pris par une autorité compétente ;
Le refus de titre de séjour :
- est entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; son acte de naissance a été établi par déclaration à la naissance, il n'a donc pas à produire de jugement supplétif ; les allégations de multiples enregistrements dans les registres d'état civil et de contradictions ne sont pas établies ; les autorités maliennes lui ont délivré un passeport ;
- est entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
La décision portant obligation de quitter le territoire sans délai :
- a été prise en méconnaissance du contradictoire, fondé sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- est entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
La décision fixant le pays de destination :
- il serait isolé et en situation précaire en cas de retour au Mali ;
La décision d'interdiction de retour d'une durée d'un an :
- a été prise en méconnaissance du contradictoire, fondé sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- est entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 janvier 2023, le préfet de la Sarthe conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 août 2022.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme A a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B C, se disant ressortissant malien né le 12 novembre 2000, déclare être entré irrégulièrement en France le 28 octobre 2016. Après avoir fait l'objet de mesures en assistance éducative, il a été confié à la tutelle de l'aide sociale à l'enfance du département de la Sarthe par un jugement du 13 juillet 2017. Il a fait l'objet d'un arrêté du 14 novembre 2018 portant rejet de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de " salarié ", motif pris de ce qu'il ne justifiait pas de son état civil, avec obligation de quitter le territoire, dont la légalité a été admise par un jugement du 1er février 2019, confirmé par la cour administrative d'appel de Nantes le 20 novembre 2020. Il a été interpelé le 28 décembre 2019 dans le cadre d'une infraction (transport sans titre dans les transports en commun) et placé en rétention administrative.
Le 5 janvier 2021, il a sollicité du préfet de la Sarthe un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en se prévalant d'une promesse d'embauche en CDD de pizzaïolo. Par un arrêté du 28 juin 2022, dont il demande l'annulation, le préfet de la Sarthe a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire sans délai et a assorti sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire d'une durée d'un an.
Sur les moyens communs aux différentes décisions :
2. En premier lieu, les décisions attaquées ont été prises par M. Zabouraef, secrétaire général de la préfecture. Par un arrêté du 19 avril 2022, paru au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour, le préfet de la Sarthe lui a donné délégation à l'effet de signer tous actes et décisions relatifs aux attributions de l'Etat dans le département à certaines exceptions limitativement énumérées au nombre desquelles ne figurent pas les décisions portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire ou d'interdiction de retour sur le territoire. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées manque dès lors en fait.
3. En second lieu, l'arrêté litigieux vise notamment les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il rappelle les conditions d'entrée en France de M. C, alors mineur isolé, le rejet de sa demande de séjour et la mesure d'obligation de quitter le territoire dont il a fait l'objet le 14 novembre 2018, et sa nouvelle demande de titre de séjour en qualité de " salarié " appuyée sur une promesse d'embauche en qualité de pizzaïolo. Il indique que l'extrait d'acte de naissance produit à l'appui de sa demande est irrégulier et que, le demandeur ne justifiant pas ainsi de son identité, le titre de séjour sollicité ne peut lui être accordé. L'arrêté constate que, M. C n'ayant pas d'attaches particulièrement intenses en France et ayant sa mère au Mali, le refus de séjour ne porte pas d'atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et que la promesse d'embauche dont il se prévaut ne constitue pas un motif exceptionnel au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il indique que, l'intéressé s'étant soustrait à une précédente obligation de quitter le territoire, il n'y a pas lieu de lui accorder de délai de départ volontaire et qu'il y a lieu de lui opposer une interdiction de retour sur le territoire d'une durée d'un an. Cet arrêté est ainsi suffisamment motivé en droit comme en fait.
Sur la légalité du refus de séjour :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié" d'une durée maximale d'un an. La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail () ". La délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de ces dispositions n'est pas seulement subordonnée au respect des conditions de fond qu'elles prévoient mais également au respect, par le demandeur, des règles de recevabilité de sa demande et, notamment de celles imposées par l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile tenant à la production des indications relatives à l'état civil, dont les dispositions étaient également visées par la décision attaquée.
5. Aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiants de son état civil () ". Aux termes de l'article L. 811-2 du même code : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies à l'article 47 du code civil ". Enfin, aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. Celle-ci est appréciée au regard de la loi française ".
6. Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties.
7. En l'espèce, pour rejeter la demande de titre de séjour présentée par M. C, le préfet de la Sarthe s'est fondé sur le non-respect des dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au vu du caractère frauduleux des documents d'état civil produits à l'appui de cette demande.
8. Pour justifier de son état civil, M. C a produit à l'appui de sa demande de titre de séjour un extrait d'acte de naissance dont les services d'analyse documentaire de la police aux frontières (PAF) ont relevé qu'il ne faisait plus référence à un jugement supplétif d'acte de naissance, en contradiction avec les documents d'état civil précédemment analysés le
17 décembre 2018. Le requérant produit, à l'appui de sa requête, un volet n° 3 d'acte de naissance portant le n° 3780/reg76/80 établi le 27 juillet 2022, établie par transcription d'un jugement supplétif n° 5784 du 15 juillet 2022 et rédigé de manière manuscrite. Il produit également un autre d'extrait d'acte de naissance établi le 27 juillet 2022, délivré par le même officier d'état civil mais en forme dactylographiée, portant le n° 3760/reg 76/SP, suivant jugement supplétif n° 5784 du
15 juillet 2022. Il produit en outre un document intitulé " jugement supplétif d'acte de naissance ", sur lequel les mentions utiles ont été portées de manière manuscrite. La production de ces nouveaux actes d'état civil, établis postérieurement à la décision attaquée et dont l'authenticité n'a pu être vérifiée par les services préfectoraux, n'est en tout état de cause pas propre à infirmer les griefs des services de la PAF à l'encontre des actes produits à l'appui de la demande de titre de séjour. Enfin, si le requérant produit une copie de sa carte d'identité consulaire, un tel document ne constitue pas un acte d'état civil et n'est pas par lui-même propre à justifier de son état civil. Le requérant n'est, dans ces conditions, pas fondé à soutenir que le préfet de la Sarthe aurait commis une erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir qu'en refusant de lui délivrer le titre de séjour " salarié " qu'il sollicitait au motif qu'il ne justifie pas de son état civil, le préfet de la Sarthe aurait méconnu les dispositions de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
9. En second lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article
L. 432-14. () ".
10. M. C déclare être arrivé en octobre 2016 sur le territoire français, sa présence est donc récente. A son arrivée en France, il a été confié à l'aide sociale à l'enfance et a bénéficié d'une prise en charge au regard de sa minorité, établie par des documents dont l'authenticité est remise en cause. Le requérant, célibataire et sans charge de famille, ne se prévaut d'aucune attache familiale en France. Par ailleurs, il n'établit pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine. Ainsi, en dépit de la promesse d'embauche en qualité de pizzaïolo, M. C ne justifie pas de circonstances exceptionnelles ni de motifs humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée serait entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de ces dispositions.
Sur la légalité des décisions portant obligation de quitter le territoire et interdiction de retour sur le territoire pour une durée d'un an :
11. En premier lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ".
12. Il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne s'adresse uniquement aux institutions et organes de l'Union. Le moyen tiré de sa violation par une autorité d'un Etat membre est donc inopérant. Toutefois, il résulte également de cette jurisprudence que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter son point de vue de manière utile et effective. En particulier, il n'implique pas l'obligation, pour le préfet, d'entendre l'étranger spécifiquement au sujet de l'obligation de quitter le territoire français qu'il envisage de prendre après avoir statué sur le droit au séjour à l'issue d'une procédure ayant respecté son droit d'être entendu. En l'espèce, il ne ressort pas des pièces du dossier que, dans le cadre de l'instruction de sa demande de titre de séjour, M. C aurait été privé de la possibilité de présenter des observations, écrites ou orales, en complément de sa demande, ou qu'il aurait sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux. Dans ces conditions, le moyen doit être écarté.
13. En second lieu, compte tenu de ce qui a été dit aux points 8 et 10 du présent jugement, M. C n'est pas fondé à soutenir que les décisions attaquées seraient entachées d'erreur manifeste dans l'appréciation de leurs conséquences sur sa situation personnelle.
Sur la légalité de la décision fixant le pays d'éloignement :
14. En se bornant à alléguer qu'un retour au Mali le placerait dans une situation d'isolement et de précarité, le requérant n'établit pas que la décision attaquée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
15. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. C doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à Me Cloarec et au préfet de la Sarthe.
Délibéré après l'audience du 5 avril 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Loirat, président,
M. Gauthier, premier conseiller,
M. Simon, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 avril 2023.
La présidente-rapporteure,
C. A
L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
E. GAUTHIERLa greffière,
P. LABOUREL
La République mande et ordonne au préfet de la Sarthe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026